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 P comme poissardes (Pv Isobel)

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→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire
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MessageSujet: P comme poissardes (Pv Isobel)   Lun 9 Oct 2017 - 9:23

Le monde est un endroit étrange. On y trouve de nombreuses choses, toutes plus différentes les unes que les autres et on y trouve aussi de nombreuses personnes qui réagissent toutes différemment à certaines situations. Personnellement, je suis de ces personnes qui ne panique que trop rarement, déformation professionnelle, je pense. Il en est d’autre qui panique à la première occasion, qui hyperventile et qui ont masse de souci. Moi, je préfère me dire que si la mort m’attends au coin de la rue, alors je préfère y faire face plutôt que de courir dans le sens opposée et de tout faire foiré parce que j’aurais voulu me prémunir de quelque chose dont je ne pouvais de toute façon pas me prémunir. D’aucun diront que je suis cinglé et peut-être qu’ils ont raisons. Après tout, la folie est très subjective suivant la personne qui vous regarde, comme la beauté ou l’intelligence. Il y aura toujours des personnes plus ou moins que vous. Est-ce que cela fait pour autant d’eux des fous plus fou ? Ou alors moins fou ? La question se pose entièrement et peut-être que je pourrais y répondre si je n’avais que cela à faire, sauf que voilà… Il s’avère que je suis profondément occupé, que je n’ai pas réellement le temps et que je dois trouver une solution à un autre problème. Enfin bref passons. Il n’empêche que je pense que c’est une réalité : le monde est étrange. Comment est-ce que je pourrais ne pas dire ce genre de chose avec ce qu’il se passe aujourd’hui ? Je suis venue ici parce qu’il s’agit de l’endroit le plus calme que je connaisse et surtout celui ou personne ne laisse traîner ses oreilles parce que sinon il sait ce qui l’attends et pourtant je me retrouve encore dans une situation pour le moins catastrophique. J’aurais aimé que ça change, mais il s’avère que ces derniers temps, toutes les enquêtes que me refile Kara sont sur ce genre de merde… à croire que j’ai la poisse.

Passons. Le monde est violent… Je crois que je ne comprendrais jamais la propension des gens à essayer de frapper pour avoir raison. Pourquoi faut-il forcément que la force entre en jeu ? Il y a tellement d’autre chose bien plus agréable à faire que de se taper dessus. Discuter est l’un de mes trucs préférés. Certains diraient embobiner les gens. Je ne me sens pas un rôle d’embobineuse, je dois bien l’admettre, ça ne m’empêche pas de discuter très souvent avec tout le monde et de leur tirer des informations… Mais je vois pas pourquoi je pense à tout ça dans ce genre de situation. Il faut réellement que j’arrête de faire ça, sinon je pourrais rapidement passer à la trappe et même si la mort ne me fait pas peur, je dois bien admettre que là, je n’ai pas l’intention de mourir. Pas parce que j’ai des choses à faire, non ça, la mort s’en fiche, mais surtout parce que j’ai quelqu’un à protéger. En plus, pour une raison que j’ignore, j’ai la poitrine qui se déchire sous une avalanche de sensation. C’est étrange, ça m’arrive parfois, mais jamais à cette intensité, je ne comprends pas, peut-être que je vais devoir aller consulter parce que là… Enfin bref. Je secoue la tête alors que mon regard se perd sur Isobel. Je lui dirais bien que je suis désolé, mais au fond, ce n’est pas de ma faute si ce crétin a décidé de venir chercher des noises aux gens d’ici. Et pourquoi ici ? Est-ce que j’ai réellement la poisse ? Je commence sérieusement à y croire. « T’en fais pas, ça va aller. Je connais un truc pour s’échapper d’ici, il faut juste arriver à l’atteindre. » Oui parce que vous voyez, j’ai un autre petit truc étrange, c’est que peu importe les endroits dont je me sers comme QG, je repère toujours ce qui peut me permettre de sortir sans être vu. Pourquoi ? Déformation professionnelle.

