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 Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James

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MessageSujet: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Dim 17 Sep 2017 - 14:59


   
Mortals aren't allowed to freely roam the castle

   
— Hey, toi !

Cassie ne se retourna pas tout de suite. On ne savait jamais, ce n’était pas peut-être pas pour elle, ce « hey, toi ». Pourtant, elle en avait l’habitude. Même de dos, elle pouvait sentir le regard du type qui lui brûlait la nuque. Peut-être qu’elle se trompait. Mais l’histoire se répétait sans cesse, dans son boulot et dans sa vie. Elle souffla doucement la fumée de la cigarette qu’elle était en train de fumer dans la ruelle derrière le club. C’était sa pause, merde à la fin ! Mais les cinglés ne respectaient jamais son espace vital. Ni les gens en général, d’ailleurs. Les gens. Ils voulaient toujours ce qu’ils voulaient. Pensaient y avoir droit. « C’est mon droit », vous diront-ils, sans même savoir de quel droit ils parlaient. Dans le cas particulier des strip-teaseuses, c’était le plus vieux truc du monde. Femmes-objets, bien sûr, on ne va pas se voiler la face. Un peu moins qu’humaines, un peu moins soumises aux règles de l’éthique dans leurs têtes de pioche. C’était faux. Un être vivant restait un être vivant. Même les putes avaient le droit de dire non. Et même les strip-teaseuses avaient le droit de prendre une pause sans se faire emmerder, sans se mettre au service d’un client persuadé qu’elles n’avaient dansé que pour lui. Tout ça parce que Cassie avait croisé une fois ou deux son regard pendant son show. Elle avait croisé tous les regards. C’était son job. Faire croire au client qu’il était seul au monde. Mais c’était son putain de job. Parfois, ces pauvres cas sociaux l’attendrissaient. Et parfois, elle n’avait pas la patience. Surtout quand ils étaient pratiquement atteints. Dans son dos, la présence s’approcha. Elle pivota sur elle-même, son mégot incandescent entre deux doigts.

Ah oui, lui. Elle n’était pas étonnée que ce soit lui qui lui tombe sur le râble ici. Elle eut envie de le chasser tout de suite, lui dire que c’était sa pause, tout de suite clarifier la situation : elle travaillait, il était client. Elle n’était pas son âme-sœur ou quoi que ce soit qu’il s’imaginait depuis qu’il l’avait vue danser. Elle le regarda trembloter, les mains nouées l’une à l’autre, les yeux rivés dans les siens. Incapable de détourner le regard. Les humains sains d’esprit ne la regardaient pas longtemps ainsi dans les yeux. Quelque chose d’horrible en elle les faisait baisser le regard. Lui ne devait pas être très stable. Mais elle garda le silence, attendit qu’il parle.

— Je veux… Tu dois…

Elle leva les yeux au ciel. Il voulait et elle devait. Ben voyons. Elle jeta son mégot, resserra son gilet déformé sur elle et s’avança vers lui, dans le seul but de le dépasser pour retourner dans le club.

— Rentre chez toi ou rentre à l’intérieur. Le show va continuer.

Et il faudrait bien que ça lui suffise. Mais au moment où elle le dépassait, une main jaillit, se referma sur son bras. Elle se dégagea aussitôt avec la force et la rapidité de l’habitude. Un bon coup dans les couilles devrait le calmer. Puis elle vit un éclair de métal briller, un couteau levé au-dessus de son visage. Mais qu’est-ce qu’il foutait, cet abruti ? Ce n’était pas comme ça qu’on se servait d’un couteau, on se serait cru dans Psychose. Mais surtout, pourquoi tous les fous de la planète finissaient par lui sauter à la figure ? Ce qu’il voulait, c’était qu’elle ne danse pour personne que lui. Et ce qu’elle devait faire, apparemment, c’était mourir. Par réflexe, elle leva la main, se saisit de la lame qu’elle sentit glisser dans sa paume puis le long de l’intérieur de son bras. Le sang gicla aussitôt, ce qui eut pour effet de faire se figer son agresseur. Elle, elle ne sentait rien d’autre que de la colère et une vague brûlure. D’un poussée violente, elle l’envoya valdinguer contre le mur, le long duquel il glissa, les yeux écarquillés.

Sans plus s’occuper de lui, Cassie ôta son gilet et l’enroula autour de la blessure, puis elle resta plantée là, hors d’elle. Elle allait devoir dire au patron qu’elle ne pouvait plus danser ce soir. Ça ferait désordre, sur scène, cette belle estafilade. Là-dessus, elle vit que quelqu’un s’était approché et la regardait désormais. Quoi, un autre dingue ? Elle le fixa d’un œil excédé, posant les mains sur les hanches, son gilet-bandage glissant à moitié.

— Quoi, qu’est-ce que tu regardes ? Il n’a rien, il n’est pas mort, pas la peine d’appeler la police.

