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 lost my head down there somewhere (James)

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Les mots qui dépassent la pensée

→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et c'est sans doute mieux comme ça
→ NUISANCE DEPUIS : 32 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Sa nature de médium qu'elle ne comprend pas, capable d'utiliser les pires cauchemars qu'elle ne maîtrise pas
→ TROMPE L'ENNUI : Médecin urgentiste, stalkeuse rémunérée aux urgences, griffouilleuse de serviettes en papier, peintre presque inconnue, squatteuse de bars
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Sensible, têtue, nerveuse, bordélique, désinvolte, vicieuse, sarcastique, dévouée, imprudente, loyale, tempétueuse, insubordonnée, créative


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MessageSujet: lost my head down there somewhere (James)   Jeu 21 Sep 2017 - 21:58

Il y a des jours qui pèsent plus que d’autres mais parfois, ce ne sont pas les jours qui pèsent, ce sont des objets ou même des gens. Aujourd’hui, et depuis quelques jours, ce qui me pesait, c’était une lettre. Une simple foutue lettre d’un cabinet de notaire. Ce genre de courrier, je m’en passais volontiers. Après tout, le dernier du genre avait amené un lot de révélations qui avaient mis la pagaille dans ma vie et mon quotidien. Je n’étais pas pressée de l’ouvrir mais je savais qu’il le faudrait bien à un moment ou à un autre. Ma crainte était peut-être fondée mais la seule raison à la présence de cette enveloppe devait être la mort de mon père. Je ne voyais pas vraiment une autre raison. Il serait simple de lever le voile pourtant. Je n’avais qu’à ouvrir le volet d’un coup de doigt et l’attente, l’angoisse serait terminée.

Il n’empêchait que la lettre du notaire pesait dans le fond de mon sac comme une tonne de briques.

C’était ridicule. Je baladais partout ce fichu papier. Au travail, en faisant mes courses, en allant acheter des cigarettes. Quatre jours... Le machin devait être plié de toute part mais très franchement, je n’étais pas de ceux qui gardaient leur paperasse immaculée. Sans doute un effet secondaire du travail où je remplissais assez de papier pour que j’en aie une sainte horreur dans le privé. Je soupirais, je renâclais même, en sortant de ma voiture et en secouant la tête pour me sortir ça de la tête. J’avais déjà bien assez d’obsession comme ça. Celle-ci pouvait attendre. Mon frigo était vide, il hurlait au désespoir en même temps que mon estomac. Dommage, malgré les courses dans le coffre, je n’avais aucune envie de rentrer maintenant.

On pourrait penser qu’un médecin prend soin de sa santé avec les exemples qu’ils se farcissaient dans leur travail, mais ça n’était pas mon cas. Je fumais trop, je ne mangeais pas toujours très équilibré et surtout, je ne faisais pas de sport. Tout ce qu’il ne fallait pas faire.

Je pouvais quand même prendre un peu l’air, pour me donner bonne conscience. Les beaux coins ne manquaient et mon petit côté artiste s’en réjouissait. Autant joindre l’utile à l’agréable. Une petite balade me ferait le plus grand bien et je n’avais rien qui risquait de décongeler dans le coffre alors j’attrapais ma veste et enroulait correctement mon écharpe autour de mon cou, non sans embarquer mon sac et... la maudite enveloppe. Peut-être que j’aurai le courage de l’ouvrir cette fois ? C’était après tout le genre d’endroit tranquille et calme qu’aimait mon père. Ma voiture verrouillée, je me mis en marche, non sans allumer une cigarette.

Progressivement, les minutes se transformèrent en heures et avant même que je ne me rende compte de quoi que ce soit, la nuit commençait à tomber et surtout, en grande imbécile, je n’avais tout simplement pas regardé où j’allais. Grandiose. J’étais paumée. J’aurais pu me réjouir d’avoir marché autant et d’avoir rattrapé les séances de sport que j’avais tout à fait consciemment oubliées mais il m’arrivait quand même d’avoir des priorités logiques quand je me retrouvais dans des situations à la con. Le summum, c’était que vu le coin, je pouvais faire une croix sur google map, le réseau internet devait être inexistant. Putain ce que j’étais douée quand je m’y mettais. Il y avait de quoi se demandait comment j’avais pu faire médecine. Comme quoi, être toubib ne voulait pas dire avoir la science infuse. Je pouvais diagnostiquer tout un panel de problème de santé, remettre sur pied quelqu’un ou en tout cas sur la bonne voie mais je n’étais pas foutue de regarder où j’allais ni l’heure qu’il était. Bravo. Celle là, c’était quand même une grande première, même pour moi. Franchement, je préférai de loin le vol de mon portefeuille alors que j’avais une note astronomique au bar. Humiliant mais tout de même moins chiant.