Oui, vous allez souvent entendre cette excuse, parce qu’au fond, je suis une déformation professionnelle à moi seule. Enfin bref, quand je repense que je suis venue ici avec Isobel juste pour qu’on discute et que je lui demande si elle avait des informations sur certains trucs et nous voilà dans le bourbier jusqu’au cou. Est-ce qu’il y a un mot qui désigne ceux qui n’ont réellement pas de chance ? Ou est-ce que le terme poissard est bien employé ? Là est toute la question, parce que pour être honnête, je me demande si je ne suis pas plus que poissarde. Bref, je me glisse à terre en étant la plus discrète possible quand les types nous gueule dessus avec un tous à terre. J’emmène Isi avec moi, on sait jamais. Je me faufile entre les tables, cherchant l’entrée du souterrain que j’ai repéré la fois dernière. Certes, il mène vers des tunnels un poil dégueulasse, mais il nous permettra de sortir indemne. « Suis-moi. » Ouais, parce qu’elle avait probablement jamais eu cette idée… Dans ce genre de situation on peut réellement balancer des idée totalement délirante et débile, mais aussi des phrases totalement clichés, qui font pitiés. Enfin bref, je me dirige tranquillement vers l’entrée quand une rafale de coup de feu se fait entendre. Putain, ils ont décidés de tiré sur les gens maintenant ? Mais qu’est-ce qu’ils veulent ces crétins ? Bonne question, trop bonne question alors que je fini par atteindre la bouche d’aération qui nous permettra de filer. Heureusement, elle est planqué dans un recoin et personne ne nous voit faire. Je suis pas mécontente d’avoir choisi la table du fond comme coin pour mon QG. J’aurais quand même préféré que rien de ce genre n’arrive. J’ouvre la trappe avec le plus de silence possible, mais bien évidemment, alors que le silence se fait dans la boutique, tout grince. Je ravale un grognement. « Vite, dépêche. » Parce que je sens que ça va rapidement nous tomber dessus si on ne bouge pas rapidement notre cul.
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→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Sensible, têtue, nerveuse, bordélique, désinvolte, vicieuse, sarcastique, dévouée, imprudente, loyale, tempétueuse, insubordonnée, créative


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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Mer 11 Oct 2017 - 22:08

J’allais pouvoir penser à autre chose qu’à ma pathétique petite vie et ça, c’était un soulagement. Bon, j’étais un peu dure avec moi-même mais tout ce que je voulais, c’était ne pas penser, ne pas réfléchir. Ces derniers temps, je ne faisais que ça et je commençais à en avoir prodigieusement assez. Autrement dit, sortir pour discuter et donner des informations était précisément ce qu’il me fallait. En plus, qui disait informations à donner disait bien souvent argent à recevoir et en matière de considération basse, ça me remontait le moral. Qu’on me traite de vénale, je n’en avais rien à faire. J’en avais chié pour payer mes études, je savais ce que signifiait un manque d’argent et c’était une chose qui me foutait une peut bleue. Personne ne pouvait me reprocher mon envie de mettre du beurre dans les épinards et si quelqu’un le faisait et bien... en toute franchise, je n’en avais rien à secouer. Je ne foulais pas cette fichue terre dans l’unique but que tout le monde même. L’impression des gens me laissait indifférente. Si ça avait eu un impact, ça fait bien longtemps que j’aurais changé d’attitude au travail ou dans la vie.

Je faisais toujours confiance à Liv, dans la mesure du possible avec mes problèmes relationnels, pour nous trouver les bons endroits pour discuter, échanger et même parfois sortir. Quand les choses avaient donc commencé à tourner au vinaigre, je ne lui en avais pas voulu, loin de là. Elle avait dû s’en douter puisqu’elle n’avait pas formulé d’excuse. Ou alors elle savait que ce n’était pas sa faute. Dans tous les cas, c’était comme ça. Point. Certes, j’aurais préféré éviter ce genre de merde, surtout en ce moment où il m’en fallait peu pour m’énerver et même si j’étais parfaitement capable de garder la tête froide, ce n’était pas vraiment des situations auxquelles je faisais face souvent. Plus depuis des années en tout cas. Si je devais être honnête, ce genre de choses m’étaient arrivée quelques fois pendant que je volais et escroquais mon prochain pour payer mes études. Non, je n’avais pas de remords et je n’en aurais probablement jamais. J’avais fait ce qui devait être fait pour m’en sortir.

« J’m’en fais pas. Pas vraiment. Mais si tu pouvais te magner, ce serait vraiment sympa. » J’en parlais... irritabilité, patience limitée. Liv n’y était pour rien mais il serait temps de m’excuser un peu plus tard. Les mots avaient fusés entre mes dents serrées. Je devais me contenir pour ne pas aggraver la situation Ma grande gueule et moi n’avions pas besoin de rajouter de l’huile sur le feu.