Quelle soirée, décidément !

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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Ven 22 Sep 2017 - 23:22

Et voilà l’heure de la dernière course venue. Cette journée a été épuisante entre la matinée chargée niveau jardinage et le nombre impressionnant de commandes de pizzas ce soir. A croire que les habitants se sont tous passés le mot pour tout faire le même jour ! Quoi qu’il en soit, la dernière courses est pour le quartier un peu mal famé du coin, près d’un club de streep tease. Je n’y suis jamais allé et je me demande bien si je ne me laisserais pas tenter un jour. Quoi qu’il en soit, me voilà ma pizza en main pour arriver chez… une petite vieille. Et encore une pour ma pomme ! Je vais prévenir Jerry qu’il abuse car à chaque fois je me fais avoir. Elles sont terribles avec moi. La plupart essayent de me draguer c’est terriblement gênant !

J’ai de la chance, cependant, celle-ci je m’en débarrasse en dix minutes chrono et quand je m’échappe elle me glisse un billet dans la poche arrière de mon pantalon. Je roule des yeux mais ne dit rien. Je sais qu’elle pourrait se vexer ou en profiter pour me retenir encore un peu, hors là, je n’aspire qu’à une chose, retrouver la chaleur rassurante de mon foyer et mon chien.

Lorsque je descends les escaliers, je loupe une marche et soudain une douleur vive me travers le bras. C’est étrange, c’est comme un coup d’électricité et puis plus rien. Quelqu’un est blessé, pas loin de moi mais la douleur n’est pas restée… Je ne comprends pas vraiment, cela ne m’est jamais arrivé. Cette fichue capacité aurait-elle un souci avec ma fatigue du moment ? Je cours pour descendre les dernières marches et sort en trombe dans la rue. Je vois alors une femme avec un bandage de fortune et un type affalé contre le mur de l’établissement de streep tease.

Je reviens à la réalité alors qu’elle me parle. Je suis sur le cul de voir qu’elle a maîtrisé ce type à elle toute seule et encore plus pouvoir être à proximité sans ressentir la moindre douleur alors que son bras saigner de toute évidence puisque je vois d’ici le liquide carmin qui m’apparait noir de là où je suis.
Je m’approche alors de la victime.

« Non désolé, je n’en reviens juste pas que vous ayez pu maîtriser ce type. »

Je suis vachement handicapé avec la lecture des auras maintenant que je ne vois qu’en noir et blanc. D’autant que je ne perçois aucune fluctuation dans la sienne. C’est perturbant. Je suis à la fois dubitatif et perturbé.

« J’étais médecin dans l’armée, vous voulez que je vous aide avec ça ? Ça va ? »

Je fais au plus simple pour expliquer que je m’y connais en soins, mais je ne sais pas trop comment réagir. La première chose qui me vient de récupérer le rilsan que j’ai dans ma poche, résidu des quelques petits outils et accessoires conservés de mes travaux du matin pour attacher les mains de l’assaillant.

« On va appeler la police et vous soigner. »

J’ôte alors ma veste pour la poser sur ses épaules. Il fait frais. Je regarde mon bras, le sien, et là où je devrais avoir mal et elle aussi, rien. C’est super étrange. Je voudrais lui demander ce qu’elle est mais de une ce n’est pas très classe et de deux je pourrais passer pour plus fou que celui qui l’a agressé. Je vais donc réserver cette réflexion pour plus tard peut être.
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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Sam 30 Sep 2017 - 14:56


   
Mortals aren't allowed to freely roam the castle

   
Dès que l’inconnu parla, Cassie se détendit. Personne n’en a conscience, mais un homme qui s’excuse auprès d’une femme, ce n’est pas si commun que ça. L’Hérésie, surtout, n’y était pas vraiment habituée elle-même. Elle avait crié sur ce pauvre gars sans aucune raison et il ne l’avait pas insultée en retour, ce qui était d’une étrangeté folle. Elle le regarda quelques secondes, étonnée, le détaillant des pieds à la tête. Le regard de l’inconnu allait d’elle au type par terre, d’elle, qui n’était ni bien grande ni bien grosse et à moitié à poil, au client, un gros lard présentement occupé à baver dans le caniveau, inconscient. Puis elle baissa les yeux sur son bras et fit la grimace. Elle sentit même les larmes lui monter aux yeux, soudain. Son gilet… Son gilet ! Tout neuf, sa dernière acquisition, elle y avait passé toute sa paye du mois dernier. Ce n’était pas de la grande marque, mais pas non plus une fripe, de quoi faire un peu illusion, de quoi se la péter pendant les fêtes, un gilet de meilleure qualité que toutes ses collègues pouvaient se payer. Et il était là, autour de son bras, en train de s’imbiber de sang… Elle releva les yeux au ciel en reniflant à petits coups. Ça faisait deux fois en deux semaines. Puisqu’elle avait dû dire adieu à son plus beau chemisier ce jour fameux où elle s’était retrouvée à braquer une banque. Déjà, elle avait été blessée au bras, la cicatrice encore bien visible. De toute façon, des cicatrices, elle en avait plein. Elle ne sentait pas la douleur et, depuis toujours, se faisait mal sans cesse, sans s’en rendre compte. La seule chose qui l’empêcha de se mettre à chouiner, ce fut la surprise de l’inconnu quant au fait qu’elle ait pu maîtriser le client un peu trop entreprenant, qu’elle choisit, de façon toute personnelle et égocentrique, évidemment, d’interpréter comme de l’admiration.

