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 Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]

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MessageSujet: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Lun 28 Aoû 2017 - 8:23

    C'est toujours ainsi que ça débute. On se trimballe tranquillou pépère le soir dans une rue commerçante de la grande ville. On évite soigneusement les petites ruelles sombres et glauques. On reste sur le droit chemin (la bonne blague). On se fourre les mains dans les poches. La tête entre les épaules. Le menton dans le keffieh. Les têtes se retournent sur notre passage. On décide de ne pas y prêter attention. De ne pas chercher à provoquer. On mord sur ses dents. On enfonce les ongles dans les poings. On prend sur soi. On continue à avancer comme si de rien n'était. Aller simple vers notre destination. On ne cherche pas les embrouilles. On fait l'impasse sur les emmerdes. On vit dans notre petit monde. Dans notre bulle rose bonbon et violet pâle. On reste concentré sur la mission. On se focalise sur le but à atteindre. Plus qu'une centaine de mètres à parcourir. On garde notre attention braquée sur le sol. Un faux pas et c'est la fin. Un faux pas et c'est la porte ouverte à la débauche facile. Been there. Done that. Non merci, pas ce soir ma chérie. J'ai mal à la tête.

    Autrefois cette pensée aurait pu m'arracher un sourire. Mais ça ... c'était avant.
    Avant je pouvais me permettre de sortir et d'enfreindre certains codes de la route. Je pouvais m'autoriser un petit écart de conduite. Je pouvais même en accumuler plusieurs au cours d'une et seule soirée. Si possible un peu (beaucoup, passionnément, à la folie) arrosée. La soirée je parle.
    Aucune morale. Aucune moralité. Aucun scrupule. Aucun regret. Rien. Nada. Que-dalle. Mais ça, vous voyez, c'était avant. Quand j'avais un job. Quand j'avais des obligations. Quand j'avais quelque chose à perdre. Quelle douce ironie du sort n'est-ce pas ? C'est quand on reprend tout à zéro qu'on a la plus à mettre dans la balance. C'est injuste. Trop inzuste même comme dirait un certain canard tombé trop tôt du nid. Mais qu'à cela ne tienne. C'est mon choix. Ou du moins, on va dire que ça l'est.
    Me tenir à carreau. Ne pas jaser. Ne pas jacter. Quelques semaines à tirer. Quelques mois tout au plus. Ensuite j'aurais de nouveau une situation. Pas folichonne, c'est un fait (si pas une évidence), mais ça ferait l'affaire. Il suffit que je marche dans les petites cases préfabriquées et tout se passera pour le mieux. Enfin, vous voyez ce que je veux dire.

    Du coup, ce soir – comme tous ceux qui l'ont précédé et tous ceux qui vont suivre – est la première nuit du reste de ma vie. Autant ne pas le gâcher. Si j'avais pu, je me serais volontiers enfermée dans l'appart. J'aurais mis un sachet de pop-corn salé à exploser sur un feu doux. J'aurais pris soin de m'installer aussi confortablement que possible dans le canapé. J'aurais déniché une vieille petite perle du cinéma muet. Et j'aurais décapsulé une bonne bouteille de rouge. Comme quoi, la vie peut être simple parfois.
    A cela près que : il n'y avait plus de pop-corn, le chien n'était pas d'humeur à se contenter de son panier, le magnéto avait décidé de jouer la grève de la faim et y'avait que dalle rien du tout niks noppes nada d'alcoolisé à boire dans tout l'appart. Ça m'apprendra à déguerpir pendant des mois et des mois complets et d'omettre de me repointer un jour, la bouche en coin, mais les mains vides. Avec mon coloc de corvée nocturne, bonjour l'aventure. Et il était clairement HORS DE QUESTION de passer toute la nuit avec Archi dans les pattes. Même si lui semblait partant à 100% pour cette prévision saugrenue. Même pas en rêve Ducon !

    Ça c'est juste un peu pour vous situer dans la chronologie de ma VDM. C'est tous les jours pareils. Encore et encore. Je devrais m'y faire depuis le temps que ça me poursuit. Eh bien non. A chaque fois je tombe dans le panneau. J'y saute les deux pieds joints. Je fosse tête baissée. Et qui se retrouve au final attitré de dindon de la farce ? Je vous le donne dans le mille !
    Mais bon, à ce qui parait on ne change pas une équipe qui gagne. Alors je prends sur moi. J'enfile mon blouson en cuir, j'attrape quelques pièces qui traînent dans le cendrier (il sert à tout et à rien celui-là depuis que je suis abstinente!) et j'ose une sortie. Mais avec une trajectoire bien précise en tête. Pas de bar louche, pas de club interdit au moins de 21 ans, pas le parc et, si possible, pas la taule. Pas ce soir du moins. J'ai déjà eu mon quota cette année. Alors on se la joue réglo et on opte pour le risque zéro. Même ça n'existe clairement pas et que ce n'est jamais qu'un énième conte pour gosses minables. Mais je m'égare !
    Direction night-shop donc. Vu la couleur de ma mitraille, on va se contenter d'une bouteille à bas prix et une saloperie à avaler en accompagnement. Même si d'habitude je suis résolument contre. Mais que voulez-vous, mon régime est à la hauteur de ma réputation : IMPRÉVISIBLE. J'aurais pu emprunter un autre adjectif, plusieurs même, mais gardons cela pour plus tard. Inutile de tourner le couteau dans la plaie ou encore de secouer le torchon rouge devant le taureau en cure de désintox'. Car c'est bien comme ça que je me sens. Et franchement, ce n'est pas la partouze là-dedans. En parlant de ma caboche bien sûr.

    J'ignore combien de temps finit par s'écouler, mais j'arrive à destination. Les portes coulissantes reconnaissent ma silhouette malgré son amaigrissement indéniable et m'invitent à entrer. Elles au moins elles ne font pas dans la discrimination facile. Pas besoin de sortir ma carte d'identité ou encore de leur filer un billet pour taire mon infraction. Qui n'a pas (encore) eu lieu, il est utile de le préciser.
    Je me mets à arpenter tranquillement les allées. Ça fait des semaines et des semaines que je n'ai plus mis les pieds ici. Dire que ça m'a manqué, relèverait du mensonge. Et ce n'est pas mon genre. N'empêche, c'est assez agréable. Vu l'heure tardive, ou matinale (c'est selon), il n'y a pas foule. Quelques péquenauds dans le rayon bière. Un couple étranger (ça se sent à des kilomètres à la ronde) près des congèl'. Deux-trois solitaires éparpillés à gauche à droite. C'est qu'il a toujours autant de succès ce magasin. Faut dire, c'est le seul ouvert TOUTE la nuit et sans être trop regardant sur l'âge de sa clientèle. Mais qui suis-je pour lui jeter la première pierre ? Outre le fait qu'il n'est pas homme à faire crédit, je n'ai rien à redire. J'en profite d'ailleurs pour compter mon butin. Je sens une grimace poindre. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir « m'offrir » (ha-ha) avec une aussi maigre prise ? Vivement que je touche ... faudrait-il encore que je trouve un employeur assez fou que pour m'embaucher au moins un mois durant ...

    Et tandis que je broie du noir (car en couleur c'est plus cher), forcément (du-uh) je ne scrute pas les environs. Je ne relève pas la tête quand l'ouverture des portes annonce une nouvelle arrivée. Je ne prête aucunement attention à mon radar d'emmerdes qui se met à gesticuler dans tous les sens. Une alarme interne se met à hurler auprès des pompiers. Je mets ça sur le compte d'une mauvaise nuit. Passée ou à passer. Je plisse les yeux et me concentre davantage sur mes économies, en occurrence celles de mon coloc.
    Pourtant, je ne suis pas plus étonnée que ça lorsque le premier coup de feu retentit.

    Un hoquet de surprise. Un arrêt sur image. Une femme qui hurle. Un mec qui beugle comme pas possible. Je soupire. Je n'ai même pas envie de relever l'info. De participer à cette joyeuse mascarade. Pourquoi a-t-il fallu qu'ils choisissent cette soirée-ci pour leur petite virée nocturne ? Pourquoi a-t-il fallu que moi j'opte pour cet établissement-ci par-dessus un autre ? Plus glauque. Plus mauvaise réputation. Plus dans mes cordes. Je vous le demande oui !
    J'aimerais bien rester là. Dans mon coin. A attendre que le gros de l'action passe. Que les trois yolos en cagoule font ce qu'ils ont à faire et foutent le camp. Puis reprendre ma vie où je l'avais laissée. C'est beau de rêver ... vous ne trouvez pas ?

    Mais les choses ne se déroulent jamais comme on l'espère. Il y a toujours quelqu'un pour foutre les pieds dans le plat. Là pour le coup le tenancier qui clame fièrement qu'il a appuyé sur le bouton d'alarme et que les flics vont débarquer sous peu. Je hausse un sourcil. Il croit vraiment que les poulets vont réussir, petit un) à arriver dans le temps imparti, petit deux) à nous sortir de ce pétrin sans dommages collatéraux à la clé ? Non mais il a fumé quoi lui ? Car s'il lui en reste, je suis preneuse !
    De toute évidence, pas le temps de lancer les paris. L'annonce fait mouche. Grosse mouche même. Le leader du groupe, enfin je présume vu que c'est lui qui braie comme une truie qu'on s'apprête à égorger, pointe son flingue sur le commerçant. Je lève les yeux au plafond. Bien joué l'andouille. Il continue à distribuer les ordres. Je ne fais même pas mine d'écouter. Je ne me sens pas concernée pour un franc. Grossière erreur. C'est comme s'il l'avait senti que je me désintéresse mortellement de lui. Ni une ni deux me voilà prise en otage par un de ses comparses. Fichtre, mes réflexes en ont pris un coup ces derniers temps. Ça m'apprendra à ne plus être sur mes gardes.
    Je ne panique pas pour autant. A quoi bon ? Je lance un regard lasse en direction de l'autre sbire qui a imité son compagnon d'infortune. La femme qu'il a choisi semble plus dans son élément que moi. Son visage est rougi et humide de larmes. De la morve s'apprête à lui retapisser le chemisier. Elle tremble à l'image d'une vierge effarouchée. Le mec étalé au sol avec le nez en compote ne doit pas lui être inconnu. Elle me cherche du regard. Elle me trouve. Elle me supplie de faire quelque chose. Est-ce que j'ai vraiment une tête à faire dans la charité ? Namého.

    Ça continue à brayer, à hurler, à supplier ... bref à beaucoup de choses dont je ne me sens toujours pas le moins du monde concerné. Ça semble exaspérer mon geôlier. Tant mieux pour lui, ainsi on est deux. Il me secoue. Me balance des barbouillis que je n'écoute pas. Enlève ton masque imbécile, on n'y pige rien. Je garde cela pour moi. Autrefois je l'aurais déjà rétamé à terre. Je lui aurais fait bouffer sa matraque. J'aurais foncé dans le tas sans regarder aux victimes potentielles. Mais là encore, c'était à une autre époque. Et croyez bien que ce n'est pas par altruisme que je m'abstiens de laisser libre cours à mes instincts les plus primaires. C'est plutôt par lassitude et profond je-m'en-foutisme.
    Amen.


>> Pas d’bol les gars, voilà DÉJÀ les flics.

    Oui, DÉJÀ. Et croyez-moi quand je vous dis que j’en suis la première étonnée.
    Plus encore quand je LA sens approcher.
    Indomptée.
    Indomptable.
    Impétueuse.
    Impériale.

    Je ferme les yeux. J’inspire profondément. Je me prépare à encaisser.
    Tant pis pour les bonnes résolutions.


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Lun 28 Aoû 2017 - 10:30

Franchement si y'a bien un truc que je déteste au final dans ce boulot de flic ce sont les soirs de garde car pendant ces soirées je ne suis pas à la guilde en train de faire mes missions et ça bordel ça me pèse un truc de fou. J'entends les collègues qui partent un à un et je les salue. Bon je suis pas seul y'a toujours les autres mais franchement je me fais chier. Allez chercher quelques saoulards à gauche à droite voilà à quoi se résument ces sombres soirées bien inutiles . Je préfère largement traquer les CESS ayant mal agi en soi. Et puis ce qui m'ennuie le plus au contact des humains je ne peux guère utiliser ma magie. Dieu merci le vieux m'a formé au maniement des armes à feu également donc je suis un tireur émérite si l'on peut dire en soit.

Regardant l'heure avancer je me dirige vers un collègue qui croule sous les dossiers « t'as faim ? Si tu veux je nous commande des pizzas ? Bon on va oublier la bière hein... » ah ce que je serais bien chez moi, les pieds sur la table basse à manger et boire dans la limite du raisonnable bien entendu. Ça  c'est grâce à Abi, elle qui boit jamais d'alcool, du coup j'ai grandement diminué ma consommation pour garder les idées claires. Toute façon c'est assez dangereux d'aller sur le terrain avec un verre dans le nez donc bon. Tiens en parlant d'Abi depuis que je suis allé la voir chez elle et que.... ah non je vais pas y repenser sinon je vais y penser toute la nuit. Je suis content quand même de lui avoir avoué que je l'aimai. De toute manière maintenant elle le sait donc je peux pas faire plus hormis comme toujours être là pour elle... je repense à deux trois gestes à ça.... et je souris alors que je me saisis du flyer pour appeler le livreur de pizza.  Téléphone en main faisant les 100 pas « allo ? » « bonjour Liam Clark, inspecteur de police vous pourriez nous livrer trois pizzas s'il vous plait ? Les habituelles ».. clic ; ils ont l'habitude je commande toujours au même endroit et toujours les  mêmes.

½ h après je me positionne sur le perron du poste de police fumant une cigarette. Pas besoin de feu j crois c'est bien pour ça que je vais fumer seul puisque je l'allume d'un petit claquement de doigts. Quelques minutes après j'entends arriver le scooter ; sortant mon billet je vais à la rencontre du livreur et lui met le billet dans la poche « gardez la monnaie et filez » alors que je prends les pizzas qu'il me tend. Je tire encore quelques volutes de fumée et écrase la cigarette à la porte du commissariat.


De retour au poste je prépare chacune d'entre elle, prends une de chaque et retourne à mon bureau bosser sur deux trois dossiers bien prise de tête. Quitte à se faire chier autant y'aller directement et empoigner ceux que je repousse depuis des lustres.

Il se passe quoi 1 h ? 2 h ? avant qu'un téléphone ne sonne ; le téléphone d'alerte. Je prends même pas la peine de me mettre debout, un collègue s'en est chargé pour moi. Lui-même en quelques secondes sert de haut parleur « attaques à main armées à quelques rues de là, prise d'otages » je hausse un sourcil, de l'action non ? Pour de vrai ? J'entends l'homme se rapprocher de moi « Liam tu y vas ? »

Un sourire en coin fermant le dossier que je tentais vainement de clore « rassures moi tu m'as pas posé la question mais avec plaisir, ils vont voir de quel bois je me chauffe ceux-là »... que humour Liam sur ce point bravo je te félicite ! J'attrape le gilet par  balles qu'ils me tendent et  un rire s'échappe de ma gorge «  c'est vraiment obligatoire ça franchement ? » un regard noir me répond ce qui me conduit à soupirer et à enfiler ce semblant de protection bien futile à mes yeux.

Je me dirige vers la voiture de flic et d'une voix sans appel  je précise « je conduis » ; je suis plutôt fan de moto mais bon de nuit avec les collègues on va éviter de se la jouer solo quand même. Le colt au ceinturon, la sirène hurlante je conduis tel un dératé maîtrisant ma direction et m'arrête à quelques mètres de la devanture. Je m'aperçois que ce soir au final je suis le plus gradé raison pour laquelle je distribue mes ordres « vous deux vous allez devant moi je fais le tour y'a forcément une porte de service » toute manière je suis plus doué en actions qu'en négociations donc je les laisse faire ce à quoi ils sont simplement meilleurs que moi.

J'ai une idée, si je coupe l'électricité et que j'analyse assez précisément la position de chacun la magie peut m'aider. Les humains n'y verront rien, ou que du feu, et ne sauront pas d'où sa sort non ? On va tenter et si y'a un risque j'oublie, ouais on va se la jouer ainsi. Alors que j'entends mes collègues parler je fais le tour, je la vois la petite porte et je l'ouvre. Bordel mais c'est quoi ce bazar dans cette réserve ? Comment voulez vous ne pas faire de bruit dans un tel amoncellement de choses ? Ça va que je suis doué car bon... entre les boîtes de conserve et tout qui traine y'a de quoi faire un sacré soleil moi je dis.

