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 Toe To Toes [PV Solveigh]

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→ ORDRE CLANIQUE : Cabot
→ NUISANCE DEPUIS : 80 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Rahu
→ ERRANCE : Au Fight Club
→ TROMPE L'ENNUI : Tueur à gages
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Teigneux - Sarcastique - Rancunier - Possède un talent manuel qui l'apaise - Tête à claques à potentiel bourrin - Fidèle (souvent à lui-même) - Courreur de jupons. Possède un petit penchant pour la boisson, ce qui n'améliore pas le caractère. Autodestructeur. Instinct de survie nul. En quête de rédemption


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MessageSujet: Toe To Toes [PV Solveigh]   Mar 26 Sep 2017 - 16:08



A Cold Dark Place


Ilya & Sølveigh

I walk alone, into the darkness
I came toe to toe and face to face with the beast
He knew me by my name, it was surprising
He knew everything about me that I despised

Reprendre le cours de ma vie maintenant qu’elle était libérée d’un poids. C’était l’idée que je me suis fais en arrivant ici, une fois la dernière menace éliminée, une fois mon message porté à l’attention de celle que je cherchais depuis tout ce temps. Tout s’était enchaîné de manière un peu précipité je dois bien l’avouer. C’était chaotique, brusque, pas le temps de vraiment se retourner pour gamberger sur ce que l’on peut dire ou faire, comment le dire et surtout comment faire. Notre rencontre au Rage était une sacrée ironie du destin qui a tout de même un sens de l’humour assez dégueulasse.

Tout ce que je pensais faire ce soir là c’est de me faire un peu de blé après quelques verres avec Aodh. Faut dire que je suis devenu un sacré pilier de comptoir comme un pilier de ring. Semblerait que les habitués dans mon genre savent attirer l’attention de types qui évoluent dans le même monde que moi. Même ici, dans ce recoin du monde pas comme les autres, les petites magouilles, le brisage de genoux et les disparitions subites sont autant dans les mœurs qu’à Prague ou Moscou.

Je pensais pas me retrouver face à un fantôme du passé que je chassais depuis des années, là comme ça, si facilement. Nan vraiment, les coïncidences sont parfois merdiques. Et ce qui s’est passé par la suite a tout ce qu’il y a plus d’inédit que ce soit pour la concernée et même pour moi-même. Mon loup a trouvé sa louve, une tentative fructueuse de rapprochement quand nos deux enveloppes humaines se retrouvaient assit, détrempés, dans une douche. Le message était passé, mais j’avais pas vu les choses comme ça.

A croire que le petit salopard que je cache dans un coin de mon esprit avait décidé de faire les choses à sa manière moi qui le prive de bien des choses, comme d’une meute, depuis trois décennies. Disons que je l’aurais bien mérité. Si ça m’a déplu ? Faudrait être vraiment con pour que je le sois ! Mais je ne saurais pas bien dire pourquoi en cherchant plus loin qu’une sacrée paire de loches et des yeux de biches avec une leur à la fois assassine, à la fois lasse. Semblerait qu’on ait le même regard alors.

Je pouvais désormais m’entretenir avec Ciàran, lui dire que mon errance s’arrête cette nuit. Ca tombait bien, la pleine lune ne tarderait pas à se lever sur Bâton-Rouge. Je le sentais depuis des jours déjà, difficile de calmer la Bête qui remue en moi comme prisonnière d’une cage trop petite. Elle attendait impatiemment que je la libère, fouler à nouveau le sol humide loin de la ville. Je ne contrôlerais pas grand-chose cette nuit alors autant ne pas faire l’idiot tant que l’Ulfric ne m’a pas accepté, tant que je n’ai pas fait officiellement ma demande d’intégration. Je sais que je surveillé, étroitement, après tout quoi de plus normal.

C’est la dernière ligne droite avant d’enfin pouvoir me ranger, tranquillement. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire de cette nouvelle vie qui m’attends ? J’arrête pas de me poser la question et j’avoue avoir un peu d’appréhension. Tuer, intriguer, évoluer à la limite de la légalité (ou de l’illégalité) je ne sais faire que ça après tout. Du jardinage ? ça me plait bien tiens.

Je suis entre deux eaux, je marche à pas feutrés en prenant soin de ne pas empiéter sur des territoires où je n’ai pas le droit de mettre une oreille. C’est un peu compliqué quand on ne connaît pas vraiment les lieux mais je fais confiance à mon colocataire qui déambule, le nez en l’air, à l’affût de la moindre odeur d’un congénère lycan ou garou. Ca indiquerait alors que j’ai rien à foutre là. Le pelage aussi noir que la nuit m’aide dans la pénombre, la seule chose qui pourrait me trahir hormis cette « aura » de cabot qui m’entoure serait deux orbes d’un or profond et sombre qui se détache de la noirceur ambiante.

Je ne réponds pas à l’appel des la Meute ou de la Horde, je réponds à l’appel de mon instinct qui me pousse à la chasse. Une bestiole des bayous, un « dents pointues » qui ne sait pas dans quoi il s’embarque, un humain ? naaaaah pas de connerie on a dit. Des pensées bien futiles, idiotes même quand une odeur que je connais me surprend comme un bleu, proche. Merde…

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Caomhnoir



→ ORDRE CLANIQUE : La Horde
→ NUISANCE DEPUIS : 54 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Mère Lune et du sarcasme.
→ ERRANCE : I have always imagined that Paradise will be a kind of library.
→ TROMPE L'ENNUI : En usant des livres et de la patience.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Calme, têtue et fière, avide d'apprendre, secrète, méfiante, sarcastique, cynique, observatrice et protectrice.
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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Ven 13 Oct 2017 - 1:59



"Head like a haunted house"

"I am destroying myself so other people can’t,“ she said, “and it’s the worst kind of control but it’s the only form I know."- Sue Zhao