Quoiqu’il en soit, il semblait vraiment étonné, ce qui voulait dire qu’il n’était pas très familier des CESS – ou pas très malin, mais elle n’était pas si prompte à juger. N’importe qui connaissant l’existence des créatures surnaturelles aurait déduit de ce spectacle qu’elle était une Vampire, ou une Garou. Les gens ne pensaient jamais aux Hérésies parce qu’elles étaient mal-connues, ou que personne ne voulait s’avouer leur existence. Lui, il n’était pas tout à fait humain non plus. Elle connaissait cette aura, cette aura alliée au fait qu’il semblait ne pas trop savoir à qui il avait affaire la fit se douter de ce qu’il était : un Médium probablement. Qui s’ignorait ? Elle soupira donc, les épaules voûtées.

— Non, c’est l’habitude. Dans mon métier, il faut savoir apprendre à se défendre.

Et ce n’était même pas un mensonge. Elle le regarda attacher les mains du type et commença à se consoler un peu. Elle ressentait même un peu d’amusement, désormais. Il était tellement… normal, cet homme. Normal au sens où il était là, calme, un peu surpris, mais pas paniqué, un peu gentil, sans trop en faire. Quand il mentionna qu’il avait été médecin dans l’armée, elle haussa un sourcil. Oh, les militaires… Tous des trous noirs, des âmes et des corps brisées, des morceaux que personne ne parvenait à recoller… Elle l’observa encore. Normal. Mais sous la normalité, tellement de petites questions soulevées… Elle révisa son avis. Il n’était pas si ignorant de ce qui s’était passé ici. En fait, il se posait peut-être beaucoup de questions, mais il ne le montrait pas. Puis il lui passa son manteau sur les épaules, ce qui cette fois la fit franchement sourire – qui faisait ça ? qui faisait ça ici, dans ce quartier ? et avec une fille comme elle ? Là-dessus, il prononça le mot « police » et elle perdit son sourire.

— Ah, non ! Pas la police ! Ce gros type est un brave travailleur, le jour, et moi je ne suis qu’une strip-teaseuse, c’est moi qui vais finir en cellule. Laissez-le là, un de ses amis finira par le trouver…

Elle s’éloigna de quelques pas avant de se retourner vers l’inconnu.

— Si vous êtes médecin, vous pouvez m’aider vous-même avec ça, non ?

Elle agita son bras, eut de nouveau une pensée émue pour son gilet.

— Tous mes vaccins sont à jour, pas d’inquiétude pour une infection. Ben voyons ! J’ai juste besoin que ça cesse de saigner… En plus, je vais salir votre veste.

Dommage qu’il ne soit pas chirurgien plastique, il aurait pu lui éviter une moche cicatrice de plus. Elle lui fit signe de le suivre dans le club, dans la partie des employés, pour trouver un petit bureau vide et tranquille, ne lui laissant pas vraiment le choix.

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Dernière édition par Cassie Clarke le Ven 13 Oct 2017 - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Lun 9 Oct 2017 - 23:34

Foutue vision en noir et blanc. Je ne vois pas ce qu’elle est, je ne vois pas la couleur de son aura. Cela aurait bien pu m’aider mais non, il faut que les couleurs m’échappent ! En tout cas, je ne vais pas la laisser toute seule avec ce gros ballot certes assommé pour le moment mais qui peut se réveiller à tout moment pour se venger de la vergogne de la jeune femme. Elle paraît d’ailleurs si frêle et innocente. Comme quoi les apparences sont parfois bien trompeuses. Je me demande réellement ce qu’elle. Et c’est à ce moment que j’entends les esprits murmurer. Ils essayent de m’aider à reconnaître sa nature, malheureusement ce qu’ils me disent n’est que charabia pour moi. Hérésie. Je n’ai jamais rencontré telle créature. Puis elle ne semble pas ressentir la douleur. Mon don s’est activé, je vois la plaie béante, mais aucune douleur. C’est réellement étrange.