Je pénètre dans la pièce et je vois le compteur électrique juste à côté de la porte. Je choisis de l'ouvrir discrètement pour me retrouver entre les étagères. C'est à ce moment là que j'aperçois une femme apeurée dans un coin qui va pour crier et je mets mon index devant ma bouche lui montrant mon insigne. Les assaillants sont un peu partout il va falloir que je la joue serrée. Je vois mes collègues à l'entrée aussi et l'otage, un pistolet sur la tempe. Les assaillants sont en pleine négociation avec mes collègues... très bien ça me fera gagner du temps et ils ne me voient pas autant poursuivre dans l'effet de surprise ?

Je regarde la jeune femme à terre et me rapproche d'elle restant assis et lui murmure « vous ne risquez rien mais je vais vous demander  un truc ma brave dame, derrière la porte là bas il y a un compteur faites sauter les plombs et fuyez vers le poste de police faire votre déposition d'accord ?  » elle tremble, hoche la tête, bon dieu, je suis même pas sûr que ça marche mais bon... elle se lève discrètement et va couper les plombs. Des cris retentissent et j'adapte mes prunelles au sombre. Je vais pour faire sortir une flamme pour mettre le feu à un étal lorsque j'entends des pas qui se rapprochent. Rangeant la flammèche grondant j'attends et je vois l'assaillant avec l'otage... ok il veut se la jouer comme ça ? Très bien ce sera le corps à corps mon ami mais un Clark au corps à corps ça va que tu nous connais pas ! Je vais tenter de la jouer fine car bon après je vais être accusé de brutalité policière mon but est simplement de le désarmer et de le menotter tout en le faisant lâcher l'otage.

J'attends de voir les pieds de l'homme pour agir me mettant debout je me jette sur lui, jouant sur l'effet de surprise pour le désarmer. L'otage est libre mais je ne la regarde pas pour l'instant affairé à immobiliser l'homme et à lui mettre les menottes. La lumière est remise quelques minutes après, probablement par le magasinier et j'entends mes collègues hurler « Liam on en a deux et toi ? L'otage ? » je rigole alors que je me remets debout imposant la même position à mon prisonnier « depuis quand vous doutez de moi ? En plus il m'a fait louper une part de pizza ce con là ».

Je regarde l'otage, les clients et alors que je conduis l'homme menotté  vers ma voiture je m'adresse à la jeune femme « vous pourriez venir au poste pour une petite déposition sauf si vous voulez remettre ça à demain ? Je comprendrais parfaitement hein si vous voulez vous remettre de vos émotions y'a de quoi avoir envie de se mettre au fond de son lit avec un truc pareil ».

Elle est bien décharnée la jeune femme à y regarder de plus près et je sens quelque chose en elle, une similarité ? Peut-être ? Mais je ne dois pas trahir le secret ; je suis pas devin ni médium donc bon, dans le doute abstiens toi c'est toujours ce que l'on m'a dit donc autant poursuivre non ?  Je hausse un sourcil alors que j'envoie l'homme vers mes collègues « emmenez les au poste et renvoyer moi une voiture je vais tâcher de trouver des témoins qui veulent faire une déposition ».

Une fois mes collègues sortis je fais le tour vais voir le caissier pose mes questions d'usage, lui demande de passer le lendemain pour signer sa déposition, vais voir d'autre client mais reviens vers la jeune femme qui m'intrigue depuis toute à l'heure « alors je vous embarque ou vous venez nous voir demain ? Je pourrais presque vous offrir une part de pizza ce soir si vous voulez pour vous remettre de vos émotions ? » petit sourire enjôleur à son égard alors que j'entends la voiture de flic s'arrêter « si c'est oui je vous laisse vous diriger vers votre carrosse Madame ».

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Mar 29 Aoû 2017 - 8:44

    La sirène hurle plus qu'elle ne chante. Comme quoi, ça aussi ça ne relève jamais que du mythe revisité. Ça chouinte. Ça suinte. C'est d'un kitsch à mourir. Si je gardais les yeux fermés, je pourrais presque m'imaginer toute une histoire à fignoler autour de mes perceptions sensorielles. Je dois d'ailleurs me faire violence pour rester concentrée sur l'ouïe. Je m'enfonce les ongles un peu plus profondément dans la chair humide de mes paumes de mains (et croyez bien que ce n'est pas le stress ou encore l'angoisse qui parlent). Je me retiens de justesse de me mordre la lèvre inférieure. Ça pourrait donner des idées déplacées – et peu catholiques – à nos ravisseurs. Drôle de terme pour les désigner, vous ne trouvez pas ? Mais qu'à cela ne tienne. Je finis par ouvrir les paupières. Par m'obliger à assister à la scène. Je LA sens pourtant qui approche. Qui m'appelle. Qui, bientôt, me susurrera de telles insanités au creux de la nuque que je commence à en ressentir les frissons rien qu'à la prévision de. Bordel Lau', reprends-toi quoi ! T'es en plein milieu d'une situation de crise et toi tout ce auquel tu arrives à penser, c'est l'arrivée de ton James Bond sur un destrier blanc. Avec la chance que tu te tapes, ce sera un petit rachitique à lunettes sur un poney obèse. Autant ça passe pour la monture, autant le gringalet fils-à-maman, non merci je passe. Et encore, ais-je seulement le choix ? Car si tel est le cas, vous pouvez en faire une femme avec un caractère de chien et un dragon de compagnie ? Non parce que là, franchement, plus cliché que ça on meurt ? Et je commence sérieusement à m'ennuyer. Presque pas que je baille à la vue de tous. Presque. Faut pas exagérer non plus. J'ai un goulot tiède enfoncé dans la tempe droite. Je recule un peu le visage, pour autant que faire se peut, et balance un regard de tueur à « mon » preneur d'otage. If looks could kill ... eh bien la police ne servirait clairement à rien.
    En parlant du loup (ou plus précisément de monsieur mage), il en est où dans son sauvetage héroïque ? Non parce que moi j'ai vraiment envie de m'étirer un peu et s'ils mettent encore perpète-lez-bains à débouler, c'est Bibi qui va prendre le relais. Ce sera d'office plus efficace. Un peu plus bordélique par contre. Et Dieu (ou quelconque autre prétendant qui s'amuse à nous reluquer de là-haut) sait que je déteste le bordel et le désordre en tout genre. C'est mal barre pour notre troupe d'autoproclamés terroristes. Humm, je me demande vaguement si cela n'aurait pas été préférable. Une prise en otage pour raisons (pseudo-)religieuses je parle. On aurait limite pu lancer le débat. Pour ou contre le port du voile. Pour ou contre le génocide de masse. Pour ou contre le porc dans les cantines scolaires. Cliché vous dites ? Mais les amis (vous permettez que je vous appelle ainsi?) voilà la définition même de ma life tout entière ! Une. Bonne. Grosse. Blague.

    Et c'est l'instant, le moment, que choisis un homme en uniforme pour pénétrer l'antre du démon (autant y mettre un peu du sien, l'anecdote devient tellement limpide sinon). Fliqué (lol) par un deuxième comparse, un petit bleu je dirais à première vue, qui prend son rôle à cœur. Je hausse un sourcil tandis qu'ils se la jouent à la mode série américaine. J'ai le droit de gerber dites ? C'est d'un pathétique indescriptible. MAIS (parce qu'il y en a toujours un), ça a au moins le chiche de laisser libre court à l'imagination des autres. A comprendre l'assaut par l'arrière. La seule partie de l'opération qui m'intéresse en fin de compte. Et ça n'a rien à voir avec les talents d'acteurs des autres protagonistes ici-présent. Mon corps tout entier est en pâmoison. A fleur de peau. Ma respiration s'accélère. Mes muscles se contractent. Mes sens en pleine alerte tempête. Je n'ai qu'une envie et c'est celle d'envoyer mon poing fermé en pleine trogne assaillante et de me ruer sur la drogue ambulante. Là encore, je décide de prendre sur moi. J'inspire lentement. Expire tout en focalisant mon attention sur un point invisible à l'horizon. Je mords sur mes dents, ce qui explique le peu de réactivité que m'inspire mon gardien. Je sens bien que ça l'énerve. Qu'il a l'impression que je me fous de sa poire. Ce qui n'est aucunement faux en soi. Mais là Coco, franchement, si tu savais comme je m'en balance des cacahuètes de ton ego et le cruel manque de reconnaissance dont il souffre en cet instant bien précis. Tu n'as qu'à prendre rendez-vous chez un psy pour vider ton sac. J'en connais quelques-uns dans la région. Je peux te refiler leur carte si ça te dis. Mais pas maintenant. SURTOUT pas maintenant !

    Pétage de plombs. Dans tous les sens du terme. A bas les lumières. Obscurité totale. Ou du moins, l'espace d'un instant. Celui nécessaire à quelques victimes (vic-quoi?) de pousser une exclamation surprise – pour ne pas dire autre chose. Celui que prend mon ravisseur pour perdre ses repères. Non mais quel amateur ! Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour mériter un traitement pareil ? Encore un peu et je lui file un croche-pied moi-même. Ça s'étale au sol, ça pleure après sa mère et emballé-c'est-pesé. Le ick, voyez-vous (c'est comme les mais, y'en a toujours en rab), c'est que je refuse de me contenter de si peu ! Et le leader du groupe est manifestement de mon avis. Super, au moins quelqu'un de compétent dans cette équipe de bras cassés. Je m'apprête à lui exprimer ma gratitude quand ... BINGO, en plein dans le nez ! La crosse de son fusil à plomb. Ma tête se balance quelque peu vers l'arrière. Je me mords au passage. Une rasade à l'arrière-goût ferreux en plein dans la bouche. Des étoiles qui se disputent la suprématie de mon crâne. Intérieurement je le maudis. Extérieurement il me rattrape et me colle contre lui. Ou plutôt : il se colle contre moi en m'obligeant à emprunter le costume du bouclier humain. J'ai encore trop les neurones en compote que pour réagir. Il beugle un truc tellement fort que mon tympan droit manque de se déchirer. Je me sens comme le lendemain d'une gueule de bois. Avec le goût en moins. Dommage, ça aurait pu compenser un peu pour la douleur.

    Du reste, je ne remarque guère grand-chose. Le temps de récupérer mes esprits (au pluriel s'il vous plaît bien), tout est terminé. Je me surprends à être assise – à lire « affalée » - contre un support en béton. C'est froid aux fesses. Et dans le bas du dos, une barre métallique m'empêche de valser vers l'arrière. Astucieux ce système de clôture ! Une brise s'engouffre dans ma tignasse. Je suis certaine que j'ai un look d'enfer après une expérience pareille. Il parait qu'un jour, en y repensant bien des années après, on arrive à rire de nos aventures trépidantes ... mouais, un jour quoi. Là, tout de suite, maintenant j'ai juste envie d'un sac de glaçons à moitié fondus pour me coller sur les bosses en préparation et un bonbon à la menthe pour me débarrasser de ce relent de défaite.

    Puis, tout à coup, tout semble s'apaiser. La douleur lancinante dans ma caboche. Les bruits qui semblent m'agresser de toutes parts et d'aucune à la fois. Les couleurs qui se mélangent et vivent leur propre vie. Toutes semblent pointer vers la même direction. Un doux murmure m'enveloppe. Un chant nuptial qui débute quelque part au sol. Qui ondule à l'image d'une couleuvre. Elle approche. Elle me nargue. Elle me contourne. Elle revient. Du bout de sa langue fendue, elle m'effleure. Me touche. Je me sens légère. Emportée. A l'image de Mowgli qui se fait happer par la fatalité de ce cher Khâ. Je me laisse faire. Je ne devrais pas. Je devrais lutter. Résister. Repousser. Gueuler. Frapper. Happer. Peu importe, mais quelque chose quoi.
    Le truc, vous voyez ... c'est que je n'ai pas envie.
    Cela fait trop longtemps maintenant.
    Et cela n'a jamais été de mon propre choix d'arrêter.
    Alors pourquoi perdurer ?
    Pourquoi se plier à la volonté d'autrui en omettant la sienne ?

    Je sens mon corps se redresser. Mes pieds prendre appui sur le sol. Je suis tel un pantin aux prises d'un marionnettiste omniprésent. Omniscient. Mes yeux se braquent sur le corps en mouvement. Sur les ondulations d’une asymétrie parfaite. Douce ironie d'un sort qui n'est pas encore scellé.
    Il ne doit pas comprendre l'effet qui l'exerce sur moi. Moi non plus d'ailleurs, je ne l'explique pas. D'habitude je ne suis pas aussi volage. Du moins, pas à ce niveau-là. D'habitude je lutte. Au moins un peu. Le minimum syndical. Diplomatie oblige. Bonne séance également. Puis la réputation, y'a des gens qui y tiennent plus que d'autre. Mais pas ce soir. Je lâche les barrières. Je laisse tout s'effondrer. Je m'en fous. Je m'en contre-fous. Qu'ils aillent tous se faire voir. Si ceci doit être mon dernier instant de lucidité, qu'il en soit ainsi fait !

    Et sans même tenter de me retenir, j'avance vers lui. Un pas. Un autre. Chancelant. Vacillant. Comme si j'avais bu. Comme si j'étais ivre. Je le suis. De lui. D'ELLE.
    Hypnotisée.
    Hypnotisante.
    Résistance zéro.


>> Oui.

    Même si je sens mes lèvres remuer, même si je perçois ma voix dans le lointain, même si je sais pertinemment que c'est moi qui m'exprime, cela n'est pas moi. Cela ne peut l'être. Je ne suis pas aussi faible à l'accoutumance. Je ne suis pas aussi fébrile. Aussi ... mais aussi quoi en fait ?
    Je suis une junkie. Je le sais. Je le sens. Je suis en manque. Je l'ai toujours été. C'est juste que la tentation avait été éloignée. Mais juste un temps. Nos démons finissent toujours par nous rattraper. Et parfois, ils sont tout simplement plus attrayants à se taper.

    Je sens mes bras s'enrouler autour de sa nuque. Mon corps se pencher vers le sien. Une décharge électrique m'envahit tandis que je le frôle. Un couinement (car il n'y a d'autre terme pour le classifier) s'échappe de mes lèvres à peine entrouvertes. Je fais vraiment peine à voir. J'en suis consciente. C'est peut-être bien ça le pire de tout. Je m'en moque. Je ne devrais pas. Je sais. Peu importe. Je n'ai plus rien à perdre. Si ce n'est un peu de dignité. Et encore, qu'est-ce que ça peut m'apporter à l'avenir d'en avoir ? Un avenir aussi incertain que le mien. Ce soir est le premier du reste de ma vie. Au même titre que le dernier. Personne ne s'inquiète de moi. Moi la première.
    Alors je m'approche encore. Mon pouvoir se déchaîne de l'intérieur. Tambourine ma chair. La griffe. La ronge. La saigne. Je suis la seule à le percevoir. La seule à souffrir. La seule à m'humilier de la sorte. J'ai envie de pleurer. Presque. Ce n'est pas dans mes cordes. Ce n'est pas moi. Je connais mes faiblesses. Je les assume. Jusqu'au bout. Jusqu'aux portes des Enfers.

    Mon corps devient lourd. Si lourd. Il se laisse aller. Je ne contrôle plus rien. Il a beau me repousser, je ne suis en rien maître du navire. Je le laisse couler. Proche. Si proche. Et toujours trop loin.
    Je donnerais cher pour nous observer depuis les yeux creux d'un de ces fichus passants. Espèce de touristes va !
    Mon souffle pour épouser le sien.
    Je m'apprête à me noyer.
    Il ne me reste plus qu'un dernier murmure en stock.


>> Embrase-moi.

    Je suis une sorcière.
    L'écho de Salem sera mon purgatoire.


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Mar 29 Aoû 2017 - 9:49

Super un peu d'action je vais pas me mentir, au lieu d'être à la guilde je suis cantonné ce soir dans les bureaux du commissariat donc une petite attaque à main armée ça peut me permettre de me dégourdir les jambes et au moins, je serai pas en train d'éplucher ces satanés papiers qui me donnent une migraine digne des soirées trop arrosées... quoique je pense que quand j'ai trop bu, ce qui n'arrivera plus désormais, les migraines sont moins brutales que celle qui m'habite. Qu'est ce que j'aurais donné contre une bonne course ou enfiler le casque et partir en moto, ne faire qu'un avec le corps de la machine libre comme l'air. Aussi ce téléphone qui me tire de ma rêverie bah ouais je l'aime et je saute sur l'occasion, conduisant aussi vite que les routes et la voiture me le permette... grisé par la vitesse que voulez vous ?

