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 La beauté d'un lieu (Pv Amala)

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MessageSujet: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Lun 7 Aoû 2017 - 13:15

Le ciel se pare de jolie couleur alors que ma course se fini lentement. D'habitude, je me dépense sans compter, je suis toujours à tout faire pour évacuer cette énergie que ma louve me procure, mais ni elle, ni moi ne sommes en état réellement. Cela fait plusieurs jours maintenant, une semaine, peut-être plus au fond, j'ai cessé de compter les jours, je me contente de les subir, comme s'ils ne faisaient que passer et qu'ils n'étaient rien de plus qu'une parenthèse. Seulement, alors que je me plonge sous la douche pour effacer toute trace de sueur, les souvenirs me reviennent, moment passés, mais moment bien présent dans mon esprit. D'habitude, ma louve me soutient, mais ma décision ne lui a pas plu, alors elle se terre au fond de mon esprit, ne laissant plus que la pleine lune la faire apparaître. Comme une punition. J'ai bien compris le truc, et je comprends maintenant ce qu'est la solitude. Je n'avais pas conscience de me reposer sur sa force, sur sa puissance, mais vu qu'elle n'apparaît plus ces derniers temps, je me rends enfin compte que je n'ai jamais été seule, sauf maintenant... Je porte ma main à mon cœur alors que je le sens lourd, lourd de reproche, de sentiments, non partagés et uniques, lourd de faux semblant. Je ne vais pas me mentir, cette situation ne me plaît pas, mais aie-je réellement le choix ? Ses paroles étaient très claires, et moi, comme une idiote, je ne peux pas empêcher ce foutue cœur d'espérer, tout comme je ne peux pas maîtriser l'envie de ma louve d'y aller et de le mordre, pour le marquer, comme nôtre. Mien c'est ce qu'elle me répète sans cesse à chaque fois qu'on se croise. Mais on ne peut pas appartenir à quelqu'un, pas alors qu'on est autant brisé comme je le suis.

Je secoue la tête et me sèche avant de me préparer. Je n'ai jamais été du genre à m’apitoyer sur mon sort, mais cette situation... C'est comme si quelque chose m'échappais sans que je ne comprenne quoi et pourquoi tout cela m'échappe. Je laisserais bien l'instinct de ma partie animale gérer la situation, mais pour une fois, c'est l'humain qui doit réfléchir et ça me casse les neurones pour être honnête. Je finis de m'habiller et je descend rapidement à la boutique. Récemment, j'ai une jeune femme qui bosse avec moi : Naomi. Elle est doué, pour le commerce il va sans dire. Cependant, elle a encore pas mal de chose à apprendre pour le parfum, je me demande pourquoi elle ne s'est pas dirigé vers le commerce plutôt. Enfin je l'ai prise en apprentissage et je dois bien avouer qu'elle est capable de prodige avec les clients et vu mon état, c'est elle qui va gérer la relation clientèle. Je descends donc la prévenir de ce que j'ai prévu de faire aujourd'hui, toutes les commandes sont prêtes, les clients doivent juste passer. Je la trouve comme d'habitude à regarder mes montages. Je souris doucement, elle réussit toujours à me faire venir un sourire, malgré le cœur lourd, malgré le besoin impérieux de me retirer dans ma coquille et de laisser le temps passer. « Bonjour Naomi. » « Oh Lilsendria. Désolé je... » « Tu as le droit de te tenir dans le laboratoire tu sais. » Un sourire, doux, avenant. Elle n'est pas louve, mais elle est nez, elle possède un odorat hors du commun pour une petite médium. Elle est incroyable et ses mélanges sont déjà bon, juste pas tout à fait adapté comme il faut. Elle a tendance à aimer les parfums qui arrache les sinus. C'est ce qu'elle m'a dit la dernière fois. Et la dernière fois, elle m'a certifié qu'elle se soignait. Ça m'a toujours fait sourire.

« Je te laisse le magasin pour ce matin. Je rentrerais probablement en début d'après-midi, pour faire de nouvelle composition. Je vais aller voir ce jardin botanique qui me propose de nous fournit en pétale et essence. Voir si ça vaut le coup. Si tu as un problème, j'ai mon portable. J'ai noté tout ce qu'il faut ici. » « C'est bon, ça ira. Je ferais très attention. » « Je n'en doute pas. » Un sourire et je prends mon sac, lui laissant les clés du magasin avant de partir. Une fois dans le bus, je me rend compte que cet odorat est quand même un problème. Au milieu des hommes et femmes, j'ai l'impression de ne plus rien sentir correctement et si je continue trop longtemps, je risque fort d'avoir la nausée. Mais une fois encore je pars dans des circonvolutions qui n'ont pas lieu d'être. Il ne me faut pas plus d'une demi-heure pour arriver au jardin botanique. Le directeur est là pour m'accueillir, sauf qu'il a un souci et me voilà à déambuler dans le jardin pour voir comment ça se passe, ce qu'il s'y passe. J'aime beaucoup toutes les couleurs que je vois, toutes ces senteurs qui se mélangent et créer différents parfums. Je me sens enivrer, comme envoûté par l'endroit, je me laisse porter sans trop savoir où je vais, sans me poser de question, je laisse mon nez me guider, lentement, doucement jusqu'à ce que je tombe sur une odeur de pluie d'orage, comme une tempête, quelque chose de fort, de puissant, et en même temps de doux et de tendre. C'est difficile de définir ce que je ressens à ce moment-là. Je m'avance vers cette odeur qui renferme une odeur de vampire sous cette tempête et qui finalement s'avère être celle d'une jeune femme qui peint. Curieuse, je fais quelque pas de plus et souris doucement.