« Je suis désolé, mais ce n’est pas l’habitude du métier ça. Je dirai plutôt que la nature vous a doté d’un donc particulier pour le botage de fesses en beauté. »

Je souris pour détendre l’atmosphère. J’attache également vite fait les mains de l’inconnu qui trône encore face contre terre. Il pourra peut-être nous donner le goût de l’asphalte après, avec quelques mots simples. Je ne pense pas qu’il ait un cerveau assez développé pour penser des phrases complexes de toute manière. Je hais ces types qui prennent les femmes pour des objets. Cela me répugne.

« Je ne vois pas pourquoi vous finiriez en prison alors qu’il vous a agressé. Je pourrai témoigner s’il le faut, mais il ne faut pas laisser un crime impuni. »

C’était pour cette raison que je m’étais engagé dans l’armée. Ne pas laisser un crime impuni. Malheureusement, dans l’époque où nous vivons c’en sont des milliers, voire des milliards qui restent sans suites. Et les récidivent redoublent pour le coup.

« Oui je peux vous aider mais je n’ai pas vraiment le nécessaire pour vous recoudre ici. Ah quoi que j’ai peut-être un kit de survie dans le coffre de la moto… Venez… »

Puis je l’entraîne à ma suite.

« Ne vous inquiétez pas pour la veste et vos vaccins, il ne devrait pas y avoir mort d’homme ! »

C’est assez amusant qu’elle me parle de ses vaccins peu de personnes y penseraient même une seconde. Mais cela me questionne tout de même. Pourquoi préciser ce genre de chose ? J’avoue que je n’y connais pas grand-chose à ce type de personne.

« Si je vous dit le mot « hérésie » cela vous parle ? » je demande alors très direct. Au pire elle me sortira la définition du dictionnaire.

Enfin nous arrivons à la moto. Elle n’était pas garée bien loin de toute manière. J’enlève l’autocollant réutilisable de l’enseigne de la pizzeria. DE toute manière j’ai fini mon service. Puis j’ouvre le coffre situé sous le siège. J’avais oublié que je mets toujours ma trousse de soins de première urgence dedans. Et même s’il n’y a pas de fil et d’aiguille il y a cette magnifique petite invention des temps modernes qui permet de faire des points sans fil : les strips. Je sors donc ce petit bijou de technologie, du coton et du désinfectant en pipette.

« Vous n’avez qu’à vous assoir sur la moto. Je vais vous remettre en un seul morceau. »
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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Ven 13 Oct 2017 - 23:10


   
Mortals aren't allowed to freely roam the castle

   
Elle aimait bien les compliments, Cassie. Elle se laissait, souvent en toute connaissance de cause, souvent atteindre par les flatteries, et tant pis s’il y avait des intentions derrière – il y avait toujours des intentions. La petite princesse se sentait bouffie de fierté, dans ces moments-là. Comme à ce moment-là. Un peu, ouais, qu’elle savait botter des culs. Des culs humains, du moins. Face à plus fort qu’elle, Cassie ne tentait jamais de se défendre, c’était là son moyen de défense. Habituée à être maltraitée, malmenée, rabaissée, elle serrait les dents, hurlait et griffait et se rebellait dans sa tête mais ne disait rien et ne faisait rien, attendant que ça passe. Instinct de survie, zéro. C’était bien pour cela qu’elle détestait la violence physique, du moins quand elle était dirigée contre elle. Car elle-même hésitait rarement à s’en servir quand elle savait que cela lui serait utile. Non, son arme à elle, c’était le verbe, les griffes de la métaphore, la langue acérée comme une lame de rasoir et un sale caractère. Cependant, la remarque innocente de l’inconnu ramena Cassie à la réalité. Il pensait que parce que ce type était coupable, ce serait lui qui serait puni. C’était tellement naïf qu’elle n’en fut même pas agacée. En fait, elle lui fit les gros yeux, persuadée, d’abord, qu’il se fichait d’elle. Mais non, il avait l’air sérieux. Ah, c’était aussi pour ça qu’elle n’aimait pas les militaires. Ils avaient l’esprit au carré, persuadés que le reste du monde fonctionnait comme leur petit microcosme bien ordonné, les donneurs d’ordres et ceux qui obéissaient, les ennemis et ceux qui étaient les gentils, les coupables et les bourreaux. Comment est-ce que ce bonhomme pouvait-il survivre dans ce monde, hors du cocon hallucinatoire de l’armée ?

— Vous plaisantez n’est-ce pas ? La seule chose qui peut remettre les pendules à l’heure dans ce monde, c’est le karma, et je n’y crois pas. Il n’y a pas de justice pour les filles comme moi.