La scène qui suit je la vis en observateur, distribuant mes ordres à mes sous fifres et conseillant à la femme apeurée d'éteindre la lumière pour me laisser agir. Le feu fait partie intégrante de mon être et j'ai envie qu'il explose mais le destin en décide autrement me donnant l'occasion rêvée de surprendre celui qui semble être comme le chef. J'aurais bien envie de lui flanquer une bonne correction mais je me retiens alors que mes collègues m'interpellent. C'est aussi pour cela que je le relève sans ménagement « debout toi et plus vite que ça tu as de la chance que je me maîtrise tu aurais pu bien plus souffrir » lui ricane et je lui flanque un coup de poing dans le bas ventre « et ça ça te fait rire ? » passons... je l'emmène en même temps que je parle à l'otage qui semble décharnée et qui ne me quitte pas du regard.

Pour l'heure j'ai d'autres chats à fouetter, interrogeant faisant le tour mais de manière irrémédiable je suis attiré par elle, sans trop savoir pourquoi c'est pourquoi au contraire des autres je lui propose de se diriger vers la voiture pour l'emmener au poste, lui proposer un bout de pizza ? Peut être mon côté bienveillant qui ressort ça. J'ai beau être moqueur et autre je n'en reste pas moins doux et je perçois quelque chose en cette femme qui éveille ma curiosité. C'est pourquoi quand elle répond par l'affirmative je souris et lui réponds « si Madame veut bien se donner la peine d'avancer ».

Je vais pour lui tenir la porte quand subitement elle se jette à mon cou... mon quoi ? Mon cou ? Son souffle chaud sur le visage, m'enfin le cou plutôt. Ca va que je suis costaud et musclé sinon j'aurais pu largement perdre l'équilibre « Madame je... » Ok Liam maîtrises toi. Le commerçant me regarde secouant la tête, me jetant un regard significatif et je comprends... une junkie probablement.

Normalement cette soirée s'augurait bonne, une pizza, un peu d'action imprévue, un interrogatoire d'une témoin voire même otage mais qui se trouve être ni plus ni moins qu'une junkie qui se trouve accrochée à moi sans que je ne puisse rien faire et qui vient même de me demander alors que j'avance péniblement, elle collée à moi dehors, de l'embrasser. Je lève les yeux au ciel et lui réponds « déjà on va se calmer hein, tu as de la chance que je ne te coffre pas ou que je ne te fouille pas pour chercher une seringue bien cachée ? À moins que tu veuilles que j'aille chez toi et que je recherche une ligne de coke ? »

Maintenant que je suis dehors à quelques mètres de la voiture, je prends ses bras et les enlève de ma nuque. Une seule personne a le droit de me tenir si près et ce n'est pas elle. Y'a des fois oui on se dit que ce n'est pas parce que l'on est amoureux de quelqu'un que l'on a pas le droit de regarder la vitrine ailleurs mais là, cette jeune femme malgré cette similarité que je ressens, je n'ai guère envie de m'y attarder.

Elle tient à peine debout ma parole et je l'aide à se diriger vers la voiture. Mon collègue me regarde hilare alors que je l'installe et je le fusille du regard, ce regard bleu glacier et je lui murmure « tout commentaire serait malvenu, je te demande juste de nous conduire au poste sauf si Madame veut que j'aille examiner son appart ? » ma voix est sans appel à son égard. J'embarque une otage qui ne me semble pas si innocente que ça au final et je lui attache sa ceinture m'attardant un peu sur son visage « ne me demandes plus jamais de t'embrasser qui que tu sois, mes lèvres et mon corps appartiennent à une toute autre personne que je ne te souhaite pas de rencontrer ».

Les mots sont murmurés à son égard et je poursuis « je ne sais pas qui tu es ni ce que tu es mais je crois que tu as des choses à me dire et on va aller voir ça au poste ok ? »

Je ferme la porte sans ménagement et me dirige vers la porte du conducteur et sans ménagement de nouveau d'une voix blanche j'indique le siège passager à mon collègue « tu sais très bien que c'est moi qui conduis, si dans le même temps tu veux finir les interrogatoires libre à toi t'appelleras on t'enverra une voiture si tu veux ». C'est plus un ordre qu'une demande et il le comprend bien l'homme hochant la tête « ok, je vous appellerai ».

Je démarre en trombe quelques minutes après ; malgré le trajet court je commence mes questions « qui donc es tu ? » lui demande-je en la regardant dans le rétroviseur « qu'as tu donc à me cacher et pourquoi une telle proximité à mon égard ? Tu me connais mais je te connais pas ? Qui es tu, quel être ? » les pneus crissent en même temps que je donne un coup de volant pour éviter une poubelle tombée sur un trottoir « tu as encore quelques minutes pour me répondre avant que je n'arrive au poste et que des oreilles indiscrètes n'écoutent tes réponses ». La rue est sombre et je choisis de m'arrêter sur une place libre sous un lampadaire clignottant.

Je me retourne et la fixe « parles ou tais toi mais si tu te tais, je te poursuivrai jusqu'à savoir ce que tu me caches » et souriant malgré tout un peu « et après on pourra parler de ce qu'il s'est passé là bas... après tout tu étais otage et à la base c'est pour cette raison que je t'embarque, sauf si ce que tu me révèles me donne une toute autre raison ? »

Patience innée, bruit du moteur, instant bien silencieux alors que l'ambiance se veut glaciale... tout un programme.

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Mer 30 Aoû 2017 - 8:17

    Je sais CE que tu es.
    Je le sens. Je le vois. Je le perçois. Je le goutte. Ou si peu. Je pourrais. Ce serait si facile. Et tellement peu à la fois. Me rabattre encore plus. Me laisser aller davantage. M'offrir en pâture à celui qui n'exprime en rien le désir de me posséder. C'est ce que tu crois n'est-ce pas ? C'est ainsi que tu me perçois. Détrompe-toi. C'est uniquement ainsi que tu AIMERAIS me percevoir. Il n'en est rien. Je le sens. Je le sais. Mais tu n'y peux rien. Je te pardonne ton aveuglement. Je t'exempte de ton innocence. Dieu bénisse les ignorants. Et moi ... moi je bois à la santé des maudits.

    Ta magie m'attire. Elle m'appelle. Ce sont là comme des tentacules de brume invisible qui se tendent vers moi. Du bout de leurs appendices elles me frôlent. M'effleurent. Me touchent. Ainsi dit, cela relève pratiquement de l'Art du sensuel. Mais ça l'est mon ami. Tu me permets une telle proximité ? De toute évidence, au niveau physique cela et d'ores et déjà acquis. Pourquoi ne consens-tu pas à baisser tes barrières ? Pourquoi continuer, encore et encore, à nier ce qui t'habite réellement ? Oh non pas que je te porte le premier blâme, si seulement tu savais à quel point tu es semblable au commun des sorciers. Tu te fies à tes instincts. Tu contrôles une Bête que jamais tu ne nommeras ainsi. Tu te penses différents des loups. Supérieur aux garous. Trop différemment des sangsues que pour y être seulement associé. Comme il est mignon. Comme il transpire la bienséance. Foutaises ! Mensonge ! Usurpateur va ! Il serait peut-être temps que tu retires ces fichus œillères. Ceux-là même que tu t'empresses de remettre en pli. Ceux-là même qui flattent ton ego de mâle. Tu sais quoi ? Tu me donnes vraiment envie de gerber.

    Comment que tu te trémousses. Pire ! Comment trop que tu te fais mousser, tout seul comme un grand, même pas besoin de moi pour te tendre la perche. Tu m'as très bien compris la première fois. Ne va pas siphonner le contraire sous prétexte que c'est plus facile à contrer. Vous me décevez Monsieur l'agent. Au final, vous ne valez guère mieux que ces humains lambda que vous trimballez dans votre sillage. Je maudis d'autant plus mon addiction. Tu ne mérites clairement pas que je m'attarde ainsi dans tes beaux yeux. Que je m'accroche à ton organisme comme si tu étais le sosie conforme d'une bouée de sauvetage. Je devrais vraiment juste lâcher prise. Me laisser couler. Balavoine a dit un jour que le monde était stoned. Tu n'as clairement jamais compris le fin fond de cette pensée. Peut-être bien que tu fais partie de ces heureux élus qui ont réussi à échapper à la fatalité qui est nôtre. Dois-je pour autant t'envier ? Rêver secrètement d'être née dans ta branche familiale plutôt que la mienne ? Envisage de vendre mon âme au plus offrant pour échapper à la médiocrité, ou du moins ce que tu définis comme tel ? Tu permets que je ris un coup ? Ce n'est rien de personnel, t'inquiète, c'est juste que toi non plus tu n'as pas compris. Du moins, pas encore.
    Profite de ton répit mon grand, car la chute en vaut assurément le détour.

    C'est drôle non. Comment tout semble s’emboîter à la perfection. Mon corps de pantin ne m'obéit plus. Il vit et subit les affres d'un pouvoir dont notre sauveur autoproclamé (tout est relatif) ne semble même pas conscient. Là encore, je me dois d'applaudir la douceur de l'ironie d'un sort. Le mien au moins autant que le sien.
    Mon esprit se détache lentement de son envoûtement involontaire. Mon corps, quant à lui, a été bien trop affaiblie ces dernières semaines, à lire mois, que pour constituer un quelconque allié de taille. De fait, je n'essaie même pas. Ça tombe bien, l'inconnu (qui ne s'est toujours pas présente, malgré les consignes professionnelles dans pareilles circonstances) s'en charge pour moi. De transbahuter mon anatomie anti-coopérative d'un point A (à lire le milieu de la route) vers un point B (étant le véhicule en fonction, avec les gyrophares et tout et tintouin, pil poil de quoi rendre les gosses jaloux, mais passons!), je parle. Il prend même la peine de boucler la ceinture. Un vrai gentleman quoi. Enfin, s'il n'avait pas insisté pour me balancer cette petite réplique à la six-quat'-deux qui n'a aucun lieu d'être. N'empêche, ça fonctionne comme une douche froide. Ça me fout la gifle nécessaire à reprendre le contrôle. Du moins en partie. Qu'est-ce qu'ils ont tous à se trouver à ce point irrésistible ? Désolée joli cœur, mais tu n'es clairement pas mon genre. Dans tous les sens du terme.

    Je ferme un instant les yeux, ce qui me demande un effort relevant du surhumain. Mon corps hurle après son abandon tandis qu'il claque la porte. Moi je me contente de le remercier silencieusement d'avoir pris bien soin de me rentrer en totalité dans le véhicule. Pas envie de perdre un doigt dans l'opération. Déjà que je n'en ai que dix à disposition. En les évoquant, j'oblige toutes les cellules de mon corps aptes au combat à s'y concentrer. Une à une je bouge mes phalanges. Croyez-moi, cela n'est pas aussi facile qu'il n'y parait quand on est en pleine crise. Mon esprit peine à ne pas divaguer. Mon corps, ce traître de première, envisage la possibilité de se jeter dans la fosse et ruer dans les brancards. À force d'imaginer la scène, je penche pour une admission en centre fermé d'ici la fin de la nuit. Ou le lever du soleil. Il est quelle heure déjà ?

    Une deuxième portière claque. Moins violemment que la mienne. Enfin, je crois. Je m'en fous en fait. C'était juste histoire de taper la discut'. Mais seulement avec moi-même. Je n'ai pas envie de lui parler. Je n'ai pas envie qu'il m'embarque. Je n'ai pas envie de me retrouver seul avec lui dans un espace clôt. Surtout pas avec uniquement une ceinture de sécurité pour nous départager. Je prends sur moi. Du moins j'essaie. Je sens des gouttes de sueur de la taille de ma main me couler sur le front. Me perler dans la nuque. Me lécher le creux des reins. À non, ça c'est juste la fourberie de son élément qui me cherche. Attention à toi vilaine bête, tu risques bien de finir par me trouver. Pas certain que ton hôte va autant apprécier la chose.

    Mon silence semble l'exaspérer. Bien, comme ça on est deux. Il appuie sur le champignon. Tourne le volant tel un fanchot. Manque de percuter un obstacle. Y'a pas à dire, à ce niveau-là au moins on se ressemble. Cette constatation m'arrache un sourire. Le premier depuis le début de cette soirée de m*rde. Mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas. Mais ce n'est pas pour autant que je vais me mettre à parler. Je n'ai rien à dire. Rien à ajouter. Rien à avouer. Pour une fois que je n'étais pas impliquée dans l'histoire. Ça me fout en rogne ces préjugés faciles.

    La bagnole s'arrête, non sans une dernière secousse. Heureusement j'ai mangé léger (façon de parler, vu que ça fait deux jours que je n 'ai rien avalé, mais là n'est pas la question). Il ne coupe pas le moteur pour autant. Ça ronronne. Ça vrombit. Ça me donne tellement envie de lui chauler les clés et aller faire un tour avec cette beauté. Dommage qu'elle a quatre roues. Deux en trop que pour faire ce qui me démange le plus. Et à bien y regarder, j'suis certaine que toi aussi t'es plutôt du genre bécane. Je me trompe?


>> Combustion spontanée.

    Je le fixe sans sciller.
    Comme si mon calme légendaire m'était revenu aussi vite qu'il m'avait déserté il y a encore une dizaine de minutes de cela.
    J'ai réussi à prendre le dessus, mais uniquement parce que la distance d'un siège nous sépare.
    Parce que si tu avais la moindre idée du gringe que ta saloperie de magie est en train de me faire en cet instant bien précis, crois bien que tu baisserais les yeux et me demanderais pardon pour un tel excès de voyeurisme. Tu n'as aucune idée de ce que tu me fais subir. Pourtant tu t'efforces de continuer. Tu as raison. Tu ne me connais pas. Mais moi je sais EXACTEMENT ce que tu es.


>> A moins que tu n'en sois pas encore capable?

    Si je te cherche ?
    A peine voyons.
    Les bons comptes font les bons amis non?


>> Et si on dégageait d'ici ?

    Non pas que l'endroit en soi me dérange, mais je connais les types dans ton genre. Tu ne voudrais pas attirer l'attention de témoins potentiels, n'est-ce pas ? Ce qui n'est pas mon cas comme tu as pu le constater. Néanmoins, je consens à jouer selon tes règles. Nouvelle preuve de ma bonne foi, ne trouves-tu pas?


>> Tu me laisses conduire?

    Je connais déjà la réponse à cette question. En était-ce seulement une ?
    C'est aussi pour cela que je n'attends pas sa réplique et commence à défaire la boucle de la ceinture comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Il y a encore quelques instants j'étais sur le point de planter mes canines dans sa jugulaire à l'image des êtres que j’exècre le plus au monde. C'est drôle, vous ne trouves pas?
    Bon, inutile de vendre la peau de l'ours avant d'avoir égorgé la bête hein. Je suis on ne peut plus fébrile. Je tremble de l'intérieur. J'ai des petits points noirs qui dansent devant mes yeux. Bientôt ils se mettront à me parler. Ou à sortir la canne à pêche. Histoire de tendre une perche à son fil de vie. Vous voyez un peu le topo non ?
    Je tente de relativiser. De n'extérioriser en rien mon désarroi. Il risque de se faire des films. Encore.


>> Tant mieux si tes lèvres sont déjà prises. De toute façon, tu veux que j'en fasse quoi ? Que je les vende sur le marché noir ? Si encore tu m'avais proposé ton cœur, ton foie ou même un de tes deux reins, je veux bien ; mais là ... Par contre niveau fidélité, Choix de vie que je respecte, bien que je ne la pratique aucunement. si tu ne veux pas que ça dégénère, t'as bien intérêt à rengainer tes armes Cap'tain Flam.

    Et moi tu n'as qu'à me surnommer Samantha. Ou Sabrina. Tout dépend de tes goûts en matière de séries télé.


>> Tu me files une clope?

    Adieu les bonnes résolutions.
    Huit mois d'abstinence partis en fumée.
    Joli jeu de mots.
    Tu ne trouves pas?


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Mer 30 Aoû 2017 - 12:00

Certains diront que je suis bavard, d'autres diront que je suis toujours suspicieux et que j'ai besoin de questionner ; que l'individu soit coupable, témoin ou simple étranger je les mets tous dans le même sac, l'inconnu que je veux connaître. Conscience professionnelle ? Peut être... ou bien l'habitude que l'on me cache des choses. J'en ai presque développé une certaine paranoïa. Ce que l'on a fait subir à Abi des années durant se retourne contre moi désormais et j'ai l'infime conviction que tout ce qui m'entoure est rempli d'incertitude. C'est peut être pour ça aussi que je suis bon dans mon boulot et que l'on me confie les enquêtes les plus improbables... celle où l'on pense avoir tout explorer mais qui au final recèlent d'une part d'ombre oubliée par mes prédécesseurs. C'est aussi pour cette raison que j'ai tous ces dossiers chiants sur le bureau... mais bon on a rien sans rien Liam après tout non ? La rançon du succès qu'ils disent apparemment..  fait chier le succès, je préfère largement mes missions en tant que bourreau c'est plus comment dire glorifiant quand j'achève un CESS quel qu'il soit simplement parce que l'on a reçu l'ordre... ouais c'est plaisant.