« Bonjour. » Je ne veux pas l'ennuyer et si elle me dit de m'en aller, je m'en irais. Mais cette odeur mêlant plusieurs choses me rend curieuse et je me demande bien pourquoi cette déferlante de senteur. « J'espère que je ne vous dérange pas. » Au fond, je ne sais pas quoi dire, mais mon regard se tourne vers la peinture et je me sens aspirer de nouveau, me rendant compte que la peinture possède une des odeurs provenant de la tempête. « C'est très beau, vous êtes une artiste ? » Une simple question et le monde se remet à tourner.

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Dernière édition par Lilsendria Blackwood le Mer 23 Aoû 2017 - 9:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Sam 12 Aoû 2017 - 15:53

C'est une caresse. Douce et sauvage à la fois. Sinueuse et abrupte. Le parfait mélange du tendre et du brut. Le pinceau danse, manié d'une main assurée. Je suis seule, isolée, ceci est mon souhait. Plus loin j'entends le brouhaha, les voix qui s'élèvent, ce rire qui perce, la douceur d'un amour qui murmure, l'arrogance d'une jeunesse qui s'ennuie. Le monde tourne et s'agite autour de moi, mais j'y reste hermétique. Je ne pense pas. Je ressens. Je n'aime peindre la mort atroce et froide d'une fleur flétrie, désuète. Ou au contraire, auréolée d'une beauté éthérée alliant lumière et ténèbres. L'écarlate des pétales lové dans le sein d'une noirceur fascinante. Je parais sans doute étrange, seule et perdue dans un monde qui n'appartient qu'a moi. Isolée et immobile lorsque tout n'est que mouvement autour de moi. C'est a peine si l'on distingue les mouvements assurés de ma main.

Il y a tant de murmures dans ces couches de peintures, tant de tumultes parfois, figés en une scène fixe, presque a terme. Ici, mon nom n'est guère connu, il ne se chuchote pas dans les rangs nantis. Cela m'importe guère, je n'ai besoin que d'une reconnaissance, la Sienne, mais tel est mon plaisir, le sien et puis je n'ai nul besoin d'argent. C'est une voix qui fige mes gestes. Un léger froncement de sourcil froisse mes traits le temps d'un soupir avant que je ne détache mon regard de ma toile et le dépose sur un visage inconnu et féminin. Durant quelque seconde, je scrute ce faciès délicat, beau sans aucun doute, empreint d'une étrange mélancolie dont je ne sais la cause. Malgré moi, je me perds dans l'éclat de ses iris. Insondables. Curieux. Étonnamment fascinant. Je finis par sourire, un rien rêveuse avant de reprendre pied dans la réalité. Penchant légèrement la tête sur le côté, j'essuie pour pinceau dans un linge.

« Non vous ne me dérangez pas. »

L'instant de grâce qui m'a été accordé fut largement productif, mon sourire s'élargit légèrement.

« L'on peut voir cela comme ça oui. Vous êtes amatrice d'art ? »

Ils sont rares les âmes capable d'apprécier les chants qui se cachent derrière chaque image peinte. Le message secret qui s'y dissimule. Mais en même temps, sommes nous véritablement sûr de ce que nous cherchons à dire ? Rien n'est moins sûr. Pour ma part, chaque toile chante mon chemin, sombre et magnifique. Mon œuvre est loin d'être achevée et peut être ne le sera-t-elle jamais vraiment, après tout, je flirte avec l'éternité et la folie.

« Cela dit, celle ci n'est pas encore terminée, il me semble qu'il lui manque quelque chose, mais il m'est difficile de trouver quoi dans l'instant. Qu'en pensez vous ? Quelle impression vous donne-t-elle ? »

Pensive, j'observe ce qui vient de naitre de mes doigts. Je sais qu'elle n'est pas achevée, cette œuvre incomplète.

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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Jeu 24 Aoû 2017 - 8:49

J'ai la très nette impression d'être une intruse alors qu'elle semblait si bien dans son élément. Peut-être n'aurais-je pas dû parler. Rester silencieuse ne m'apparaissait pas un choix judicieux, je ne voulais pas passer pour une stalkeuse, mais je n'avais pas pensé que je la dérangerais et qu'elle s'arrêterait dans son travail si j'en venais à prendre la parole. Ces derniers temps, il s'avère que je manque cruellement de discernement, ce qui m'amène à faire des choix totalement incohérent et ridicule, comme celui-là aujourd'hui. Je n'aurais pas dû l'aborder alors qu'elle semblait si en phase avec son œuvre. Pourtant, maintenant que je me tiens là, je ne peux pas faire comme si de rien n'était n'est-ce pas ? Je ne peux pas juste m'en aller en disant désolé. Ce ne serait pas très aimable de ma part, pas très polie et puis je suis quand même curieuse de ce que je vois. Surtout alors qu'elle prend la parole et me dit que je ne la dérange pas. Sa voix est étrangement douce, tel une caresse, ma louve y est réceptive sans que je ne sache réellement pourquoi. Cela fait un moment que je fuis tout le monde, et nous, les loups, avons besoin d'un contact permanent. Je crois qu'elle a un certain don pour attiser la curiosité de mon animal tout autant que la mienne au fond. Je souris doucement, en réponse au sien, mais j'ai l'impression que mon sourire paraît terne, sans vie, au côté du sien. Impression étrange. « Non, du tout, je n'y connais pas grand chose à vrai dire. » Réponse mécanique, comme un robot qui débiterais une suite de mot dont il ne connaîtrait pas le sens. Je n'arrive pas à sortir de cette fichue spirale qui me pousse vers le fond et m'entraîne inexorablement vers un coin de noirceur que je n'ai pas envie de voir pour le moment, mais qui semble être une demeure accueillante. Bon sang, je ne suis pas venu ici pour m’apitoyer sur mon sort. Je n'ai pas fuis à Bâton-Rouge pour me laisser aller à la mélancolie, ou au désespoir. Ressaisit toi ma vieille !