Sans me poser plus de questions, je me mets à terre et suis Liv. Ces crétins viennent de nous rendre service au fond, en nous ordonnant de nous mettre à terre. Bien malgré moi, je lève les yeux au ciel en retenant un commentaire bourré de sarcasme. Comme si je comptais restée plantée là en attendant les emmerdes. Sérieusement ? Je l’aime bien Liv mais sur ce coup-là... Quand les types commencent à tirer, je me bouge deux fois plus vite en me disant qu’il serait franchement temps que je fasse du sport et m’occupe un peu mieux de ma carcasse. Arrêter la cigarette, c’était hors de question par contre. Il ne fallait même pas y songer. Je réalise seulement que le silence s’est fait quand la trappe grince si fort que ça aurait pu réveiller un mort. Je lève les yeux au ciel à nouveau en serrant les dents. Encore une fois, je ferme ma grande gueule et fais ce qu’elle me dit sans y réfléchir à deux fois.
À une vitesse insoupçonnée, je descends les barreaux de l’échelle et pose mes pieds au sol. Il ne vaut mieux pas que je regarde dans quoi je marche. Je ne suis pas une petite nature, pas avec mon boulot aux urgences. Le glamour des séries télé en la matière, c’était de la connerie monumentale. On m’avait vomi dessus, craché du sang à la figure, un vieux clochard avait même trouvé le moyen de pisser près de la porte de mon bureau... Non, franchement, je n’étais pas une petite nature mais on venait visiblement de mettre les pieds dans un endroit qui n’avait rien d’entretenu.

« Dis-moi que tu sais où on va maintenant. J’ai pas envie de m’attarder dans le coin et j’ai toujours des infos à te refiler. Et j’ai envie d’un verre... ou deux. » Silence. « Ou la bouteille. » Je savais bien que ça allait revenir me hanter cette absence de craquage le soir où j’avais parlé à Ilaria de cette chienne de vie qui revenait me mordre en traitre. « L’univers m’en veut ces temps-ci, ou si c’est un message qu’on tente de m’envoyer, j’aimerai bien qu’on me fournisse la traduction avec ! » Je ne savais pas ce que Liv ruminait de son côté mais au moins, j’avais mis des mots sur mon ressenti du moment.

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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Jeu 19 Oct 2017 - 10:37

Mais quelle emmerdeuse celle-là quand elle s’y met quand même. Je pourrais lui râler dessus que j’entends parfaitement le sous-entendu dans sa voix, que je sais limite qu’elle est énervé contre moi, qu’elle pourrait être plus patiente, parce que ce n’est pas de ma faute si on en arrive à ce stade, mais à quoi bon au fond franchement ? Je me souviens pas qu’elle était comme ça au début… Ou peut-être que je l’ai occulté volontairement parce que je n’avais pas envie de le voir. Au fond, je dois bien avouer que je m’en fiche. Je prends toujours les gens comme ils sont, et je préfère qu’elle soit comme ça plutôt qu’apathique comme certains pourrait l’être dans ce genre de situation. Et puis, elle a du chien cette fille, c’est ce que j’apprécie le plus chez elle, malgré ses sautes d’humeur et son manque flagrant de patience envers les autres. Tiens, est-ce qu’elle est comme ça avec ses patients aux urgences ? Ça se trouve c’est parce qu’il y a encore des crétins qui sont venus pour rien et ça la met sur les nerfs. Non, j’ai l’impression que c’est plus profond que ça, comme si quelque chose lui arrivait et qu’elle ne savait pas comment y réagir. Ne me demandait pas comment je le sais, je le sens c’est tout. Cette capacité à comprendre les gens que j’ai depuis toute petite est très utile dans mon boulot. Sans que je ne sache réellement d’où ça vienne. J’imagine que je l’ai développé à force de regarder les gens et de les analyser. Je soupire un instant et me concentre de nouveau sur notre fuite. Je finis par atteindre la trappe, me retenant tout juste de lui balancer que si mes paroles l’exaspère, elle peut très bien tenter sa chance avec les débiles qui ont pris d’assaut le café… Comment est-ce que… Je secoue la tête, grimace lorsque la trappe grince dans un silence de mort. Génial… Moi aussi je lève les yeux aux ciel quand elle fait de même. Sérieux, y’a un moment où elle va arrêté aujourd’hui, elle me donne envie de la frapper.