Quand je lui ai accroché sa ceinture je lui ai murmuré des mots qui semblent l'avoir ramenée un peu plus vers moi la junkie ; les yeux fermés elle les a rouvert, comme si d'un battement de cil elle avait balayé celle qui était il y a quelques minutes encore dans le magasin. C'est bien pour cette raison que j'ai invité, non plutôt exigé, à mon collègue d'aller finir les interrogatoires pour que je sois seul avec elle. La jeune femme me connaît j'ai l'impression mais quelle est elle ? Quel CESS, quelle sorte de personne ? Meute ? Horde ? Guilde il me semble l'avoir guère jamais vu ? Vampire ? Si tel est le cas je risque de le sentir passer... non peut être sorcier ? J'en sais fichtre rien au final.

C'est pourquoi brutalement je m'arrête, pas en pilant non plus hein faut être prudent tout de même et je poursuis mes questions me retournant pour la regarder dans les yeux et non plus dans le rétroviseur et quand elle me parle de combustion spontanée je souris « t'es qui toi pour me connaître » ouais je renouvelle ma question car elle n'a toujours pas identifié ce qu'elle était au final « tu es médium ou autre chose ? »

Je la fixe, je sens qu'elle a pris le dessus mais c'est bien mal me connaître jeune dame « comment as tu fait pour connaître Liam Clark jeune dame, car oui j'en ai oublié la politesse de me présenter, à ton tour de décliner ton identité et ta nature avant que notre échange se poursuive ; si tu as été capable d'identifier ce que je suis, tu devrais être en mesure de me dire ce que tu es non ? J'ai tout mon temps personnellement... même si la pizza refroidit en ce moment » clin d'oeil bien placé car elle a été réceptive à cette proposition initiale, est-ce donc sa faiblesse la nourriture ? Est elle si fragile à se livrer corps et âme pour un simple bout dans un aliment quel qu'il soit ? Hum peut être autant jouer sur ses apparentes faiblesses et je poursuis « il doit même y avoir de la bière au frais si tu y mets vraiment du tien, pas pour moi je suis en service, j'entends bien... on verra une fois le service terminé » ; mais une fois celui-ci terminé j'ai envie d'autre chose, enfourcher ma moto, me laisser griser... ouais y'a que ça de bon avec autre chose en tête mais pas avec elle non ça jamais...


Mais elle me cherche la petite dame en prétendant que je suis pas capable et je lui jette un regard noir « tu me provoques ? Tu serais surpris à quel point le feu habite mon être mais si tu veux le voir, tu sais ce qu'il te reste à faire » je ne démordrai pas de ce que je veux savoir de toute manière. Et quand elle me demande si l'on peut dégager d'ici je rigole «de quoi as tu peur ? Mais bon si ça peut te faire plaisir on peut filer au poste hein moi ça me gêne pas personnellement » et quand elle me demande si je la laisse conduire je siffle entre mes dents « même pas en rêve » ; laisser le volant à une témoin ah pour ça jamais...

Je me retourne pour regarder devant moi, aucune ombre, rien à l'horizon « bon pour l'instant ça a l'être d'être calme tout de même mais on va aller quand même dans le parking du personnel du post de police si ça peut te rassurer. Je remets la voiture en route et la laisse poursuivre alors que ma conduite se veut cette fois ci plus douce.

Elle me parle de fidélité et je souris ; si y'a bien une chose qui est sûr c'est que je suis fidèle à moi même et aux sentiments que j'ai bien trop dissimulés et je lui rétorque « tu serais surprise à quel point je suis différent avec elle et je ne vois pas l'intérêt de ranger les armes, je suis comme je suis après tout et elle me connait en l'état nul besoin de changer, je suis un homme fidèle à mes sentiments »... bah merde voilà que je me confie à une inconnue, ça en devient n'importe quoi. Levant la main gauche, je pose le coude sur la portière et conduit d'une main tout en restant vigilant et sifllottant.

Lorsqu'elle me demande une clope j'en prends une et avant même de lui tendre, je l'allume d'un claquement de doigt « tiens nul besoin de briquet avec un brasier sur pattes ».

En quelques minutes je pénètre dans le parking souterrain du poste de police ; je regarde les caméras et me positionne dans un coin à l'abri, je les connais les points invisibles à la vue de mes collègues et je m'arrête. J'enlève ma ceinture et me retourne à nouveau vers elle « bon tu m'as percé à jour je suis élémentaire de feu à ton tour de tout me dire » et je désigne les caméras « on ne risque rien ici, déjà faut pénétrer avec une bagnole de flic, mes collèges m'ont vu entrer et ils ne viendront pas voir ce qu'il se passe ici, à ton tour de tout me dire  avant que l'on monte que je prenne ta déposition autour d'une pizza ».

Je la fixe du regard, souriant, je prends une cigarette et à mon tour je me mets à tirer quelques volutes faisant sortir la fumée par la fenêtre entrouverte.


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Ven 1 Sep 2017 - 8:20

    Il baragouine plus qu'il n'en vient aux faits. J'en conclus que c'est quelqu'un qui adore s'entendre parler. A moins que sa voix ait un quelconque effet aphrodisiaque sur sa prédisposition apparente au narcissisme. Oh vous savez, il en faut plus pour me dérouter. Chacun ses petits jardins secrets. Tant qu'il n'empiète pas sur le mien. Et encore, me resterait-il donc quelque chose de secret en stock ? On va reformuler : tant qu'il ne m'impose pas d'y mettre les pieds. C'est mal barre à ce niveau-là aussi. Je me sens limite comme une psychologue sous couverture lorsqu'il me déblatère des âneries plus grosses les unes que les autres. Il n'a clairement pas compris la moitié du quart que je viens de lui siffler. C'est peine perdue. À chaque fois qu'il ouvre la bouche, il ne fait que s'enfoncer davantage dans la mouise. J'hésite entre pathétique et attendrissant. Mon cœur balance, même si j'ai une préférence non-feinte pour l'option numéro un.

    Je ne relève pas l'info. Ça ne sert à rien. Il parle. Il en rajoute. Et encore une. Et rebelote. Et voilà-t-il pas qu'il se met à siffler en prime. En soi, ça ne me dérange pas. C'est le seul moment du trajet où il ne jacte pas. Je me contente de tourner mon attention vers le paysage qui dévale. Rapidement, mais pas assez à mon goût. C'est probablement le poids de son insigne. De sa jolie étoile de shérif. Dommage, j'aurais vachement préféré rencontrer Liam le mage plutôt que Liam le flic. Mais bon, on a rarement ce qu'on veut. N'est-ce pas ? Preuve à l'appui. Jour après jour que ma maudite enveloppe charnelle foule ce monde de dépravés et dépravation. Mais je m'égare. Revenons-en à nos moutons. Accessoirement notre autoproclamé berger de campagne.
    Et, SURTOUT, à la clope qu'il me tend.

    Là encore il ne peut s'empêcher l'esbroufe. Je me demande vaguement s'il va finir par s'étouffer sous une telle modestie. À moins que ses chevilles s'en chargent en enflant au point de le faire déraper sur la pédale d'embrayage. Droit dans le mur. Ou par-dessus la rambarde qui mène au canal. Pourquoi vous croyez que j'ai retiré la ceinture de sécurité ? Pas folle la guêpe ! Enfin, si elle l'est, mais dans un tout autre registre.
    Bref, je dois me faire de plus en plus violente envers moi-même. Non seulement parce qu'il me tend VOLONTAIREMENT un objet emprunt (c'est peu dire, « littéralement dégoulinant » aurait été plus approprié, mais soit) de sa magie élémentaire ; mais plus encore parce que je commence à associer le son de ses vocalises à la frustration grandissante qu'il m'inspire tout court. Mon corps et mon esprit se lancent dans une lutte acharnée. Mes lèvres finissent par gagner le pari avant même que tous les parieurs se soient identifiés. Je tire ma première taffe depuis longtemps. Très longtemps. Trop longtemps. Les ongles de ma main libre se sont enfoncés dans le tissu de la banquette arrière. Le goût de la nicotine, l'appel muet prononcé par le goudron, le parfum illicite de sa magie pure ... bref, je suis certaine que même vous arrivez à coller une image sur ce que je ressens en cet instant bien précis. Je crois même pouvoir clamer avec certitude avoir perdu quelques connexions nerveuses au passage. On approche limite du nirvana là. On effleure les nuages du paradis. Je me retienne de justesse d'exclamer un ersatz d'orgasme. Vous trouvez que j'exagère ? J'aimerais bien vous y voir si un total inconnu vous invitait à céder à deux de vos pires (là encore, tout est relatif) addictions au même moment et cela vous exiger le moindre copeck. J'envisagerais presque de le remercier. Presque. N'oublions pas que ça reste un crétin fini qui préfère de loin son propre reflet dans le miroir que d'accuser le coup. Mais bon, gardons en tête qu'il n'est pas entièrement responsable de ses actes. Moins encore sur l'effet dévastateur qu'il peut avoir sur des gens comme moi. Ha-ha, vous avez entendu ça ?
    Je plains la pauvre ville qui aurait à se coltiner un deuxième énergumène comme moi.
    RIP.
    Paix à ton âme.
    Maintenant dégage le plancher et laisse un peu de place aux autres.

    La voiture finit par prendre halte. J'ignore combien de temps vient de s'écouler. Il faut dire ce qui est, je planais littéralement dans une autre dimension. Ce n'était pas plus mal. Pendant un court, mais intense, moment j'en ai même oublié jusqu'à son insignifiante présence. Rien contre vous personnellement agent Clark, c'est juste comme ça. Truth hurts, remember ?

    Il se tourne vers moi. Il m'observe. Ne peut s'empêcher de continuer à parler. Dis mec, tu ne te fatigues jamais toi-même ? Non parce là franchement, t'as largement causé pour deux. Pourquoi tu insistes pour que je surenchère ? On n'a pas déjà atteint le quota autorisé pour la soirée ?
    Je sens qu'il ne sera pas enclin à suivre mon raisonnement. Alors je n'essaie même pas. Ça risque de m'exaspérer davantage. Et si je pouvais m'en passer, ça m'arrangerait. Je ravale un soupire tandis que mes sens se braquent sur lui à l'unisson. Je ne lâche pas pour autant le cuir du siège. Peu importe s'il souffre le martyr de par mon traitement peu conventionnel.


>> Garde ta malbouffe, il est hors de question que je te raccompagne au poste.

    Déjà, est-ce que j'ai une tête à me goinfrer de fastfood ? Non mais tu m'as regardé au moins ? Non non, inutile de répondre, nous connaissons tous deux déjà la réponse à cette constatation.
    Et deuzio:


>> Arrête de chercher la proximité. Je t'ai prévenu pourtant. A plusieurs reprises même. Si ça dégénère, tu en seras le seul et unique responsable. Peu importe tes belles prouesses sur ta différence et tes sentiments.

    Tant mieux si ça peut plaire à ta princesse charmante. Mais elle et moi on ne vit clairement pas dans le même monde. Tu as dû t'en rendre compte quand même ?
    Je hausse un sourcil. Plus pour moi-même qu'autre chose, mais là pour le coup je ne cherche pas à le masquer. Dis-moi au moins que tu comprends mon langage chouchou, parce que là ça va vraiment commencer à partir en sucette. Et après tu oseras encore prétendre que c'est moi qui te provoque!


>> Je n'ai rien à dire pour le braquage. Je ne désire pas porter plainte.

    Pour quoi ? Perte de temps futile ? Ridiculisation en public ? Coups et blessures vous dites ? Oh ce petit truc de rien du tout sur le visage ? Que nenni va, j'ai déjà vu pire. J'ai déjà été à l'origine de pire. Je le suis même souvent. Tiens en parlant de ça, t'as qu'à demander de l'aide à tes potes. Ils me connaissent tous ici. Sans exception. Sauf toi bien sûr. Réaffectation ou petit bleu ? On t'a déjà dit que t'avais la tête de l'emploi?


>> Ça m'étonne que tu n'aies pas encore réussi à coller un nom sur mon portrait. Tu empestes la guilde à des kilomètres à la ronde.

    Je tire une nouvelle taffe sur ma clope. J'essaie de la faire durer dans le temps. Je garde la fumée. Elle s'infiltre dans ma bouche. S'incruste dans mon organisme. Va se nicher dans des crevasses et des interstices dont tu ne soupçonnes même pas l'existence. Ton ignorance je la plains autant que je la bénis. Ce que tu ne sais pas, ne peux ni t'atteindre ni te blesser n'est-ce pas ? Et malgré la première impression, t'as l'air d'un type assez bien. Oh crois-moi, c'est un compliment nec plus ultra venant de ma part. Alors je n'ai pas envie de te faire dévier du droit chemin. Du moins celui que tu considères comme tel.


>> Prends-le d'une experte en la matière, mieux vaut oublier toute cette histoire et continuer ta route comme si tu n'avais jamais croisé la mienne.

    J'accepte de fermer les yeux sur cet impaire et de me contenter de « ça ». Ces quelques broutilles que tu as daigné me balancer. Ces cacahuètes de sous-marque achetées à l'entrée du zoo pour contenter les singes. Une humiliation, certes, mais que je peux endosser. Et ce sans clamer le moindre intérêt. T'en dis quoi ? Ça marche?


>> Et si tu pouvais m'ouvrir la porte à distance ça m'arrangerait encore mieux. Pas envie de te toucher à nouveau.

    La deuxième fois c'est toujours moins plaisant. Surtout quand un des deux partis n'est pas consentant. Alors imagine un peu le bouzouff quand les deux s'y mettent.


>> Et il en va de soi que je garde la clope.

    Je l'éloigne un peu de moi et observe d'un air appréciateur sa lente consommation vers le mégot.
    La preuve de ton méfait.
    L'arme du crime.
    Péché vénal.

    Ce serait con de ta part de me la laisser.
    Au même titre qu'il serait suicidaire de tenter de me la confisquer.
    Donner c'est donner.
    Reprendre c'est voler.


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Ven 1 Sep 2017 - 12:32

Elle était vraiment bien partie la deuxième partie de soirée, après quelques dossiers bien casse bonbons, quelques affaires de saisie informatique croquant dans une des tranches de pizzas j'avais opéré avec mes collègues une descente lors d'une attaque à main armée avec otage. En principe j'aurais du y trouver une échappatoire au milieu de tout le travail administratif pour le moins rébarbatif qui me servait d'occupation durant mes journées d'humain lambda. C'est sûr que par contre l'action en reste pour le moins basique, une immobilisation, une arrestation en bonne et due forme et une mise sous les verrous c'est pas vraiment ce qui me plaît le mieux... j'ai appris toutefois à dissocier mon boulot de mon rôle de bourreau au sein de la guilde. Cela reste fondamentalement au fond, mais vraiment au plus profond le même but, arrêter, emprisonner des personnes ayant mal agi y'a juste que en tant que bourreau je les achève... ouais au final c'est ça la différence, l'insatisfaction du travail inachevé ; c'est bien cela le problème.


Pourtant j'ai déjà fait des interventions où les criminels ne se rendaient pas et où l'assaut devait être donné quitte à éliminer les hommes en cagoule ou autre mais même cela ça ne me console pas. Un Clark aime se battre pour la justice, aime se battre physiquement et magiquement. Qu'importe j'irai me faire un petit entraînement à l'issue de ma garde ça me me permettra d'évacuer toute cette tension ressentie. Mais auparavant il y a cette gente dame dans mon véhicule qui s'obstine à rien me dire et cela commence sérieusement à me courir. Je suis calme, patient mais à un moment donné il va falloir qu'elle y mette du sien et quand elle refuse la tranche de pizza alors que son corps semble crier le contraire je hausse un sourcil « très bien comme tu veux, je vais pas te forcer toute manière ».

Mais je ne bouge pas la laissant s'exprimer et quand elle me parle de proximité je me mets à hurler de rire « c'est toi qui me dis ça ? Qui a demandé à ce que je l'embrasse tout à l'heure, tu veux que je te rafraichisse la mémoire ou ça te revient ? » et ouais je suis proche de ceux qui semblent être dans le besoin mais s'ils s'obstinent à pas vouloir de mon aide bah je vais lui ouvrir la porte et qu'elle se casse à tout jamais, à se démerder toute seule « perso je vois pas ce qui pourrait dégénérer hormis le fait que à peine sorti d'ici leurs complices risquent de te retrouver et de te finir car tu les auras identifiés mais moi je m'en fous hein c'est pas moi qui cherche les emmerdes apparemment ici... et estimes toi heureuse que je sois sympa car moi même je peux être un gros emmerdeur à moi tout seul si tu poursuis à être aussi mystérieuse ».