Je secoue la tête et tente d'être un peu plus chaleureuse. Il est hors de question de montrer ses blessures à qui que ce soit. Personne ne doit porter les cicatrices d'un autre, surtout quand je vois que Shane porte les miennes autant que je les porte. Je refuse une fois encore de laisser qui que ce soit voir un chagrin que je ne devrais pas ressentir. « Puis-je m'approcher ? » J'attends qu'elle me donne son assentiment avant de faire quelques pas de plus et de me retrouver devant l’œuvre. Je ne suis pas une amatrice, je n'y connais réellement rien en art. Je ne suis qu'une novice, pourtant, les tableaux, les peintures, les dessins tout ce qui attrait à l'art attire inexorablement mon regard. Comme si chaque toile, chaque esquisse me parlait, me donnait envie de parler. Je crois que j'aurais aimé être une artiste dans une autre vie. Ici, je ne suis qu'une parfumeuse, certains prennent ça pour de l'art et il y en a peut-être un peu. Mais ce que j'ai sous les yeux, n'est rien de moins qu'un jolie chef d’œuvre. Elle possède un magnifique coup de pinceau que je lui envie aisément. Les couleurs sont harmonieuses et en même temps, libre, comme si dans ce tableau, on avait un sentiment intense de liberté et de joie. Des couleurs vives, des traits de pinceaux nets parfois un peu flou. Je penche moi aussi la tête sur le côté. J'ai l'impression qu'elle a raison sur le fait qu'il manque quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais étrangement, alors qu'une bonne partie du tableau inspire la joie avec de magnifique couleur et des fleurs dans les coins, je ne peux m'empêcher de ressentir... « De la mélancolie. Une partie du tableau est joyeuse, pleine de vie, on peut presque la ressentir se glisser sur notre peau, attisant notre regard, notre envie de voir cette beauté de nos yeux nus et pourtant, il semble persister comme une blessure. Comme si derrière toute cette joie, il y avait quelque chose qui voulait ternir le tout. Une impression étrange de solitude. » Je finis par me taire.

« Désolé, comme dit, je ne suis pas amatrice d'art, donc je ne sais pas trop. Mais en tout cas c'est ce que je ressens quand je vois votre peinture. La vie magnifique et paraît de merveilleuses couleurs et en même temps, il y a comme une impression de vide.. Ou alors cela vient de moi. » Je souris doucement, d'un sourire doux, plus naturel que tout à l'heure. Regardé cette toile me montre pourquoi je me suis battue et pourquoi je me battrais encore. « En tout cas, je la trouve réellement magnifique. Vous faites un très beau travail. » Parce qu'il n'est pas donné à tout le monde d'être un artiste. Pas que je me considère comme tel, bien au contraire. Je n'ai rien d'une artiste personnellement. Mais j'envie les gens qui savent dessiner, peindre. Qui peuvent jeter sur la toile leurs sentiments, ou alors les sentiments ambiants. J'aurais aimé être capable de telle prouesses. Malheureusement, je n'en suis pas capable. « Cela fait longtemps que vous peignez ici ? Ou est-ce la première fois que vous venez ? » Encore un peu de curiosité. Je me dis que si elle vient plus souvent, peut-être que je pourrais lui demander de revenir la regarder une nouvelle fois. Je sais me faire discrète, mais je ne voudrais surtout pas déranger. J'ai peu sentir un peu de magie dans son odeur, j'imagine donc qu'elle est une médium, je me demande même quel est son don. Un peu trop de question la concernant alors que je n'en ai donné aucune sur moi. « Je me nomme Lilsendria. » Au moins je donne mon nom. Ensuite, elle pourra me poser toutes les questions qu'elle voudra. J'y répondrais bien volontiers, tant que cela ne met pas la meute en danger.

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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Ven 22 Sep 2017 - 22:05

Ma courbe de mes lèvres s'étire doucement alors qu'une lueur d'amusement traverse mes iris. « Il n'y a nul besoin de connaissance pour aimer ou haïr l'art. Tout est dans le ressentit. Si une œuvre vous laisse froide alors son auteur aura échoué. » Il y a d'étranges tourments dans les prunelles qui me regardent. Je n'en discerne pas la raison, mais je le sens. Comme des ondes froides, sombres, tourbillonnantes dans un vide glacial. Mon don m'empêche d'aimer la foule, incontrôlable pouvoir qui n'en fait qu'a sa tête. La peinture fut un exutoire divin, mes doigts guidés par ceux de la mort en personne, son murmure a mon oreille pour me sortir de l'enfer. Je me décale un peu sur le banc que j'occupe. « Bien sur, asseyez vous. »