Même si j’avais un petit penchant à aimer garder un œil sur les choses, je n’étais pas pour autant une maniaque du contrôle. Je parlais là de ma partie humaine bien entendu. Qui du coup le laissait volontiers et pleinement entre les pattes de ma louve. Elle était née pour ça, servir, veiller. Bien que la Horde ne fonctionne pas tout à fait comme une meute ordinaire, elle s’en rapprochait sensiblement. Aussi je savais que le poste que j’occupais aujourd’hui était similaire en bien des points avec celui qu’occupait ma mère. Elle savait donc les sacrifices et les efforts que cela demandait. Mère affectueuse sans fioriture, au-delà de l’image que l’on se fait de l’impitoyable amazone, je n’avais jamais eu de cesse de guetter son approbation. Mes désidératas rejoignant les siens, je n’avais donc pas eu à fournir plus de labeur que tout ceci n’en requérait déjà. Je me savais dès lors prête à tout pour mériter cette confiance qu’elle avait placé en moi à mes tous premiers instants de vie. Petite tornade blonde pressée de grandir plus vite, s’invitant dans les groupes d’apprentissage de ses aînées, et qui avait dû faire connaissance bon gré mal gré avec la patience. Son regard sur moi était parfois sévère, mais toujours juste, avec cette petite lueur de malice que sa plus turbulente progéniture adorait attiser. J’ai envie de croire qu’elle serait fière de ce sens du devoir et de mon évolution au sein de la Horde

A ce sujet, ma louve avait des convictions plus affirmées, comme toujours. Tout comme moi, elle vivait pour protéger les siens. Il y avait dans cette capacité à prendre soin d’eux une sorte de satisfaction rassurante. Et elle n’était pas peu fière de veiller plus particulièrement à la sécurité de son alpha, comme je l’étais de prendre soin de mon ami. Nous nous sentions à notre place. Ce qui, nous en étions persuadés, était un sentiment sous-évalué.

C’était aussi un don de l’elodoth, cette facilité de passer d’une forme à l’autre. Capacité utile à chaque pleine. L’une des premières sous ma forme lupine, j’étais rapidement à mon poste, gardant un œil sur Talia malgré la présence de son frère et de son compagnon, comme sur nos membres les plus « fragiles ». Chez nous, ils n’étaient pas seulement constitués des plus jeunes, mais également des races non prédatrices. Nous les caomnhoir faisions aussi en sorte que tous puissent profiter de la pleine lune en toute sécurité, sans prendre le risque de se faire croquer. Dans ces moments-là on se sent bien. On se sent à notre place. Ma louve aux commandes, elle est la plus posée de nous deux, la plus joueuse. Elle m’apaise. Quand elle en a la possibilité, elle s’amuse même à courir après les plus jeunes, à se laisser attaquer par eux. C’est un peu comme ça que commence leur éducation, l’apprentissage de la maîtrise de leur bête et la vie dans une communauté un peu particulière.

La plupart du temps le contrôle du territoire n’est qu’une formalité, opérée avec minutie mais sans jamais révéler de menace. Tout ce petit monde de communautés s’applique étrangement à vivre en bonne entente. Et étrangement n’est pas un mot énoncé à la légère quand on fait partie d’un univers que la majorité des gens pensent totalement irréel. Il a toujours été plus codifié que celui des humains, sans pour autant être plus « civilisé », mais entre la Guilde et le monde moderne nous nous devons d’être les plus raisonnables possible. Je sais de quoi je parle. Parfois il leur arrive de pénétrer sur le territoire, sans réelle malice mais avec de possibles conséquences qui pourraient s’avérer terribles. Alors on préfère prévenir que guérir. Quand une présence se fait sentir aux abords de nos frontières on ne prend aucun risque.
Je m’éloigne du groupe après m’être assurée que deux autres gardiens aient étendu leur zone de surveillance pour englober la mienne. Ma louve trottine contre le vent pour masquer son odeur. Elle pourrait le faire les yeux fermés. Ce territoire on le connait par cœur. Sous une forme ou sous une autre, j’y cours souvent. Au fil des années j’ai appris à reconnaître et à m’habituer aux bruits et aux odeurs de cet environnement. Du bois qui pourrit et craque sous le poids de l’humidité, à la petite faune rampante aux dents aiguisées. J’avance donc en terrain familier et conquis avant que ma louve ne repère une odeur qu’elle semble reconnaître. La présence n’a pas pénétré nos frontières. Elle ne le fera pas. L’animal en question est bien plus intelligent que l’humain avec qui il cohabite. Un peu comme la louve qui arrive dans sa direction. Tous les deux ne sont pas d’humeur à la confrontation. Leur précédente rencontre leur en a certainement ôté le goût pour, du moins entre eux. Elle se laisse guider par son effluve comme par un point lumineux dans la pénombre. Comme si le chemin était tout tracé. La louve grise ne cherche plus à se dissimuler dans un environnement où passer inaperçue peut s’avérer ardue. Son regard bleu électrique accroche deux billes d’or. Elle pousse un petit grognement, sans agressivité, avant de s’asseoir à la lisière du territoire de la Horde, bien visible.