Et quand elle me dit qu'elle ne veut pas porter plainte, je lève les yeux au ciel « c'est pas de ça que je parle ; dans chaque intervention on prend la déposition de chacun des témoins pour s'assurer qu'un des complices ne s'est pas échappé et pouvoir reconstruire la scène ; vous êtes des témoins visuels, des sortes de caméra sur pattes si tu préfères » ; bon dieu s'il faut encore que je lui explique la manière dont on fonctionne je suis pas couché. Elle commence sérieusement à m'exaspérer cette nana là sérieusement et au plus haut point.

Quand elle m'évoque la guilde je lui rétorque « et alors ; je connais pas encore tout sur tout ; je viens d'arriver ; donc à ce que je comprends je devrais me méfier de toi c'est bien cela ? Je devrais même garder un œil sur toi également et pas seulement celui du flic ? » je rigole et me retourne lui tournant le dos ostensiblement et ouvrant la portière « toute façon si tu veux rien me dire je vais pas te forcer hein »

Je vais même aller lui ouvrir tiens alors qu'elle me demande de le faire quelques minutes après. Faisant le tour du véhicule j'ouvre sa portière « la sortie est par là bas et de l'autre côté c'est le poste de police où l'on peut continuer notre conversation vu l'heure il doit pas y avoir grand monde, à toi de voir ce que tu veux faire sorcière mais si tu t'en vas tu sais que je garderai un œil sur toi et même si tu me connais sans que je sache qui tu es, dis toi que, vu comme tu l'as deviné, à mon tour je saurai qui tu es ».

Je poursuis « tu te fous de mon aide ou de ma proximité mais qui sais tu as l'air d'être un sacré attire emmerdes non ? Ça te dirait pas d'avoir un flic dans tes alliés ? Ça peut servir des fois hein, surtout quand celui-ci est sorcier... je connais certaines races qui ne raffolent pas du feu donc bon... » provocation, dernière tentative de la garder en tant que proche avant qu'elle ne refuse de manière irrémédiable mon aide ; de toute manière je peux guère faire plus.

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Dim 3 Sep 2017 - 14:54

    Et après il osera encore prétendre que de nous deux c'est moi qui me chaule la plus mauvaise des fois. Ah ben tiens, quand on parle du loup voilà-t-il pas qu'il pointe le bout de son museau. Je ne peux pas lui en tenir rigueur, j'ai moi-même tendu la perche. Il n'avait qu'à tendre la main pour s'y piquer. Un peu à l'image de la belle au bois dormant. Ça aurait été vachement plus drôle n'empêche. Ou encore, il aurait pu s'embrocher. Ou s'éborgner. Mon imagination débordante prend le relais. Je la laisse faire. Elle me permet d'échapper au poids de la réalité. Du moins en théorie. Vous savez, ce pays où il fait bon vivre.
    Croyez-bien que j'essaie de toutes mes forces de ne pas lui balancer le fin fond de ma pensée. Ou mon poing droit. As you wish. C'est plus fort que moi. Le genre humain (et ses déviations en tout genre) ont cette fâcheuse tendance à m'exaspérer pour un oui pour un non. Lui en occurrence il a touché le pompon. Non pas de par sa personnalité (même si elle joue un rôle non-négligeable dans l'histoire), mais plutôt par cet amas de circonstances. Cinq mois en exil forcé. Cinq mois à croupir dans un endroit chelou. Cinq mois à être coupée du monde qui nous entoure. Qui continue à évoluer. Qui continue à avancer. Comme s'il s'en foutait royalement de ma pauvre petite vie insignifiante. Elle l'est. Je suis la première à le clamer haut et fort. Le ick, vous voyez, c'est que c'est une chose de la savoir. Une autre quand on se fait un malin plaisir à vous le rappeler à chaque seconde qui passe. Tic-tac. Tic-tac. Les aiguilles avancent inlassablement. Elles grignotent le temps. Elles tentent de le rattraper. Manquent d'y arrivent. Recommencent de plus belle. Leur crissement est assourdissant. Il me fout la migraine. Il me fout les jetons. Je tente de me défaire de ce souvenir qui n'aspire qu'à me hanter. J'avais espéré que la clope m'aiderait à m'échapper. Un bref instant seulement. C'est beau de rêver. Dommage que ça coûte aussi cher. Alors je me contente de ce que je peux me permettre. À savoir une guéguerre amicale avec un total inconnu. Il n'est pas plus con qu'un autre. Pas plus désagréable compagnie non plus. Plutôt un tantinet sur la défensive. À moins qu'il soit à cran ? C'est un peu « tôt » n'est-ce pas pour quelqu'un qui vient à peine de prendre son service ? Then again, je ne le connais pas comme il prétend le sous-entendre. Je le connais mieux, mais à un autre niveau. Un qui ne semble pas lui concerner. Un qui semble complètement le dépasser. Ou peut-être bien le désintéresser. Qui sait. Devrais-je lui donner un indice ? Lui ouvrir une porte encore inexplorée ? Si pas invisible à œil inexpérimenté ?

    La portière s'ouvre. Je le regarde. Je pèse le pour et le contre d'une telle confidence. D'une telle proximité. Celle-là même que je tente par tous les moyens d'éviter. Il ne comprend pas mes réactions. Il ne comprend pas ce dont je parle. Nous ne sommes clairement pas sur la même longueur d'onde. Il déforme mes propos. Il les tourne à sa propre sauce. La seule qu'il a jamais appris à cuisiner. Là encore, j'ai tendance à bénir son ignorance. Il ne souffre clairement pas de la même manière que moi. Bien peu le font. Ne serait-ce pas purement hypocrite de ma part de partager ? De lui infliger un tel aveu de culpabilité ? Si jamais il venait à savoir, je ferai de lui mon complice. Mon bourreau. Il l'est déjà, je le sais. Je le sens. Il transpire littéralement le rôle qu'il occupe. Mais ce n'est en rien comparable à ce qu'il m'impose. À ce que sa simple présence à mes côtés peut avoir comme répercussion sur mes barrières déjà fragilisées.
    Il me demande quelque chose que je ne peux lui concéder.
    Il n'y voit que du feu.
    Là encore, je dois admettre : c'est un vrai ironique le mec.


>> Arrête d'insister.

    Ma voix est lasse. Blasée. Tout comme l'est mon corps tout entier. Je dois d'ailleurs m'aider de mes deux mains afin de m'extirper de l'habitacle de cette beauté métallique. J'aurais bien aimé faire un tour, comme je lui ai proposé. Mais il ne veut pas. Je peux comprendre. Je ne suis pas non plus ce qu'on appelle un convoyeur de premier choix. Il n'avait qu'à me laisser conduire. Je suis certaine qu'on aurait pu en rire à la fin de la soirée. Et avec une longueur de bras il aurait pu faire sauter quelques PVs.
    Cette prévision, bien que loin d'être réaliste, m'arrache un semblant de sourire. M'aide à me sentir légère. À non, ça c'est juste le manque. Dans tous les sens du terme. Je ne peux retenir un gargouillis tandis que mes intestins acquiescent en silence. Enfin, vous me comprenez. C'est la grosse loose. Surtout pour quelqu'un qui vient de refuser la nourriture qu'on lui propose. Désolée mec, ce n'est pas dans mes cordes. Si je mange ça, tu te ramasses garanti un gros dégueulis sur tes jolies pompes. Ce serait du gâchis non ?

    Je reste adossée à la portière de la voiture encore quelques instants. Plus par nécessité que par choix. Mon corps est en train de me lâcher. Ça ne pouvait pas tomber plus mal. Je prie silencieusement pour qu'il n'en remarque rien. Mais je n'essaie pas de me berner. C'est un flic. C'est un chasseur. Liam – 2 // Laughlin – 0.


>> L'air ne fait pas forcément la chanson.

    Bon ici en occurrence oui. Je suis un aimant à emmerdes. Je les attire telles les mouches sur une déjection de première fraîcheur. Comme si mon être tout entier dégageait des phéromones bien précis invisible à l’œil nu. Indétectable au radar. Sauf le leur. Comme une main toute puissante qui les intime d'approcher. Comme une petite voix à l'intérieur de leur crâne dégarni qui leur susurre de telles insanités qu'il serait tout bonnement idiot de ne pas céder à ce genre de caprice. C'est un peu le modus operandi utilisé par la magie en générale quand je suis dans les parages. Un prêté pour un rendu. Histoire d'équilibrer les choses. Le yin de mon yang. Le blanc de mon noir. Enfin, le baratin habituel quoi.


>> Je préfère de loin leurs complices à mon nouveau fardeau.

    Je n'aurais probablement pas dû dire ça à voix haute. Then again, qu'est-ce que ça change ? C'est le cas non ? Et ce n'était certainement pas un appel à l'aide. Je suis une grande fille. Je suis adulte et vaccinée (obligée depuis qu'on a le clébard). Je sais ce que je suis. Je sais ce que je vaux. Et je sais quand je ne fais clairement pas le poids face à la fatalité. Alors je l'attends. Qu'elle s'abatte sur moi. Qu'elle m'écrase au sol. Je me relèverai encore et encore. Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Et au pire ... et bien je finis six pieds sous terre. Ce sera toujours mieux que de vivre éternellement. Oh bordel, tout sauf ça hein. Déjà après 30 années passées ici je commence à en avoir raz-la-casquette, mais si en plus y'a moyen d'avoir une option ad vitam æternam. Non merci. Je file direct à la morgue. Je ne passe pas par la case start. Je n'empoche pas les 40 billets.
    Hors de question. No fucking way. Mieux vaut la mort que le déshonneur ! Je me secoue d'ailleurs légèrement la tête pour dissiper cette image de ma tête. Mauvaise idée. Je le savais. Ce n'est pas grave. Je me tiens toujours au véhicule de service. À un moment donné il va bien falloir que je le lâche celui-là. Et mieux vaut mettre un terme à cet entretien maintenant. Si on s'éternise à déblatérer des conneries ensemble, ça va encore finir en eau d'boudin. Et désolée gamin, mais j'ai donné. Rien contre toi personnellement. Crois-moi, tu pars gagnant de l'affaire si tu oublies la proposition déjantée que tu viens de me balancer. You should be careful what you wish for.


>> Bon c'est pas tout ça, mais j'ai à faire ailleurs.

    Avec tout ça il va falloir que je me trouve un autre nightshop ouvert à cette heure tardive (ou matinale, comme vous voulez) qui n'a pas mon portrait robot affiché derrière le comptoir. Ce n'est pas gagné. Bien que ... après 5 mois à me tenir à carreau, y'a peut-être moyen d'avoir un rab. Après tout, mon argent est aussi vert que ceux des autres. Je n'ai tué personne pour me l'accaparer. Et, une fois n'est pas coutume, je ne l'ai même pas racolé dans la rue. Certes, je pourrais en faire meilleur usage que de me saouler la gueule. Mais comme je ne dois pas me lever aux aurores demain matin, faut de job ... ça dit bien ce que ça veut dire non?


>> C'était sympa, mais ce n'est pas pour autant que j'espère qu'on se refera ça de si tôt.

    Et comme je me décolle de la bagnole direction pseudo-liberté ... bingo, la réalité me rattrape. Sous forme de gravité. Mes genoux cèdent. Mes tibias se prennent pour de la gelée. Même pas que j'ai le temps de brasser l'air de mes bras. De toute évidence, eux non plus n'ont plus rien en stock. C'est comme si une seringue gigantesque venait de se planter dans ma fesse gauche et aspirait goulûment tout mon suc. Ni une ni deux je me trouve étalée à terre. Ma vision se floue. Je perçois des sons au loin, mais impossible d'y prêter une traduction compréhensible. C'est plutôt un gros brouillard qui a élu domicile tout autour de ma caboche. Ma bouche est sèche. Je peine à respirer. Je ne panique pas pour autant.
    Ce n'est assurément pas la chose la plus déplaisante que j'aurai vécu aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Dim 3 Sep 2017 - 15:43

Que veut-elle à la fin ? Que cherche-t-elle ? Je ne sais même pas si elle le sait elle même au final. Initialement je l'ai embarquée avec moi pour l'interroger quand à cette fusillade, par la suite elle m'a un peu provoqué, pas énormément certes mais un peu et pour finir elle veut fuir. J'ai réfléchi dans ma tête, pesant le pour le contre ; j'ai beau être bon, sympathique et protecteur ceux qui veulent pas de mon aide je vais pas les retenir et elle, jusqu'à maintenant, je n'ai rien contre elle hormis le fait que j'ai l'impression qu'elle ressemble à une sacrée junkie en manque. Ca je peux rien pour elle, la seule chose que je lui souhaite c'est de ne pas la choper en train de fumer, sniffer ou même dealé. Je ne suis pas sûr si je viens à la surprendre dans l'une de ces situations que je ferai part d'autant de condescendance. Rangé le bourreau de de la guilde couché même, place au flic. J'en viens même  à me dire que ce boulot a tendance à me faire devenir schizophrène et que j'ai intérêt à être organisé toute manière entre les missions de la guilde et celle du boulot... pas intérêt qu'elles soient similaires... jusqu'à présent je n'ai guère eu à vivre un tel dilemme, espérons que ça se poursuive de la sorte. L'avenir nous le dira de toute manière... ou pas.


Elle provoque un soupir non feint et j'ouvre la porte de ma portière me dirigeant vers la sienne lui proposant de fuir pendant qu'il en est encore temps, avant que mes collègues ne débarquent. Si me fie à l'heure que je vois un peu plus loin, la relève ne va pas tarder et si elle est encore là quand le chef arrive j'ai pas fini d'en entendre parler... d'où je pourrai justifier un tel délai entre le départ du magasin et l'arrivée au commissariat ? Franchement, là je commence à être mouillé jusqu'au cou et ça ne me plait pas du tout cette affaire. Quand elle  poursuit ses mots sans queue ni tête je ne relève pas et je murmure simplement « t'inquiètes, j'ai compris, je suis loin tu es loin » c'est ce qu'elle veut donc je vais jouer et lui répondre ce qu'elle veut entendre « je vais rester loin de toi si tu restes loin de moi on est quitte comme ça d'accord » avec un petit clin d'oeil agrémenté d'un petit rire ponctuant cette dernière remarque.


Quand je lui parle des complices ou encore de son air  semblant attirer bien plus que des ennuis elle me répond toujours provocatrice « écoutes débrouilles toi toute seule, je sais pas qui tu es, ce que tu veux et ce que tu cherches mais ne viens pas chercher mon aide le jour où tu en auras besoin d'accord ; comme je te dis je me fous de la proximité, je ne veux nullement t'envahir hein je souhaite juste faire mon boulot et si à cause de ce fait je suis obligé de te sauver la vie bah tu m'en vois bien navré... tu n'aimes pas les flics, ni ceux de la guilde c'est ton problème mais dis toi bien que l'on est pas tous autant pourri que tu sembles bien vouloir le croire ok ? »

Elle commence sérieusement à me courir la jeune femme là et je sors de mes gonds ; surtout je veux qu'elle choisisse, une fuite ou une montée au commissariat en bonne et due forme pour répondre à mes questions. Il est parti se coucher le bourreau pour laisser la place à l'inspecteur de police... mais l'humain est resté proposant une échappatoire à sa pseudo prisonnière, qu'il lui propose de saisir. Je suis presque soulagé quand elle se décide à se mettre debout « ah bah enfin, je t'en prie la sortie c'est par là... » je n'ai pas le temps de répondre que je la vois choir en même temps qu'une bagnole arrive dans le parking souterrain... bon dieu elle est étalée par terre alors que la relève arrive. Je secoue la tête me demandant bien ce que j'ai pu faire au bon dieu.

Des éclats de voix, course se rapprochent de moi « Liam besoin d'aide ? C'est qui  cette jeune femme ? » je les regarde et leur réponds «la témoin du braquage de cette nuit, elle vient de perdre connaissance, je vais l'emmener dans la chambre de garde du commissariat, filez je m'en occupe » ; des paroles « tu es sûr ?  » mon regard de braise a l'air de les motiver un peu plus. Une fois que les collègues ont tourné les talons je récupère la jeune femme dans mes bras véritable poids plume, je monte dans l'ascenseur et m'arrête à l'étage inférieur du commissariat, lieu des chambres de garde et me dirige vers la mienne ouvrant la porte d'un coup de pied je la dépose sur mon lit, la déposant sous la couverture.