Le risque est grand, terrible aussi, la proximité n'est jamais évidente, ni facile. Mais une partie de moi se complet dans les tourments que je perçois, j'ai depuis longtemps appris a ne plus les craindre. Son avis m'intéresse. Je ressens comme un trou noir dans mon œuvre, dissimulé, caché, je ne sais guère. Parfois ma propre impuissance a trouver ce qui me hante m'agace. Je penche doucement la tête, au fur et a mesure de ses mots. Mes prunelles caressent les lignes encore fraîches. Je peine parfois a voir l'ensemble alors dans ces cas là, Arun m'entoure d'un bras et me guide avec folie. « C'est très juste... » Un murmure délicat, pensif et absent. Puis mon regard agrippe le sien, y plonge doucement. «  Ma toile trouve donc un écho en vous, j'en suis satisfaite. Il n'y a rien de plus gratifiant que cela.» Mon sourire s'affine sous le compliment. J'en mesure la sincérité et en apprécie la sonorité. Quel artiste n'aime pas entendre les louanges de ses œuvres ? « Merci. »

Puis je balaie des yeux les alentours, ouvrant ma perception au monde qui m'entoure, monde que j'ai volontairement caché à ma conscience en peignant. « Ici ? Non. D'ordinaire, j'évite les lieux trop fréquentés, heureusement j'ai trouvé cette aile peu visitée et cela me convient très bien. D'autant plus qu'elle m'offre un cadre somptueux. » Je souris, un peu rêveuse. « C'est très joli comme prénom. Je me nomme Amala. » Doucement, j'effleure sa main. Une aile papillon n'aurait fait plus de bruit, n'aurait créé plus de sensation. Un frôlement fragile et délicat. « Quelque chose semble vous hanter, peut être est ce cela qui affine votre regard sur ma peinture... »

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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Lun 25 Sep 2017 - 13:25

Je me sens toujours un peu gourde d’avoir fait cette description de sa toile. Je ne sais pas trop ce qui m’est passé par la tête, mais je ne peux pas m’empêcher de lui dire ce qu’il m’est passé par la tête. Elle me fait sourire à me dire qu’il ne faut pas être fin connaisseur pour aimer ou haïr l’art, mais au fond, j’estime qu’il faut quand même une certaine expérience pour parler d’art. Ce n’est pas un vulgaire morceau d’argile qu’un novice à eu entre ses mains et dont il a tenté de le modeler. Non, il s’agit de quelque chose de plus que cela. J’estime que c’est comme quand je crée un parfum. Je n’y mets pas seulement des fragrances diverses et variées, ou du solvant, des paillettes d’or, ou d’autre petits agrément pour rendre le parfum savoureux, qu’il touche les sens au-delà de tout ce qu’on pourrait s’imaginer. Chaque création comporte un peu de moi, de mon savoir, de mes connaissances acquises durement et surtout de mes sentiments. Je n’imagine pas pouvoir créer quelque chose en étant totalement effondré moralement. Je me dis que c’est pareil pour l’art, chaque peinture n’est pas seulement la représentation de quelque chose. Elle est aussi une part de l’auteure, une part de son cœur, de son âme, de ses sentiments à ce moment. Il ne s’agit pas seulement de reproduire, mais de faire comprendre. C’est ainsi que je le vois et alors que je m’assois près d’elle mais toujours sans la toucher, c’est à peu près ce que j’essaye de faire ressentir dans mes paroles. Je lui parle de ce que je ressens, de la façon dont je perçois la toile. Je me demande si ce n’est pas mes propres sentiments au fond qui vienne percuter la toile et qu’elle me renvoie… Je n’en sais rien, comme dit, je ne comprends rien en art, mais elle me touche cette peinture, d’une façon que je n’aurais pas imaginé. Elle ne semble pourtant pas prendre ombrage de ma remarque et fais une remarque à son tour qui me fait sourire. « Effectivement, j’ai l’impression de me retrouver dedans sans que je ne comprenne réellement pourquoi. » Autant être honnête, d’origine la peinture ce n’est pas mon truc, je suis plus dans le parfum moi.

On a tous notre petit truc. En tout cas, cette peinture, je la trouve superbe et je n’hésite pas à lui faire part de mon appréciation. Elle semble heureuse de savoir que j’aime bien ce qu’elle a peint. J’imagine que chacun d’entre nous aime avoir des compliments, surtout quand ils sont sincères. Je finis par me montrer un peu curieuse, parce qu’effectivement je ne pensais pas trouver quelqu’un ici en venant. Je cherchais un peu à me réfugié ici, entre toutes ces senteurs diverses et variées qui me rappelle tellement mon atelier. Mais j’aime aussi être à l’air libre, les deux sont incompatibles, mais pas impossible. « Faut-il plus ou moins de silence pour créer une toile comme celle-ci ? » Parce que si elle chercher les lieux pas trop fréquentés, c’est probablement pour cette raison non ? Ou alors est-ce dû à autre chose ? Personnellement j’ai l’odorat un peu trop développé, la faute à ma louve et aussi à ma nature de nez. Généralement les odeurs extérieurs, dans la foule me donnent bien souvent des nausées, mais j’ai appris à vivre avec. Peut-être que c’est pareil pour elle. J’espère qu’elle n’est pas télépathe sinon elle doit penser que je suis totalement dingue… Je finis par lui donner mon prénom histoire d’au moins échanger quelque chose avec elle parce que j’ai l’impression de demander beaucoup et de ne rien donner en échange. Je souris à sa réponse et ne peux m’empêcher de répliquer. « Ce n’est pas un prénom. C’est juste un alignement de syllabe pour m’échapper. » Changer d’identité, ne surtout pas dire où je suis, qui je suis. Je secoue la tête et reprend. « Votre prénom à vous sonne comme une musique. C’est très joli. » Parce qu’il est chantant et qu’il donne envie de le prononcer assez souvent. Je me tais doucement, alors même que sa main effleure la mienne. Je pourrais presque pleurer tant étrangement, j’ai besoin de contact. Mais malheureusement, c’est d’une personne qui n’a pas envie de m’avoir dans les pattes.

