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 Un gars, une fille [PV Adam]

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MessageSujet: Un gars, une fille [PV Adam]   Mar 29 Aoû 2017 - 8:46

    Me voilà tranquillement adossée à un bar. J'observe la foule en silence. Je scrute les environs. Je me fais maître du territoire. J'analyse. Je jauge. Je juge. Je sirote à peine le verre que je me suis commandée. Non pas que l'arôme corsé de son liquide me déplaise, loin de là même ; c'est juste que mes économies sont comptées. Des limites s'imposent. Un subtil jeu se met en place. Un calcul minutieux. La stratégie de la consommation. Soit je garde tout pour moi, soit je consens à partager. Tout dépend de l'offre et de la demande. Du prix du troc. J'accepte d'outrepasser certaines conventions à condition d'en retirer un bénéfice conséquent. Et encore, tout est relatif. Tout dépend du point de vue. J'aime la prévision d'y ajouter quelques dommages et intérêts. Un petit bonus à l'audace. Une prime de risque si vous préférez. Mais avant de passer à l'attaque, avant d'avancer le premier pion sur ce gigantesque échiquier de la vie (ou encore, qu'est la vie – vous remarquez comme je me veux philosophe ce soir ?), il faut peser le pour et le contre. Il faut scruter. Il fait patienter. Je suis assez bonne à ce jeu. En règle générale du moins. Là ça fait quand même quelques semaines, si pas quelques mois, que je n'ai plus pratiqué l'art de la prédation. Que je ne me suis plus mêlée à la foule. Du moins pas aussi prestement.

    Malgré le bruit incessant qui nous entoure, je suis comme engloutie dans une bulle de silence. Comme absorbée par une entité invisible qui me coupe du reste du monde. C'est assez plaisant je dois dire. Cela prend pas mal de temps à mettre en place, mais cela en vaut largement la chandelle. Je peux ainsi me concentrer sur tout et sur rien. Je peux me contenter d'une seule proie potentielle, ou plusieurs à la fois. Je peux lire sur les lèvres. Je peux deviner certaines excentricités rien qu'au mouvement des hanches. Au sous-entendu d'un certain regard. À l'ébriété d'un état d'âme.
    Fut un temps, je n'étais clairement pas aussi à l'aise dans cet élément. Ou plutôt, je l'étais différemment. Ma mémoire en tout temps affamé se serait fait un vrai régal. Si pas une indigestion. J'aurais terminé la soirée avec une migraine carabinée et une gueule de bois inefficace. Traduction libre : un degré d'alcoolémie bel et bien présent, mais en tout point inutile quant au but recherché.
    Ce n'est plus le cas aujourd'hui. J'ai appris à canaliser. J'ai appris à focaliser. Et c'est exactement ce que je fais. Je penche un peu la tête de côté. Je laisse mes iris dévaler certaines courbes. Apprécier à leur juste valeur certains desseins. Je m'abreuve non seulement de ma consommation, mais tout autant de la déchéance quasi gratuite qui nous entoure. J'ignore la raison exacte d'une aussi grande affluence dans un bar autrement réputé, mais à vrai dire je m'en moque un peu. Beaucoup. Éperdument. Je profite de l'instant présent. Et il profite de moi. C'est du donnant-donnant.

    L'alcool coule plus que de raisons. Des corps s'abandonnent à l'ivresse et la contamination adverse. Cela fait quelques heures déjà que certaines anatomies se trémoussent. Les couleurs psychédéliques au plafond. Les verres qui s'accumulent, se vident, se re-remplissent. La musique qui les enveloppe, qui les enroule, qui lèche des parties si intimes de leur subconscient. Bacchus serait fier du spectacle qui s'offre ainsi à lui.

    Je finis par me dénicher une occasion. Je sens un ersatz de sourire me chatouiller le coin des lèvres. J'ai attendu bien assez longtemps. Le contact physique m'a été privé pendant des semaines. Abstinence. Abstention. Ceinture de chasteté. Appelez-le comme vous voulez. Ce soir, il est grand temps de changer la donne.
    Je m'apprête à m'extirper de mon emplacement, mon regard carnivore braqué sur une biche de premier choix, quand ...