Alors si on voulait la justice, il fallait se la faire soi-même. Et donc, elle avait tabassé ce gros crétin. Un choix bien évidemment condamné par la société civile, mais cette société était pourrie, biaisée, gangrénée et absolument pas adaptée aux petits, aux miséreux, aux fantômes nocturnes qui peuplaient les trottoirs et les rues de cette ville la nuit. Ainsi avait toujours été la vie. Elle se laissa entraîner vers sa moto, l’écoutant la rassurer par rapport à sa veste. Il était vraiment bizarre… Puis il lui demanda de but en blanc si « hérésie » était un terme qui lui disait quelque chose, et elle dut se retenir d’éclater de rire. Il ne disait pas ça par hasard, c’était clair. Quelque chose le travaillait, probablement en lien avec son aura de médium en devenir. Oh, allons, il était déjà médium, en vérité. Il ne le savait pas, et n’écoutait donc pas ce que les esprits lui soufflaient à l’oreille… En d’autres circonstances, Cassie se serait amusée avec lui comme un chat avec le cadavre d’une souris. Mais il était gentil. Et tellement étrange, dans l’univers de l’Hérésie… Comme un point de couleur dans la toile tout en nuances de gris de sa vie. Elle n’avait pas envie de recouvrir ce point de gris, pas encore. Même s’il aurait mieux valu pour lui qu’elle lui dise toute la vérité. Personne comme lui ne pouvait survivre longtemps dans ce monde. Il était comme un néon fluo dans la nuit noire, clamant son innocence des choses surnaturelles, véritable appât pour tous les monstres qui se dissimulaient dans les ombres.

— Bien sûr, comme tout le monde. Une hérésie, c’est quelque chose d’inimaginable. Tellement abominable que ça ne s’insère pas dans le tissu de la vie telle qu’on la connaît. Tellement horrible qu’il faut les faire disparaître. C’est pour ça qu’on disait des sorcières qu’elles étaient des hérétiques, non ?

Elle n’avait pas menti. Et au Moyen Âge, à Salem, tout ça, on utilisait tout le temps ce mot, « hérétique ». Non, elle n’avait pas menti. Cet inconnu interpréterait tout ça comme il le voudrait. Ils arrivèrent à la moto et Cassie se percha dessus, laissant son bras à son bienfaiteur. Elle le regarda sortir quelques menus instruments et battit doucement de la jambe pour passer le temps.

— Médecin dans l’armée, alors ? C’est un peu bizarre… C’est un peu créer l’offre et la demande, non ?

Quel drôle de choix, vraiment… Dédier sa vie à sauver la vie de gens qui dédiaient la leur à prendre celle de ceux d’en face… Elle braqua le regard sur les mains de l’inconnu, sans tressaillir d’un millimètre quand il commença à manipuler sa blessure, sans que son souffle ne s’affole, sans ciller.

— Je m’appelle Cassie, au fait.

Elle ne pouvait pas continuer à l’appeler son bienfaiteur ou son chevalier en armure, tout de même.

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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Lun 23 Oct 2017 - 23:33

« Je ne plaisante pas. La justice existe il faut juste se battre pour l’obtenir et qu’elle soit utilisée à bon escient. Et puis qu’est-ce que ça veut dire une personne comme vous ? Moi je vois une jeune femme qui travaille et se fait emmerder sous prétexte que son travaille c’est de plaire aux hommes… »

Ça, c’est mon côté justicier qui ressort. Il ne me manque plus que le masque et la tenue complète et je me prends pour superman. Enfin je ne sais pas voler, ni même avoir les yeux mode rayons X et toute la panoplie de l’extraterrestre. Mais cela m’horripile de voir qu’une femme se laisse faire sous prétexte qu’elle n’est pas une wonder woman des temps modernes. C’est pour cette raison que la justice est tronquée. Parce que toutes les personnes qui ont droit à la justice ne font pas valoir leurs droits. Il faudrait crier haut et fort sur tous les toits que la justice doit être égalitaire et juste. Bon je sais, vous allez me dire que je songe à une utopie. Certes, peut être… mais n’est-ce pas là ce qui devrait être ?
Enfin, je l’amène vers ma moto. J’ai un nécessaire de premiers secours qui devrait m’aider à la recoudre et à lui faire peau neuve. Je la rassure bien évidemment par rapport à ma veste tout en écoutant les esprits évoquer certaines choses. Je ne suis pas des plus attentifs, mais je perçois l’un me parler d’hérésie. Ce qui est compliqué depuis mon accident c’est que je ne vois plus les couleurs. Et avant, elles étaient bien pratiquent lorsque je rencontrais quelqu’un car voir la couleur de l’aura des gens me permettait de savoir de quelle nature ils étaient et donc d’adapter mon discours en fonction. Aujourd’hui, je ne peux pas le faire. Aujourd’hui, seuls les esprits peuvent me porter secours.