Je soupire doucement et plonge mon regard dans la peinture. « Je ne sais pas si vos croyances vous pousse à croire aux destins. » Parce qu’il faut bien commencer par quelque chose. « Mais voyez-vous, je crois en partie au destin, à cette histoire d’âme-sœur. Je ne sais pas si vous, vous connaissez ce terme, ce que cela implique pour nous. » Je ne suis pas certaine qu’elle sache tout à fait qui je suis, au fond, je n’ai rien dit de ça, je ne compte pas m’étaler, juste… « Vous voyez, je crois que le destin met sur notre chemin une personne qui est censé être faite pour nous. C’est peut-être idéaliste, idiot, ou autre, mais j’y crois réellement. Un lien intime, puissant qui lie deux êtres, au-delà du monde physique, qui lie deux âmes. » Parce qu’au final, c’est ça. Un lien pour deux âmes, pas seulement deux corps physiques, mais aussi deux entités spirituelles. Je secoue la tête et reprend tranquillement. « C’est peut-être une croyance de gamine, mais voilà. J’ai rencontré cette personne je crois bien et il s’avère qu’en fait… Elle ne veut pas de moi. Je me demande si le destin voit cela comme une blague, ou alors si c’est une épreuve, ou autre chose… Je ne sais pas, au fond, je ne sais même pas comment réagir. » Je reste un instant, perdu, le regard dans le vague, les yeux sur la peinture. « C’est peut-être pour cela que je ressens de la solitude. Je ne sais pas au fond. » Et je reste silencieuse, perdue dans des pensées qui ne font que tourner, encore et encore dans ma tête depuis des heures, des jours, des semaines.
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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Mar 21 Nov 2017 - 19:33

Mes prunelles se perdent, comme toujours, dans le néant qui nous entoure. Le vide emplit de murmure et d'ombre que je ne regarde jamais vraiment. J'aime le son de sa voix, c'est une musique intemporelle, comme la lueur d'un vert pâle qui l'entoure. Je devine au delà du visage ce qui se cache dans cette âme tourmentée. Car elle l'est. Envahie de ténèbres dévorant ce qui cherche a naitre contre toute attente et toute envie. Mon rire s'écoule, scintillant et cristallin tandis que je secoue doucement la tête. « Non, il m'arrive de créer sur du Bach ou plus récemment du Daft Punk, qu'importe en vérité, ce sont les présences trop nombreuses et ce qui les anime qui me gênent et m'engloutissent si je n'y prends garde. Je suis bien trop sensible au cœur de l'être. » Tellement que la folie me guette sans cesse, compagne qui m'a vu grandir et m'ouvrir lentement. Amie et ennemie que j'ai appris a aimer, a adorer, qui fait partie de moi quelque soit mes pas sur ce monde.

Mon regard s'adoucit lentement, parce que j'écoute au delà des mots qui me sont offerts. « Vraiment ? Pourtant ces syllabes sont ce que vous êtes non ? Vous l'êtes vous choisit ? » Je ne sais les secrets qui demeurent dissimulés derrière son regard et je n'en forcerais pas l'accès. Egoïste petite chose qui peine déjà a comprendre ce qui l'anime parfois. Les sentiments violents que m'inspire Arun sont indomptables et voraces, tellement qu'ils en deviennent omniprésents dans chaque coup de pinceau et chaque soupir qu'il m'arrache. « Merci, il me fut offert par mon amour voilà longtemps maintenant. Je ne me souviens plus de mon prénom de naissance et cela n'a plus vraiment d'importance dorénavant. » Non, ce passé dont je ne me rappelle guère peut demeurer dans l'oubli le plus complet. Jamais je n'en ai percé les mystère et jamais je ne l'ai souhaité. Elevée a l'ombre de la mort et de la folie, il est devenu tout ce dont j'ai besoin et tout ce que je souhaite. Je l'effleure, juste un peu, le temps de prendre la mesure de l'abysse qui l'habite. Il y  a quelque chose de fascinant dans cette étendue sombre et tourmentée que je perçois. « Un terme n'est là que pour poser une limite, je préfère ne pas en poser pour ma part. Je ne sais si le destin ou autre chose interfère dans nos vies. Pour ma part, je me contente d'accepter et de ressentir sans frontière. Douleur, souffrance, joie ou peine, qu'importe, aussi violentes soient elles, ces émotions sont le fondement même de mon art. »

Cette fois ma paume se pose franchement sur le dos de sa main, l'englobant d'une chaleur humaine, j'aspire lentement ce qui la ronge, comme un vampire que je ne suis pourtant pas encore. Avec une douceur presque amoureuse, je fais refluer mes propres sentiments. « Ce que je ressens est destructeur, violent, impétueux et sans raison. Mais telle est la beauté de mon amour, partagé ou non, il m'emplit, fait battre mon cœur et vibrer mon âme, il m'empêche d'être seule, il est là a chaque instant, chaque seconde, chaque souffle. Aussi fou soit il, il m'est d'une perfection rare. » Je souris légèrement et quitte sa main sur une caresse délicate. Emouvante petite louve perdue. « Qu'il vous aime ou non, est ce réellement l'important ? Etre capable d'éprouver tant et tant que l'on se sent remplie et vibrante m'est bien plus nécessaire. »  Ce qu'Arun m'apporte, m'offre, me donne, même teinté de sang et de vice, je demeure une fleur de l'ombre m'épanouissant sous la sienne.