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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Ven 22 Sep 2017 - 20:43

J’y pense souvent. A cette sœur qui se balade non loin de là. J’ai eu connaissance de son existence à la mort de mon père. Dans son testament, il m’avait laissé une lettre qui m’expliquait tout. Il m’a alors avoué, post mortel, que cela n’a pas toujours été parfait avec maman et que celle-ci l’a trompé. Elle est tombée enceinte. Elle lui a fait croire que le bébé était de lui puis l’a ensuite confié à l’adoption en le faisant passer pour mort à la naissance. Lorsque j’ai appris cette nouvelle, j’étais en colère contre maman. Comment avait-elle pu faire ça à papa ? Comment ? Et à Isobel ?

D’ailleurs, je ne sais pas vraiment comment il a pu me citer le prénom de ma demi-sœur. Normalement les services sociaux gardent toutes ces informations secrètes. Peut-être que maman a eu un passe-droit et a pu donner toutes ces informations à papa lorsqu’elle est décédée ? Je ne sais pas vraiment. Papa ne s’est pas étalé sur le sujet dans sa lettre. Enfin, tout ça pour dire que j’ai essayé de la chercher et surtout de la trouver, j’ai demandé de l’aide aux esprits mais plusieurs me disaient que ce n’était pas le moment. Et j’y repense alors. Régulièrement, je les interroge. Elle serait ma seule famille désormais que papy et mamy sont aussi décédés.

Et aujourd’hui, ils m’ont révélé que bientôt nous nous retrouverions. Je suis donc à l’affût du moindre signe. J’ai l’impression que je vais la croiser à chaque coin de rue. Je suis vite déçu lorsque la fin de journée arrive, que la nuit tombe et que rien ne s’est passé. Je finis par me décider à sortir mon chien, un labrador massif nommé Black, pour qu’il puisse faire ses besoins. Nous nous promenons dans la forêt, c’est notre rituel tous les soirs. L’avantage de vivre au milieu d’un bois c’est qu’on peut promener le chien ans l’attacher, surtout lorsque celui-ci est très bien dressé et reste toujours dans un périmètre de trois quatre mètres autour de son maître.

Ce soir, cependant, Black e agité alors que nous ne sommes qu’au milieu de la promenade. Il remue de la queue et je le vois s’enfuir au loin. Il aboie même.
« Black viens ici ! » je crie alors.

Retrouve ton chien James, une surprise se trouve au bout du chemin.

Faut toujours que vous interveniez au mauvais moment ! je réplique alors à l’esprit d’un ancien chef instructeur. Je ne sais pas vraiment pourquoi il est encore dans le monde des esprits et pourquoi ils s‘adresse régulièrement à moi mais même mort, il reste un mentor. Je suis alors les aboiements de Blac et soudain j’entends un bruit. Pas celui d’un chien qui fouine le sol à la recherche d’une brindille d’herbe ou autre mais une personne que j’entends d’ailleurs bougonner. Avec ma lampe torche je cherche donc la silhoute de ce que je pense être une femme qui est en train de s’insulter et de se maudire. Cela me fait sourire malgré moi quand soudain je trouve ce que je cherche alors que ma lampe se porte sur son visage avant que je ne la baisse rapidement pour ne pas l’éblouir.

« Vous êtes perdue ? Vous voulez de l’aide pour retrouver votre chemin ?

A peine méfiant je m’approche de la jeune femme. Elle semble si en colère que je doute de sa rationalité.

« Black a l’air de vous apprécie » je rétorque alors que le chien lui fait la fête.
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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Sam 23 Sep 2017 - 20:45

Dire que je me sentais profondément stupide était un euphémisme. Se perdre n’avait rien de glorieux, surtout pas quand on estimait qu’on en avait dans le crâne. Une preuve de plus qu’on pouvait être parfaitement idiot en étant intelligent. Non, je ne me jetais pas des fleurs, la preuve, j’admettais volontiers que j’étais une idiote malgré le fait que j’avais des neurones fonctionnels. Perdre la notion du temps, à la limite, ça n’avait rien de dramatique, ça n’était pas la première fois que ça m’arrivait et ça ne serait pas la dernière. En revanche, me paumer au milieu de nulle part parce que je n’ai pas regardé où me menait mon errance, ça... Je soupirais de dépit.