Je la regarde et me dirige vers la salle de bains remplissant un verre d'eau  et je me rapproche d'elle l'aidant à se relever « réveilles toi, ça va pas te plaire tu es au commissariat mais je crois que tes jambes ne te portent plus non ? Bois un coup ça te fera du bien, promis ce n'est que de l'eau ou désolé, je ne sais pas quel est le terme adéquat ? »

Je ferme la porte de la chambre « que tu le veuilles ou non je crois que tu as besoin d'aide et de manger ? Je peux pas te laisser partir ainsi... un café ? après je te dépose où tu veux uen fois que tu pourras de nouveau marcher» ; elle veut pas de ma proximité ? Ça tombe bien j'en voulais pas non plus mais là c'est le protecteur qui a parlé et agi personne d'autre qu'elle le veuille ou non.

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Lun 4 Sep 2017 - 9:40

    C'est un peu dur. C'est un peu froid. Si je tiens compte des quelques paramètres qui me viennent encore à l'esprit, je dois être allongée (pour ne pas utiliser un autre verbe) à même le sol du parking du commissariat. Ce serait tellement gag si mon sauveur attitré me laissait là en plan. S'il se barrait en douce. S'il se carapatait vite fait bien fait avant l'arrivée de la relève. J'aurais aimé être consciente pour assister à cette scène. Pour l'encourager même à s'adonner à un tel péché anticonformiste. Oh non pas pour le faire culpabiliser par la suite, mais uniquement pour qu'il assiste à la réaction de ses compères. J'ai déjà été dans une situation similaire. Ça commence toujours pareil. Ça ne termine jamais deux fois de la même sorte. Il aurait pu en apprendre des choses. Sur moi. Sur eux. Sur le système. Sur Bâton-Rouge tout court. Dommage. Une prochaine fois peut-être. Et encore, pas certaine qu'il soit prêt à se retaper un rencart avec Bibi rien que pour faire le tri dans ses rangs. Il n'a d'ailleurs pas le bon grade pour cela. Pas encore. Il a de l'avenir devant lui le p'ti gars. Il le sait. Mais il y a encore pas mal de boulot à abattre. À commencer par cette manie irritable de mélanger les torchons et les serviettes. Je laisse à votre seule appréciation de m'attribuer l'étiquette qui vous plaira.

    Ah tiens, qu'est-ce que je vous disais ! J'ai beau ne plus avoir la notion du temps, et autres si affinités, je sais quand ça bouge. Je sais quand JE bouge. Accessoirement, quand mon corps est en mouvement. Je me sens épluchée du sol comme un corps en décomposition. J'aurais pu être plus poétique et parler de princesse ou de cygne ou whatever, mais je ne suis clairement pas dans cet état d'esprit. Cela relèverait même du grossier mensonge. Comme si je voulais me faire mousser. Un peu comme le prince charmant qui me porte avec une telle délicatesse que même Philippe (vous savez, celui d'Aurore dans la Belle au Bois Dormant) pourrait en tirer des leçons. C'est d'un cliché tellement WTF que, si je le pouvais, j'éclaterais de rire à voix haute. Histoire de faire partager tout le monde. Histoire de souligner davantage le ridicule de la situation. Heureusement il a été prouvé scientifiquement que cela ne tue pas. Le ridicule je parle. Sans quoi l'agent Clark en aurait eu pour son compte et moi je me serais vautrée en beauté sur l'escalier en béton. Avec la consistance amoindrie que je me paie, je ne vous dis pas les dégâts que ça peut faire. Non sans vouloir me vanter, ça fait au moins 5 mois que je ne me suis pas retrouvée dans la salle d'attente des urgences. Un nouveau record pour moi. Autant cibler le prochain palier, vous voulez bien ?

    Un bruit fracassant vient de me sortir de ma pseudo-rêverie. Je ne suis pas inconsciente. Pas plus que consciente. Je vague et divague au gré des deux. Je perçois certains gestes. Certains sons. Même s'ils m'agressent plus qu'ils ne m’enveloppent. Je devine plus que je ne sens mes traits se crisper. Bordel, tu ne peux pas y aller plus molo ? J'suis pas à l'article de la mort non plus. Relax man. T'as jamais vu quelqu'un en pleine crise de glycémie ? Ce n'est pas mon cas hein. Du moins pas complètement. Il y a certainement un manque de sucre qui vient pointer son nez dans le schmilblick, mais il n'est en rien le déclencheur principal. Ce serait plutôt un subtil mélange de tout et n'importe quoi qui pourrait bien foirer dans ma vie. Il aurait mieux fait de suivre mes conseils et de me laisser dehors. Ni vu, ni connu. Promis je n'aurais pas cafté le moins du monde. De toute évidence, face à la parole d'un flic qui aurait bien pu accorder le bénéfice du doute à la junkie du coin ? Même mon avocat pro-deo a abandonné depuis longtemps le navire. Pas besoin de t’apitoyer sur mon sort pour autant. Ce n'était de toute façon pas une flèche.

    Je sens ses bras qui se départissent de leur fardeau. Je sens mon corps qui réagit au quart de tour. Le matelas a beau être mou. La couverture a beau me couvrir d'une sensation non point déplaisante. Il n'en reste pas moins qu'il a encore réussi à outrepasser les limites de l'acceptable. Il a encore réussi à foutre ses sales pattes sur moi et à enclencher toute la machinerie. Et dire que je venais de passer les 20 dernières minutes à ériger une barrière de sécurité. En un claquement de doigts il vient de tout caputer. Ça s'est effondré comme un château de cartes un jour de grand vent. J'ai envie de le maudire. De le gifler. De le griffer. Et, plus encore, de m'y accrocher. De m'y abandonner.
    J'aspire à son retour imminent. Je sens ma propre magie se déchaîner. Se cambrer. Si ça continue comme ça, il va finir par me prendre pour une épileptique. J'ai vraiment intérêt à reprendre du poil de la bête. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Plus encore quand il revient. Et qu'il a la TRÈS MAUVAISE idée de glisser son avant-bras le long de ma nuque pour m'aider à me redresser. Mon don est en pleine effervescence. Il ronronne de plus belle. Il se love contre la peau ainsi offerte en pâture. Il ne me reste pas la moindre force pour me battre. Pour me crisper. Pour le repousser. Et à quoi bon ? Je suis la première à vouloir qu'il continue.


>> D'accord.

    A peine un murmure. Pourtant ça me demande un effort quasi surhumain. Ma bouche est tellement sèche. Et en même temps elle est en feu. J'ignore si cela de son ressort ou s'il n'y a que ma seule imagination à blâmer. À dire vrai, je m'en balance comme de ma première petite culotte. J'entrouvre péniblement les lèvres (on dirait que quelqu'un y a sifflé une ligne de superglue) et sirote (il n'y a pas d'autre verbe pour le traduire) quelques gouttes d'eau. Ça me brûle littéralement le palet. C'est une bonne chose. Ça calme temporairement les lubies magiques de mon organisme. Monsieur l'agent n'est probablement même pas conscient de ce qu'il vient de faire. Et ce n'est assurément pas moi qui vais l'en informer. Il risque d'arrêter. Ce serait comme retirer l'aiguille du bras avant que toute la dose n'ait été injectée. Un crime contre l'humanité!


>> Va pour le café.

    J'arrive même à lui décocher un ersatz de sourire tandis que mes paupières retrouvent le sens de leur utilité. Je suis aux prémices d'être stoned. Peut-être même qu'il aura l'impression de voir des étoiles dans le fin fond de mes yeux. Ou des paillettes arc-en-ciel. Ça fait une éternité que je n'en ai plus eu dans les cheveux. Plus depuis que j'ai quitté mon poste d'instit'. J'en viendrais presque à le regretter. Presque. Ce n'est pas parce que je suis à l'orée d'un bad trip que je dois commencer à raconter des salades.


>> Si ta copine débarque maintenant, t'es mal barre.

    J'ignore à quel rythme les mots suivent la cadence, mais ça ne m'étonnerait aucunement qu'on m'accuse de gueule de bois. Pourtant, croix d'bois croix d'fer, ça fait des jours et des jours (si pas des semaines) que je suis clean à ce niveau-là. Et Dieu sait que ce n'est pas faute d'avoir essayé. Stupide Dracula de mes deux.


>> Je m’appelle Laughlin.

    J’suis une toxico accroc à la caféine, l’alcool, toutes sortes de drogues et autres, la magie, incessamment sous peu le sang d’immortel et j’en passe. Si tu retires ton bras trop rapidement, je risque de faire une crise d’apoplexie. Si tu ne le retires pas, ce sera d’autant pire. Je n’ai rien, ou quasi rien, dans l’organisme depuis au moins trois jours. J’avoue, j’ai arrêté de compter. Ce n’est pas que je n’ai pas faim, c’est que je n’arrive à rien garder. Si j’étais toi, même la flotte j’éviterais de m’en refiler plus que de raison. Pour le café, tu crois qu’il y a moyen qu’on passe par une perf’ ?


>> Enchantée Liam.

    Pas vraiment en fait.
    Et un peu quand même.

    Tu ne me lâches pas hein …
    Promis ?


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Mer 6 Sep 2017 - 16:33

Je fulmine car je me trouve avec cette inconnue en plein cœur du commissariat à pas vraiment pas savoir quoi faire au final c’est bien la triste vérité de l’instant présent que je soulève d’un haussement de sourcils. Bon samaritain c’est un peu ce que je suis des fois, la schizophrénie me guette tout de même un brin doux, un brin batailleur et moqueur, la conjugaison des personnalités multiples qui habitent ma tête mais qui font de moi cette personne si foncièrement compliquée à analyser et gérer. Le regard sans appel à mes collègues m’a permis de me laisser seul avec la jeune femme et les minutes qui ont suivi quand je l’ai ramenée dans la chambre de garde j’ai pu sentir son corps décharné ; je suis presque prêt à parier que si je soulève un bras je verrai une trace de piqûre ; qu’importe là n’est pas la question alors que je la dépose le plus doucement possible sur la couche.

Quand je lui ramène son verre d’eau que je lui parle, lui proposant même un café voire de la ramener par la suite, il est sûr qu’elle pourrait prendre ces paroles comme une proposition mais cela n’en est nullement une puisqu’il s’agit uniquement d’un ordre. Douceur apparente contrastant avec cette main de fer intérieure pour obtenir simplement ce que je veux.. on a rien sans rien au final aujourd’hui non ? certains frappent pour ma part je manipule et j’use du feu lorsque le secret peut être gardé sans crainte.

Je souris presque quand elle approuve et qu’elle acquiesce également pour le café « bouges pas je vais te le chercher ». Toutefois je n’arrive pas à bouger de cet endroit, je sens que si je m’éloigne elle sombrera dans l’inconscience de nouveau alors je reste à l’écouter énoncer ses paroles suivantes. Quand elle me parle de ma copine je hausse les épaules « ne t’inquiètes pas pour elle ; elle sait faire la part des choses entre le boulot et le privé » je l’espère en tout cas ; je me demande bien, ouais comment elle réagirait si elle me voyait assis sur le lit aux côtés d’une jeune femme. J’imagine bien Abi partir furibonde et moi en train de lui courir après pour lui expliquer simplement que je lui ai porté secours. Aurait-elle simplement suffisamment confiance en moi pour me croire ? elle a trop souffert, il faut que je lui explique une de ces prochaines fois qu’elle est la seule et l’unique et que si elle vient à surprendre une telle proximité celle-ci reste purement professionnelle… au fond de moi j’ose espérer qu’elle y croira, elle n’est point stupide mais de là à être jalouse c’est une autre paire de manche que je risque de devoir soulever en temps et en heures…

Quand elle se présente je lui rétorque « et beh, tout vient à point à qui sait attendre dis moi, Lau’ » je la regarde souriant alors que je me relève « tu permets que je t’appelle Lau ou tu préfères carrément que j’utilise le Madame Laughlin ? » ; oui elle m’a cherché jusqu’alors chacun son tour de sortir la vexattitude non ? Au moment, où elle me fait part de son enchantement je hoche la tête et lui dis « je reviens je vais te chercher un café ».

Je sors de la chambre fermant la porte m’adossant à cette dernière une fois fermée je réfléchis ; bon dieu comment je vais faire pour m’en sortir hein ? une toxico qui fait un malaise, elle a besoin de sucres de là à ce qu’elle éructe complètement le café que je vais lui emmener je suis bon pour tout laver à la suite non ? je lève les yeux au ciel et me rapproche sifflottant de la cafetière qui vient de cracher son liquide noirâtre juste chaud ; prenant un plateau, deux tasses et deux cookies présents comme s’ils n’attendaient que moi je dépose le tout et me redirige vers la pièce où Laughlin m’attend. A nouveau j’y pénètre et pose le plateau sur la table présente. Je regarde la jeune femme alors que je tire une chaise présente autour de la table et lui dis « si tu veux bien t’asseoir ? ce sera plus pratique pour manger ? la dernière fois que j’ai tenté de manger au fond du lit j’en ai mis partout et je crois que la femme de ménage s’en souvient encore… du moins les draps sont tâchés désormais ; je serai bon pour payer le pressing après.. » je lui tends la main l’invitant à s’asseoir, l’aidant, passant ma main dans son dos pour la guider jusque devant la tasse brûlante. Une fois la jeune femme installée je tire un tabouret pour m’asseoir à ses côtés et lui dit « profites pour reprendre des forces… alors Lau’ tu fais quoi d’beau dans la vie à part ça ? » en croquant joyeusemet dans un cookie

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Jeu 7 Sep 2017 - 8:19

    C'est d'un pathétique indescriptible.
    Tant lui que moi.
    Moi qui m'accroche à lui telle une naufragée à une bouée de sauvetage trouée et bouffée par la vermine.
    Lui qui tente une nouvelle approche afin de me tirer les vers du nez. Je hausse mentalement un sourcil à cette image. S'il veut de la vermine il n'a qu'à mordre dans une pomme. Ou s'éloigner un peu du poste de police et se glisser dans une ruelle mal éclairée. Je peux même lui présenter quelques connaissances si c'est ça qui le fait tripper. Et c'est le cas. Je le sais. Je le sens. Il mord sur ses dents au moins autant que moi. Il espérait un peu d'action. Un filet de baston. Pourquoi pas quelques flammèches au passage. Assurément même. Comme je peux le comprendre. Moi aussi j'aurais aimé le voir à l’œuvre. Pourquoi vous croyez que je lui ai proposé de bouger. De quitter la voie publique. De nous éloigner de la civilisation. Il aurait pu exploser. Il aurait pu cramer. Et moi ... bah j'aurais probablement pris mon pied.
    Ou du moins c'est ce que j'aime à croire. Vu le fiasco ne serait-ce qu'un sortant de la bagnole, j'aurais tout aussi bien pu jouer la morte d'entrée de jeu. Pourquoi n'ai-je pas pu m'évanouir dès que le braqueur du dimanche a pointé son flingue contre ma tempe ? Il aurait même pu se sentir mal et flipper sa race pour un petit acte de bravoure de rien du tout. Et si pas, au moins j'aurais atterri aux urgences au lieu d'être allongée dans un lit de commissariat entre les oignons et les patates. Non, non, inutile de demander. Je n'ai rien avalé depuis des jours, remember. Même un tubercule cru ferait le bonheur de mon corps si je pouvais planter mes dents dans sa chair ferme et infecte. Sauf que mon esprit, quant à lui, est résolument contre la simple supposition d'une telle idée absurde. Limite pas qu'il inspire mes neurones à envoyer des décharges nauséeuses à travers tout mon système veineux. Eh oh on se clame là-haut d'accord !

    Si je m'inquiète d'entretenir une telle communication avec mon moi intérieur ? Même pas un peu. Ça fait longtemps déjà que j'ai abandonné l'idée. Que je me suis résolue à l'indéniable. Avec la mémoire sans faille, et sans fin surtout, que je me paie ; je n'avais pas vraiment le choix. Soit je m'en fais une alliée, soit autre chose. Et cette seconde option me semblait étrangement moins appétante que la première. Alors j'ai tranché au milieu. Elle et moi, on entretient désormais ce qu'on pourrait communément appeler une relation symbiotique. Je lui procure substance à entretenir sa boulimie et elle me laisse dormir la nuit. Enfin, ça c'est la version sur papier hein. Dans la réalité, ça ne ressemblait jamais vraiment à ce qu'on avait convenu à la base. Un peu comme les bonnes résolutions en début d'année. Ça souffre d'un important pourcentage de mort prématuré.
    Amen.