Curieux de savoir sa nature, je lui parle alors du mot « hérésie » et comme je m’y attendais, elle me parle de faits historiques pour définir un mot bien trop souvent utilisé sans réellement savoir ses origines et sa portée. Mais évidemment, ce n’est pas cette définition là que j’attendais. Eut être me faut-il donc un tour de passe-passe pour obtenir un aveu de sa part ou bien simplement passer à autre chose et la laisser enchaîner sur un autre sujet ?

« C’est vrai, mais quelque chose me dit qu’il y a quelque chose de plus profond dans ce mot. Si je vous dis que je suis médium et que les esprits m’ont murmuré que vous êtes une hérésie ? »

Quitte à passer pour un fou. Après tout, elle est déjà installée sur ma moto et je suis déjà en train d’enfiler le fil sur l’aiguille qui va lui transpercer la peau pour venir construire une belle cicatrice sur son bras.
« Oui c’est étrange. Mais à la base je voulais aider les soldats à en finir avec l’Etat Islamique. C’était une forme de rébellion suite à la mort de mon père de ma fiancée dans les Tours Jumelles. »

Je n’ai pas honte de dire ce qui m’a poussé à m’engager. J’ai fait mon deuil désormais. Par contre, ce qu’il s’est passé sur place, je le garde pour moi et rares sont ceux qui sont au courant. Enfin, pour le moment je me dois surtout de me concentrer sur ma patiente, au joli nom de Cassie.

« James » je réponds alors que je prends son bras et qu’entre deux doits que pince la blessure pour faire se rejoindre les deux parties de la plaie avant de planter l’aiguille dans la chair pour coudre les deux bords. Elle devrait avoir un peu mal et pourtant je ne la voie pas tressaillir d’un doigt. Quant à moi je ne ressens rien du tout. Cela me perturbe au plus haut point.

« Vous n’avez pas mal ? » je demande alors surpris. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe. « vous êtes bien la première personne que je recouds et qui ne semble pas affectée par l’acte en lui-même ou encore la douleur que cela provoque. »
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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Jeu 26 Oct 2017 - 22:01


   
Mortals aren't allowed to freely roam the castle

   
Il semblait que son chevalier servant était droit comme la justice. Cassie écouta sa tirade, les yeux ronds, n’ayant même pas l’envie de lui couper la parole. Elle n’avait quasiment jamais entendu un tel avis sur la question. C’était doublement effroyable : c’était trop beau pour être vrai aux yeux de l’Hérésie, et en plus, c’était naïf. Comme si la vie était aussi juste, comme si le hasard ne faisait jamais mal les choses, comme si les gens étaient tous sur la même longueur d’ondes que lui. Alors qu’il était probablement le seul à penser à contrecourant. Pour que ce genre d’utopie fonctionne, le bien et le mal, le crime et le châtiment, la victime qui obtient réparation, il fallait que cent pour cent des êtres vivants de la planète jouent le jeu. Autant dire que c’était complètement fou, comme point de vue. Et dans le monde de Cassie, la putain finissait en taule et le gentil employé de bureau pouvait rentrer chez lui retrouver sa femme. Au principe que tout le monde savait ce que la putain était et faisait, et jugeait en conséquence, alors que le gentil employé commettait ses crimes derrière la porte fermée de sa vie privée, et que les apparences faisaient le reste. Et d’un point de vue personnel, Cassie ne croyait pas aux « quand on veut on peut » et autres « il faut croire en ses rêves ». Cette vision positive de la vie était dangereuse. Les gens crevaient de croire à ces conneries, elle l’avait constatée de ses yeux. Et d’abord, quel monde équitable laissait ses enfants vivre dans la rue, hein ?

Entre ça et le fait qu’il ne semblait pas très au fait de l’existence des créatures surnaturelles, Cassie songea qu’il n’allait pas faire long feu dans cette vie. Et pourtant, il était adulte. Il avait franchi l’enfance et l’adolescence, deux périodes dangereuses quand on vivait dans ce monde, elle était bien placée pour le savoir. Et il avait fait l’armée, aussi. Comment, après tout ça, pouvait-il encore être aussi innocent ? Elle sentait que sa réponse sur le terme « hérésie » n’était pas ce qu’il attendait, ce qui lui confirmait qu’il « ressentait » forcément quelque chose. Il n’était pas qu’un humain, lui non plus. Le savait-il seulement ? Elle avait envie de jouer, envie de le manipuler, de l’induire en erreur. Pas par méchanceté, mais parce qu’il fallait bien que quelqu’un lui ouvre les yeux, lui prouve que personne n’était digne de confiance, et le monde encore moins. Cependant, il lui finit par lui avouer sa nature. « Médium », et il prononça le mot comme s’il pensait qu’elle l’entendait pour la première fois. Comme s’il n’avait pas conscience que d’autres gens comme lui marchaient dans ce monde. Si c’était le cas, quelle vie solitaire il devait vivre… Assise sur la selle de la moto, elle gigota un peu.