Il ne faisait pas tout à fait nuit mais la lumière commençait quand même à décliner et honnêtement, même s’il y avait des étoiles, mes connaissances en la matière ne me permettrait pas de retrouver mon chemin. De toute façon, je n’avais pas les repères qu’il fallait même si je savais comment faire. Demandez-moi d’ouvrir un type en deux pour le remettre sur pied, pas de soucis. Lâchez-moi dans une course d’orientation, même avec une carte et une boussole, et vous pouvez être sûr que je ne rentre jamais.

Si je pouvais faire une chose, c’était râler, bougonner et m’insulter copieusement. C’était bien la seule chose que je pouvais faire en tentant de trouver du réseau. Je pouvais très bien faire quelque chose de constructif tout en exprimant mon mécontentement.

Je marchais depuis dix bonnes minutes quand j’entendis un vague cri étouffé. Une phrase, courte certes, mais c’était quelque chose. S’il y avait quelqu’un dans le coin, je n’étais peut-être pas tout à fait perdue jusqu’au jugement dernier. Tout ce que je devais faire, c’était me diriger vers la voix, en espérant que ce ne soit pas la fin des haricots pour moi. Les tarés et psychopathes n’avaient rien de légende et l’expression qui disait que ça n’arrivait qu’aux autres... je lui mettais allègrement mon pied au cul. La plupart des merdes me tombaient dessus même quand je ne les cherchais pas. J’avais de bonne raison de me méfier.
C’était bien joli en théorie de suivre la voix mais pas si simple en pratique. Du moins jusqu’à ce qu’un chien appose sa signature de ses deux pattes sur mon manteau beige et m’arrache un léger cri d surprise.

« Je savais que c’était une connerie d’acheter un manteau clair. »

Pas que les taches m’importaient vraiment. C’était le cadet de mes soucis et puis j’adorais les animaux. Le fait qu’il ruine mon manteau n’entachait pas mon affection. À poils, à plumes ou à écailles, je trouvais les animaux plus supportables quel a plupart des êtres humains. J’étais du genre à ramener les animaux blessaient à un vétérinaire et à payer pour qu’il soit soigné et relâché. J’étais même de ceux qui préféraient avoir un accident plutôt que d’écraser un animal qui traversait la route. Bordel, je capturais les araignées pour les mettre dehors plutôt que de les écraser. Pourtant, je n’étais pas végétarienne même si ça ne m’empêchait pas de faire extrêmement attention à l’origine de ce que je mangeais. Passons.

Enthousiaste, le chien remuait la queue en me réclamant des caresses. Qui étais-je pour le lui refuser ? Toujours en train de bougonner mais, avec l’espoir que le proprio de la bête nous retrouve ou que je puisse retrouver mon chemin grâce à mon nouveau compagnon, je relevais vivement la tête et plisse les yeux alors qu’une lampe se braque sur mon visage. Avant que je ne puisse exprimer mon mécontentement de me faire aveugler gratuitement, quelqu’un parle. Un homme. Et la question qu’il pose m’arrache un rire sans joie, mon sarcasme est évident.

« J’ai l’air de savoir où j’vais ? »

Du calme Isobel... J’avais besoin d’aide, ce n’était pas le moment de me mettre à dos l’aide potentielle et providentielle qui m’était amenée sur un plateau. Je remerciais toutes les puissances reconnues ou non qui me venaient à l’esprit en espérant que ma chance durerait un peu jusqu’à ce que je puisse retrouver mon chez-moi.

« Désolé. » Ce que je déteste m’excuser. « C’est pas de refus. Je ne sais pas du tout comment je suis arrivée là. »

Méfiante tout en essayant de ne pas me montrer agressive, j’utilise malgré moi Black, puisque c’est son nom, pour essayer de retrouver mon calme. Il faudrait que je songe à adopter un animal. Pas un chien, pas avec mes horaires... un chat peut-être ? Pourquoi pas.

« Black hein ? Il est superbe. Tu es superbe. Mais oui que tu es beau. » Oui, j’étais en train de parler à un chien et d’exprimer de la façon la plus neuneu qui soit mon amour des animaux. Franchement, j’assumais.