- « Salut ma jolie. »

    ... la réalité me rattrape. Pourquoi ne suis-je même pas étonnée de la tournure des événements? Je soupire intérieurement. Je décide de prendre sur moi. De ne pas relever l'info. De ne pas chercher margaille trop vite. Vous voyez bien que j'ai acquis en maturité depuis la dernière fois ! Qui l'eut cru possible ... je vous le demande.
    Bref, tout ça pour dire que je nie le gozo en live et que je fais mine d'ignorer son existence parasite.


- « Eh oh, j'te cause là poupée. »

    Grossière erreur de ma part, n'en convienne à mes convictions profondes. Blesser l'ego d'un macho, ça implique toujours une certaine proportion à la dégénération. Ou à la dégénérescence. Il suffit de jeter un regard en coin au deuxième protagoniste de l'histoire. Ce que je finis par faire. Je hausse un sourcil tandis que je tombe nez-à-nez avec le stéréotype même de la racaille de bas quartier. Je me demande vaguement qu'est-ce qu'il m'a bien valu d'attirer son attention. Je ne suis pourtant pas la victime type ... à moins qu'il ne soit désespéré ? Ou suicidaire. L'un comme l'autre, non merci j'ai donné.
    Comme je ne lui fais pas la réplique, encore une incohérence dans mon modus operandi habituel, il me balance un de ses regards digne d'un merlan frit. C'est d'ailleurs exactement l'image qu'il m'inspire. Il n'en devient que plus irritant. Qu'est-ce qui lui prend d'insister ? Il ne remarque donc pas que je prends sur moi, mais genre A MORT, pour ne pas que je lui claque ses quatre vérités en face ? Pour ne pas lui foutre mon poing en plein pif ? Pour ne pas que je lui balance son cocktail fluorescent à laggle ?

    Allez Lau', on se calme. On respire lentement. On expire toute la frustration. A force de ne pas le raisonner, il devrait bien finir par comprendre ... non ?


- « T'as perdu ta langue ? »

    Ne pas mordre à l'hameçon. Ne pas mordre à l'hameçon. Ne pas mordre à l'hameçon.


- « Tu veux que je t'aide à la retrouver ? »

    Mes yeux s'écarquillent sous l'effet de la ... surprise ? Non mais il vient vraiment juste de balancer ce que j'ai cru entendre ?
    Et voilà-t-il pas qu'il prend mon absence de réaction pour un consentement mutuel. Non mais je rêve ou quoi ? Et il fait quoi là avec ses paluches démesurées?!


>> Bas les pattes espèce de ...

    Crétin ...
    Son corps imposant.
    Ma silhouette qui en a pris un sacré coup ces derniers mois.
    Entre nous, un whisky corsé et un baccardi arc-en-ciel.
    Cocktail Molotov sur mon chemisier.
    Les lois de la physique obligent, le tissu absorbe. Le tissu se colle à ma peau. Le tissu gagne un bonus +4 en transparence.


- « Mais c'est que t'es pas mal bien gaulée en plus »

    Ma foi, quelle éloquence …
    Il glousse.
    Moi nettement moins.


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MessageSujet: Re: Un gars, une fille [PV Adam]   Jeu 14 Sep 2017 - 1:30




"Un gars, une fille"