— Je vous crois. Et vous devriez les croire, vos esprits. Pour cette fois. Mais si je peux vous donner un conseil, ne prêtez pas toujours attention à ce qu’ils vous racontent, surtout en ma présence.

Ah, les Hérésies et les esprits... N’était-elle pas, après tout, une porte ouverte sur la mort, sur le monde de l’autre côté du voile ? Suivie en permanence, comme les autres Hérésies, par des esprits souvent cinglés, qu’elle-même ne pouvait pas voir, ni ressentir, si ce n’était, toujours, ce vide, ce froid qui l’habitait, cette envie de sauter dans des flammes parfois, pour se réchauffer et aussi, pour en finir. Elle se concentra sur ses propos, sur cette vie qu’il lui racontait, à mille lieues de la sienne. Il s’appelait James, et James semblait déjà avoir fait le tour du monde, quand elle n’avait jamais connu que Bâton Rouge et Alexandria, deux villes voisines. Il avait voulu sauver le monde, aussi, et le monde allait toujours aussi mal… Elle s’apprêtait à le lui faire remarquer, un peu méchamment, un peu pour se consoler, un peu pour voir jusqu’où allait sa terrible droiture, mais il reprit la parole et elle baissa les yeux sur son bras. Est-ce qu’elle devait se tortiller, gémir, faire semblant ? Il savait déjà qu’elle n’était pas tout à fait normale, alors…

— Non, je n’ai pas mal. Je n’ai jamais mal. Pas comme les autres, en tout cas. Je ne suis pas comme les autres, mais vous le savez déjà, n’est-ce pas ?

Il y avait eu des douleurs. Il en fallait beaucoup. Longtemps. Et à répétition.

— J’ai l’habitude. En fait, ce soir, j’ai même droit à un traitement de faveur grâce à vous. D’habitude je prends l’agrafeuse et hop ! Mais vous faites ça très bien. Et vous êtes très droit. Vous me rappelez quelqu’un. Tous les militaires se ressemblent, non ?

Elle gloussa doucement.

— Je m’appelle Cassie, au fait.

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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Sam 4 Nov 2017 - 23:55

La jeune femme que j’aide ne semble plus avoir grand espoir en ce monde de brutes et de cruauté. Je ne peux pas lui en vouloir, moi-même j’ai cette haine au fond de moi qui me sert de moteur. Moins désormais mais je pense que je ne serai jamais en paix avec moi-même et avec ce que j’ai pu faire aussi indirecte cela fut-il. Décimé un village grâce à la découverte d’une souche sur laquelle on a bossé des heures durant ne faisait pas partie de mes plans. Pourtant, lorsque j’ai vu et senti ces gens à l’agonie j’ai pris conscience de ce que l’armée faisait de moi. C’est à ce moment-là que j’ai voulu tenter le tout pour le tout et que je me suis pris une balle dans le crane. Je n’en suis pas mort et je suis convaincu qu’il y a une raison à cela. Je me suis donné pour mission de laisser les esprits me guider et d’aider les gens qui en ont besoin et certains esprits à trouver le repos.

La jeune femme me dit de croire les esprits. Elle ne semble pas si surprise que je lui parle de médium ou d’hérésie. Ce qui me fait dire qu’en réalité elle connaît le monde du surnaturel et elle en fait partie ainsi qu’ils me l’ont dit. Mais ils sont agités, je ne sais pas vraiment pourquoi. Elle atteste mes propos avec une question rhétorique alors que je vois des esprits plus sombres rôder autour d’elle.

« Hum, oui je le sais. Je suis vraiment médium. Mais je ne vois pas les couleurs ce qui m’empêche d’évaluer votre aura et donc d’établir avec certitude votre nature. »

Quand bien même je le pourrais je ne sais pas vraiment ce qu’est une Hérésie. Je ne les connais que de nom.

« C’est votre nature qui fait que vous ne ressentiez pas la douleur ? C’est vraiment une sensation étrange pour moi de vous soigner, de savoir ce que cette blessure est censée provoquée comme douleur mais de ne rien ressentir. Je suis empâte physique… »

Je suis assez direct mais soyons honnêtes les masques sont tombés. Alors je me fais curieux et un peu protecteur. C’est tout naturel, puisque je sais le faire, que de l’aider et de discuter avec elle alors qu’elle vient de se faire agresser.

