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 Ceci n'est qu'un sombre chantage ft. Laughlin

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MessageSujet: Ceci n'est qu'un sombre chantage ft. Laughlin   Mar 5 Sep 2017 - 12:04


— Ceci n'est qu'un sombre chantage —

En surface, c’est un strip club comme on en trouve des dizaines voire des centaines en Louisiane, le pays libre où l’on autorise des hommes à payer des femmes. L’état de la décadence, littéralement. Lucian n’a évidemment pas choisi ce bled par hasard. La criminalité est ici plus qu’ailleurs partout dans les rues, sous le nez, littéralement des forces de polices qui sont tellement corrompues qu’elles sont devenues aveugles à tous les trafiques ayant court dans leurs rues. Néanmoins, les criminels tentent d’être discret. Ainsi la devanture illuminée par des néons rose et bleus promet un spectacle inoubliable, et à l’intérieur, des jolies filles au déhanché orientaux croise les transexuels au maquillage et au look excentrique. La particularité des lieux est que l’essentiel des employés sont des CESS. La clientèle humaine n’y voit que du feu, elle est simplement envoûté par le spectacle de ces vampires, garou, et autres étrangetés brillantes de milles flammes sombres, attirés qu’elles sont par le danger qui crépite à la surface. Certains ressentent, peut-être, le danger sous jaçant, là, sous leurs pieds.

Les sous-sols ont été investi par la Mani Rosa, autrement dit, la mafia locale CESS. En l’occurrence, par un vampire qui y traite ses affaires. Le trafique de sang a lieu ailleurs, dans une banque de sang privée au sein d’une clinique irréprochable. Ici ne sont traité que les mains courantes, les négociations, et les règlements de compte devant se faire au calme. Les murs sont asonorisés, et les miroirs sans teint, les caméras sont cachés partout, avec les micros. On raconte que c’est un ancien du KGB qui s’est chargé de l’installation de surveillance. Il faut dire que Lucian est toujours dans le contrôle, de lui-même, mais aussi des autres. Cela se manifeste par un besoin constant de tout vérifier, par lui-même évidemment. Il fait confiance à ses lieutenants, mais il préfère néanmoins veiller au grain lui-même. C’est ainsi qu’il se retrouve ce soir à juger des témoins gênants. Il devra choisir ce qu’ils deviendront. Le meurtre n’est pas systématique, surtout quand on a les capacités à faire oublier à un humain tout ce qu’il a vu. Mais quand il s’agit d’un médium, d’une hérésie, ou pire encore, d’une sorcière, ça devient plus complexe. Néanmoins, Lucian préfère les embaucher plutôt que les tuer, ou trouver leur point de faille. Tout le monde en a un, suffit de gratter à la surface pour le trouver.

La sorcière est une métisse, ancienne professeur des écoles menant une vie somme toute banale en apparence, vivant en collocation avec un loup-garou (ce qui est moins banal) qui lui avait fait lever les sourcils à Lucian. Elle est jolie mais ne se donne pas la peine de se mettre en valeur. Ses vêtements froissés, ses cheveux défaits, elle a l’air d’une sauvageonne mais ça veut seulement dire qu’elle a essayé de lutter. Réaction somme toute normale. Ce qui éveille la curiosité du vampire, c’est qu’elle a disparu des radars, et ce pendant plusieurs mois. Ce qui attise son attention, c’est qu’elle est une sorcière, en apparence solitaire. Aucun lien avec le Coven d’après ce qu’il en sait. Bien sûr, le Coven approche toutes les sorcières de la ville, aussi, il faudra vérifier cela. Mais pour le moment, elle est libre, et à cet instant, sous sa coupe. Sa prisonnière. Littéralement. Elle est attachée, menottée à une chaise. Il attrape une chaise et s’assit en face d’elle.