Laughlin & Adam








Aussi loin que puisse remonter le moindre de ses souvenirs, Adam avait toujours été particulièrement fier du fait qu'il soit un irlandais. Cela avait toujours été dans son esprit, dans son cour, dans ses veines. Les mythes britanniques, la culture, la langue ou encore la musique celtique, tout en lui le rendait fier d'appartenir ne serait-ce qu'un peu à tout cela. Sans pour autant se forcer, tout ce qui appartenait à sa nation lui avait toujours plu et fasciné. Son acteur préféré ? Pierce Brosnan. Notre ami fut longtemps persuadé que le légendaire James Bond était un anglais et pourtant, non, il était bel et bien né en Irlande. Un de ses groupes favoris était The Cranberries, sans forcément savoir d'où il venait. Oui, tout semblait toujours le ramener sur sa terre natale. Terre sur laquelle il n'avait d'ailleurs plus jamais foutu les pieds depuis sa plus tendre enfance mais qui, pourtant, lui parlait. Peut-être était-ce sa nature, Druide, qui le poussait à autant de fierté. Peut-être encore était-ce dû à cet amour débordait qu'avait toujours eu sa mère pour son pays d'origine. Je ne saurais le dire. Dans tous les cas, l'apothicaire avait passé bien plus de temps sur le sol du Nouveau-Monde mais, rien n'y faisait, son cœur était resté sur l'île d’Émeraude. Grand passionné de sport, Adam avait toujours fervemment soutenu les athlètes de cette nation. Là où certains auraient fui face à la faiblesse de leur équipe dans certains domaines, comme pour le football, par exemple, lui adoraient voir les grands noms de son île se démener sur la pelouse, tel les Keane, Coleman, Whelan, Long ou encore McGeady. Notre homme avait principalement toujours été un grand amateur de boxe et de sports de combats en tout genre et là, il était servi, il n'y avait qu'à nommer McGregor pour que son cœur puisse s'emplir de fierté, ou encore Steve Collins, qu'il avait vu boxer une bonne partie de son adolescence.

Pourtant, malgré le sport, malgré la musique, malgré les acteurs, il y avait quelque chose dans la culture irlandaise qui plaisait beaucoup plus à l'expatrié ; les sorties au pub. Oh que cela lui plaisait de passer ses soirées dans ce genre d'endroits. Boire de la bonne bière, qui n'était pas la merde américaine qu'on servait un peu de partout, plus proche du verre d'eau qu'une quelconque boisson alcoolisée, la musique, rencontrer des gens, ou encore voir de bons matches à la télé. Bien entendu, cela se faisait les soirs où il ne travaillait pas, où il ne traquait pas pour la Guilde. Pour être tout à fait franc, le druide s'était presque interdit de vivre. Pas au sens comme vous pourrez l'entendre non, mais, les plaisirs de sa vie devaient avoir une limite. Ne pas fonder une famille, ne pas s'impliquer dans quelque chose de plus grand que lui. La raison ? Son avenir incertain. Ou plutôt, parlons de date incertaine. Son avenir, Adam le connaissait, oh, il ne pouvait que le connaître. Le futur ne lui réservait qu'une mort promise, la seule surprise était de savoir quand. Alors, pourquoi se casser la tête à vouloir créer quelque chose qui ne pourrait que se briser dans un fracas assourdissant pour les autres ? Voilà qui donnait une raison de plus à notre homme pour honorer les traditions de son peuple et, ainsi, se miner la tronche tous les soirs.

Ainsi, à force de côtoyer la grande majorité des bars et des pubs de la ville, notre homme avait commencé à en connaître la plupart. Savoir quand y aller, savoir s'il fallait y aller ou non d'ailleurs et, quel genre d'énergumène l'on pouvait y rencontrer, tout dépendant de son humeur et de son énergie. Malgré tout, il y avait un bar dans lequel Adam appréciait se rendre, quelle que soit la situation, c'était le Crocodrie's. Un vieux truc presque miteux avec une vieille odeur de détergent incrusté dans les murs et les tabourets. Il n'avait jamais vraiment osé demander, mais l'irlandais était presque certain que l'échoppe avait eu une autre utilité, peut-être un coiffeur, ou quelque chose dans le style. L'ambiance y était généralement agréable et, surtout, il était principalement fréquenté par des lycans, ce qui le faisait se sentir un peu chez lui. Malgré le fait qu'il ne puisse pas se transformer comme eux, ou comme n'importe quel autre garou, le jeune druide avait grandi en passant plus de temps auprès des leurs qu'auprès de n'importe que humain. Ainsi, l'apothicaire ne pouvait que se sentir bien. En plus de quoi, on l'avait jamais particulièrement embêté avec la présence de Squiggs, son petit écureuil qui, étrangement, se tenait toujours très sage dans ce genre d'endroits. Sûrement un peu oppressé par la musique et tous ses gens qui se comportaient comme des petits lapins à ses yeux.