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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Lun 11 Déc 2017 - 10:25

Même dans mes rêves les plus fous, je crois que je n’aurais jamais rêver de quelqu’un comme elle. Je suis venue ici pour trouver des fleurs pour mes compositions, des senteurs exquises et inégalées et j’ai rencontré une âme. Une de celle, étrange et envoûtante qu’il existe dans ce bas monde. D’aucun dirait qu’elle est probablement folle, peut-être ont-ils raisons, tous ces idiots qui ne font que regarder au lieu de voir. Mais les autres verraient en elle quelqu’un d’autre. Quelqu’un capable d’éveiller des passions, des idées, des vices pour certains probablement. Elle paraît tellement douce et fragile, que j’ai l’impression d’avoir brisé la bulle protectrice l’entourant et je m’attends presque à la voir s’effondrer à chaque minute qui passe. C’est étrange, alors qu’au fond, je suis moi-même quasiment en train de m’effondrer sur place. Je souris doucement quand elle répond à ma question et lorsqu’elle me dit être trop sensible au cœur de l’être, je me demande si elle ne serait pas l’une de ces personnes qui peuvent lire le cœur des gens. Je suis peinée de lui infliger mes sentiments si elle peut les ressentir. Je secoue la tête alors que la discussion reprend, qu’elle s’étend à nos prénoms. Un vague sourire naît sur mes lèvres à l’évocation du mien. « Effectivement je l’ai choisi. Pour changer de personne, pour n’être plus reconnaissable, mais au fond, il ne reste qu’un alignement de syllabe. » Même si c’est bien plus que ça. « Non vous avez raison en fait. J’avais besoin de changer, je n’ai pas choisi des syllabes au hasard, j’ai choisi celle qui me correspondait le mieux. Un peu d’ancien, un peu de nouveau et de la douceur pour mixer le tout. Pour me représenter plus tel que je suis désormais, ou alors plutôt pour montrer celle que je suis réellement. » Au fond qui le sais ? Moi-même je ne suis même pas certaine de trop savoir ce qui m’a poussé à choisir ce prénom. Même si une partie est mon ancien prénom et l’autre celui de ma mère. Le reste…

Je soupire un instant et me reprend doucement. « Votre amour a très bien choisi alors et parfois le passé est bien pour rester passé. Personnellement, il y a des jours où je voudrais oublier le mien, mais il est ce qui me détermine. Il est ce que je suis. Mais je suis contente de l’avoir derrière moi. » Mais malgré tout, il continue à me tourmenter, comme s’il venait me voir tous les jours pour me titiller un peu. Je me demande quand ils viendront, et rien que cela m’empêche de vivre pleinement celle que je suis. Je secoue la tête pour chasser ces pensées, elles n’ont rien à faire ici et maintenant. Il y a déjà beaucoup trop de chose qui me tourmente ici et maintenant. Un autre soupir et je finis par raconter ce qui ne va pas. Cette rencontre, ce que cela implique, ce que je ne comprends pas encore. J’aimerais tellement que tout soit simple, que rien, jamais ne vienne perturber cette petite bulle qui m’entourait. Mais il est arrivé et il l’a percé avec une facilité déconcertante. Il ne cesse de chambouler mes sens, celle de ma louve, sans que je ne comprenne bien la profondeur de tout ça. Et cette certitude, elle est presque inconvenante et je n’arrive pas à bien gérer. J’ai envie de savoir, de comprendre et en même temps, j’ai peur de ce que cela impliquerait. Parce que si on regarde bien, au fond, je ne suis toujours qu’une petite fille. Une de celle qu’on a tenue à l’écart trop longtemps et qui ne connaît de la vie qu’une moitié de chose. Je me sens tellement gourde face à d’autre. J’écoute sa réponse à mon récit, aussi étrange soit-il elle ne relève pas et se contente de me donner son avis.