La salle confinée où ils se trouvent ressemble à une cellule capitonnée, normal, aucun son ne pourra en sortir. Et c’est toujours utile quand on veut projeter quelqu’un contre les murs sans le tuer. « Bonsoir » fait-il en la regardant. Il attend qu’elle relève la tête, et daigne le regarder avant de continuer. « Tu as compris pourquoi tu es ici ? » demande-t-il, car même si personne ne lui a rien dit, elle a sans doute finit par comprendre. Elle paraît intelligente, et on ne survit pas seule sans l’être dans cette cité brisée.
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MessageSujet: Re: Ceci n'est qu'un sombre chantage ft. Laughlin   Jeu 7 Sep 2017 - 8:17

    J'y étais presque.
    PRESQUE c'est bien là tout le souci de l'histoire. Et son ironie aussi.
    Si proche et pourtant si éloigné du but.
    Presque, c'est un mot qui veut tout dire et rien.
    On devrait le rayer du dictionnaire. Voire même le faire disparaître des annales.
    Il donne de l'espoir. Et l'espoir c'est moche. L'espoir fait attendre. Et l'attente fait mourir. Mais seulement à petit feu. Si possible encore plutôt qu'il n'est possible de l’épeler. Surtout dans des conditions de détention pareilles.
    Presque. C'est un mot risible. Ridicule. Absurde.
    Et pourtant, je ne peux m'empêcher de m'y accrocher avec toute la hargne qui m'habite encore. D'y planter mes canines avec le désespoir d'une condamnée à mort. Ce que je suis, n'allons pas nous berner. Je refuse. Je réfute. Je n'ai pas donné mon consentement pour cela! Comment ça « rien à battre » ? Je vais vous en donner des choses à battre moi, vous allez voir. C'est aussi ce que j'ai dit au dernier gorille qui a croisé ma route. Celle de ma délivrance. Celle de mon purgatoire.
    J'y étais presque.
    Et maintenant je n'y suis plus du tout.
    Je dois bien avouer que ça ressemble vachement à la définition même de ma vie.

    Je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort. De fait, je me contente d'attendre. Le fessier plaqué contre une chaise froide en métal insensible. La main fermement attachées dans le dos à l'aide de colsons. La tête un peu sonnée. Un arrière-goût ferreux qui me colle au palet. Il faut dire ce qui est, mon bourreau n'y a pas été de main morte. Moi non plus d'ailleurs. J'espère qu'il s'en souviendra encore longtemps. Même si au final, je ne suis sans ignorer que lui n'était jamais que le larbin de service. Un sbire de seconde zone. Un monsieur muscle en charge de la sécurité. Eh bien mon cher, tu vas te ramasser la dérouillée du siècle si jamais ton patron apprenait que tu as failli laisser échapper une prisonnière. Failli. Je sais, je sais. Ce verbe fait duo avec le presque précédemment cité. Il ne manquait que quelques mètres. Enfin quelques bonnes dizaines, si pas centaines, mais le principe en reste sensiblement pareil : il y a moyen de déguerpir d'ici. Il y a TOUJOURS moyen. Sauf qu'avec une tentative ratée on va probablement doubler la sécurité dans mon périmètre directe. Ça n'arrange pas vraiment mes affaires. Si encore j'avais un don un tant soit peu plus efficace que celui que je me trimballe perpette-lez-bains. Non pas que l'ingéniosité de MacGyver soit à négliger, mais voyez-vous Richard Dean Anderson lui en plus il avait toujours le bon outil à portée de main. Moi les miennes elles sont ligotées en dehors de mon périmètre de vue et de manière assez convaincantes que pour m'obliger à y réfléchir à deux fois avant de tenter une autre mission suicidaire. Traduction : si je bouge, je me coupe la circulation sanguine. Ou je m'ouvre les poignets. L'un comme l'autre, les secours n'arriveront jamais à temps pour colmater ça. Deuzio : ça va attirer tous les fraîchement mordus, aka les nouveau-nés, de ce bouzouff. Mouais, j'ai déjà capté l'odeur générale des lieux. Suffit de comptabiliser les indices laissés à gauche et à droite et on arrive facilement au compte. Avec la tête de génie que je me paie, ça n'a pas pris plus de quelques minutes pour déterminer la profondeur du merdier dans lequel j'ai encore réussi à me fourrer.
    Et dire qu'on m'avait pourtant assuré que l'année serait moins désastreuse que la précédente.
    Et dire que j'ai failli y croire.