« Je me suis perdue à quel point ? »

Mine de rien, il me restait quand même assez de bon sens pour prioriser les choses. Je pouvais caresser et gratouiller Black tout en me servant de ma tête. C’était rassurant. Il y avait de quoi se poser la question vu la mésaventure de la journée.

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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Jeu 28 Sep 2017 - 22:22

Black avait senti quelque chose mais le suivre dans le noir n’est pas chose aisé. Heureusement, j’entends une voix, une voix féminine qui a l’air de râler, contre elle-même et contre je ne sais quoi d’autre d’ailleurs. Je me repère donc au son. Lorsque j’arrive, Black a déjà redécoré le manteau de la jeune femme.

« Désolé pour votre  manteau. » dis-je de moi voix grave. « Black viens ici ! » Mais le gros chien semble tellement apprécier l’inconnue qu’il ne m’écoute même pas. Je lève un sourcil, étonné. Que se passe-t-il. Et je ne peux même pas voir son aura… le noir et blanc, si vous saviez comme c’est handicapant ! Quoi qu’il en soit le chien a décidé qu’il s’agissait de quelqu’un d’assez bien pour lui parce qu’il fait le fou autour de la jeune femme et lui réclame sans cesse des câlins. A croire qu’elle a une odeur familière pour sa truffe… Malgré tout, elle ne tente pas de me faire bonne impression alors que je lui demande gentiment si elle a besoin  d‘aide. Je me referme donc sur moi-même, sans rien ajouter. J’attends juste que Black ait fini de lui faire la fête pour une raison inconnue qui me frustre.

Elle finit tout de même par s’excuser alors que j’engage un mouvement pour revenir d’où je viens. Je ne force jamais les gens à me parler ou échanger cordialement avec moi mais je refuse qu’on me parle mal quand je suis cordial.

« C’est pas grave. » malgré tout, je pardonne facilement. Je tenterais bien un brin d’humour mais au vue de sa première réaction je garde mes réserve et me dit qu’elle s’est perdue tout simplement car elle n’a pas fait attention à la direction qu’elle prenait ni même au fait que le jour tombait et elle s’est faite prendre au piège de la forêt. Quoi qu’il en soit, même si je ne peux voir la couleur de son aura, je la perso intense et comme si ma proximité la modifiait.  C’est étrange, je dois bien l’avouer.

« Oui il s’appelle Black. » Ce n’est pas très original, je sais mais au moins c’est rapide à dire et évident à comprendre. »Et j’ai l’impression qu’il vous apprécie beaucoup, même si je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle il se comporte de la sorte. C’est la première fois que je le vois comme ça. »

Je suis pensif et j’observe mon chien complètement fou d’amour pour cette inconnue.

« Oh tout dépend d’où vous venez. Mais vous n’êtes pas très loin de la ville. Ma maison n’est pas loin, si vous voulez on peut y aller et je vous dépose à votre voiture avec la mienne ? »

C’est étrange comme proposition, surtout en pleine nuit, en pleine forêt. Avec toutes les histoires que l’on entend je ne lui en voudrais pas de me suspecter de quoi que ce soit. Après tout je pourrais bien être un psychopathe, l’emmenée chez moi, la violer et la découper en morceaux avant de faire disparaître son corps. D’autant que mon comportement actuel n’est pas ce qu’il y a de plus engageant, surtout lorsque l’on voit le regard plutôt froid que je porte sur l’inconnue.

« A moins que vous ayez peur de suivre un inconnu rencontré en pleine forêt. » dis-je alors avec un rire sombre. Cette situation m’amuse je dois bien l’avouer. Je pousserais bien le vice plus loin mais je ne sais pas si elle est cardiaque ou autre alors on va éviter… peut être.
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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Sam 30 Sep 2017 - 13:18

J’avais un caractère qui n’était pas facile. Je le savais et je devais dire que je ne faisais rien pour arranger les choses. J’estimais que j’avais toutes les bonnes raisons du monde pour être qui j’étais. Je ne me cherchais pas d’excuses pour autant, attention. Quand j’allais trop loin et que la personne ne méritait pas d’être ma cible, je savais reculer et m’excuser. Je n’aimais pas ça pour tout un tas de raisons mais je le faisais. Cet homme ne méritait pas ma colère, j’étais la seule responsable de ce qui m’arrivait et puis son chien y était pour beaucoup. Quelqu’un qui possédait un animal en bonne santé ne pouvait pas mériter de faire face à mon sale caractère. Oui, j’étais partial. Je me méfiais quand même et restais sur mes gardes, il ne fallait pas non plus pousser. J’estimais que j’avais assez encaissé pour que le karma ou n’importe quoi ou qui d’autre me foute la paix sauf que rien ne se passe jamais comme on en a envie.