Malgré toute la bonne volonté du patron et des videurs et, malgré le fait que rares étaient les soirs où des bagarres éclataient et que, surtout, rares étaient les fois où on venait vous emmerdait, il arrivait que, quelques fois, cela puisse déraper, pour un rien et, Adam en avait fait les frais, au moins une fois. Une soirée tout ce qu'il y avait de plus banale. Après avoir fermé sa boutique, l'homme s'était changé, optant pour une chemise à gros carreaux par dessus son t-shirt, il s'était rendu là-bas sans réelle autre intention que de boire quelques bières, échanger quelques mots avec des habitués et mater un de leur foutus sport américains à la télé. La plupart d'entre eux étaient particulièrement chiants à regarder et surtout, très long mais, l'étranger appréciait pas mal le hockey. Pour être franc, il y avait encore quelques subtilités des règles qui lui échappaient encore mais … Dans l'ensemble il trouvait ça intéressant. Ça se rentrait dedans, ça se mettait des grosses mandales, ça allait super vite et, de temps en temps, ça se bastonnait. Plutôt cool pour lui. Alors, accoudé au bar, à moitié perdu dans ses pensées, tout en regardant d'un œil distrait la télé et, en offrant quelques noisettes à son écureuil bien caché dans la poche de sa chemise, une petite altercation le dérangea dans sa rêverie. Un petit jeune, très con semblait-il et, très lourd, qui essayait de brancher une nana qui ne semblait pas du tout, mais alors pas du tout intéressée par les mots de l'emmerdeur. En même temps, vu le ton employé, qui le serait. Il s'approcha un peu trop de la femme et finit même par l'aider à renverser sa boisson sur le haut, déjà très clair de la jeune femme, avant de lui dire à quel point il aimait ça, mais d'une façon relativement peu poétique. C'est là qu'Adam intervint, soupirant un long moment, il sortit son allié de sa poche et lui tendit une cacahuète en désignant du menton un coin surélevé, voulant lui faire comprendre la suite des opérations. Faisant un pas en la direction de l'emmerdeur, notre ami vint poser lourdement sa main sur son épaule pour lui glisser quelques mots. « T'emmerde la dame là, t'emmerde tout le monde même. Alors maintenant tu te casses, sinon, tu vas glisser. » La chose fit rire le petit con, qui sûrement se sentait sûrement invincible, probablement aidé par l'alcool et, traita même le gêneur de vieux con. Cela le fit soupirer et, un haussement de sourcil donna le signal au petit écureuil en place, qui balança avec toute sa force la cacahuète sur la tête du jeune con, qui se retourna surpris. A ce moment là, le vieux con en question, poussa la jambe d'appui du jeune kéké tandis que sa main vint empoigner l'arrière de son crâne pour, aidé par la déstabilisation, venir lui écraser violemment la face contre le comptoir et le faire tomber lamentablement au sol dans un gémissement de douleur. « Et v'là, p'tit con. T'as glissé. Puis bon, tu t'es fait niquer la tronche par un écureuil, t'as pas d'figure. » L'intervenant rit brièvement et sarcastiquement vers celui qui était au sol, avant de se retourner vers le barman qui le regardait d'un air sévère. « 'S'cuse-moi chef, j'supporte pas c'genre d'enfoiré. J'm'en occupe, t'inquiète pas. » Sur ses mots, Adam récupéra sa victime, pendant que Squiggs venait reprendre sa place, pour le traîner jusqu'à l'extérieur où il le balança comme un vieux sac au loin. Malheureusement, l'homme au nez dans un sale état, en voulait encore et se releva pour vociférer des insultes, ce qui agaça encore plus l'apothicaire. Se retournant vers lui, il finit vite le travail, un violent coup de pied dans l'abdomen, suivit d'un direct parfait du droit, en plein dans le nez, finissant enfin le travail pour, enfin le balancer dans les poubelles de l'autre côté de la rue.

