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 Fucked and drank all night [Piotr]

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Can you save, can you save my,
can you save my heavydirtysoul.

→ NUISANCE DEPUIS : 37 années.
→ SOUS L'EMPRISE DE : Dagda.
→ ERRANCE : à travers Bernard Terrace, la plupart du temps.
→ TROMPE L'ENNUI : Larbin au Cocodrie's Whisky.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Une espèce de gros con.

→ AVATAR : Travis Fimmel
→ MENSONGES : 2105

†


MessageSujet: Fucked and drank all night [Piotr]   Dim 1 Oct 2017 - 21:26




∞ Fucked and drank all night ∞

L'absence ou l'abandon. Le déluge d'une existence en morceaux et Shiloh en poussière. De l’énergumène ne demeure que des souvenirs éclatés, que de petites hontes cachées dans le creux des reins, dans le bras replié.
Deux mois, presque, que le fauve ne s'est pas pointé. Deux mois, presque, que le fauve a disparu de l'horizon du loup. Le désordre des maux et des mots, le déséquilibre du monde sur les épaules affaissées et la démarche, mal assurée.

Cela fait des minutes ou des heures, que Shiloh s'interroge. Sur le « pourquoi » et les « comment ». Sur le « quand ». Ce « quand » qui obnubile, tandis qu'il reste planté là. Devant la porte à double battant du bar. Les cent pas pour soulager les angoisses. Il mire, les visages et les silhouettes se mouvoir. Sortir et entrer et sortir et entrer. Ballet qui n'encourage en rien la bête à franchir le seuil de ce cloaque en forme de rédemption.
Piotr. Piotr, l'homme et le prédateur dont il se souvient, en débris de mémoire. Ses mains sur son corps ; nul désir attisé en lui. La dope en exutoire et la présence de l'autre en baume à l'âme-ruine. Piotr. L'erreur sur la toile, le récit déformé par trop de perceptions erronées et Piotr, qui revient sans cesse en travers de pensée. Piotr qui, après des nuits à cogiter, saura, devra, pourra, le sortir de l'impasse dans laquelle Shiloh s'est lui-même jeté.
Sonne minuit. Et Shiloh daigne enfin mouvoir sa masse sous les réverbères. Le fauve traverse cette frontière invisible qu'il avait érigée dans un recoin de sa cervelle : c'est dans l'établissement du loup qu'il déboule, se coule entre les étrangers qui le frôlent et qui le poussent, qui le touchent et le font frémir – couche d'agressivité en instinct. Repousser l'univers tout entier en immortelle impulsion. Il y a l'anxiété mêlée à la paranoïa, qui lui grillent les synapses, qui lui démontent l'encéphale. Mais Shiloh, il avance, et avance. Jusqu'à claquer son flanc au bois ciré du comptoir où les boissons et les mains s'égarent, où les gouttes et les demi-lunes d'alcools souillent la surface. Prunelles accrochées aux nuances dont il se rappelle, avoir un trop long moment détaillé la fois où ils se sont vus, la fois où l'adversaire, encore, a effleuré et pris ce qu'il n'a jamais accepté de donner. Piotr s'appropriant sans « oui » sans « non ». Dévorant et possédant avec la rage des échoués, des suffoqués, des dégénérés.
Le fessier tape sur un tabouret et les coudes ripent sur le bar. Sweat sur le râble et jean sur le cul, la créature sans âge, sans vie, sans trépas, sans rien que l'abîme au-dedans et le néant au-dehors, patiente. Mutique et ailleurs. Invariablement. Intouchable et pourtant trop intense.
Les secondes défilent, s'égrènent. Et Piotr n'est pas là. Piotr, Shiloh ne le retrouve pas. Immanquablement, la panique s'empare de la conscience sauvage. La respiration en saccades et l'envie de fuir au tréfonds des entrailles quand il est déjà trop tard : Une brune s'approche, s'installe à son côté et lui sourit. De ces sourires qui réclament la réplique et qui réclament les doigts entre les cuisses ouvertes. Un sourire qu'il comprend sans savoir en exaucer les méandres.
— Vous êtes seul ? Demande-t-elle.