J’écoute, avide de savoir en quelque sorte. « Vous avez raison. D’une certaine façon, ressentir nous fait exister et c’est cette existence qui nous rend telle que nous sommes. » Les sentiments sont le fondement même de notre origine. Ils sont ce que nous sommes, ce que nous seront toujours. Ils vivaient avant nous et continueront bien après nous. C’est ainsi et pas autrement. Je comprends un peu mieux et je laisse dériver mes pensées alors que je sens sa paume sur la mienne, loin du doux toucher de tout à l’heure. Sa chaleur se superpose à la mienne et je sens quelque chose d’étrange se passer. Mon cœur s’allège un instant, comme si un poids l’avait quitté, mais je sais que ce n’est pas aussi simple, pourtant étrangement, je me sens mieux, peut-être le fait d’en parler, peut-être autre chose. Ses paroles percent le brouillard de mes sens et viennent s’imprégner dans mon inconscient. « Peut-être qu’il est juste nécessaire d’aimer sans rien demander en retour, mais je ne suis qu’une de ces éternelles romantiques qui a envie de trouver quelqu’un qui l’aime autant qu’elle l’aime en retour. » C’est étrange de dire ça, mais c’est la vérité. « L’amour est tellement complexe. Violent, destructeur, passionné, intrusif. Il a tellement de qualificatif qu’on ne pourrait tous les nommer. J’en ai été trop privé. Que ce soit un amour paternel qui n’a jamais existé, qu’un amour maternel mort depuis bien longtemps. J’ai été soutenu par un amour fraternel qui m’est désormais inaccessible. » Je ne sais pas pourquoi je raconte tout ça, mais je le raconte. « Je crois qu’il s’agit plus d’un besoin que d’autre chose. Je ne comprends déjà que trop peu de chose d’un monde que j’ai l’impression de découvrir. Je suis trop ignorante certainement, ou alors trop fleur bleue. » Après tout, peut-être que ça fonctionne comme ça, ou alors que ça devrait fonctionner comme cela. Je n’en sais rien, je ne sais plus. Ces derniers temps, je me sens totalement perdue et ce n’est pas prêt de s’arranger.

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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Mer 3 Jan 2018 - 17:40

Je ris. Doucement. Comme a une confidence. Ce que l'on choisit demeure toujours. Même si je chéris le nom qui me fut donné par Arun alors que je n'étais qu'un tout jeune enfant, je sais qu'il me ressemble, étrangement. Nordique fut ma naissance et pourtant mon prénom porte en lui l'éclat du soleil et la chaleur du désert. C'est étrange. Le sourire que je lui adresse est large, emprunt de douceur. « Ainsi ce prénom devient un trésor précieux, du moins, j'aime le voir ainsi, vous devriez en faire autant, il est synonyme de renouveau, de renaissance. » Rêveuse, je le suis, je sais que mon regard voit bien trop loin, qu'il discerne ce que personne ne peut admirer. Pour le commun des mortels, je suis une chose étrange, incompréhensible et je m'en fiche. Le déni de l'importance humaine, le peu d'intérêt que je lui porte, tout cela porte la marque d'Arun, je le sais très bien et pour autant je ne cherche pas a m'en défaire, bien au contraire.

Évoquer Arun m'adoucit alors qu'il n'est que violence et cruauté. Je ne cache pas l'amour que je lui porte. Un amour vicié, douloureux, passionné, qui a prit naissance sans même que je ne m'en rende compte. Etait on destinés l'un a l'autre ? La logique réfuterait ce fait, Arun existe depuis bien avant ma naissance, si le destin s'amusait ainsi alors il serait encore plus cruel que l'engeance dans la quelle je vis. « L'oubli n'est jamais que temporaire hélàs. » Puis vient l'amour. Sentiment puissant qui tue autant qu'il exsude de vie. La noirceur de la louve est comme un reflet fascinant pour moi, un tumulte dont je m'inspire sans cesse. Une violence qui devient courbe vengeresse sur une toile, une amertume, un désir, une attente. Je me délecte sans cesse de cela. Le cœur d'Arun ne bat plus. Le mien bat pour deux. Là où il n'est que froideur et incompréhension, je suis tempête et volcan. Trop insensible, trop sensible. Deux contraires parfaits. Alors je lui avoue ce qu'est l'amour pour moi, destin ou non cela m'importe peu. Je le vis. J'y survis. Je le goûte. Je le dévore avant qu'il ne le fasse.

Je l'écoute me narrer ce qu'elle ressent, ce cœur qui bat, qui exulte et dépérit parfois. Les mots me font sourire. Aucune moquerie, aucune amertume, juste un sourire doux et presque maternel. Je connais ces tourments, cette lame enchâssée si profondément dans ma poitrine qu'elle en devient douleur divine. J'aime. Je le revendique. Pour autant, jamais ces mots là n'ont franchit les lèvres d'Arun. Mais je sais. Il n'a pas besoin de me le dire, je devine dans l'éclat sombre de ses yeux, le plis froid et calculateur de sa bouche qui s'enivre de douceur lorsqu'il me regarde. « Il ne me dira jamais qu'il m'aime...Mais je n'ai pas besoin de ces mots. Vous non plus d'ailleurs. Un mot est inutile parfois, il suffit de voir, de savoir regarder. » Je penche doucement la tête, lui glissant un regard presque amusé, nanti d'une sagesse qui ne devrait pas exister chez moi, d'une folie latente qui n'est voyante que par un soupir. « Ne sous estimez jamais le poids d'un regard, la saveur d'un soupir ou la portée d'un geste. Les mots peuvent mentir, l'âme ne le peut pas. J'ai connu la souffrance des prémices, le doute qui broie, la lame chauffée a blanc de l'attente...Je t'aime...Je sais que ces mots là ne naîtront jamais dans sa bouche et je n'en ai pas besoin, en revanche, j'ai besoin de son regard, du son de sa voix, de ses gestes...Eux me diront ce que je suis pour lui. »

Je repose mon pinceau et observe un instant ce que j'ai peins, cela n'est pas parfait mais je souris. Ce tableau me plait ainsi. « Avez vous peur ? » Du renouveau, de cette vie qu'elle semblait entreprendre sans savoir si cela était le bon chemin. De cette renaissance forcée. De ce qu'elle deviendrait peut être....