    Mais qu'à cela ne tienne ! Mon esprit rebelle est le seul ci-présent qui m'empêche de retomber en mode larve léthargique. Il analyse les données. Il scanne les environs. Il décrypte ce que notre interlocuteur nous dit et plus encore ce qu'il nous tait. Moi je contente de l'écouter sans broncher. Rien que ça, ça doit être synonyme de victoire pour lui. Sa bouche semble dire une chose tandis que ses yeux en disent une autre. Il rumine quelque peu mes propos concernant sa copine. Ou sa femme. Même si ce terme semble obsolète. Pour le moment du moins. Je pourrais en apprendre plus. Lui demander de se lâcher un peu. Un prêté pour un rendu comme ils appellent ça dans le jargon. Mais ça ne m'intéresse pas le moins du monde. Qu'il garde ses histoires de cœur pour lui tout comme moi je garderai mes histoires de mœurs pour moi. Les bons comptes font les bons amis non ?
    Et encore, peut-on seulement se considérer comme tel sur simple base d'une proximité accrue ?
    Proximité qui, au passage, je le répète ne relève aucunement de mon ressort propre ! Si j'avais eu mon mot à dire, on n'en serait pas là. Ou plutôt ici. Pas ensemble. Et certainement pas aussi proches.

    Pourtant, quand il réussit à se relèver (et donc par définition de rompre le contact physique qui nous liait jusqu'à présent) j'ai juste envie de hurler. De me jeter sur lui telle une hystérique. De lui saisir la manche. De lui broyer le poignet. De l'attirer vers moi et de me noyer dans cette chemise qui porte le parfum d'un autre. C'est le mot « madame » dans son laïus qui me ramène là où j'étais et là où j'ai bien intérêt à rester. Enfin, pour le moment du moins. Je laisse échapper un semblant de hoquet amusé tandis qu'il se barre de la pièce. MADAME Laughlin. Ça fait une éternité qu'on ne m'a plus affublé de ce titre. Cent-quatre-vingt jours et des cacahuètes pour être plus précis. Mais encore, qui compte ? Y'a que les gosses pour m'appeler comme ça. Et leurs parents. À l'occasion. Et pas systématiquement s'il vous plaît. Je me surprends à ressentir une pointe de nostalgie. Tiens, c'est nouveau ça. Pas désagréable. Mais pas non plus agréable pour autant. Je décide de reporter l'analyse de cette nouvelle donnée à plus tard. Pour l'instant il faut que je me concentre sur le moment présent. Plus encore sur le moyen de couper court à la discussion et limiter les dégâts collatéraux que ça peut entraîner. À première vue, il va falloir que j'y mette un peu du mien. Que je joue son jeu. Que je le laisse croire qu'il a réussi à briser la carapace et à s'y infiltrer en toute discrétion. Un vrai détective à l’œuvre. Dommage que mon coloc a exercé le même métier pendant des années. Et aussi, un peu, que j'ai l'habitude de passer à l'interrogatoire. Cela ne rend pas les choses moins pénibles pour autant. Juste ... mouais.

    Je relève la tête en direction de la porte qui s'ouvre. Liam vient d'échanger son costume d'agent Clark pour celui d'Alfred. Vous savez, le majordome de Batman. Un plateau. Des tasses à peine fumantes (voilà l'experte en moi qui parle). Deux biscuits aux pépites de chocolat. Après l'échec de la pizza, la tentation par le sucre. Pas mal l'idée. Sauf que ça ne fonctionne pas mieux quand le suspect, pardon la victime, n'est pas consentante. Là encore, je tiens à préciser que ce choix n'est pas uniquement dicté par ma mauvaise foi habituelle.

    Il insiste plus que de raison. Je n'ai clairement pas mon mot à dire. Moins encore quand il me tend la main. Je n'ai pas le loisir de la refuser que son avant-bras est déjà glissé dans mon dos. Certes, des épaisseurs vestimentaires font office de barricade physique, mais cela n'empêche en rien le métaphysique de jouer sa reine de pique. Je ne peux réprimer une grimace tandis qu'il « m'installe » sur mon trône. C'est comme une décharge électrique qui se répand tout le long de ma colonne vertébrale et qui n'aspire qu'à s'arracher du reste de mon squelette. C'est une sensation aussi agréable qu'horripilante. Heureusement j'ai réussi à reprendre un semblant le contrôle de la situation. Là encore, je ne suis on ne peut plus consciente que c'est temporaire. Que tant que je reste concentrée, je peux espérer limiter les répercussions. Par contre je ne nie aucunement que ça commence à être difficile de garder le cap'.
    Allez Lau', ce n'est pas le moment de flancher !
    Bien dis là-haut !


>> Rien.

    C'est la stricte vérité.
    Je reporte mon attention sur la tasse de café. J'en retire la petite cuillère qui sert clairement l'artifice de décoration. Pas de lait. Pas de sucre. Tout noir. Corsé si possible. Mais à défaut de grive, on mange du merle non ? Ou était-ce l'inverse ?
    Je n'offre pas le moindre regard au cookie. Il n'a qu'à le prendre. Je me sens d'humeur partageuse.
    LOL.


>> J'ai perdu mon taf' il y a cinq mois.

    Confession pour confession.


>> J'ai disparu de la circulation un p'ti temps.

    Ça veut tout dire et rien à la fois. De toute façon il risque de l'apprendre bien vite. Ça fait cent-quatre-vingt-deux jours que mon casier judiciaire n'a pas été rallongé d'une page ou deux. Un vrai exploit. Je me demande vaguement si ses collègues se sont fait du soucis pour moi. Si mon portrait-robot n'aurait pas circulé discrétos entre les rangs. C'est une pensée qui n'a pas lieu d'être, mais qui m'inspire pourtant une légère pointe d'amusement. Comme si quelqu'un aurait pu ne serait-ce que s'inquiéter de mon silence radio. À part peut-être Piotr. Mais uniquement parce que je lui ai laissé le chien. Et encore.


>> Puis je suis revenue.

    Les roots. Les amours de jeunesse. La dèche. Tout ça tout ça quoi.


>> Et comme à mon habitude je me suis retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

    La dernière fois j'ai croisé mon ex en sortant du nightshop. Ça a dégénéré grave. Le tenancier a fini à l'hosto. Et moi derrière les barreaux. 3615-MaLife.


>> Je n'ai pas vu le visage de mes ravisseurs. Je n'ai pas compté leur nombre. Je me suis contentée d'obtempérer justement pour éviter d'atterrir ici.

    Comme vous pouvez le remarquer, j'ai dû louper une étape quelque part.


>> Résultat des courses : je me retrouve au poste de police au beau milieu de la nuit, à siroter un café dégueulasse No offense. en me payant une migraine du feu de Zeus et un nez fracturé à de nombreuses reprises qui pèse encore le pour et le contre de remettre ça.

    Je renoue le contact visuel pour l'occasion. Vous l'aviez oublié le coup de crosse dans la truffe, n'est-ce pas monsieur l'agent?


>> Les professionnels prétendent qu'il faut apprendre à re-la-ti-vi-ser.

    Vous savez ce qu'on dit non : shit happens.
    Shit happens a lot.

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Jeu 7 Sep 2017 - 22:19

Franchement je sais pas ce qu'il m'a pris mais maintenant que je suis là avec une pseudo victime autant continuer non ? Mais je dois tenir quel rôle celui du flic ou celui du membre de la guilde sorcier ? Là je sais pas vraiment du tout quelle attitude adopter. Mal à l'aise ? Oui c'est cela le problème. Je suis protecteur, je m'occupe des gens mais quand ceux ci s'obstinent à vouloir me dissimuler une parcelle de leur existence ça monte ma contrariété à un point qu'ils n'imaginent même pas possible pour eux. Ce café et ce cookie que je lui propose certes c'est autre chose que la pizza préalablement évoquée mais c'est un bon début et toute manière une fois que j'ai fini le mien je vais vite la ramener dans la bagnole et la déposer là où elle le souhaite. Bon c'est pas dit que je déposerai pas un mouchard sur sa veste discrètement en lui disant au revoir mais cela c'est une autre paire de manche. Au final l'issue de cette rencontre dépend essentiellement d'elle et de personne d'autre. Si elle y met du sien tout peut bien aller si elle y met pas du sien cela pourrait s'annoncer très complexe pour elle et au lieu d'avoir un protecteur elle risque d'avoir une ombre épiant le moindre de ses gestes... sauf si la madame me donne une bonne raison au fur et à mesure de ses pérégrinations de l'arrêter simplement, sobrement, efficacement.

La suite pour l'instant elle évolue pas vraiment dans son sens avec son mot là tout seul bien dénué d'un intérêt quelconque... elle n'a vraiment pas compris qui j'étais ou elle le fait simplement exprès mais elle poursuit me laissant entrevoir peut être une issue, une identité un peu plus poussée que cette simple Laughlin « comment ça tu as perdu ton taf en quoi faisant ? Licenciement ? Démission » oui je suis curieux car je me fous si elle a un casier ou si elle a une histoire longue comme le bras, je veux simplement me faire une idée sur sa personne et plus ça avance plus je me dis que j'ai face à moi une personne qui a joué le border line avec la législation. Alors je la laisse poursuivre, contant le fait qu'elle ait disparu de la circulation avant de revenir.

Le parfait flic noterait sur un bout de papier, moi je note dans mon cerveau, triant l'intéressant, le moins utile et gardant l'essentiel « ok donc tu as paumé ton taf, tu es partie en vadrouille dieu seul sait pourquoi et te revoilà et à ce que je comprends tu es un aimant à emmerdes c'est bien cela je me trompe pas ? »

Je la jauge du regard et je soupire alors que je m'adosse au mur et je décide de jouer carte sur table « écoutes tu t'es pas doutée un seul instant que j'aurais très bien t'emmener vers mes collègues là haut car à ce que je crois comprendre tu es connue du poste ici non ? » je poursuis lui laissant même pas le temps de répondre «  j'aurais très bien pu jouer le con jusqu'au bout et t'y emmener et te coller dans une cellule jusqu'à ce que je fouille ton casier mais ton casier j'en ai rien à foutre simplement et toi je me fous de ce que tu as pu faire jusqu'à présent ok ? » marquant un temps de silence je poursuis néanmoins « tu es comme moi mais tu es différente ; je joue avec le feu, toi tu joues avec autre chose que tu m'as nullement dit jusqu'à présent ; je ne serai pas ton ami si tu ne souhaites pas que je le devienne mais je ne serai pas ton ennemi non plus tiens le toi pour dit » je la regarde dans les yeux avant de poursuivre « à toi de me dire si oui ou non tu fais tomber ce masque et tu arrêtes de jouer aux devinettes et à la distribution des informations au compte goutte » puis élevant un peu plus la voix lui signifiant ainsi mon agacement « si tu veux partir tu me le dis je te fous dans la bagnole et je te dépose ni vu ni connu où tu veux je vais pas te forcer à me dire ce que tu veux vraisemblablement me cacher ».

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Ven 15 Sep 2017 - 8:24

    C'est qu'il résume très bien l'affaire le petit premier de la classe. Dans une vie passée il a sûrement dû être le chouchou de la maîtresse. Ou du maître tant qu'à faire, je ne suis pas plus pour que contre la discrimination positive. Entre collègues on se comprend. Même si perso je n'ai jamais appliqué ce principe complètement dépassé. Au final ça n'apporte que davantage d'embrouiller dans une population de mini-humains. Pour ma part ils et elles ont tout tenté à un moment ou un autre de notre parcours commun d'attirer mon attention. De me taper dans l’œil. De m'empoisonner avec des pommes rouges aussi. Leurs parents n'avaient clairement pas interprété les contes de fées d'antan de la manière la plus conventionnelle. Mais que soit. Tout ça pour dire que : oui j'ai paumé mon taf', oui j'suis partie en vadrouille avec un vieux barbu sénile comme seul témoin et oui je suis un aimant à emmerdes. Et pas qu'à ça. Je vais finir par croire qu'il y a vraiment une vieille malédiction tatouée sur mon front en hiéroglyphes invisibles. À moins que ce soit mon aura qui en ait été barbouillée de partout et nulle part ? Ou encore mon fichu karma qui est tombé dans le mauvais chaudron quand j'étais petite. Eat this Obélix !

    Je ne relève pas. Il a tout bon. Je continue à siroter mon café (avant je l'aurais avalé cul-sec avant de lui en réclamer un autre, à moins que je ne me sois carrément resservi sans demander mon reste – ah les vieilles habitudes ...) tout en le regardant adossé contre son mur. Il essaie de faire quoi là au juste ? Jouer son dur à cuire ? Enfiler un autre masque vu que le précédent a été grillé sous couverture ? Je n'en vois pas vraiment l'intérêt. Il prétend que je n'ai rien pigé à l'histoire. M'est avis qu'on est deux dans ce cas.
    Je lui ai refilé l'info qu'il tente de m'extirper depuis ce pseudo-sauvetage dans le nightshop. On est quittes là non ? Il ne peut pas juste me foutre la paix et aller emmerder quelqu'un d'autre ? Ah non, c'est vrai, c'est à moi qu'on a attribué le rôle de aimant à emmerdes ...


>> Y'a pas de masque.

    Je dépose ma tasse avec le fond de liquide brunâtre qui y persiste. Un vrai jus de chaussette. Même mon coloc remplit mieux la machine à café que vous les gars. Et pourtant c'est en dosettes.


>> Y'a pas d'animosité.

    Enfin si, mais pour une fois ça ne vient pas de moi. J'ignore pourquoi tu montes sur tes grands chevaux ainsi, mais ça ne m'intéresse fichtrement pas de jouer ton bouc émissaire. T'en as marre de ta copine elle ne comprend pas les signaux que tu lui envoies ? T'en as raz-la-casquette de jouer le petit bleu dans une nouvelle ville ? T'aimerais bien qu'on commence un peu à te prendre au sérieux ? Well take a ticket and join the club !
    Merde à la fin!


>> Y'a rien d'accord.

    Et enfonce-toi bien ça dans le crâne. Y'a rien mec. Y'a PLUS rien. Y'a plus d'amis. Y'a plus d'ennemis. Y'a plus rien. Et ma vie se résume désormais à ça. Si tu ne peux pas comprendre un principe aussi basique que celui-là, et bien tant pis pour toi. Je n'ai pas envie de perdre encore plus de temps. Ni à t'en faire perdre davantage.
    Je me relève sans montrer le moindre signe de douleur ou de malaise. C'est du passé tout ça. J'ai vu, j'ai vécu et maintenant je dois apprendre à survivre. Tu ne peux rien pour moi. Personne ne peut rien pour moi. Et même si tu pouvais, je n'en veux pas. Tu comprends ça : je – n'en – veux – pas. Alors laisse couler. Fais comme si on n'avait fait que se croiser. Un stupide rencart organisé par tes potes pour te foutre la honte. Un souvenir bancal que tu peux balancer aux chiottes sans jamais plus y repenser. Il y a des rencontres qui marquent l'esprit. Et puis il y a les autres. Et puis il y a moi. Non je ne suis pas déprimée. Non je ne suis pas dépressive. Je suis juste réaliste. Je sais ce que je vaux. Je sais ce que vaut la vie. Dans la balance, il est clair qu'une de nous deux ne fait tout simplement pas le poids.


>> Pas besoin de me ramener, je connais le chemin.

    Je squatte ici plus que de raison, tu peux me croire. J'ai déjà fait toutes les cellules. J'ai déjà testé toutes les couchettes. Le sol je peux te dire avec exactitude où il cache son système de chauffage. Ou ça grince, ou ça couine et où il y a moyen de planquer du shit à la vue de tous sans jamais se faire prendre.
    Même dans exacte pièce où nous nous trouvons actuellement. Tu as encore tellement à apprendre de ce bled paumé. Et toutes les belles paroles et les belles résolutions n'y changeront strictement rien.

    Je pose ma main sur la clinche de la porte et me retourne une dernière fois vers lui. Ce serait terriblement impoli de ma part de couper ainsi court à cet ersatz de conversation. Après tout, il n'y peut. Pas plus que moi au final.


>> Ce n'est pas moi qui ai rédigé les règles du jeu.

    Je n'ai même pas eu mon mot à dire quant au choix de la boite. Tu sais, de toutes les créatures qui rôdent dans le coin, il y a une race qui restera toujours plus vicelarde que les autres. Une qui se croira toujours supérieure aux petites gens. Une qui comprend parfaitement le traité de paix, mais qui s'en lave les mains à l'image de cette figure mythique de l'antiquité. Et tout comme elle, on parle d'eux même dans la Bible. Il y a de quoi asticoter leur ego déjà démesuré. T'as beau avoir en toi le pouvoir de les enflammer, est-ce que tu penses sincèrement que ça suffira à les faire reculer?


>> Pas plus que je ne lance les dés.