Haussement d'épaules. Shiloh, il se contente de bouffer avec violence sa lippe. À l'en faire saigner. Paluches dans les poches du sweat. L'une intacte, l'autre déchiquetée qu'il planque sous un bandage chaque nouveau jour recommencé, avec l'application d'un automate.
— J'peux vous offrir un verre ?
À cela, il hoche péniblement le menton.
Sa voix en énigme. Ses rétines toutefois, dangereusement, se plantent aux siennes pour ne plus les lâcher. Elles détaillent et creusent le front jusqu'à vouloir en soutirer les moindres désirs et les plus obscènes fantasmes. La nature de l'hérésie reprenant ses droits, l'aura pulsant à l'atmosphère, la saturant d'impureté, d'abjection sensorielle.
Une expiration et la suppurante insanité de l'être en obsession pour l'humaine nature qui s'approche davantage, se presse à sa cuisse. Une menotte s'égarant jusqu'à la rotule. La bête, immobile, scrute et projette ; dépecer l'intime pour se gaver de chaos. Pour remplir ce vide, ne serait-ce qu'un lambeau d'éternité, qui continuellement règne et le dévore, lui, l'enfant mort.
La garce commande les boissons et Shiloh déjà se détourne. Épine dorsale calée au rebord acajou, il mire le panorama gonflé d'individus sans y dénicher la figure qu'il n'est même pas certain de reconnaître. Les souvenances à la manière de pièces d'un puzzle foireux s'enlisant à la matière grise. Il bat des cils, passe sa senestre sur sa gueule, lisse sa barbe et souffle. Paupières tombantes. Paupières closes, ensuite. Et la patte de la brune, il la sent, qui remonte. Et remonte. Là, sans honte, sans retenue, sans plus qu'aucune pudeur n'éclabousse son âme qu'il calcine de sa seule présence, qu'il bousille sans y songer, sans l'ambitionner. La garce effleure l'entrejambe et chuchote, à l'oreille du blondin « je te veux » et ajoute « tout de suite » et Shiloh, il esquisse une risette absurde. Une grimace presque humaine. La queue molle mais l’éther boursouflé. Ses objectifs primaires étiolés tandis qu'il est saccagé, par Dagda, par la voracité raciale que caractérise ses élans, sa démence, sa colère renouvelée qui lui fait aussitôt enserrer la gorge gracile de la poupée. Poupée qu'il choque, dans l'instant, avec indifférence, contre le bois.
Et il feule, crocs découverts et pupilles dilatées :
Piotr, il-il est où Piotr putain.
La phonation, dépourvue des inflexions nécessaires à l'esquisse de question qu'il profère.
Piotr, j'veux voir Piotr, s'acharne-t-il à rauquer.
Voix bousillée par la balle qui a su lui déchirer deux semaines plus tôt la trachée, après lui avoir perforé le crâne.
Autour, ça s'agite, ça se positionne, ça hésite à intervenir. Ça observe, surtout.
Sous son battoir crispé, la conne gémit, la conne supplie, la conne saigne du nez. Mais Shiloh, il s'en fout. Shiloh, il a le regard halluciné ; de ces regards cinglés en dehors des réalités. Shiloh, il est désespéré, et Piotr, ouais Piotr, saura, devra, pourra, le sortir de l'impasse dans laquelle il s'est lui-même jeté.  


_________________

    Il voyait le ciel nocturne se prolonger vers l’espace, et l’espace se prolonger jusqu’à l’infini, avec des myriades d’étoiles partout, disséminées dans le noir comme autant de diamants sur de la feutrine – et au sein de ce néant glacé, sans limites, il n’était qu’une mite. — Dennis Lehane
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COMPRIME LA DOULEUR

→ ORDRE CLANIQUE : Meute, il y est Bolvrek.
→ NUISANCE DEPUIS : 95 piges et plus toutes ses quenottes.
→ SOUS L'EMPRISE DE : Rahu, le loup guerrier.
→ ERRANCE : Au caern, au bar du coin, dans les coins malfamés.
→ TROMPE L'ENNUI : Tenancier d'un bar, il rend aussi des services moyennant finance.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Rancunier, il n'oublie jamais rien, volontaire, buté, coriace, tête brulée, courageux, loyal, fidèle, honnête, patriote, torturé, hanté.