Bientôt, l'irlandais revint dans le bar en se tapotant les mains l'une contre l'autre, un grand sourire aux lèvres. Ce n'était pas de la fierté, mais juste de la joie à l'idée de pouvoir poursuivre sa soirée sans que cet emmerdeur ne vienne la lui gâcher. Il retrouva la pseudo demoiselle en détresse là où il l'avait laissée et s'inquiéta enfin de son état. « Z'allez bien m'dame ? Il vous a pas trop cassé les b... Enfin, les pieds quoi ? Sont cons ces gamins. » Observant rapidement le chemisier dans un sale état et, sans le moindre doute, capable de créer des émeutes, son regard se reporta bien vite et bien respectueusement sur le visage de l'inconnue. « Bon, on va vous r'servir, va falloir faire passer l'coup. Chef ! Remets une pinte et heu … C'que vous voulez m'dame. » Riant sans la moindre gêne à ce qui n'était pas vraiment drôle, Adam attrapa doucement Squiggs pour venir le mettre dans ses cheveux et finalement ôter sa chemise pour venir la mettre sur le dos de celle qui était trempée. « C'pas grand chose m'dame, mais ça vous tiendra un peu plus chaud et, ça évitera que d'autres cons s'concentrent un peu trop sur vot' côté transparent, v'voyez ? Ah et, j'vous présente Squiggs, dis bonjour. » Particulièrement attentif à la conversation, le petit rongeur descendit de son perchoir pour aller le long du bras de son maître, couiner joyeusement vers la demoiselle en guise de salutations et, finalement remonter se cacher dans la tignasse du druide, observant au mieux la scène.

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MessageSujet: Re: Un gars, une fille [PV Adam]   Mar 31 Oct 2017 - 19:42

    Il ricane tandis que moi je vois jaune. Quelque chose me dit que ça se lit clairement et distinctement sur mon visage. Ça semble davantage le conforter dans ses croyances bibliques. Il me balance d’autres absurdités que je ne fais même pas mine d’écouter. Je prends sur moi, genre GROS comme le camion qui se prend la façade en plein pare-chocs. Mais les tailles US hein, ceux qu’on surnomme buffle et qui orne l’avant de ce genre de bagnole d’esbroufe que monsieur-madame tout le monde ne pourra jamais se permettre dans une vie. Et quand bien même, la taxe pollution ferait pencher la balance au dernier moment. Tout ça pour dire que je ne bouge pas. Que je ne moufte même pas le moins du monde. J’appelle à moi tous les trucs et astuces à la six-quat’-deux qu’on vous enseigne en cours de psychologie pour les nuls. On inspire bien profondément par le nez, on expire par la bouche. On tourne sept fois sa langue contre son palais avant de laisser libre court à la phrase qui nous titille. On prend sur soi. On se forge le caractère. On se sculpte la nuque d’Atlas qui arrive à transporter le globe terrestre à l’image des sports de barbares pratiqués de l’autre côté de l’océan. On avale. On encaisse. On laisse couler. On avale encore plus.
    MAIS BORDEL DE CHIOTTES L’ENFOIRÉ DE PREMIÈRE, C’EST QUAND QUE TU VAS DÉGAGER DE MON CHAMP DE VISION ?!!!



    Ah ben comme quoi … il suffisait de demander …
    Je hausse un sourcil tandis qu’une scène quasi psychédélique se matérialise sous mes yeux. Le cliché de l’homme néanderthalien (communément appelé « bûcheron ») s’invite dans notre joyeuse petite joute verbale à sens unique. Une petite phrase somme toute banale pour rompre le monologue de notre autoproclamé Shakespeare. Un gloussement de fillette accompagné d’un combo de mots à ne surtout pas utiliser en milieu hostile. Ce chelou me ferait presque pitié. PRESQUE, car il me suffit de baisser le menton et constater les dommages collatéraux pour me rappeler avec exactitude pourquoi il mérite plus que quiconque ce qui s’apprête à lui pleuvoir dessus. Même si, je dois bien l’avouer, même moi je ne l’avais pas vu venir l’implacable cacahuète. C’est un objet de distraction comme un autre. Je saurai m’en souvenir. S’ensuit un délicieux ballet jambe d’appui - paluche de gorille qui mène à la conclusion évidente d’une soirée trop arrosée. Quelle douce ironie du sort … n’est-il point ?

    Quelques broutilles superflues pour confirmer la suprématie du muscle face à la grande gueule. Une sorte de rituel obligatoire entre individus de la gent masculine. Cela me dépasse complétement. Du coup je ne cherche même pas à comprendre. Et quand bien même il venait à m’expliquer, je m’en foutrais comme de ma première chaussette dépareillée. Mais grand bien lui fasse si à son tour son égo se veut flatté d’un tel apport en adrénaline naturelle. Je les observe à peine s’éloigner sous quelques regards qui se détournent. Mais bien moins qu’en début de confrontation. Une fois le gros de la baston terminé, les vieux vices reprennent le dessus. Ça et la musique assourdissante combinée à un flot de bière pas trop infecte.