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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Sam 14 Oct 2017 - 13:58



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C’est comme une délivrance pour mon loup né sous les auspices de la pleine lune. Je me rends compte à quel point j’ai dû comme le museler, lui promettre que bientôt tout sera terminé, qu’il fallait patienter, ne pas se laisser embarquer dans ce qui a fait notre perte finalement pendant bien trop d’années. On s’est perdu en chemin avant de rencontrer cette pauvre fille belle et bien en vie quand les autres n’ouvriraient plus jamais les yeux, des yeux injectés d’héroïne et d’autres saloperies. C’était de ça que l’on voulait nous parler quand nous sommes arrivés à Prague, un trafic de grandes ampleurs qui n’avait plus rien à voir avec ce que moi j’imaginais. Je savais que j’évoluais dans des eaux pas bien claires, ça ne me posait pas réellement de problèmes jusqu’alors mais ça… Ca je ne pouvais pas l’accepter et voilà que je faisais connaissance avec des idéaux dont je me pensais dépourvu. Depuis lors, c’est une quête de rédemption qui s’était amorcée, à la fois pour elle mais aussi pour moi. Tenter de laver une chose à laquelle j’ai participé sans réellement le vouloir, le savoir mais j’y ai contribué. Comment je pourrais laver mon honneur ? car oui, qu’on le croit ou non, ces brutes de Lipov ont un honneur en sus de ce respect des traditions inhérentes à notre race, à notre nature. Trente cinq ans que je me pose la question, que j’agis dans ce but, pour refermer une plaie béante qui suinte depuis bien trop longtemps. Ma moitié l’avait bien compris et voilà pourquoi il m’a fait confiance tandis que lui espérait autre chose de cette histoire. Quelque chose qui ne m’est pas apparu jusqu’alors, que je n’imaginerais pas à mon sujet et encore moins, du sien. La Bête c’est lui pas moi, encore que…

Quelques heures auparavant, l’endroit aurait grouillé de Garou en tout genre issus de la Meute ou de la Horde, allant rejoindre leur Alpha respectif sur leur propre territoire pour profiter de cette nuit qui les rassemblent tous. Depuis quand je n’ai pas pu participer à ce genre de moment qui malgré l’énorme poussée d’instincts, les démonstrations de force des petits mâles qui s’affirment de jours en jours était aussi un moment de communion où toute la communauté se recentre, soudée comme jamais autour d’une même figure directrice. Si ça me manque ? Et comment. Jaloux ? Non, je me plais à croire que bientôt mon tour viendra où je pourrais à nous voir cela de mes yeux. La nuit risque d’être longue d’ailleurs car si je pensais au moins croiser l’Ulfric de la Meute, je ne pensais pas croiser l’une des Gardiennes de la Horde et pas n’importe laquelle. Mon loup lève le nez, remonte la piste olfactive déjà très présente pour se retrouver alors nez à nez ou plutôt museau à museau avec celle qu’il voulait voir. Ce petit enfoiré avait tout prévu ma parole ! Comment je pourrais lui en vouloir, cette nuit est la sienne après tout, je lui dois bien ça.

Un très discret chemin de broussailles séparent alors les deux prédateurs tandis que la louve grise se trouvait du côté de son territoire sans pour autant en quitter ses frontières. Ce petit chemin est comme une ligne de démarcation entre nos deux mondes, entre l’endroit qui refuse ma présence de toutes ses forces par pur instinct de conservation, ce que je comprend parfaitement. Derrière moi se trouve l’un de ces petits bois qui se trouvent en terrain neutre, le loup noir reste de longues secondes caché dans la lisière mais caché de quoi ? Ces deux orbes d’un azur scintillant sont fixés dans l’or des ses prunelles, il hume l’air comme pour en saisir la tension du moment quasi-inexistante. Je sens son coeur qui s’affole mais dans le même instant, une étrange plénitude. Je ne le connais pas calme celui là, toujours prompt à dégainer crocs et griffes lorsqu’on ne s’y attend pas. Là c’est différent et clairement, je suis perdu moi-même.

La louve grise s’assoit tranquillement, de la plus stoïque des manières quand le noir lui s’avance d’un pas non pas hésitant mais volontaire, sachant à quel moment il doit s’arrêter. Il finit par se retrouver au centre de cette minuscule zone démilitarisée représentée par ce sentier couvert de hautes herbes et d’humus. Un pas en avant, la moitié de chemin qui est fait en sa direction avec un simple et discret grondement sourd puis il s’assoit, fier, sans jamais la quitter des yeux. Autour de lui, un mélange de présence, d’odeurs diverses qui indiquent bien que la grise n’est pas seule mais elle s’est éloigné de ses pairs.

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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Dim 29 Oct 2017 - 2:18



"Head like a haunted house"

Hydrogen in our veins, it cannot hold itself, our blood is boiling
And the pressure in our bodies that echoes up above it is exploding
And our particles that burn it all because they aim for each other
And although we stick together it seems that we are stranging one another - Florence & The Machine



Les règles qui régissent notre monde de métamorphes sont sévères, parfois injustes. Même si chacun compte, c’est la survie de la race, du groupe qui compte. Les cabots sont une menace contre notre subsistance, particulièrement à l’époque actuelle où la chasse aux sorcières prend des allures qu’on préfère ne pas imaginer. Les progrès du monde moderne peuvent s’avérer dangereux pour notre anonymat, ce qui nous force à toujours plus de prudence. Eux ont parfois tendance à l’oublier. C’est pourquoi la sévérité avec laquelle nous avons toujours traité les menaces n’a pas fléchi. Pour certains, c’est parfois totalement immérité, mais le rejet qu’ils nous inspirent est presque imprimé dans nos gênes. J’avoue que jusqu’à il y a peu, je ne m’étais jamais penchée réellement sur la question. Les lois établies partent du principe que toutes les meutes se valent, et que d’en être exclu ou de s’en éloigner par soi-même est révélateur d’un problème uniquement de la part du cabot en devenir. Rien n’est jamais aussi manichéen, et les humains n’ont pas l’apanage des sociétés défaillantes. Toutes les meutes ne ressemblent pas à l’éclectique famille qu’est la nôtre. Certaines, au mieux, se comportent comme un gang mafieux et au pire, comme une petite secte. Malgré tout quitter ce genre de meute est tout aussi difficile que de s’arracher un membre. C’est cet instinct viscéral d’appartenance qui nous imprègne, nous rassure et nous définit. Même une nécessité vitale demande un réel sacrifice. Une vie de solitaire c’est une vie inachevée, un lycan incomplet.