Le tout maintenant, c’était que je m’empêche de parler sans réfléchir et de dire des choses qui pourraient compliquer la situation. Il ne manquerait plus que je le vexe ou le fâche et j’aurai tout gagné. Heureusement, son chien m’aidait à me focaliser sur autre chose.

« Je dirais bien que les animaux m’adorent mais ce serait déformer un peu trop la vérité. Ce qui est vrai, c’est que j’adore les bêtes. »

J’avais peut-être raté une vocation de vétérinaire. Ça m’aurait peut-être mieux réussi. Quoi qu’il fallait composer avec les propriétaires qui n’étaient pas toujours très réceptifs à la critique. Reconnaître une erreur était difficile, ils connaissaient leur animal mieux que tout le monde après tout et qu’importe s’ils menaçaient leur précieux animal avec leur comportement. À noter que certains parents étaient de ce genre-là aussi. Je détestais quand ça me tombait dessus aux urgences d’ailleurs.

La proposition d’être déposée près de la voiture était alléchante mais loin d’être une décision logique ou responsable. Je ne connaissais ce gars ni d’Eve ni d’Adam et j’étais sûre à cent pour cent que je n’avais jamais croisé ce type. Je n’avais donc aucune raison de lui faire confiance. Je me mordillais la lèvre en réfléchissant. Je n’avais pas tellement le choix.

« Pourquoi pas... De toute façon, si vous me faites la peau, je reviens vous hanter et c’est une promesse ! » Je soupirais, vaincue, mais pas tant que ça. Si ma menace ne sonnait pas du tout comme telle, c’était ma façon à moi de me détendre. Vu la situation, j’en avais besoin.

Ce n’était pas prudent d’accepter mais j’avais suffisamment marché pour aujourd’hui et puis Black ne semblait pas vouloir quitter mon côté. Du moins, c’était l’impression que j’avais. Très égoïstement, si je ne risquais rien, je pouvais profiter un peu des circonstances et câliner encore un peu son chien. Je n’étais pas à l’aise dans cette situation, pas du tout et malgré ma grande gueule je n’avais pas envie de pousser. J’étais perdue et j’avais besoin d’aide. Il m’en proposait. Refuser aurait été stupide. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même et me préparer au pire pour au moins essayer de réagir correctement en cas de problème. Un bon coup bien placé même sans expérience ou sans force pouvait me faire gagner du temps.

« Je peux avoir le nom de celui qui va me ramener jusqu’à ma voiture ou me tuer ? »

L’humour pour dissimuler mon malaise... et j’avais un humour particulièrement mauvais. Ça donnait une bonne idée de mon niveau en la matière. Inutile de dire que je ne me présenterai qu’après. J’avais le nom de son chien, il pouvait bien me donner le sien même s’il aurait été probablement plus logique que je me présente d’abord. Quoi que... je n’en savais rien. Les règles de politesse étaient un peu chamboulées dans ce genre de circonstances.

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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Ven 6 Oct 2017 - 7:21

Les esprits tentent de me parler. Soudain ils s’affolent. Je les balaye d’une pensée et je ferme mon esprit. J’ai appris à le faire avec Jocelyne, quand j’étais tout petit pour avoir des instants de tranquillité. Mais je ne comprends pas pourquoi ils tentent de forcer le passage. C’est comme s’ils voulaient me dire quelque chose de très important. Sauf que clairement, ce n’est pas le moment, là. J’ai une personne face à moi, je ne sais pas de quelle nature elle est et elle paraît plutôt grognon. Ce que je peux comprendre au vue de sa situation mais pour le coup ce n’est pas le moment de passer pour un fou !