« Enchanté Cassie. » je réponds avec un sourire. « Ravi de faire de votre soirée, une soirée spéciale, mais j’aurais préféré qu’elle le soit pour une autre raison que le fait de vous recoudre. Même si pour le coup je suis content de savoir le faire parce que l’agrafeuse c’est drôlement barbare tout de même. » je réfléchie également à sa réflexion sur les militaires. Elle a probablement raison en un sens mais je ne vais pas en ce sens en lui répondant. « Hum je dirais plutôt qu’il y a plusieurs sortes de militaires. Il y a les très bons élèves, les naïfs comme moi qui croient qu’ils vont changer le monde et les enfoirés qui en ont rien à foutre de personne. »
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MessageSujet: Re: Mortals aren't allowed to freely roam the castle || James   Lun 6 Nov 2017 - 19:18


   
Mortals aren't allowed to freely roam the castle

   
Décidément, il était plein de surprises, cet inconnu. Cassie se demanda ce que ça faisait, de voir le monde sans couleurs. En y pensant spécifiquement, alors que d’ordinaire, un chose aussi naturelle que la façon dont ses yeux voyaient les choses n’attirait pas son attention, elle jugea que la vie n’était pas très colorée, de toute façon. Surtout la ville. La ville telle qu’elle la vivait, elle, au quotidien. La nuit, les rues étaient sombres, les murs étaient gris, la lumière des rares lampadaires était pâle et la silhouette des gens mornes. Un immense dégradé de noirs, de gris et de blancs. Mais il n’en allait pas de même avec les gens. C’était peut-être cela qui lui manquerait le plus. Le bleu glacial des yeux de certains, le blond doré des cheveux des autres, le carmin brillant du sang dans les veines, tout ce qui constituait la chaleur d’une personne, à laquelle elle tenait tant. Elle n’avait jamais réellement pensé à la question des auras, mais savait que les médiums discernaient ainsi les créatures surnaturelles entre elles. Ainsi, celui-là pouvait savoir s’il avait affaire à un humain ou pas, mais la distinction, pour lui, s’arrêtait là. Si ce n’était, tout de même, que les esprits lui parlaient. En quelque sorte. S’ils s’étaient vraiment exprimés avec des mots et des phrases claires, probablement que ce serait plus simple, pour lui. Elle gloussa en imaginant ce qu’ils auraient à dire d’elle. « Méfie-toi ! Fuis-la ! » Voyaient-ils un vide insondable là où aurait dû se trouver une partie d’elle ? Est-ce que cela leur faisait peur ? Il y avait des jours où elle aurait voulu voir à quoi elle ressemblait vraiment, en se regardant dans le miroir. Pas juste son apparence, mais cette abomination qui faisait la célébrité de sa nature d’Hérésie.

Sa nature d’empathe, en revanche, fascina aussitôt Cassie. Elle qui ne sentait rien, qui ne ressentait rien, se trouvait ainsi confrontée à son parfait opposé. Lui ressentait tout, même les émotions et les sensations qui ne lui appartenaient pas. Elle ne savait pas si elle devait être jalouse de lui ou soulagée de ne pas être à sa place. Elle savait seulement qu’elle souffrait de ne rien ressentir. Pas la douleur, évidemment. Mais tout le reste. L’envie. Le désir. L’amour. La chaleur de la colère ou le chaos joyeux de l’amusement. Toutes ces choses qu’elle devait feindre de ressentir, à l’excès, pour se donner l’impression d’en grappiller quelques miettes. Ou absorber un tas de substances illégales pour ressentir quelque chose, de déformé, d’à peine semblable à une émotion.

— Oui, c’est ma nature. Je ne sens pas la douleur physique. Ou le plaisir. Et je ne ressens pas vraiment d’émotions non plus. Si les esprits vous parlent, ils vous diront que je suis vide.

Elle toqua sur sa tête avec son poing, doucement. C’était un peu la définition du sociopathe, qu’elle venait de livrer. Finalement, l’émotion la plus simple, pour elle, restait la curiosité, dévorante, envahissante, parce que c’était elle qui pouvait, éventuellement, lui ouvrir les portes d’autres sensations. Et qui effaçait en elle toute idée d’instinct de survie, également. Elle se laissa imprégner par la définition que James donnait de son métier et décida que son père avait appartenu à la catégorie des naïfs, lui aussi. Elle sourit doucement.

— Oui, je les connais, les soldats au grand cœur. Ils reviennent ici le cœur brisé. Mais pour quelqu’un qui ressent les émotions des autres, ça reste un choix de carrière un peu masochiste, je trouve.

Elle avait entendu son père pleurer, supplier ou hurler toutes les nuits pendant douze ans. Il n’avait jamais pu faire la paix avec ce qu’il avait fait ou ce qu’il avait vu. Il ne lui en avait jamais parlé, ne lui parlait jamais, de toute façon. Et elle ne s’était jamais intéressée à lui ou à ses traumatismes. Un homme banal revenait toujours en morceaux d’une guerre, alors un homme comme James ? Pourquoi n’était-il pas devenu cinglé ? Peut-être qu’il l’était, cela dit. Elle ne le connaissait que depuis dix minutes.

— Qu’est-ce que vous ressentez, alors, en ma présence ?

La curiosité. Peut-être qu’il se sentait comme n’importe qui n’ayant pas son don, un point c’est tout.

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