    Je m'apprête à lever les yeux au ciel, accessoirement au plafond, lors l'unique porte se met à grincer. Je baisse aussitôt les mirettes vers le bas, direction mes cuisses et mes genoux. Éviter le contact visuel tant qu'on le peut. Écouter attentivement les bruits des environs. Analyser la scène de crime afin de pouvoir la tourner à son avantage. Le couinement n'est que factice. C'est de la grande technologie qui nous entoure-là. Ce lieu a probablement été construit en fonction de ses futures attributions. À moins que le bâtiment n'ait été remis à neuf une fois l'acquisition faite. L'un comme l'autre, c'est un vrai labyrinthe de faux-semblants. Dédale aurait été fier de la nouvelle génération. Mais passons le carressage de poils de base.

    Il (aucun doute, mon radar est infaillible à ce niveau-là) chope une chaise et prend bien soin de la rapper à même le sol avant de la positionner en vis-à-vis. Ça me fait crisser les dents. Je sens que ça se hérisse à la base de ma nuque. Je ne relève pas la facilité d'une telle provocation. Ça lui ferait trop plaisir à ce connard. Oui c'est comme ça, j'ai décidé qu'il en serait un. Peu importe le baratin qu'il s'apprête à me servir.

    Un mot. Une voix à la fois sensuelle et lourde de sous-entendus. Chouette, un croque-mort. Il attend. Moi aussi. Tu sais coco, moi aussi j'ai toute la nuit devant moi. Mais bon, à un moment ça finit par lasser. Et je n'ai clairement pas ENVIE de passer plus de temps que de raison ici. Alors je relève assez docilement le menton. Nos regards se croisent. Celui-là, je ne l'aime pas. Il sent la Mort. Non, pardon, il l'EMPESTE carrément. Et franchement, ça n'a rien à voir avec ses origines. Il aurait encore été garou ou lycan, ça n'aurait rien changé à ce fait indéniable. Limite pas que je fronce du nez. C'est que ça chatouille les narines une pestilence pareille.

    Je lui décoche un sourire en coin tandis qu'il pose une question aussi cliché que le temps. Dans tous les sens du terme.


>> Ouais.

    Je n'ai pas spécialement envie de faire dans la gentillesse feinte. Je ne suis pas hypocrite, même sous pression. Là tout de suite immédiatement j'ai bien envie de lui cracher ses quatre vérités à la gueule. Mais gardons cette option en rab pour plus tard, voulez-vous.


>> Pour une histoire de sécurité.

    On sait tous les deux que c'est faux et à la fois on ne peut plus vrai. Pourquoi ne pas continuer sur la première lancée alors ? Ni toi ni moi n'avons envie d'être ici. Toi t'as sûrement mieux à faire ailleurs. Moi y'a moyen que je trouve à m'arranger. Alors on n'a qu'à dire que c'est bon pour cette fois-ci et reporter à plus tard. Ça te dit?


>> Malgré mon affaiblissement La faute à qui hein?!! j'ai réussi à m'évader de ma cellule et à parcourir quatre-vingt-douze mètres avant de me faire rattraper par une horde chiens de garde.

    Je ne suis pas peu fière de mon exploit.


>> Ça fout les boules non?

    À ton place j'aurais tellement honte. Une sorcière quoi ! Une « vulgaire » magicienne du moindre don physique ou encore psychique. Franchement, imagine un peu si j'avais été armée pour!


>> J'ai le droit de choisir leur sanction?

    Et ne va pas me dire que tu les as déjà fait buter hein.
    T'es franchement pas drôle.