    Perso je suis dégoûtée par la tournure des événements. Comment diable vais-je bien pouvoir draguer une jolie biche avec un accoutrement pareil ? Bon, d’accord, il y a toujours moyen de se chauler quelqu’un (accessoirement quelque chose) quand une partie du mystère est déjà dévoilée, mais en même temps cela gâche pas mal l’effet de surprise. L’enivrance de la chasse. Le picotement de l’attente et la prévision de ce qui va suivre. Résultat des courses : ma libido vient de se prendre une gifle faramineuse en pleine trogne. Il ne manque plus que la vision des petites étoiles pour parfaire le tableau. Pour cela faudrait-il encore que je puisse les invoquer. Et il va me falloir pas mal de degrés d’alcool pour arriver à une telle élévation éthylique.

    Un claquement de mains dans mon dos m’invite à me retourner. De toute évidence, ce n’est pas comme si j’avais mieux à faire. Ou du moins « plus ». Monsieur le bûcheron se ramène en ma direction. Ses dents blinquantes en mode sourire auto-satisfait et auto-satisfaisant. Au final, il ne vaut assurément pas mieux que l’autre. Mais est-ce que je m’attendais vraiment à autre chose ? Surtout dans un endroit pareil. Est-ce seulement important de répondre à des divagations pareilles ? Là encore, je décide de prendre sur moi. Après tout, il m’a débarrassé d’un élément parasite sans que je n’aie à me salir les mains. C’est une première dans l’histoire de ma triste vie. Par le passé, jamais ô grand jamais je n’aurais accepté que quelqu’un prenne ma défense. Je suis majeure et vaccinée (pour autant que mon carnet sanitaire soit toujours à l’ordre du jour). Je fais ce qu’il me plait. Et celui à qui ça dérange, eh bien il n’a qu’à me le faire savoir. C’est un peu ce que le gnome machiste avait en tête. Et qu’il se garde bien à l’esprit qu’il aurait fini en bien plus piteux état s’il n’avait pas bénéficié de cette intervention divine.
    Amen.

    On en était où déjà ? Ah oui, le retour de l’enfant prodige. C’est ce qu’il est. Ça émane littéralement de sa silhouette. Chouette un druide … il ne manquait plus que ça. C’est comme si je les attirais comme des mouches derrière une bonne grosse flasque. Je vous laisse deviner quel rôle je tiens dans l’histoire. À bien y réfléchir, le mec qu’il vient de jarter était peut-être bien ma meilleure option pour la soirée. Lui au moins il m’aurait suffi d’un bon gros direct du droit dans la mâchoire ou un coup de genou là où ça fait le plus mal. J’en aurais récupéré un t-shirt bon à rien, quelques douleurs dans les phalanges et un aller-simple vers l’arrière-cour du bar. Rien que je n’ai pas fait et que je ne suis pas prête à refaire. Mais ici, avec monsieur magique à portée de bras (Eh oh tu fais quoi là, pourquoi tu continues à approcher ?!!) mon haut quasi transparent apparait tout à coup comme le moindre de mes soucis. Ni un ni deux mes sens se mettent en éveil. En mode prédateur. Prédatrice même, pour être plus exacte. Je soupire intérieurement. Yo les filles en chaleur, on se calme un peu là merci bien beaucoup. Vous n’en avez pas fait tout un foin la première fois qu’il est venu à notre secours. Et là comme ça, en claquant des doigts, vous vous rendez compte qu’il a du mana qui lui coule dans le système nerveux ? Vous vous moquez de moi ou quoi ? Et croyez bien qu’il n’y pas marqué BÉCASSE sur mon front. J’ai vérifié …