Je soupire, la regarde descendre et commence à descendre aussi. Refermant la trappe rapidement, avec plus de silence et bloquant le mécanisme juste à temps. L’un des braqueurs vient de ce côté et tente de tirer sur la trappe pour l’ouvrir. Merci l’étude du mécanisme. Je me félicite d’avoir laisser tomber les talons pour de bonne vieille basket, je passe largement plus discrète sur les barreaux de l’échelle et une fois arrivée en bas, je plonge mon regard dans le sien. J’ai pas forcément un regard très avenant, parce que sérieusement là… J’ai envie de frapper quelqu’un, de me défouler. Cependant, je n’ai pas le temps de l’ouvrir qu’elle reprend et sa phrase ne laisse plus de doute sur le pourquoi du comment. Je secoue la tête, enlève ma veste et la met dans mon sac. Heureusement que ce n’est pas un de ces sac à mains de gonzesse qu’on tient sur le bras. D’un autre côté, ce serait plus compliqué pour moi de me battre avec ce genre d’accessoire. Je sors mon arme de son étui, enlève le cran de sûreté et la tien bien droite le long de mon corps pour enfin prendre la parole. « Non, je ne sais pas exactement où je vais. Je n’en ai qu’une vague connaissance. Les tunnels n’ont pas changés cependant. » Je connaissais une partie du chemin en fait juste que… « Je sais où je dois aller, je ne sais pas ce qu’on va rencontré sur le chemin par contre. » Parce que ce n’est pas une science exactement malheureusement. En plus, il se passe toujours des tas de trucs dans ce tunnels. On y fait de drôle de rencontre d’ailleurs. Des personnes qui sont là et ne devraient pas être là ou alors… Je secoue la tête un instant et tout redevient normal. Peut-être qu’il serait temps de consulter pour ces petits désagrément. Il m’arrive des choses étranges parfois.

« Par contre, j’aimerais bien que tu me dises ce qui t’arrive, parce que là sérieusement, y’a quelque chose qui ne va pas et ne me dis pas rien. » Je commence à avancer, l’arme au poing, je vérifie autant que possible les intersections diverses et variés. J’ai pas forcément envie de me retrouver au prise avec un crocodile, je préférerais un criminel, si c’était possible. « Parce que t’es une emmerdeuse d’origine, mais là franchement c’est pire que tout, tu deviens exaspérante. Et ce n’est pas ton genre d’être aussi exaspérante. » Je ne sais pas comment le formuler autrement, alors je préfère le dire carrément. Avec quelqu’un d’autre, j’aurais enrobé les choses. J’aurais tenté de trouver des mots sympas, des mots doux pour ne choquer personne. Mais depuis le temps qu’on se connaît avec Isi, il n’y a pas de souci. Mieux vaut se parler cash que de tourner autour du pot comme ça. Et puis ça me met sur les nerfs de la savoir aussi tendue derrière moi, franchement, c’est pénible. Si quelque chose nous tombe dessus on est mal barré. Tiens en parlant de nous tomber dessus. « Merde, faut que je prévienne. Une minute. » Je sors mon téléphone… Évidemment, le réseau et les égouts ne font pas bon ménage. Je pourrais pirater quelque chose, mais d’une, c’est chiant avec le téléphone, de deux, je préférerais éviter que quelqu’un sache que je suis capable de faire ça. Même Isi. Je secoue la tête et tente de trouver un peu de réseau, quand j’obtiens une barre, j’envoie le message et reporte mon attention sur la jeune femme dont le ciel semble lui être tombé sur la tête. « Kara devrait nous rejoindre à la sortie du tunnel. Elle va aussi prévenir la police pour le bordel là-haut. » Je finis par reprendre la route et la parole. « Alors, il t’arrive quoi ? »
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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Ven 20 Oct 2017 - 22:11