    Nous sommes tous le pantin de quelqu'un ou de quelque chose. Très jeune déjà je savais que j'avais tiré les mauvaises cartes. J'ai eu beau fuir à l'autre bout de la terre ... ça finit toujours par nous rattraper. Dommages et intérêts ajoutés à la note. Obligé.

    J'ouvre la porte. Le brouhaha de poste by night vient s'engouffrer dans cette pièce qui me semble tout à coup vachement plus suffocante. Une preuve supplémentaire que j'ai besoin de sortir d'ici. Que j'ai besoin de me retrouver à l'air frais. J'irais bien faire un tour au parc. Pour m'affaler dans l'herbe. Pour me rouler dans cette science éternelle qui se perd. Pour renouer avec des liens qui m'ont toujours rejetée. Ah non ? C'était moi la vilaine de l'histoire ? Vous en êtes certains ?


>> On se reverra Liam.

    Que je le veuille ou non.
    Les dés sont jetés.
    Alea jacta est.



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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Ven 15 Sep 2017 - 11:54

Je m’interroge sur cette femme, je m’interroge sur le clan auquel elle appartient. Une sorcière mais pas la guilde, un tout autre ? Elle semble se définir par son air m’as-tu vu comme j’attire les ennuis et je le vis bien. Mais bon si elle veut pas que je l’aide moi personnellement je passe à autre chose, je m’attarde pas aux affaires qui sont perdues d’avance. L’instinct du flic reprend le dessus de manière irrémédiable et j’entreprends de l’interroger ; je suis pas du genre à perdre mon temps alors j’y vais franco lui assurant qu’elle me cache quelque chose ou qu’elle ne veut pas tout me dire. Certains je leur mets menottes au poignet dans la salle d’interrogatoire et je monte ostensiblement la température de la salle… brutalité policière ? nullement au final, juste de la manipulation judicieuse de la ventilation. Ils pensent qu’ils ont chaud ? je leur réponds simplement qu’une fois sorti il faudra qu’il se dirige vers un labo pour une prise de sang hormonale… bah ouais un sorcier élémentaire de feu maîtrise la chaleur et ça c’est grisant.

Mais avec elle là je ne peux rien faire d’autre que jouer avec les mots simplement pour obtenir quelques informations toutes aussi fastidieuses soient elles. Je tente de jouer sur les fronts sympathiques, moins sympathiques mais rien ne marche et plus je suis contrarié plus j’ai envie de poursuivre mais là ça en devient stupide et épuisant. Aussi quand elle me répond sobrement qu’elle n’a aucun masque « très bien » sont les deux seuls mot qui sortent de ma bouche. Je la laisse boire son café je ne dis plus rien j’observe, j’analyse je veux comprendre.

Ce que tu sais pas gente dame c’est que je vais te suivre, tel un chasseur, même si je suis bourreau, je fais te fliquer pour savoir ce que tu me caches mais tu ne me verras pas, je suis bien assez discret pour me faire surprendre par la personne que je file. J’hausse tout de même un sourcil quand elle me mentionne nulle animosité « ah oui vraiment ? » non mais franchement c’est qui depuis toute à l’heure qui me parle on ne peut plus sec, qui obéit à ses instincts primaires en premier lieu en me sautant au cou et qui après me fuit ? Et c’est qui que j’ai senti bien mal quand je me suis éloigné ? Il me semble pas que ce soit moi non franchement… alors si tu n’es pas remplie d’animosité moi non plus saches le.

Mais je commence réellement à fatiguer surtout qu’elle insiste disant qu’il n’y a rien alors je pose ma tasse de café croisant les bras « ouais c’est bon je crois que j’ai compris arrêtes » oui tu me fatigues là et la nuit commence à disparaître au profit du jour en même temps que mon esprit s’échauffe sensiblement. Je ferme les yeux pour récupérer un peu de contenance, j’irai peut être courir tiens après cette nuit mémorable pour oublier tout ça, avant ce soir de filer vers Istrouma et finir entre des draps dans les bras d’une jeune femme à laquelle je rêve en cet instant présent.

Puis elle se met debout et me parle à nouveau ; je prends un malin plaisir à ne pas bouger et à désigner la porte du menton « je te retiens pas, t’es libre » ; et la voir se rapprocher de la porte, poser la main sur la poignée je ne bouge toujours pas d’un cil « tu es pas dehors déjà ? je croyais que tu voulais rentrer, vas y avant que je change d’avis » et elle s’amuse encore à me sortir des paroles bien étranges « personne ne fixe les règles ni ne lances les dés on a la vie qu’on mérite et que l’on se choisit ; si tu as des obstacles c’est que tu as merdé quelque part, ton relationship peut être non ? mais files je vais pas te retenir ».

Je vais pour la voir sortir quand j’entends des paroles, ultimes… « ouais si tu veux mais c’est pas moi qui viendrai te chercher cette fois et ne sois pas déçue si je suis amer à ton égard, tu me connais pas si bien que tu crois rentres toi ça dans ta petite tête ».

Rapidement je me lève, rapidement, je referme la porte la bloquant contre le bois « je sais pas qui tu es et je te forcerai pas à le dire mais une fois cette porte franchie je pourrai plus rien pour toi » dernier signal, dernier avertissement alors que je lui ouvre la porte « la sortie c’est par là bas, les ascenseurs descends au -3 prends à droite c’est la sortie des artistes y’aura peu de flics

Déjà je sors de la pièce appelle l’ascenseur « le carrosse de Madame est avancé si elle veut bien se donner la peine ? »

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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Ven 22 Sep 2017 - 9:27

    Ça y est, je l'ai froissé. Désolée docteur, il est cassé. Il va falloir le remplacer. Ah, vous n'avez pas les pièces de stock ? Il va falloir faire avec le prototype alpha ? Ouais ... je m'en doutais un peu.

    Il prend la mouche. Et pas qu'un peu. Et pas qu'elle. Les araignées, les moustiques et les poux y passent aussi. S'il avait pu enflammer la pièce sans risquer que le commissariat tout entier parte en cacahuètes, m'est avis qu'il n'aurait pas hésité un seul instant. Il se retient par contre. Il mord sur ses dents. Nous sommes deux. Avec cette différence qu'une des deux entités se débrouille vachement mieux que l'autre. On appelle ça « l'expérience ». Je ne bronche pas. Ne ronchonne pas. Ne m'offusque guère. Je l'écoute, plus par politesse que par réelle envie. Il me crache son venin. M'inonde de son pus verbal. Il a clairement quelques comptes à régler. Plusieurs portes à enfoncer. Quelque chose le démange. Pas mal de choses le dérangent. Je ne suis jamais que la mauvaise personne au mauvais endroit. Ou serait-ce plutôt l'inverse pour une fois ? Je sais ce qu'il est. Je sais ce qui se cache en lui. Je le vois au moins autant que je le sens. Il a beau nier l'évidence, il ne pourra pas se cacher éternellement. Ça commence à ruer des brancards là-dedans. Bientôt la cellule de chair deviendra trop étroite. Bientôt ça voudra sortir. Ça me fait bien comprendre que je ne suis pas l'élément déclencheur. Je suis plutôt la gardienne de la clé. Celle qui connaît le code secret pour accéder au coffre. Alors ça magie s'embrase. Son moi intérieur se réveille. Il frappe à la paroi. Il gratte à la surface. Si seulement tu pouvais entendre toutes les merveilles que ton être me chante.
    Espèce d'enfoiré.

    Il est trop rapide. Surtout vu mon état. D'une main puissante il vient refermer la porte. Le bruit m'arrache les tympans. Me fout une décharge faramineuse dans le crâne. C'est comme jouer à la pétanque avec un jeu de boules de bowling. S'il voulait vraiment me mettre à si rude épreuve, il n'avait qu'à poser ses doigts en feu sur ma nuque et serrer un peu. Ça aurait eu exactement le même effet. Garantie sur papier.

    Ma magie et la sienne ne sont pas forcément compatibles, mais elles sont au moins complémentaires. La sienne appelle la mienne. Ou l'inverse. Ou les deux. Je ne pourrais même pas répondre à cette question si je le voulais. Tout entier, mon corps se réchauffe. Mon sang atteint la température d'ébullition. Je sens les gourmes se former. Je sens mes veines glousser. Il prétend ne rien y comprendre. A ne pas me chercher. Alors pourquoi ne peut-il pas s'en empêcher ? Pourquoi rappliquer à chaque occasion qui se présente ?
    Pourquoi diable ne peux-tu pas me laisser aller ?
    Pourquoi tu ... eh, où tu vas là ? Où est-ce que tu crois aller ? Tu me tends un sachet de daube, le secoue sous mon nez et puis tu te barres avec ? Tu crois vraiment que c'est ainsi que ça marche ? Tu crois franchement que ça me fait PLAISIR d'être ici ? Que je prends mon pied à me faire balader de gauche à droite ? Secouer comme un vulgaire berlingot de jus avarié ? Tu te prends pour qui monsieur le justicier ? Pour le mec à la science infuse ? Pour celui qui a tout compris ? Pour assez fourbe que pour échapper aux lignes de la vie ? T'as rien pigé ! Que dalle ! Nawak ! T'as pas été fichu de saisir la moindre allusion. D'attraper la moindre info que je t'ai balancée quasi gratos à la tronche. Tu veux sauver le monde ? Tu veux le débarrasser de la vermine qui y rôde et fait gangrener la pomme de l'intérieur ? Tu veux voir ce qui se passe vraiment ? Alors retire tes fichus œillères et ouvre les yeux putain !

    Et nous voilà deux avec une humeur pissed off. Et dire que ma soirée n'avait pas TROP mal débuté. Certes, je n'avais ni de quoi boire ni de quoi fumer et encore moins à avaler, mais au moins j'étais seule avec ma conscience. Au moins je n'avais pas le manque. Au moins je n'avais pas les reproches. Et tout ça pour quoi ? Pour t'asticoter un peu l'ego ? Pour te dépoussiérer l'uniforme ? Arrête de frimer un peu, t'as pas choisi le bon job pour ça.

    D'un pas résolu je le rejoins à l'ascenseur. Non parce que je vais le prendre, j'ai l'habitude des escaliers – pour ne pas dire que les espaces clos ont un drôle d'effet sur moi depuis peu. Je m'en fous de faire une scène en plein public. Je m'en fous qu'on nous dévisage, que ça jase dans les couloirs, que sa réputation en prenne pour son grade. C'est lui qui m'a cherché. Encore. J'ai été gentille jusqu'à présent. Mais s'il s'obstine à ne pas comprendre de la méthode douce, alors il va falloir y mettre les moyens.

    Je lui attrape l'épaule et l'oblige à se tourner vers moi. Dis-toi que ce que tu lis sur mon visage n'est même pas la moitié du quart de ce que j'en pense vraiment. Alors ferme-là et encaisse!


>> Toi t'as une putain de chance que je suis toujours en période de probation.

    Sans quoi je t'aurais déjà foutu mon poing dans la gueule et peu importe la nuit passée derrière les barreaux. Il y en a parmi tes collègues qui ont écopé de plus pour vachement moins que ça.


>> Je me suis montrée polie envers toi.

    Et crois bien que ça en coûte bonbon et chocolat à quelqu'un comme moi.


>> Et pourtant tu continues à insister, à chercher, à touiller, à m'astiquer. »

    Encore, et encore, et encore. Et j'en passe. À croire que ça a fini par t'amuser tout ce petit manège. À croire que – et tu as beau nier le contraire – que tu aimes cette foutue sensation de pouvoir que tu exerces sur moi. Dans tes veines ton sang chauffe et bouillonne. Il se sent grand. Il se sent important. Et il en veut plus. C'est ce qu'ils veulent toujours. C'est ce qu'ils veulent tous.
    Preuve supplémentaire et indéniable que NON tu ne vaux effectivement pas mieux que tous ces autres!


>> Je n'ai pas voulu t'impliquer dans mon merdier.

    Là j'y vais franco en lui enfonçant l'index de ma main droite contre le thorax.


>> Tu l'as dit toi-même, si j'y suis c'est que je l'ai bien cherchée.

    Et maintenant tu oses me faire la morale ? Et maintenant tu oses me le reprocher ? Mais quoi exactement mec ? Que je suis humaine dans le fond ? Qu'il arrive à tout le monde de déraper ? Que certaines âmes maudites sont tout simplement nées pour porter et supporter la poisse des autres ? Quoi au final ? Tu veux m'aider ou juste m'enfoncer davantage ? Désolée mais ton Münchhausen par procuration tu peux bien te le garder !
    You know nothing John Snow.


>> Alors maintenant je vais ...

    Trop d'émotion. Pas assez de retenu.
    Trop tiré sur les réserves. Pas assez de sucre.
    Trop de manque. Pas assez de matière.
    Je lui gerbe mon café dessus.

    Trop.
    Tard.


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MessageSujet: Re: Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]   Hier à 15:30

C'est simple au début je voulais l'aider, voire même je voulais collaborer mais elle semble s'en fichtre complètement. Elle ne fait pas partie de la guilde ça se voit largement sur son nez et de toute manière je pense que je l'aurais su, elle semble être simplement solitaire, nid à emmerdes si l'on peut dire, le genre de personne qui a besoin d'aide mais qui s'obstine à ne pas en vouloir.

J'ai tenté plusieurs approches, la douceur, la sympathie, la courtoise, la brutalité rien n'y fait... mais elle saura peut être en son for intérieur que si elle toque à ma porte je pourrai lui ouvrir et lui demander si enfin elle veut de ma main tendue. Pour l'instant elle n'en veut pas alors c'est bien pour cette raison que après l'avoir bloquée contre la porte je lui ouvre grand et lui appelle l'ascenseur mais son attitude pour le moins agressive me laisse de marbre

«  ah et je devrais vraiment avoir peur de toi réellement ?» lui dis-je en haussant les sourcils. Franchement tu es courageuse pour tenter d'apeurer un Clark.. et encore plus un comme moi, ayant grandi dans le mensonge, la manipulation et le combat associé à une brutalité sans pareil. Mais tu ne connais pas ma douceur profonde, celle qui est ma faiblesse, celle que je te proposais pour t'aider, tu n'as pas voulu le voir car tu t'estimes pouvoir t'en sortir seule... fuis alors

A ses parole suivantes « pour sûr oui et estimes que globalement j'ai fait de même, quitte à me répéter ; mais visiblement la drogue a effacé tes capacités de discernement de ce que je suis profondément au fond de moi-même c'est dommage pour toi » et glissant ma carte dans sa poche « tiens ça peut toujours servir si un jour tu changes d'avis à mon égard car je suis pas un connard de flic comme tu aimes nous nommer » et me rapprochant d'elle pour n'être entendue que par Laughlin « je suis avant tout un sorcier avant d'être autre chose et ça personne ne me l'ôtera tiens le toi pour dit »

Mais la femme ne semble pas prête à se taire et elle continue de limite m'accuser ; je croise les bras haussant un sourcil tapant du pied. Au bout d'un moment alors qu'elle semble avoir fini je pose ma main juste au dessus de son épaule et lui dis « c'est bon tu as fini ? Je vois vraiment pas de quoi tu as peur de ma personne ; c'est toi qui est sur la défen... » je n'ai pas le temps de finir mes paroles que déjà je la vois vomir sur moi le café juste donné. Ma tenue en est crépie partant de la chemise jusqu'au pantalon et je secoue la tête la regardant.

« bah bravo... » et je lui indique « tu disais quoi que tu voulais t'en aller, je t'en prie la porte est par là bas je te retiens pas mais n'oublies pas... » lui dis-je, sans terminer ma phrase mais en désignant la poche où ma carte était désormais installée... peut être que je la retrouverai dans le parking en bas, peut être qu'elle aura un semblant de bon sens et ne la jettera pas de suite.

Pour l'heure alors qu'elle a pas bougé, j'ôte les boutons un à un de ma chemise « files sinon tu vas encore croire que je te fais des avances. Désormais torse nu je me dirige vers la panière de linge sale. Je vérifie le pantalon qui a juste reçu quelques gouttes et me retourne vers elle « allez files je te retiens pas, moi j'ai fini mon boulot, toi tu es libre... comme tu es libre de m'appeler quand tu auras tous les neurones en place ».

Sans un regard en arrière je me dirige vers la chambre de garde m'enferme à clef, me dirigeant vers la douche je laisse tomber un jet d'eau froide fermant les yeux. Une fois propre, nettoyé j'enfile ma tenue de civil et je sors calmement du commissariat, m'empare de mon casque de moto et enfourche quelques minutes après mon monstre à deux roues... une petite virée pour oublier cette soirée bien compliquée il y a que ça de vrai, pas de téléphone, pas d'appel, on verra ça plus tard, juste la vitesse et le goût de la liberté

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Au nom de la Loi, je vous em**rde ! [PV Liam]

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