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MessageSujet: Re: Ceci n'est qu'un sombre chantage ft. Laughlin   Dim 15 Oct 2017 - 12:29


— Ceci n'est qu'un sombre chantage —

L’attitude de la jeune femme lui donne l’impression d’être un méchant flic. De jour un rôle comme un de ces troufions du FBI. Elle a le regard illuminé d’une lueur de provocation, et le rictus collé aux lèvres. La manière dont elle lui décroche un sourire, purement railleur, démontre qu’elle a ravalé sa peur, qu’elle ose l’affronter du regard. La plupart des gens qu’on amène ici se pisent littéralement dessus quand il pénètre la cellule où on les a séquestrés. Ils supplient assez rapidement. Prêt à vendre père et mère. L’instinct de survie. C’est quelque chose que le vampire peut comprendre. Il possède le même instinct. Celui qui le pousse à tuer de sang froid tous ceux qui pourraient menacer sa sécurité et celle des siens. Ce n’est pas de la cruauté juste du réalisme.

La sorcière ne se contente pas de sourire et de regards direct, elle insinue que ses hommes sont faibles, qu’ils méritent d’être punis, qu’elle devrait les punir. Cela fait sourire l’immortel. Il aime ce genre d’attitude. Cela ne veut pas dire qu’elle sortira vivante de la pièce pour autant. Car cette attitude si elle est appréciable, amusante, distrayante n’en demeure pas moins dangereuse. Cette fille est dangereuse. songe-t-il. Il suffit de l’écouter deux secondes pour comprendre qu’elle est indomptable, intangible. La menace opérée par les méthodes employées n’ont pas suffi à calmer ses ardeurs. Si elle ressent de la peur, elle sait bien la cacher, la distiller dans une bonne dose d’audace et de cran. Cela aurait de valeur si elle était une criminelle, cela la rendrait intéressante. Mais elle ne l’est pas. Pas de dossier judiciaire, pas de casier, aucun démêlé avec la justice d’inscrit dans les annuaires de la police. Elle n’était donc pas recrutable. Pas utilisable.

Le plus sage serait de l’occire murmure la voix de la raison au creux de son oreille. Le vampire sait que cela vaudrait mieux. S’il ne possède de moyen de l’influencer, de l’effrayer, comment compte-t-il au juste la faire taire ? Certes, elle n’a aucun lien avec la justice, et ne ressemble pas vraiment à une balance. Mais qui peut imaginer ce dont elle serait capable ? Toujours et encore l’instinct de survie. Il passe sa langue sur ses lèvres en l’observant silencieusement. Vint le moment de décider de son sort, et pour le moment, la balance oscille vers une mort rapide et discrète.

S’il balançait son cadavre quelque part, est-ce que le loup lui servant de colocataire émettrait la moindre objection ? Il a travaillé pour la C.I.A., pour le consortium, et certains membres de son escouade sont à présent au sein de la guilde. Cela pourrait être fortement ennuyeux s’ils remontaient jusqu’à lui. Lucian tient à ce que les affaires de la famille ne chatouille pas le Consortium dans le mauvais sens du poil. Il paie grassement les influenceurs, les diplomates et les membres importants de cette antique institution qui pourrait lui être fatale. Le Consortium était l’équivalent de la justice et de l’ordre, dans leur monde. Il devait continuer de s’assurer qu’ils soient en bon terme. Certes, son lycanthrope de colocataire avait fait un séjour en prison, mais il avait surtout bossé pour eux, pour la famille, avant d’échouer en prison. Si ça n’avait tenu qu’à lui, jamais il n’aurait été recruté ni embauché. C’était un risque énorme qu’ils avaient prit. Néanmoins, cela les assurait qu’il n’irait contre eux. Peut-être changerait-il d’avis s’il retrouvait le cadavre de la jeune sorcière.

Alors l’aiguille de la balance alla caresser l’autre bord. Et le vampire se pencha vers elle. « C’est à voir, peut-être que je suivrais vos suggestions. » répondit-il paisiblement en l’observant, les yeux dans les siens. « Que feriez-vous à ma place ? » demanda-t-il. Sa question ne concernait pas ses hommes en vérité mais plutôt elle, son cas présent. Le comprendrait-elle ainsi ? Il voulait voir si elle capterait la nuance, si elle était capable de voir comment il pensait. Le vampire la testait. La carte sortie de prison, il fallait la mériter. En vérité, il songeait à une autre solution. Peut-être.

