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 L'année du loup ft. Rosaleen

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COMPRIME LA DOULEUR

→ ORDRE CLANIQUE : Meute, il y est Bolvrek.
→ NUISANCE DEPUIS : 95 piges et plus toutes ses quenottes.
→ SOUS L'EMPRISE DE : Rahu, le loup guerrier.
→ ERRANCE : Au caern, au bar du coin, dans les coins malfamés.
→ TROMPE L'ENNUI : Tenancier d'un bar, il rend aussi des services moyennant finance.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Rancunier, il n'oublie jamais rien, volontaire, buté, coriace, tête brulée, courageux, loyal, fidèle, honnête, patriote, torturé, hanté.

AMORCE LA DESCENTE EN ENFER

→ AVATAR : Christian Bale
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 602

†


MessageSujet: L'année du loup ft. Rosaleen   Mer 13 Sep 2017 - 19:12

— L'année du loup —

Le loup grognait, comme une sale bête. Le nez retroussé, les yeux luisant de rage, les crocs dévoilés, mal lavés, mal ordonnés, taillés en pointe pour effrayer l’humain et le soumis. Ses muscles saillaient hors du tee-shirt troué portant la marque d’un vieux groupe punk des années 80. Ironie de la situation, c’était un groupe mené par un vampire. Tout le monde savait ça. Et c’était comme si ça le rendait encore plus furieux. C’était le genre paumé, c’était le genre sec, c’était le genre toujours en colère et plein de rage, furieux envers sa mère pour l’avoir vomis de ses entrailles fumantes. Il ne savait même plus pourquoi il était en colère. Mais tout le monde allait en prendre pour son grade, pour sûr. Il vomissait ses insanités et des volées d’insultes suivies de coup fusaient à chaque élan qui surgissait d’entre sa frêle mais teigneuse carcasse. Il avait mal, il avait faim, il se montrait violent et répugnant, sans plus de raison que n’en a la teigne pour s’accrocher à ton poil.

Face à cet individu retord, un type pas plus engageant, à la silhouette toute en longueur, les muscles sec, les côtes apparentes et des tatouages courant tout le long de sa chair abimée. Il porte en lui les traces de combats lointain et d’un plus récent. Une longue trace de griffure sanguinolente serpente le long de son dos entre les lambeaux de la chemise en jean qu’il portait. Celle-ci est déchirée, en morceau, plus qu’un bout de tissus tout juste bon pour essuyer son vieux comptoir couvert de traces de griffures. Il a beau leur dire, leur répéter, que des humains vont et viennent ici, c’est comme s’ils voulaient les provoquer justement. Personne n’aurait osé avant, faire quoi que ce soit comme ça, ils auraient eu trop peur. Mais de nos jours, avec ces saloperies de réseaux sociaux, d’internets, ils pensent tous qu’à raconter leurs derniers exploits, persuadés que les humains sont trop stupides pour comprendre. Ils titillent, ils mordillent les limites, juste pour voir jusqu’où ils peuvent aller. Piotr n’hésite pas à leur coller deux baffes dans la tronche s’il le faut, à les malmener, c’est son job après tout. Que le silence règne autour de la meute, qu’aucun idiot ne les fasses remarquer, ne perce à jour leur secret. Les loups sont discrets, pour la plupart, mais y’a toujours des p’tits cons. Généralement, il les sort par derrière et refroidit leurs ardeurs. Cette fois-ci ça n’a pas suffit.

Il sent une présence. Un regard qui perfore sa chair et s’insinue jusqu’aux traces sanguinolentes. Sa mâchoire se serre jusqu’à ce les dents crissent. Il colle son poing dans le mur, à quelques millimètres de la gueule cet enfariné, de cet enfant de putain, de ce chien galeux, de cette teigne gênante. « Tu nous a fait repérer » qu’il glisse au creux de l’oreille du sale mioche. Il l’a attiré à lui, en le saisissant par le colback. Reniflant, il laisse le sourd grognement de la bête s’extraire de sa gorge et remonter le long de sa poitrine. « Casse toi avant que je défonce ta petite gueule de connard. » Le gamin tente de s’échapper d’un mouvement violent. Piotr a vite fait de saisir le poignet dangereusement proche de son visage et de retourner le bras du gosse teigneux dans son dos. Il sent les articulations gémir, craquer, menacer de céder. En URSS il a fait bien pire. « Me force pas à te briser les os. Tu sais qu’il me faut pas beaucoup d’excuse, et tu m’en as donné suffisamment pour te briser tous les os. » Finalement le gamin renifle, et lâche un « C’est bon, j’me casse. C’est tout pourris ton rade de toute façon. » Avant de disparaître à l’angle de la rue, il lâche une volée d’insulte. Piotr ne le rattrape pas, il se contente de soupirer, avant de se tourner vers elle.

C’est à son odeur qu’il la reconnue. Une gamine, à peine plus vieille que le cabot qu’il vient de chasser. Elle bosse ici depuis des années maintenant. Ce n’est pas la première fois qu’elle voit une situation déraper. C’est pas la première fois qu’il la surprend dans son dos, à écouter ce qu’il ne faut pas, à observer ce qu’elle ne devrait voir. Un jour, il devra prendre une difficile décision à son égard. Les vampires marquent ceux qui en savent trop. Chez les loups y’a pas trente six mille solutions. Tuer ou être tué. Manger ou être dévorer. La loi des loups est brutale, absurde et cruelle. Il n’a pas eu envie, de la menacer, de la foutre dehors, convaincu que ça ne ferait qu’empirer les choses. La gamine l’observe depuis un moment, fascinée comme un lapin piégé entre les phares d’une voiture fonçant à toute vitesse dans la nuit noire sans étoiles. Le loup pose les yeux sur elle, l’homme ouvre la bouche. « Tu n’as pas des tables à laver, toi ? » qu’il demande, usant d’humour, même si, son expression n’a rien de sarcastique. Il y a quelque chose d’intangible dans ses yeux, comme un sentiment naissant, un déchirement dans son cœur à l’idée qu’un jour peut-être il devra s’occuper de la menace qu’elle finira par représenter. Trop curieuse.

_________________
Count me, count me, call my name
Don't leave me out the chain
Crimson tears falling and my shirt is blood-stained
And the devil's forever in my veins
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