Et il y avait cet homme, ce grand russe balafré qui avait condamné son loup à plus de trois décennies de ce châtiment, en toute connaissance de cause. Tout aussi surprenant, son loup l’avait accepté avec une patience et une compréhension des plus inattendues. C’était peut-être ces dernières qui leur avait permis de rester sains d’esprit. Enfin à un certain niveau. Il avait fait un choix de carrière et possédait quelques habitudes qui dénotaient d’une santé mentale pas tout à fait commune. Je ne critiquerais pas. Je serais bien mal placée pour le faire, partageant quelques-unes de ces dernières. Quand je me surprends à y penser, je préfère quand même m’y attarder, plutôt que de me rappeler la raison qui l’avait poussé à le faire. Il y avait dans cette réalité quelque chose qui me gênait. J’avais envie de croire que c’était cette fierté mal placée qui peinait à faire preuve de reconnaissance, plutôt que ce grand point d’interrogation, cette immense pièce manquante que je faisais semblant de ne pas voir. Qui soulevait bien trop de questions. Ma louve ne se les posait guère. Je pouvais supposer qu’elle s’en moquait ou qu’elle connaissait déjà les réponses. Mon intuition penchait vers la seconde hypothèse, ce qui ne me rassurait pas pour autant. Comme toujours, j’étais celle de nous deux qui s’égarait dans ses réflexions. Je mettais quiconque au défi de me faire abandonner cette cécité volontaire. Ma colocataire s’en chargeait déjà, profitant de cette habitude que j’avais à ne plus jamais totalement la refouler comme j’avais pu le faire dans le passé. Elle exploitait la faille sans vergogne. Aux innocents les mains pleines, comme toujours. Parfois, et particulièrement en ce moment, je me demandais si la patience dont elle faisait preuve à mon égard comme à celui d’une enfant, ne frisait pas la condescendance.

Le son qu’elle émet, aux allures de petits éclats de rire, pourrait faire office de confirmation. Petite effrontée. Sa fierté est presque aussi mal placée que la mienne. Elle, se contente de me faire comprendre son point de vue sur une confiance en soi « légèrement » excessive. Je plains soudainement les schizophrènes qui partagent leur enveloppe avec beaucoup plus qu’une deuxième personnalité. Sa queue balaie le sol comme la louve le ferait de ma pensée. Il semblerait qu’elle ait bien mieux à faire, suivant du regard le grand loup noir qui s’approche. Elle se souvient du sien. Ses prunelles dorées ont déjà soutenu l’azur enragé. Elle le détaille avec une absence de vergogne qui ne dérange que moi. Le sibérien suit consciencieusement les règles, se stoppant à la limite de notre territoire. Il se tient avec fierté. Lipov comme caernhilde possède un orgueil de taille similairement surdimensionné. Malgré un plaisir non feint, ma petite amazone apprécie d’avoir les choses en mains. Elle sait ce qui va suivre, et laisse durer ce moment volontairement. Comme si elle le savourait. Certaine qu’il ne franchira pas la ligne. Elle se redresse finalement pour s’en approcher, un petit air de défi dans le regard quand elle longe cette frontière invisible dans un sens, puis dans l’autre. Sans gêne ni prendre de gant, ni d’autre invitation en bon et due forme que sa présence, elle abandonne la sécurité de son territoire pour pénétrer dans son espace personnel et renifler son odeur. Jusque-là son comportement m’interpelle moyennement. Je dis bien « jusque-là ». Quand elle passe devant lui, appuyant son museau dans le creux de son cou pour attirer son attention et l’inviter à la suivre, c’est un immense c’est quoi ce bordel qui résonne dans ma tête. Sans se retourner ni prêter attention à mes protestations, la demoiselle prend le direction du petit bois, flairant l’odeur d’un petit animal qui fera office de proie pour cette partie de chasse.

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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Mar 31 Oct 2017 - 15:19



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J’ai décidé de lâcher la bride pour cette nuit, ce moment lui appartenait, je ne resterais alors que spectateur. Avec le temps, l’expérience, l’âge, mon loup et moi avons réussi à trouver un terrain d’entente. On ne dresse pas un animal si éprit d’indépendance, de fierté et de liberté, on tente d’abord de le comprendre, de l’écouter puis de négocier. J’ai appris ça dès mes premières années de louveteau car c’était un pilier de l’enseignement de ma lignée. Ne pas comprendre son loup, lui laisser prendre le dessus ou alors le rendre trop effacé, c’était faillir à faire un premier pas pour devenir un Lipov. Ca ne s’est pas fait en un jour, ça n’a pas été non plus une partie de plaisir même des années, des décennies plus tard. Il est arrivé que nos deux façons de voir une même situation ne soit pas conciliable, alors il fallait trouver un juste milieu. C’est un jeu d’équilibriste quand on est ce que l’on est et puis vient la confiance. C’est grâce à cette confiance que l’on a pu traverser cette vie de solitaire pendant tout ce temps. On était seul, on en souffrait mais on savait pourquoi et les conséquences du départ. Ce n’était pas une surprise, on s’y attendait…tous les deux. Le loup noir qui tournait comme un fauve en cage écoutait mes promesses, il savait que je les tiendrais car je suis comme ça, il a apprit lui aussi à me comprendre, à savoir comment je fonctionne. Et voilà que cette nuit, je remplis ma part du contrat, j’honore cette promesse vieille de trois décennies passées.