    Il parle bien trop vite pour que mon cerveau enregistre. Enfin, pas vraiment, mais vous me comprenez. Il me pose une question, mais ne me laisse aucunement le temps de répondre car déjà il enchaîne avec autre chose. Ça m’arrange. Je n’ai pas nécessairement envie d’engager la conversation. Pour dire quoi ? Qu’un poltron de plus n’a pas réussi à comprendre le mot non ? Que je suis une cible par excellence ? Que je dois avoir une grosse flèche en néon réfléchissant qui clignote au-dessus de ma caboche ? Aimant à emmerdes. Aimant à cons. Aimants à sorciers. Il n’a qu’à choisir, je ne suis pas difficile. Et ne vous avisez pas d’en déduire que je suis une fille facile hein ?! Je vous ai à l’œil bande de déglingués du ciboulot.
    Mais revenons à nos moutons. Accessoirement notre berger et son écureuil apprivoisé.


>> Un milkshake noisette.

    C’est sorti naturellement. Une combinaison de l’effet de surprise et de l’instinct de survie. Je me braque tandis qu’il passe ses bras par-dessus mes épaules. Ma concentration part dans tous les sens. Le premier truc sur lequel j’arrive à me concentrer, c’est le rongeur coincé entre sa tignasse et son bonnet qui donne un genre. Alors au lieu de commander un bon verre bien cher sur le compte de notre nouvel ami … eh bien limite pas c’est moi qui l’invite.
    Je ne peux réprimer une grimace. Tant de par ma réaction à la one again de par le fait que déjà il instaure une nouvelle distance réglementaire entre nous. Non pas que ça ne m’arrange pas hein … c’est que mon corps et moi, eh bien on est à nouveau pas sur la même longueur d’ondes pour le coup. Moi j’ai juste envie de le rempiler lui et sa chemise à carreaux. Ma saloperie d’addiction, quant à elle, se retient de justesse de ronronner tel une droguée dans cet amas de poudre de fées. Clochette au masculin. Version The Rock. Sans les ailes. Ni la robe verte. Les dieux païens nous en préservent !


>> Et vous c’est comment ?

    Tant qu’à faire hein. Je sais d’expérience qu’à force de vouloir les repousser, ils ne font que s’agripper davantage. Alors autant tenter la psychologie inversée. Ça fonctionne sur les gosses. Alors pourquoi pas sur les hommes des bois ?
    Même si j’avoue que, tout comme lui je n’attends pas sa réplique pour renchérir.


>> Charles, ramène-nous des amuse-gueules aussi.

    Il hausse un sourcil. Surpris. Depuis le temps qu’on se côtoie, je ne peux que comprendre. Moi non plus je ne comprends pas ce qui se passe. Et je n’essaie même pas. J’ai assez avec un cocktail-whiskey qui n’aspire qu’à coloniser le reste de mon anatomie. La migraine elle peut bien se caser là où je pense. Puis il me semble bien que de par la loi il est obligé de nous servir de quoi grignoter pour faire passer un tel shoot alcoolémique.
    J’ai tellement raison pour le coup qu’il sert le bol de friandises bien plus vite que nos boissons. Du bout de l’index je pousse la gamelle en direction de l’animal. Ou plutôt son emplacement précédent vu que le revoilà déjà perché tout là-haut dans une jungle de tiffes et autres si affinités.


>> Quelle drôle d’idée de le ramener dans un endroit pareil.

    Je chope une cacahuète salée au passage et la balance dans ma bouche.


>> A moins que vous ne teniez office que de chaperon ?

    Je lui balance un semblant de sourire. Ce serait vraiment le pompon. Mais bon, je ne suis pas dans le jugement. Chacun son truc. Et qui sait, il est peut-être sous le joug d’un métamorphe … nah, je l’aurais senti s’il y avait autre chose que du squirrel là-dessous. Mais c’est amusant de se prêter au jeu des faux-semblants.


>> Et si on arrêtait de se vouvoyer ?

    Parce que ça commence à me sortir par les trous du nez et que ça vieillit outre mesure ce genre d’étiquette has been.


>> Je m’appelle Laughlin. Enchanté.

    Je lui tendrais bien la main pour la serrer … mais ça risque de pas mal dégénérer.
    C’est pour ça que je rajoute le dernier mot.
    C’est un fake.
    Mais il parait que ça sonne bien.
    Alors comme il ne m’a pas coûté un rond, va pour l’enchantement !


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Un gars, une fille [PV Adam]

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