« Les animaux sentent les personnes bien. Je vais donc prendre pour argent comptant l’instinct de Black. » dis-je alors avec un sourire. Histoire également de détendre l’atmosphère. Peut-être qu’elle avait une horde de chiens chez elle finalement aussi et que c’est pour cette raison que Black la renifle et se frotte à elle. Mais mon instinct me dit de lui faire confiance. C’est aussi la raison pour laquelle je lui propose de la déposer à sa voiture. Même si au fond, je m’attends à une réponse négative. En pleine nuit, avec un inconnu, il n’y a rien de rassurant.

« Ahahaha, ça va les esprits ne me font pas peur et je connais un bon exorciste. »

Bon si le premier point est vrai le second l’est moins. Je me dis après réflexion qu’il serait peut être pas mal d’en chercher un au cas o. Mais de toute manière je sais que je ne veux aucun mal à cette jeune femme. Après tout j’étais médecin dans l’armée, ce n’est pas pour faire du mal aux gens à présent. Tiens, peut être que cette information pourrait la rassurer un petit peu.

« Vous savez, j’étais médecin dans l’armée, je ne suis donc pas destiné à faire du mal aux autres. »

Après tout, les médecins jurent solennellement de soigner leurs prochains et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir leur santé et leur intégrité physique. En espérant, toutefois, qu’elle comprenne ce que je veuille dire par là. Qu’au-delà de la profession il y a tout un serment. Enfin, l’idée de se présenter n’est pas plus mal au final, on sort de la situation un peu tendue que j’ai instaurée.

« James. Et vous ? »

Je lui tends la main pour serrer la sienne et j’arbore un grand sourire. Black doit croire que ma main est pour lui et il vient me la lécher y déposant une tonne de bave. Je grimace avant de rigoler.
« Black, mon chien, c’était pour la dame, pas pour toi. »

Je m’essuie sur le pantalon, je n’ai rien d’autre sous la main et puis il s ‘agit d’un jogging que je mets pour aller en forêt qui ne craint ni la boue, ni la bave de chien. Puis je caresse le toutou pour satisfaire ses envies de câlins malgré tout.

« Je crois que l’on va oublier la poignée de main pour ce soir. » j’ajoute en regardant la jeune femme. « Et sinon comment avez-vous fait pour vous perdre ici ? Je sais qu’il y a un sentier de randonnée pas loin, mais vous en êtes drôlement écartée. »

Je lui souris avec douceur avant de reprendre le chemin.
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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Sam 7 Oct 2017 - 10:45

Si lui comme moi, nous nous fions à un animal pour juger de l’autre... je ne savais pas trop si ça nous faisait tourner en rond ou si ça nous donnait une bonne raison d’écouter, pour moi, et d’aider, pour lui. En tout cas, je persistais à croire contre toute logique qu’il ne devait pas être mauvais, ou pas totalement, vu que Black semblait en pleine forme et qu’il se fiait à lui. Je savais que c’était absurde de donner un semblant de confiance, temporaire, à quelqu’un de cette façon. Je le savais parfaitement. Heureusement, ça ne m’empêchait pas de me méfier quoi qu’il dise ou qu’il se passe.

Je suis surprise de ne l’entendre rebondir sur mon commentaire sarcastique mais au moins il a de l’humour. Meilleur que le mien. Ce qui n’est pas vraiment difficile, je dois bien le reconnaître. Je suis loin de me douter qu’il est en partie sérieux à sujet. J’ai mes croyances, ou plutôt j’ai envie de croire en un tas de trucs, mais je ne suis pas naïve, je sais que la plupart des gens ne pensent pas comme moi. Loin de là. Il tente de détendre l’atmosphère, je dois lui laisser ça et ça marche plus ou moins. Sa tentative à propos de son ancien travail me fait rire. Réellement. Il fallait que je tombe sur un autre médecin. Quelle ironie.

« Et bien on est deux dans ce cas. Je suis médecin urgentiste. Cela dit, si je voulais pinailler, j’vous signale que les anges de la mort ne sont pas des légendes. » Même s’ils n’agissaient que dans le cadre hospitalier et dans certaines conditions.

Il fallait toujours que j’en remette une couche, c’est plus fort que moi. C’était comme ça, j’aimais avoir le dernier mot. J’avais exactement les mêmes réactions aux urgences et dans la vie en général. Un très vilain défaut, je sais. Je comprenais pourtant ce qu’il essayait de faire. Si pour beaucoup de médecins, leur serment ne voulait pas dire grand-chose, pour d’autre, il était important. L’armée avait aussi un certain statut. Les deux combinés, même moi, je devais reconnaître que j’étais un peu rassérénée.