La petite louve longe cette frontière intangible qui sépare leur deux mondes. Piqué au vif, mon colocataire se relève à son tour, il est comme moi, pas du genre patient. Quelques pas à peine et il se tient à quelques centimètres d’elle sans pour autant passer cette ligne décisive qui pourrait tout faire basculer. Je le sens au taquet, sur le qui-vive, il hume l’air, redresse légèrement le museau pour s’enivrer de son odeur, de sa présence. Je sens la moindre fibre de son corps se tendre alors que sa vis-à-vis l’éprouve sans aucune vergogne tout comme elle venait de le détailler. Lui non plus d’ailleurs ne s’en est pas privé, encore… Là-dessus, il semblerait que l’on sache quoi voir non ? L’Amazone est joueuse on dirait, je reste en retrait, à l’écoute alors de ce qu’il ressent et pour la première fois, il m’apparaît comme troublé. Toute son attention ne tourne qu’autour d’elle à cette instant présent et rien n’existe autour. L’univers du loup noir se résume à elle comme à chaque fois qu’elle est apparu depuis lors. De quoi m’intriguer, tenter de pointer le doigt sur cet état de fait sans être foutu de comprendre – ou vouloir comprendre – ce qui se passe. Puis c’est la goutte de trop… La Caernhilde franchit la barrière, passe de l’autre côté, dans son propre univers. Sentir alors cette proximité me prend aux tripes, à la gorge et je sens le cœur de mon ami de toujours comme rater un battement. Figé, il la laisse faire, gronde comme un tonnerre lointain avant d’en faire autant presque furtivement.

L’invitation est on ne peut plus équivoque pour nous, elle s’éloignait déjà pour trottiner tranquillement à l’affut d’une proie qui n’allait pas finir la nuit. Ou alors n’est-ce là que la première opportunité de passer du temps loin des ring, des librairies encombrées, des caves dégueulasses. L’occasion là de s’approcher, s’appréhender alors que quelque chose d’invisible, ténu mais présent se construit à mon insu et peut-être même à l’insu de celle qui cohabite avec la louve. Autant dire que je nage complet dans le potage quand le loup noir lui, s’élance d’une foulée agile après l’Amazone. Lui en tout cas, sait ce qu’il veut, ce qu’il voit et comprend les choses mieux que moi. Qui a dit que les Hommes étaient les plus intelligents, ou alors c’est moi qui doit être un peu con, aveugle, les deux ?
Une petite partie de chasse donc, à la lisière de deux territoires que je ne peux franchir. On dirait que l’Amazone a bien saisit toute l’étendue de mon problème mais aussi mon handicap dans ce « jeu ». Mais je connais mon vieil ami, il ne compte pas se laisser faire de cette manière. Les Lipov ont toujours réponse à tout mais à leur façon cela dit, c’est pour ça que nous sommes les plus grands maîtres du lyrisme et de la poésie du monde Garou. La discrète effluves d’un lièvre lui remonte aussitôt aux narines, c’est donc à petite foulée qu’il la remonte, des pas de loups qui s’étouffent contre le tapis de feuille et d’humus d’une Louisiane d’automne.

La bestiole est connue pour sa rapidité c’est un fait mais un loup ne lâche jamais sa proie quitte à la traquer des jours entiers, alors deux. Un Lipov et une Amazone, voyez un peu le tableau, qui pourrait croire à ce genre de scène d’autant plus que les auspices qui les ont béni sont tout aussi opposé l’un de l’autre. Même moi j’y comprendre que dalle encore une fois mais je ne m’interposerais pas entre eux, ça me permet d’avoir du recul, rassembler des données. J’ai une approche de ce  « problême » presque pragmatique alors qu’en temps normal je me contrefous bien de comprendre quoique ce soit. Ce dont je ne me doute pas un instant, c’est que ce que mon loup ressent n’est que le reflet de mes propres sentiments. Nous ne sommes qu’un, ça devrait être évident ? Recentrons nous sur le lièvre… Presque à plat ventre dans les taillis, j’ai pris une petite avance sur l’Amazone. Le rongeur redresse la tête, les oreilles se tournant vers l’origine du moindre bruit dans les environs. Encore quelques secondes puis la proie détale, le loup noir grogne et s’élance de toute sa puissance.
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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Ven 3 Nov 2017 - 2:29



"Head like a haunted house"

When I first met you, I felt a kind of contradiction in you. You’re seeking something, but at the same time, you are running away for all you’re worth. - Haruki Murakami, Kafka on the Shore



Il m’est facile d’oublier que ma louve et moi ne sommes pas si différentes l’une de l’autre, ou plutôt qu’elle me rappelle celle que j’étais avant la perte de ma mère. Quand beaucoup de métamorphes passent près de quatre décennies pour apprendre à maîtriser ma bête, j’ai parfois l’impression qu’en ce qui me concerne, les rôles étaient inversés. Elle était certes sauvage, mais alors je l’étais plus encore. Elle a été ma chance, là où au cours de cette apprentissage, ils sont nombreux à jouer des coudes dans la conciliation, à tenter de trouver le juste milieu qui laissera la part juste à l’homme et à la bête. Elle est devenue mon garde-fou, un souvenir vivace comme un espoir d’un bonheur qui a été et pourrait être à nouveau. Sa patience est d’une infinité qu’elle ne peut accorder qu’à moi. La plupart du temps je n’y pense pas, ou plutôt j’oublie d’y penser presque volontairement. Il y a une certaine crainte à voir cet espoir qu’elle fait perdurer, ne jamais rien devenir de plus que ce qu’il est. Le constat d’un échec sur celle que j’étais devenue ces dernières années, une jolie façade pareille à un château de cartes. Je ne la voyais pas encore comme une parenthèse nécessaire, une construction accélérée et maladroite dans l’attente de cet alignement parfait et presque impossible où tout trouverait alors sa place. Où cette gamine effrontée et sans peur remonterait à la surface.

