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 Firestarter, twisted firestarter [Luaine]

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Can you save, can you save my,
can you save my heavydirtysoul.

→ NUISANCE DEPUIS : 37 années.
→ SOUS L'EMPRISE DE : Dagda.
→ ERRANCE : à travers Bernard Terrace, la plupart du temps.
→ TROMPE L'ENNUI : Larbin au Cocodrie's Whisky.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Une espèce de gros con.

→ AVATAR : Travis Fimmel
→ MENSONGES : 2105

†


MessageSujet: Firestarter, twisted firestarter [Luaine]   Mar 3 Oct 2017 - 20:19




∞ firestarter, twisted firestarter ∞

L'astre diurne et ses rayons malades percent les vitres du bar. Dehors, il y a la pluie clapotant sur le bitume. L'empyrée, empli de grisaille, déversant avec l'acharnement d'un bourreau, morosité et spleen, sur les toits de la cité.
La cohue en absence, à cette heure ; il ne demeure que les vagabonds, les habitués et les paumés. Et Shiloh, balai coincé aux pognes, passe et repasse sur le sol carrelé. Le presque-homme s'applique à la tâche. Enchaînement de gestes mécaniques. Il a tout de l'automate : Froid et saccadé. Invisible, se prétend-il. Le monde autour en mirage. Pas un soupir ne s'extrait d'entre ses babines. Pas un froncement de sourcils, ne tord sa bouille ordinairement renfrognée. L'après-midi en accalmie. Le silence des lieux, entrecoupé par la musique, légère, diffuse, crachée des enceintes suspendues, n'étant pour lui qu'une doucereuse symphonie.

Et tout s'écroule, tout fout le camp, lorsque la porte à double battant, si longtemps close, s'ouvre sur le paisible environnement : Luaine apparaît.

Elle pénètre l'antre, inconnue à sa conscience fragmentée. Et sa sérénité, pourtant scrupuleusement préservée, est d'emblée pulvérisée. L'aura dont elle exsude éclate ses rétines. Ses rétines qui jusqu'à cette ultime mort, ne percevaient que voiles et volutes de l'Impossible. Qui, à présent, se saturent des nuances à le rendre dingue.
La respiration coupée et la désagréable sensation de reconnaître sans plus saisir lui grignote donc l'épiderme. Et malgré le métal lui ayant perforé la cervelle, des nuits jadis ; malgré la mémoire en débris, il y a ce vide entre les côtes qui palpite à son approche.
En effet, pour elle, l'univers pulse d'une énergie qui brutalement se démultiplie. Parce qu'elle attire l'outre-monde quand lui s'y vautre. Parce qu'une telle rencontre, en dépit des erreurs de l'existence et ses errances, il ne peut l'oublier, la rejeter dans un lointain recoin de son crâne fissuré. 
Prunelles chavirant du carrelage au seuil de l'entrée, Shiloh détaille l'enfant lunaire se mouvoir. Il analyse, psychosé, l'allure et la direction choisie ; et se détourne d'elle sitôt pressent-il son regard se porter sur sa masse. 
Spectre, se souvient-il. Spectre plus qu'homme à l'éternité il le doit, le peut, pour ne plus avoir à endurer ni souffrir des cruautés débiles provoquées par les sinuosités du tangible, par ses mauvaises rencontres.  

C'est ainsi que les minutes défilent, se plantent à l'instant qui se dématérialise : Elle, sagement installée à une table, dorénavant. La solitude en compagne. Lui, debout à l'autre bout de la salle, le balai entre les paumes, encore. Et la mine indescriptible. 
Shiloh, il réfléchit. 
Shiloh, il aimerait ne plus avoir cet entrelacs de perceptions désagréables, il aimerait ne plus avoir ses trous et crevasses à l'encéphale. 
Les orbes océaniques, par intermittence, s'attardent vers la brune. Puisqu'il lui faut comprendre ou se souvenir, du « qui » ou du « quand ».
Sa présence, atrocement, lui entaille les entrailles. 
Et peut-être est-ce à cause de cet éther qui l'englobe, et qui gonfle et dérange, démange la chair tant il se disperse à l'atmosphère ; cet éther qu'il ne contrôle plus, qu'il ne ravale plus, emporté dans ses chavirements. Ouais, peut-être est-ce à cause de tout cela, que la brune finit elle aussi par scruter cette ombre d'être qu'il est ; sans plus le lâcher.
Et à la face mâle de tourner et valdinguer. Allant des chaussures, aux tables, aux pieds de chaises ; sans que rien n'y fasse. Parce qu'il est trop tard, parce que le piège s'est refermé et l'attraction au-delà des réels s'est réveillée. Elle et lui et le sous-monde en onirique échappée.
Shiloh, de prédateur, sous son billes mordorées, est devenu gibier.

Après avoir déposé le balai derrière le comptoir, après avoir ramassé ses tas de poussière. Après avoir passé une main sous l'eau quand l'autre, étreinte de son bandage, n'a été que vulgairement frottée contre un torchon ; Shiloh s'amène. Les battoirs fourrés dans les poches de son jean et les gemmes fuyantes. Il n'y a que sa voix, déchirée par la balle foreuse, gardant séquelles, qui violemment s'évade hors de ses lèvres. 
— J'peux vous servir quelque chose.
Le banale d'une question sans intonation, toujours. Et l'accent, irlandais, suppurant entre les notes. L'humanité, Shiloh n'a plus l'élan de la feindre. Épris de dédain, de révolte ou d'épuisement. 
Il attend, simplement. Mirant l'angle de la table qui les sépare, elle et lui.
Ce n'est pas son rôle, de prendre commande. Mais personne n'est venu, pour elle, expliquerait-il, si seulement on le lui demandait.
— Si pas, va falloir dégager.
Dur et désincarné, sans arrêt.
L'après-midi en somnolence et Betty, la connasse de serveuse, nouvelle recrue, humaine nature, ne cessant de glander à l'arrière en fumant clope sur clope, depuis près d'un quart d'heure ; l'obligeant à se pointer, lui, qui ne rêve que d’indifférence de la part d'autrui. 


_________________

    Il voyait le ciel nocturne se prolonger vers l’espace, et l’espace se prolonger jusqu’à l’infini, avec des myriades d’étoiles partout, disséminées dans le noir comme autant de diamants sur de la feutrine – et au sein de ce néant glacé, sans limites, il n’était qu’une mite. — Dennis Lehane
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Firestarter, twisted firestarter [Luaine]

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