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MessageSujet: Re: Ceci n'est qu'un sombre chantage ft. Laughlin   Mer 8 Nov 2017 - 8:21

    Je laisse volontairement le doute planer. À aucun moment je ne m’adresse directement à lui. Du coup, pas besoin de balancer et contrebalancer le « tu » et le « vous ». Son âge et son statut plus qu’apparents (les fringues et le charisme suintent la même odeur infecte) imposeraient plutôt l’option deux. Mais je n’en ai jamais été fervente praticienne. Outre les parents et le dirlo de l’école, personne ne mérite cette appellation gratuitement de ma part. Et ce n’est pas près de changer. Au contraire, il y a plus de probabilités que la liste de noms ne fasse que rétrécir. Mais là n’est pas le thème du débat. Ou pas que.

    Je l’observe. Il m’observe. Nous sommes à l’image de deux chiens de faïence qui attendent le bon moment pour montrer les crocs, à défaut d’attaquer. Je ne me fais pas d’illusions. Autant sa horde de clébards était à portée de botte, autant lui faut même pas rêver. Un hoquet surprise et je me fais décapiter sur place. S’il se lève, je suis cuite. S’il reste assis, mais continue à me dévisager ainsi, il va finir par passer à travers. Je me demande vaguement s’il dispose de la vision au rayon X de Superman. Ce serait vraiment se foutre de la gueule des petites gens. Pourquoi ce sont toujours les plus puissants qui bénéficient des gadgets les plus cools ? Et cumulables sans restriction qui plus est ? Moi je me ramasse une mémoire sans fond et sans failles (tout est relatif) qui ne me rapporte généralement rien de plus que de bonnes vieilles migraines en combo surpuissant avec des insomnies à la one again. Et ce n’est pas cette tare de détection magique qui va rétablir l’équilibre. Ça aussi ça relève carrément de la « douce » ironie du sort. Oui je préfère rajouter un adjectif improvisé, ça donne l’impression que c’est moins pénible à porter. Mais vous connaissez le proverbe hein, les apparences tout ça tout ça …

    Je me secoue légèrement la tête. Plutôt intérieurement. Je n’ai pas envie de lui faire l’affront en face. Bien que, je me moque bien de l’impression que je lui reflète. J’empeste la magie à des kilomètres à la ronde et je blaire le sang caillé. Il ne manquerait plus que ça d’ailleurs, un problème de coagulation. Mais laissons à l’univers encore une carte foireuse à abattre voyons. Après tout, on n‘est pas à une surprise près. Comme chanté à l’autre bout du monde à l’encontre des bêtises : faisons-là et voyons après. Je n’aurais pas pu mieux dire. J’ai même envie de trinquer mon verre à cette vérité cinglante. Pour cela faudrait-il encore avoir un verre. Rempli qui plus est. Si possible pas de mes propres excrétions …
    Alors on va bien sagement se contenter de la médiocrité si généreusement offerte par la maison et garder nos exigences absurdes pour plus tard. Genre dans la dernière requête du condamné. Une bonne bouteille et un paquet de clopes. Oui, c’est mon dernier mot.

    J’ignore combien de temps vient de s’écouler. Je n’ai pas dans l’idée de le bousculer. S’il a envie de passer la nuit à me reluquer dans le blanc des yeux en attendant que je tourne de l’œil, qu’il en soit ainsi fait. De toute évidence, ais-je vraiment le choix ? Outre celui de me laisser basculer vers l’avant et de ramper à même le sol jusqu’à ses godasses plus chères qu’un mois de loyer et de lui lécher les pompes. Il parait que certains psychopathes surkiffent ce genre de traitement de faveur. J’avoue personnellement n’y voir aucun intérêt quelconque et ne pas éprouver le moindre désir (ou la moindre once de curiosité mal-placée) de me prêter au jeu. De plus, s’il avait vraiment voulu m’imposer une humiliation physique pareille (tout dépend encore et toujours du point de vue), il n’aurait pas attendu aussi longtemps. Je serais DÉJÀ au sol. J’aurais DÉJÀ la langue toute râpeuse et dégueulasse de saleté. Et j’aurais DÉJÀ écopé d’un bon rire bien gras, bien sadique pour peaufiner le tout. Là non, il se contente de me regarder. De me jauger. Voire même juger. J’ignore ce qui lui traverse les méninges. Quelle connerie est en train d’alimenter ses moindres fantasmes de supériorité indéniable. Et à dire vrai, il peut bien se les garder ses confessions intimes. Moi j’ai juste besoin de savoir qui il faut buter pour dégager d’ici. Si possible en épargnant ma propre personne. Pas que j’y tiens particulièrement hein, mais d’un autre côté je suis bien la seule qui s’en préoccupe un tant soit peu. Même si ce n’est jamais que le strict minimum légal.