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MessageSujet: Re: La beauté d'un lieu (Pv Amala)   Jeu 22 Fév 2018 - 11:09

Un trésor précieux, je n’avais pas pensé à cela comme ça, mais si elle avait raison ? J’ai repris une partie de mon ancien prénom, une partie de celui de ma mère et j’ai ajouté une petite syllabe pour le terminer et comme les femmes qui accouchent, j’ai aussi accoucher, d’une autre identité, qui me correspondait bien plus qu’on ne pourrait jamais l’imaginer. Je suis ce que ce prénom est. Un petit peu de moi, un petit peu de ma mère, et un pont entre celle que j’ai été et celle que je veux être dans l’avenir. Si on pouvait choisir nos prénoms à la naissance, est-ce ainsi que nous les choisirions ? Ou alors est-ce notre vécu qui rend les choses plus faciles et plus claires pour nous permettre de choisir ? C’est une bonne question. « Vous avez raison. Je n’avais jamais regardé cela sous ce jour, mais finalement à bien y regarder, je me sens revivre avec un nom prénom, je me sens plus moi. » Comme si cela m’aidait à faire table rase de ce passé qui a bien trop porté sur mes frêles petites épaules. Je souris doucement et plus encore lorsque nous parlons de son prénom. J’en viens même à parler d’oublier ce passé. Sa réponse ne tarde pas à se faire entendre et je dois admettre qu’elle a raison. « Les souvenirs sont ce que nous avons de plus précieux et si parfois il serait bon d’oublier, il est vrai qu’il ne faut pas longtemps pour qu’ils reviennent à la charge. Est-ce une bonne chose ou une mauvaise ? Honnêtement, je n’en sais rien, mais j’aimerais me dire que c’est plutôt une bonne chose. Car en oubliant on change. Serions-nous ce que nous sommes si nous oublions tout ce qu’il s’est passé ? » J’en doute, fortement, parce que comme je l’ai déjà dit tout à l’heure, ce sont les actions passés qui fait qu’aujourd’hui nous sommes ainsi.

Toutes ces réflexions me font oublier mon chagrin un instant, perdu dans pensées qui vont et viennent, dans les idées que je me fais. Nous finissons par parler d’amour, de sentiment peut-être plus. Je ne suis pas une experte, mais j’ai eu le besoin de lui signifier ce que j’ai en tête. Je me sens un peu gourde d’avoir dit ce genre de chose, mais je ne sais pas pourquoi cela est si important pour moi. Peut-être parce que personne ne m’a jamais dit ce genre de chose. Je finis par arrêter de cogiter quand elle reprend la parole. Je l’écoute avec attention, ses paroles me font réfléchir et au fond elle a raison. Il ne s’agit que de mot. Il y a des choses beaucoup plus parlante que de simple syllabe qui pourrait d’ailleurs n’être que cela. « Il est vrai que les mots ne sont que des syllabe, vide peut-être de leur sens profond, un sens que les gestes donnent bien plus. Je n’avais pas pensé à cela avant. » Mais je comprends ce qu’elle veut dire. Je comprends parce que j’ai connu la froideur de mon père qui ne levait la main que pour me frapper. Que j’ai connu la douceur de mon frère qui m’entourait de ses bras chaud. Je me souviens encore d’Aodh, de la sensation rapide de sa peau sur la mienne, de ce regard, chaud et brûlant. Peut-être aurais-je dû me poser plus de question, mais je n’ai fait que réagir à l’instinct. Je comprends mieux ce qu’elle veut dire. Et elle a raison. Les gestes sont plus parlant qu’un seul petit mot, qu’une seule petite phrase. Un simple geste peut signifier tellement plus de chose.

Je soupire en me rendant compte de ce que j’ai peut-être loupé, de ce que je ne verrais peut-être plus jamais et je m’en veux un instant. Je relève la tête à sa question. Suis-je si transparente ? Je ne sais pas ce que je pourrais répondre, enfin si je sais ce que je pourrais répondre. « Oui, j’ai peur. » Parce que ça ne sert à rien de se voiler la face. « Je n’ai pas peur de la fille que je pourrais devenir, au contraire, j’ai envie de voir ce que je peux faire avec cette nouvelle liberté. » Parce que cela fait longtemps que je n’ai pas été aussi libre, mais le problème c’est que rien n’est encore fini, au contraire tout ne fait que commencer et je sais que bientôt, ils viendront, parce qu’ils n’aiment pas que leurs choses leur échappe. « J’ai peur cependant de ne pas avoir assez de temps pour mettre en exécution tout ce que j’ai en tête. Peur de ne pas être forcément à la hauteur de la tâche qui m’attend. Peur d’être aimé et de ne pas pouvoir aimer correctement en retour. Peur de n’être de nouveau qu’un pion dans un jeu que je ne comprendrais pas entièrement. » Je souris doucement. « Il y a tellement de chose pour lesquelles j’ai peur, tellement d’autres pour lesquelles je pourrais avoir peur. Pourtant avoir peur ne m’empêche pas de vouloir avancer, évoluer. Au contraire, j’ai décidé de me servir de ces peurs, mais parfois, j’ai l’impression de n’être encore qu’une enfant qui cherche à s’épanouir sans toujours comprendre les choses. » Il me reste encore tellement de chose à apprendre, j’ai l’impression que la vie n’est fait que de cela : d’apprentissage. Des apprentissages divers et variés, mais on ne cesse jamais d’apprendre. « Et vous, avez-vous peur ? »

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