Pour l’heure la louve tient ce rôle, presque autant flattée que ravie de l’attention qu’elle reçoit. L’amazone sait ce qu’elle vaut comme toutes les lycanes de sa lignée. Il y a peu de mâles à qui elles accordent un regard ou le privilège d’un peu plus, d’égale à égal. La plupart sont cantonnés à une utilité transparente. Il y a des préjugés ancestraux qui ont la vie dure mais se laissent diluer par ce nouveau monde. Mais pas trop non plus. Le loup en question doit toujours se rendre compte de la chance qu’il a et des preuves qu’il a à donner. La louve grise a croisé les yeux du lipov, mais c’est l’homme qui a capté son attention dans ce secours inattendu qu’il leur a apporté. Comme depuis qu’il était revenu dans leur vie, elle avait passé cette nuit fatidique à l’observer autant qu’elle le pouvait pour essayer de découvrir ce qu’il était. Il y avait des ombres qu’elle avait saisi, les mettant entre parenthèses faute de mieux, en attendant de trouver les réponses et de pouvoir observer le loup qu’il abrite. L’évidence d’un destin qu’elle connaît n’est pas toujours synonyme d’estime et de bonheur.

Pour le moment elle aime comme les choses se déroulent. Il ne force pas les choses sans pour autant s’effacer totalement. Elle aime cette impatience qu’elle perçoit. Il ne lui manque pas de respect tout en s’imposant en même temps. C’est un dominant tout comme elle. Chacun connaît les règles de ce jeu délicat auquel je demeure une spectatrice qui ne trouve pas sa place. Ils s’intriguent mutuellement, s’apportent une attention similaire. Elle a senti son souffle effleurer sa fourrure, ses prunelles dorées rivées sur elle. Ses intentions bien que maitrisées, étaient aussi franches et directes que les siennes. Sûre d’elle, elle ne se retournera pas pour voir s’il accepte son invitation. L’amazone sent le sol vibrer d’un rythme différent quand il se met à la suivre. Elle, avance dans les ombres pour masquer la clarté de son pelage à la lune, contre le vent bien que l’ennemi ne soit guère de taille. La lignée la plus redoutable sous sa forme animale ne peut contrevenir à sa réputation. Elle se laisse distancer ce qui ne la dérange pas, petite maligne observant une proie qui n’en a pas l’air et tellement disposée à s’amuser que je m’en voudrais de l’en empêcher.
Quand le loup noir s’élance elle en fait de même, presque nullement focalisée sur le rythme cardiaque paniqué du lièvre, privilégiant celui du prédateur. La caernhilde a l’avantage du terrain, ne se limitant pas toujours aux frontières de son territoire. Sa foulée presque silencieuse bifurque, légèrement moins contre le vent. Elle prend le risque. Après tout son partenaire de chasse n’a pas de raison de se méfier d’elle. Dommage. La demoiselle a envie de prolonger le jeu et le jaugeage. Elle se calque sur la foulée du loup, anticipe sa vitesse pour ajuster sa trajectoire qui vient percuter volontairement la sienne. Basculant avec lui, elle roule puis se redresse en dérapant. Elle s’assure que l’autre loup soit toujours entier. Le piaffement qu’elle lui offre résonne presque comme une provocation. Le cœur de la louve palpite d’anticipation. Elle trépigne un bref instant sur place avant de repartir à la poursuite de l’animal, grisée par l’odeur de sa peur comme par ce qui pourrait suivre.

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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Sam 4 Nov 2017 - 9:55



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Je repense à la discussion que j'avais eu au sujet des femmes mais aussi des louves avec l'Ulfric. Une seconde entrevue autour d'un verre, dans un bar peinard, c'était bien moins guindé que d'ordinaire, on parlait de tout, naturellement, comme si l'on se connaissait depuis longtemps, de vieux frères que nous n'étions pas. Le courant était passé plutôt facilement parce que nous sommes des mâles, des dominants et que l'on se comprend sur beaucoup de point. Évidemment et sans en dire plus, la discussion a bifurqué sur nos congénères de l'autre sexe. La plaisanterie de penser qu'elles voulaient être nos égales, du moins tenter de l'être nous a faire rire en bon macho que nous sommes et pourtant. Pourtant je savais que certaines d'entre elles l'étaient, de toute évidence et ça m'a frappé non seulement il y a trente cinq ans mais aussi – et au sens propre comme figuré – dans l'enceinte d'un ring. Voilà pourquoi je ne peux sous-estimer celle que j'avais devant moi tout comme mon loup ne prend clairement pas à la légère celle qui se trouve à ses côtés. Une choses du moins sur laquelle l'Ulfric et moi concordait, c'est de ne rien piger aux nanas et encore moins de piger quelque choses aux Amazones. Tout ce que je savais d'elles à leur propos était complètement mit sans dessus-dessous à cet instant. Dans mon esprit peut-être un peu trop masculin, jamais je n'aurais pensé avoir ne serait-ce qu'une attention et mon loup reste plutôt d'accord avec moi sur le sujet. Et là...voilà que ces deux poilus se mettent à chasser le lièvre ensemble tandis que j'observe la scène en me grattant la tête, perplexe. A coup sur, l'humaine d'en face doit l'être tout autant.

La proie détale avec la rapidité que nous lui connaissons. Le Lipov déploie toute sa puissance à la course sans chercher à la jouer fine dans un premier temps. L'odeur ancrée dans un coin de son cerveau de prédateur, la petite créature finirait en civet qu'importe où elle se cache, c'est certain. Le vent de face dissipe ma propre présence, mon odeur quant à la créature que le loup poursuit, le cœur battant. L'adrénaline s'instille dans les moindres fibres de son corps mais que l'on ne s'y trompe pas. Il n'est pas question d'une simple chasse et à qui aurait la bestiole en premier pour se la caler dans le fond du gosier. Un défi, certes, une compétition peut-être mais ce que je perçois là c'est sur surtout l'occasion d'une démonstration de force, une preuve à apporter mais dans quel but ? J'en sais foutrement rien et il est inutile à cet instant de demander des explications à mon colocataire. D'ailleurs, sa foulée se fait moins appuyée alors qu'il perçoit un changement dans l'air. Jusque là, l'odeur de l'Amazone était aussi absente que la sienne, filant tous les deux sous le vent mais maintenant elle est présente, discrète mais tout de même. Un coup d’œil sur le côté et il la voit s'éloigner, disparaître le long de son territoire, là où je n'ai pas le droit d'aller.