    Ah, voilà que les choses commencent à bouger. Ça tombe bien, je commençais limite pas à m’ennuyer.
    Il se penche vers moi. Je ne bronche pas. Reluquer serait synonyme de faiblesse ou de peur. Tenter le coup de boule est voué à un échec cuisant. Alors tant qu’il n’y a aucun signe d’hostilité alarmante (car hostilité banale il y a forcément vu les conditions de détention), je reste à ma place. Et croyez bien que ça m’arrache le gosier de l’avouer.

    Il continue à entretenir le mythe. À parler à demi-mots. À balancer des sous-entendus qui n’en sont pas pour autant. Je reste sur mes gardes. Pas plus sur la défensive que sur l’offensive, même si un des deux me vient forcément plus naturellement que l’autre.
    Nouveau contact visuel qui s’éternise. Six mots et un point d’interrogation. Pas le moindre indice sur ce visage qui ne prendra jamais une nouvelle ride. J’aurais vraiment payé cher pour avoir le don de prévoyance là tout de suite immédiatement. Ou un semblant d’expérience dans le b.a.-ba de la télépathie pour les nuls. Oui, oui, je SAIS, ça n’aurait aucune influence sur un mort-vivant. Moins encore sur un cadavre datant d’une toute autre époque. Mais laissez-moi rêver un peu voulez-vous, c’est bien la seule chose qu’il me reste auquel m’accrocher pour le moment !


>> Exactement ce que vous êtes en train de me faire en cet instant bien précis.

    Me reluquer. M’épier. M’étudier comme un vulgaire sujet de laboratoire. Tester la marchandise. Jeter un froid. Voir comment je réagis à des incontournables tels stress, faim, intimidation …
    Bref, un peu de torture psychologique pour …


>> Tester le moral des troupes.

    Ma voix est neutre. Du moins autant que faire se peut. Je pourrais la rendre plus agressive. Plus mordante aussi. Cogner là où ça fait mal. Mais quelque chose me dit que cet énergumène a cessé de ressentir la douleur il y a bien longtemps déjà. Pas envie de me saloper davantage pour une si maigre consolation. Autant garder mes forces pour la suite. Quelque chose me dit que je vais en avoir besoin.


>> Déterminer quel profit je pourrais en tirer.

    Ce n’est pas que j’essaie de me vendre, mais c’est tout comme. Il faut être réaliste dans la vie, dans l’immédiat ma vie n’a pas plus de valeur qu’un sachet de chips au sel ouvert depuis trop longtemps. Puis qu’est-ce que j’ai à y perdre ? Je ne suis plus maître de mon destin depuis que ma route a eu la merveille idée de croiser la sienne. Autant qu’il ne soit pas le seul à bénéficier des aléas d’une telle rencontre fortuite.


>> Je dois dire que vous ne vous en sortez pas trop mal.

    Et au passage on caresse un peu la bête dans le sens du poil. Ça ne fait jamais de mal. Ça fout juste plus la merde dans un ménage. Et s’il y a une activité dans laquelle j’excelle, ça doit bien être celle-là.


>> Même si dans le rôle du grand méchant, peut mieux faire.

    Preuve à l’appui.
    Bonus audace + 4.
    Mon espérance de vie vient de chuter d’au moins autant de cases.
    Mais qu’est-ce qu’on peut bien en avoir à foutre quand on n’a plus rien à perdre ?


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