AMORCE LA DESCENTE EN ENFER

→ AVATAR : Christian Bale
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 602

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MessageSujet: Re: Fucked and drank all night [Piotr]   Hier à 18:59




∞ Fucked and drank all night ∞

Quand l’une des filles s’aventurent jusqu’à son antre, son bureau où il épluche les papiers en fulminant devant la paperasse c’est généralement qu’un truc grave se passe dans le bar. La plupart de ses employées esquivent sa présence surtout à l’approche de la fin du mois, moment où les papiers s’accumulent. Piotr a choisi de régler les salaires mensuellement et du même coup ses impôts sous les conseils avisés d’un loup de la meute qui savait certainement mieux que lui ce qu’il revenait de faire. L’œil torve, le vieux loup avait écouté en ayant l’impression d’être un complet idiot les conseils du garou expert comptable. Son instinct ne l’avait pas trompé, une fois devant l’énormité des tâches l’attendant, il cédait à l’impulsion première de faire payer quiconque croisait sa route sa mauvaise fortune et son humeur massacrante. De sorte que, on l’évitait comme la peste. Et par voie de conséquence, on ne venait le voir que lorsqu’il y avait vraiment du grabuge.

C’est la petite humaine, dernière embauchée, qui passa la tête en ayant l’air ennuyée. Rien qu’à sa gueule enfarinée et à ses yeux se posant partout sauf sur le visage de Piotr qu’il devina de quoi il devait s’agir. Jasmine était une panthère garou, les types baraqués qui voulaient foutre le dawa dans le bar, elle savait s’en charger en moins de deux. C’était donc quelque chose d’autre, de plus ennuyeux, de plus dérangeant. Il soupira, déjà qu’il était embourbé dans ses papiers. Ronchon il n’aida certainement pas son employée à trouver le courage de parler mais elle finit par le faire car rester ainsi plus longtemps aurait été stupide. « C’est euh… c’est votre ami. » fit-elle en donnant clairement l’impression qu’elle voulait disparaître dans le sol. « Il vous réclame, et euh, il est assez pénible. » Sous entendu on n’a qu’une envie, le dégager, et on l’aurait fait si c’était pas votre… ami. Il avait senti le ton quand elle avait prononcé le mot ami. Sa relation avec Shiloh finirait par devenir un problème si ce n’en était pas déjà un. Mais il n’arrivait pas, à dire stop, à y renoncer, c’était plus fort que lui, c’était pulsionnel, c’était instinctif, bestial.

« C’est bon j’arrive ! » gronda le loup en délaissant la paperasse qu’il regrettait déjà. Rien que dans le couloir, il pouvait entendre le raffut. Les esprits s’échauffent vite dans un bar rempli de garous pour la plupart au sang chaud. Piotr savait qu’il valait mieux agir promptement, et montrer qu’il était le patron ici. Aussi déboula-t-il avec un air donnant clairement envie de laisser piser que de l’affronter ne serait-ce que du regard puis il attrapa son amant / poison / drogue par le colback sans lui demander son avis. Littéralement, il l’empoigna comme une maman loup chope son bébé loup fouteur de merdre par la nuque. Quasiment soulevé dans les airs, l’hérésie fut enlevée du bar en moins de temps qu’il ne le fallait pour décrire ce qu’il venait de se passer. Piotr balança l’épave qui lui servait de trou où se vider dans la réserve. Non, il n’allait pas risquer que Shiloh foute le bordel dans ses papiers.

Piotr s’appuya contre le mur en contreplaqué et regarda longuement l’hérésie en reniflant. « Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu beugles comme ça dans le bar ? » Shiloh trainait derrière lui les emmerdes comme les vaches trainent la croque au cul. A voir l’esclandre provoquée dans le bar, il s’étonnait plus tellement d’avoir eut à trainer son cadavre putréfié jusque dans le sous sol de son bar. La vraie question était pourquoi insistait-il pour revenir vers lui, ce loup qui lui défonçait le fion et l’enterrait dans sa cave. Qu’est-ce que Piotr était pour lui exactement ? Peut-être était-ce une question qu’il fallait mieux éviter de poser.


_________________
Count me, count me, call my name
Don't leave me out the chain
Crimson tears falling and my shirt is blood-stained
And the devil's forever in my veins
code: @DMTH
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Fucked and drank all night [Piotr]

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