Un grondement rauque m'échappe entre deux inspirations, un moment d'inattention tandis que le lièvre bifurque à son tour. Mon loup le suit à la trace, le talonnait presque mais l'esprit n'était plus à 100% sur la traque. C'est cette déconcentration qui sonne le glas de la poursuite, pas de civet ce soir. Un choc sourd le fait reculer en pleine course, un grognement de colère lui échappe tandis qu'il roule au sol puis se remet sur ses quatre pattes sans perdre un instant. Le Lipov ramassé sur lui-même, les oreilles en arrière et les babines dévoilant des crocs puissants, les pupilles dilatées fait face à la menace sans perdre un instant. Le poil hérissé de son encolure court le long de son échine, je démarre au quart de tour dans ce genre de situation et lui aussi. Une démonstration de force comme un premier avertissement à l'imprudent qui vient me coller aux basques.

Cependant, mon loup a un mouvement de recul en voyant que ce n'est autre que la louve, venue d'on ne sait où et c'est qu'elle le nargue en plus avec ce piaffement presque joyeux, fière de son coup. Alors ça c'est inédit mais mon Lipov ne se laisse pas attendrir bien qu'il se redresse un peu, certains signes de sa colère qui disparaissent aussitôt. Il redresse les oreilles, ses pupilles retrouvent leur taille normale mais les crocs restent apparents, un nouveau grondement rauque, moins agressif s'échappe de sa gorge tandis qu'il s'élance vers la Caernhilde, la renversant d'un coup de tête dans le flanc puis reculer d'un bond agile que l'on ne soupçonnerait pas au vu de sa corpulence. Cette fois c'est lui qui lâche un jappement sourd comme pour lui dire « Allez ! Lèves-toi !  Je t'attends »
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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Dim 5 Nov 2017 - 16:49



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Maybe I don’t belong to you.
Maybe you don’t belong to me.
How savage is love
to confuse our identities.



Je n’avais aucune espèce d’idée sur la façon de gérer ce qui était en train de se passer. La plupart du temps je laissais la main mise à ma louve avec une confiance tellement absolue que j’aurais presque pu mettre ma confiance en veille sans craindre qu’il se passe quoi que ce soit. Je me sentais si bien sous ses traits qu’abandonner sa forme restait à chaque fois un déchirement presque douloureux. Quand l’aube venait reprendre ses droits, j’adressais toujours une longue supplique à Mère Lune de ne pas m’abandonner. S’il n’y avait pas en moi ancrés à un niveau presque viscéral ce sens du devoir, ce lien vital qui me reliait à mes sœurs, je serais prête à abandonner toute vie sous forme humaine. Mes livres me manqueraient. La saveur du chocolat. La chaleur ambrée caressant mon palais. Mais force m’était de constater que je n’étais jamais aussi heureuse qu’à chaque pleine lune. Je me sentais forte, entière, mes cicatrices masquées aux yeux de tous par mon épaisse fourrure.
Je savais que derrière tout cela il y avait encore une couche de déni, que si j’étais si bien en louve, c’est qu’en tant qu’humaine quelque chose n’allait pas et n’irait jamais et qui pourrait plus facilement passer inaperçu dans le monde animal. Là où j’étais atrophiée, mon amazone était entière, ce qui me rendait ce manque bien plus visible. Elle était tout autant marquée par la perte de notre mère, par ce séjour au fond de ces caves. Elle s’en voulait de ne pas avoir jailli plus tôt pour nous protéger bien qu’elle n’y était pour rien. Notre immaturité et mon manque de maîtrise à l’époque l’en empêchaient totalement. Sa vision de la gente masculine qu’elle jugeait sévèrement s’était empirée avant qu’un acte revienne faire pencher la balance dans l’autre sens. Désormais je savais lequel. Pour ma part… j’avais envie de croire qu’il n’y avait qu’un désintérêt naturel et mon éducation qui me poussaient à ne pas rechercher la compagnie masculine, ou à assouvir ce besoin latent de procréation qui finirait par pointer le bout de son nez. Si j’étais honnête avec moi je m’attarderais sur le plus gros du problème. Ce manque de confiance en eux, en moi. La peur d’être jugée, faible, pour ce que j’avais vécu et les marques que cela m’avait laissé. J’étais incapable de baisser la garde. Je voulais rester une femme forte, ou du moins à l’apparence solide.

La majorité du temps ma louve était d’accord, jugeant les mâles qui nous tournaient autour comme de simples compagnons de meute au mieux, et au pire comme de piètres prétendants. Et encore j’étais polie. Une amazone reste une amazone, les hommes ne servent qu’aux tâches mineures ou à la conception. Même un ami devait faire ses preuves. Pour le reste, veiller sur eux dans la Horde ne lui posait pas de problème, elle était en position de force. Mais avec ce loup-là, elle était joueuse, aimable. Alors oui il lui avait sauvé la vie, mais ce n’était que la troisième fois qu’on le rencontrait. Dire que j’étais perturbée, c’était un euphémisme. Je sentais en elle ce désir de le tester, de le pousser à bout pour voir de quoi il était capable. Elle était attentive à chacune de ses réactions. Quant au fait qu’il l’avait suivi, je ne saurais dire si elle était certaine qu’il le ferait ou si elle l’espérait vraiment.
Quand il la percute, elle sait qu’il relève son défi, son épreuve de force. Son cœur palpite mais tous ses sens sont éveil. Il n’y a pas d’agressivité mais il ne la sous-estime pas. Il ne prend pas de gant parce qu’elle est une femelle. Elle aurait pris ça comme une insulte. Les caernhildes ne sont peut-être pas les louves les plus grosses, mais cet entraînement digne des spartiates qu’elles suivent depuis leur plus tendre enfance, font d’elles la meilleure lignée chasseresse sous leur forme lupine. Des tueuses. Elles sont reconnues pour ça. Le lipov qui lui fait face le sait. Un excès de galanterie de sa part pourrait être considéré comme un manque de respect par l’amazone. Tout comme une absence de méfiance. Mais il n’a pas baissé sa garde. Elle apprécie, jauge sa carrure massive, ses muscles tendus prêts à l’assaut. Parfait. Elle se redresse, l’observe, le corps trop souple pour qu’un assaut s’en suive. Elle s’approche de lui d’une foulée tranquille, presque… minaudant. Quand elle vient frotter son flanc contre le sien je suis parfaitement tétanisée à l’intérieur. C’est une technique comme une autre, mais pas la mienne. Le pire c’est qu’elle… elle aime ça. Son museau vient frôler son cou. Mais rien n’est aussi simple, et d’aussi douce qu’elle était, à la seconde suivante elle attrape son oreille entre ses crocs et le mord. Ni trop fort ni trop peu. Juste de quoi laisser une petite marque victorieuse. Avant la moindre réaction de la père du loup noir, elle est déjà repartie en courant à toute blinde dans les bois.