« Isobel. »

Puisqu’il s’était présentait, autant que j’en fasse autant, je n’avais aucune véritable excuse pour tenir ma langue même s’il aurait très bien pu me mentir. Moi aussi j’aurais pu, j’aurais même dû je pense. J’étais vraiment trop suspicieuse ou pas assez. Mon côté cynique ne pouvait pas s’empêcher de me faire remarquer ce genre de chose. C’était vraiment plus fort que moi ça aussi.
Je haussais un sourcil et esquissais un sourire amusé et des plus sarcastiques en voyant la scène du nettoyage de main en règle. C’était presque couru d’avance vu comment son chien s’était rué sur moi. Cette bête était affectueuse, aucun doute.

« Je crois aussi. » Je n’étais pas du genre à m’en faire pour si peu cela dit. Je n’étais pas maniaque ou obsédée par tout ce qui traînait. Honnêtement, j’étais juste ravie d’éviter un contact physique. Pas que j’étais totalement contre, j’aimais conserver mon espace personnel, c’est tout. « J’ai marché sans regarder où j’allais, plongée dans mes pensées que j’étais et j’ai oublié le temps qui passait. Pas très glorieux. »

J’avais eu envie de lui répondre de s’occuper de ses oignons mais je voulais partir d’ici. Pas restée plantée comme une imbécile, que j’étais ce soir, au milieu de nulle part.

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Dernière édition par Isobel Curtis le Jeu 12 Oct 2017 - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Mer 11 Oct 2017 - 23:25

Je suis contente de voir que la situation se détend un peu, même si au fond je la trouve bien inconsciente d’accepter mon invitation à la déposer en voiture à côté de sa propre automobile. Elle s’est peut être perdue dans les caresses qu’elle prodigue à Black et ne s’est pas entendue répondre. Remarquez j’en profite parce que je ne me vois pas du tout la laisser là, seule, au milieu de la forêt, sans rien pour se défendre. Je sais bien que je suis vieux jeu mais je sais aussi qu’il se passe des choses étranges dans le coin et nous ne sommes pas à l’abri d’un garou qui perde le contrôle.

« Oh une consœur, enfin si j’étais resté dans la médecine. »

Je possède des restes, certes, mais je ne pratique plus depuis que j’ai pris cette balle dans la tête et que j’ai sombré un an dans le coma. C’est difficile à croire qu’il me soit arrivé cela en me voyant aujourd’hui mais il y a encore quelques années, j’avais du mal à marcher, mes muscles étaient tout mous. Finalement, j’ai bien récupéré !

« Vous êtes bien négative ! Dites-vous que s’il existe des anges de la mort il existe ceux de l’existence. »

Oui je viens d’inventer ça de toute pièce, mais j’aime beaucoup opposer les choses, si le noir existe, le blanc aussi. L’un ne va pas sans l’autre car comment ferions-nous la comparaison sinon ? Je suis aprfois très terre à terre, mis je peux également avoir un minimum de spiritualité. C’est pourquoi je rebondis facilement sur sa remarque tout en donnant une opinion qui pourrait être la mienne pour sûre.

Les epsrits forcent le passage, cette fois, je les entends me parler, de toute part. Comme affolés alors que la jeune femme vient à peine de se présenter. Isobel qu’elle se nomme. Me vient alors une remarque.

« C’est amusant, j’ai une demie sœur qui se prénomme Isobel. »

Oui parce que maman m’avait donné une lettre via papa au moment de son décès où elle m’expliquait, tout, enfin presque tout concernant cette sœur que je ne connais toujours pas. Pourquoi d’ailleurs ? C’est une bonne question, mais je suppose que les déménagements y sont pour beaucoup et surtout le désir de protection des centres sociaux et des parents adoptifs. D’autant que mon passage à l’armée n’a pas facilité la moindre prise de contact. La vie est ainsi faite. Pourtant, je l’avais cherchée cette sœur. En vain.

Enfin, Black revient tout baveux près de moi alors que je demande à la jeune femme prénommée Isobel donc, comment elle a bien pu se perdre. Et son explication est ce qui semble être le plus logique, le plus naturel. Je lève alors les yeux au ciel.