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MessageSujet: Re: Toe To Toes [PV Solveigh]   Lun 13 Nov 2017 - 9:51



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Je ne l’ai jamais senti comme ça, pas une seule fois dans toute notre existence. Cette sensation était toute nouvelle pour moi comme pour lui, inédite et je ne savais même pas comment réagir, ni lire ces signaux trop obscur à ma pensée et mon jugement. Son cœur tambourine comme jamais, le sang bout dans ses veines, sa vision ne se restreint qu’à cette petite forme grise, athlétique qui se relève déjà de son coup de boutoir. Le loup noir gronde, se redresse, claque des mâchoires, impatient alors qu’elle revient à la charge, à sa manière. Nos parts humaines ne sont que spectatrices de cette scène, de cette rencontre, j’ai pas mon mot à dire là dedans et je suppose que c’en est de même pour la libraire. L’histoire furtive mais terrible qui nous lie tous les deux semble au final bien plus ancrée dans nos cœurs et nos chairs qu’une simple cicatrice et des souvenirs cuisants, traumatisants. De la noirceur, du désespoir et de la violence est né quelque chose chez nos deux colocataires lupins qu’ils sont seuls à comprendre et dont ils ne tiennent pas à expliquer pour le moment, trop occupés voyez-vous !

Elle s’approche de lui et voilà qu’il se redresse, ne la quittant pas des yeux une seule seconde. Sentir son corps, son pelage contre le sien le fait gronder d’aise mais bien que les Lipov ont cette réputation de ne pas être bien finauds quand ils s’y mettent, ils savent néanmoins à qui ils ont affaire. Il y a quelque chose de bizarre, étrange, sous-jacent dans ce rapprochement auquel ni lui, ni même mois nous nous attendions. Seulement, ce contact est grisant presque apaisant et presque discrètement il fait quelques pas en avant comme pour garder cette proximité fugace, la serrer tout contre elle. J’en perds mon Russe dans cette affaire, frémissant, serrant les poings. Un moment presque de flottement, de calme qui se termine dans une douleur aiguë, la louve croquant son oreille. La saleté ! Nom de dieu !! Je fulmine dans mon for intérieur tout autant que mon vieil ami qui se retourne d’un bond sec mais ses mâchoires claquent dans le vide. Cette furie a déjà détalée, joueuse, sournoise mais taquine.

Il reste là, interdit, la tête sur le côté à tenter de comprendre ce qu’elle trafique. Me le demande pas à moi mon gars ! j’y pige que dalle et t’as des choses à me dire ! Alors t’attends quoi ? cours ! Il s’active de nouveau, bien déterminé cette fois à ne pas se laisser de nouveau berner. Si les Caernhilde sont des chasseuses nées, les Lipov sont des machines de guerre  et quand on taquine trop le loup noir, on finit par en connaître les conséquences. C’est pas qu’il est vexé mais presque. Ce défi, cette preuve qu’elle veut voir, alors le loup noir le lui donnerait autant qu’elle le souhaite mais à sa manière. Ses muscles se détendent, s’allongent, ses foulées sont larges, puissantes tandis qu’il couvre la distance qu’il les sépare en quelques secondes remontant vers le nord, là où sa zone de confort sera plus large. Pas question que la petite grisette lui refasse le même coup que tout à l’heure. Filant sous le vent, il s’arrange pour disparaître à la perception de l’Amazone quand il sent encore son odeur, quittant ce chemin trop encombré par des arbres qui commencent à perdre leur feuillage. Le Lipov gravit un promontoire rocheux surplombant alors leur terrain de jeu, perdant en vitesse mais le raccourci est efficace, c’est peu de le dire.

A son tour de couper la trajectoire de la louve quand il juge le moment opportun, se propulsant de sa hauteur pour la percuter et rouler dans la terre avec force. Sa mâchoire emprisonne la fourrure et la peau du cou de sa congénère, sans force, sans violence pour l’empêcher de bouger mais aussi, de se blesser dans cette bousculade peut-être un peu trop rude. Le chaos, l’adrénaline, la poussière tout retombe dans un moment qui semble durer de longues minutes. Les pattes de part et d’autres de sa tête, il la regarde en montrant les crocs une dernière fois, ses prunelles or qui l’observe dans les moindres détails comme pour graver ce moment si jamais cela ne devait jamais se reproduire. Je sens mon loup au bord de l’implosion, une nouvelle proximité qui le rendrait presque fou, idiot aussi surtout. Ses babines viennent couvrir les canines, le silence s’impose avant qu’il ne lui donne un coup de museau presque tendre en grondant puis marquer son oreille à son tour. Comment expliquer ma pensée du moment…car tout s’éclaire d’un seul coup et autant dire que ça pique les yeux et pas que.

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