« Quelque chose vous tourmente à ce point que vous en perdiez le sens de l’orientation ? »

Je souris, mais je ne suis pas sûr qu’elle puisse réellement me voir. Nous ne sommes pas loin de la maison au pire. Mais ce prénom, celui qu’est le sien me perturbe. La seule fois que je l’ai entendu ou du moins lu c’était dans cette fameuse lettre. J’ouvre alors peu à peu mon esprit aux voix qui essayent de se frayer un chemin pour me parler… Ai-je raison ?
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MessageSujet: Re: lost my head down there somewhere (James)   Jeu 12 Oct 2017 - 17:44

Je me déteste pour m’être mise dans cette situation. En temps normale, j’aurais tout simplement purement et simplement envoyé chier ce gars. Ce n’était pas parce que c’était Bâton Rouge et pas Atlanta ou New York que je réagissais différemment, c’était tout simplement la situation. Je devais prendre le risque, sinon, je ne rentrerai pas chez moi. J’avais toujours plus de chance avec lui que seule. Cela dit, j’avais presque autant de chance de finir morte dans un fossé. Bref, c’était un risque à prendre, je n’avais pas tellement le choix, que j’aime ça ou non.

Tout ce que j’espérais à présent, c’était qu’il n’était pas de ces médecins imbus d’eux-mêmes et atroce à supporter. Ceux qui souffraient de ce complexe de Dieu et qui ne se prenait pas pour de la merde. Je ne me prenais pas pour de la merde, attention... mais je savais d’où je venais et je savais aussi que tout doué qu’on puisse être, on n’était pas plus à l’abri d’une erreur que le commun des mortels. Je n’avais jamais commis d’erreur mais le jour où ça arrivait, je remettais ma démission le lendemain. Je n’étais certes pas une grande fan de mon prochain mais, je n’accepterais pas d’avoir compliqué la vie de quelqu’un ou d’y avoir mis fin. Si j’avais déjà considéré mettre fin à la vie de quelqu’un, un accident était autre chose. Je sais, c’est moche dit comme ça.

« Et vous, vous êtes sacrément positif. »

Au sens figuré, certaines personnes étaient en effet des anges. Heureusement, je n’en avais pas dans ma vie. Je n’avais rien contre un peu de bonté ou une bonne action de temps en temps mais les bons samaritains, il me tapait sur les nerfs. Oui, je détestais les saints. Non seulement ils étaient chiants mais en plus ils auraient été foutus de me dire que rien n’arrive sans raison. Moi qui suis une grande cynique, c’était le genre de chose qui me faisait grincer des dents.

Quand il m’annonce qu’il a une demi-sœur qui s’appelle comme ça, je hausse un sourcil. Honnêtement, je sais que je ne suis pas la seule à porter ce prénom mais il n’est pas courant. Je pourrais spéculer des années sur le pourquoi du comment ma mère biologique m’a nommée comme ça mais c’était perdre mon temps. Quand bien même, je n’avais franchement aucune envie de penser à cette femme.

« Ravie de l’apprendre. » Que dire d’autre ? Je devais bien avouer que je n’en avais rien à faire, je n’allais pas glousser comme une dinde en prétendant que c’était une coïncidence amusante.

Essuyant mes mains pleines de poils sur mon manteau déjà ruiné, je hausse un sourcil et hausse les épaules avec nonchalance même si j’étais loin de ressentir un tel sentiment. James, puisqu’il paraît que nommer les gens était plus poli et moins déshumanisant, venait de ramener au premier plan la raison de ma balade et aussi de mon problème actuel.

« Un courrier. Du genre de ceux qui peuvent foutre une vie en l’air. »

Je n’avais pas du tout une bonne expérience avec ce genre de courrier à ma décharge. Il aurait pu être annonceur d’un testament, d’un héritage, de n’importe quoi... Tout ce que je savais, c’était que le dernier courrier du genre m’avait appris que celui que je devais épouser était toujours marié, avec un enfant et en avait refait un à cette fameuse épouse pendant qu’il était avec moi.

Inconsciemment, ma main se porta à mon sac et serra l’enveloppe déjà malmenée à force d’être transportée sans aucun égard. Plus que jamais, le document semblait peser des tonnes.

« Ça vous fait rien si on se met en route ? J’aimerai bien rentrer chez moi. »

Je venais de perdre les bénéfices de ma promenade alors machinalement, j’allumais une cigarette alors que je n’en avais pas fumé depuis un long moment. Comme quoi c’était vraiment un sale réflexe.

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