Je ne suis pas réputée pour avoir bon caractère, tout le monde le sait, tout ceux qui m’ont un jour parlé sont parfaitement au courant que je suis une véritable saloperie. Aux urgences, quand la situation le demande, je suis capable de faire preuve d’une autre facette de ma personnalité mais, cette facette ne fait surface que dans de rares cas et quand je sais pertinemment qu’agir autrement risquerait de mettre en péril la santé de mon patient. Oui, j’assume, je suis une saloperie mais une saloperie avec une éthique malgré tout.
Pour en revenir à mon charmant caractère, Liv me connait, elle n’a peut-être jamais eu à me subir de si mauvaise humeur, ça c’est un fait. Il faut dire que même si ma discussion avec Ilaria m’a un peu aidé, ce n’est pas pour autant que tout va bien. Je suis loin, très loin d’aller bien mais je m’en sortirai, comme toujours. J’avais un demi-frère, la belle affaire. Au fond, je pouvais très bien faire comme s’il n’existait pas, pas vrai ? Je pouvais toujours essayer de me mentir... ça n’aurait aucun résultat. J’avais envie de le connaître ce frère et pour ça, j’étais furieuse contre moi-même. Qu’est-ce que m’avait apporté une famille jusqu’ici ? Je n’avais pas été à la rue et c’était à peu près tout. Je ne voyais pas ce que je pouvais bien espérer retirer de cette histoire à part des problèmes. Comme toujours en somme.

De toute façon, ces derniers temps même l’absence de famille ne m’épargnait pas les emmerdes visiblement. La prochaine qu’une connerie m’arrivait, ce serait probablement très peu surprenant. Je me demandais bien ce que j’étais en train de payer. Le karma de mon sale caractère ? Va savoir... En attendant, j’étais en train de patauger dans des souterrains en espérant sortir de là sans une égratignure ou en tout cas rien de trop grave.

Je vois bien que Liv est énervée. Contre la situation ? Contre moi ? Les deux ? Probablement les deux mais qu’est-ce que je peux dire ? Si j’ouvre la bouche avant de réfléchir, je vais très certainement dire quelque chose qu’il ne vaudrait mieux pas que je dise. Je sais quand la boucler et là, c’est un de ces moments où je sais que je dois juste la fermer. La seule raison pour laquelle je le fais avec Liv contrairement à la façon dont j’agis aux urgences, c’est parce qu’elle n’est pas mon patron, pas une supérieure, juste une amie. Amie est peut-être un grand mot cela dit mais, elle est plus qu’une connaissance et je ne sais de fait pas du tout comment la qualifier. J’en profite pour jeter un coup d’œil à l’arme qu’elle vient de sortir, sans réagir. Je suis infoutue d’utiliser une arme, je sais à peine me battre. Mon arme à moi, c’est ma grande gueule et dans cette situation, elle ne me servirait qu’à aggraver les choses.

Je hoche simplement la tête quand elle m’explique qu’elle sait où aller mais ne connait pas forcément tous les recoins et ce sur quoi on va tomber. « Je te suis. » Ce n’était pas comme si je savais où aller de toute façon. Il va falloir que je m’en remette à elle sur ce coup-là, une chose très difficile pour moi mais, je ferai avec.

Juste quand j’allais ouvrir la bouche pour lui rétorquer que justement, il ne se passait rien, elle me coupe l’herbe sous le pied. Pendant un moment, je débats avec moi-même histoire de savoir si oui ou non je vais être honnête sur ce qui m’arrive. Je déteste m’épancher et si Ilaria sait que j’ai été adoptée, je ne suis pas certaine de l’avoir jamais dit à Liv même si elle a sans doute du fouiller dans ma vie vu son métier. Je lui file des infos, ce serait légitime. Je pars donc du principe qu’elle sait. Ce sera plus simple. Heureusement, elle m’accorde un répit sans le savoir, ce qui me laisse le temps de réfléchir à comment dire les choses sans trop en dire. C’est plus fort que moi, j’ai du mal à parler de ce qui me concerne, c’est comme ça. Au moins, Liv ne cherche pas à emballer sa demande dans un bel emballage de tact dégueulasse et je lui en suis reconnaissante.

Je soupire et me mets à parler, un peu à contrecœur malgré tout. Ce n’est pas contre la détective, j’ai juste du mal. Déjà parler à Ilaria m’a arraché à moitié le visage.

« Le passé m’est revenu en pleine gueule. Pour résumer la chose très simplement. J’ai un demi-frère. Je suis tombée dessus par hasard. Un putain de hasard à la con parce que je vois pas comment ça aurait pu être organisé. Et avec mon histoire familiale et le reste, inutile de te dire que je prends mal la chose. »

C’était vraiment très résumé et je ne pouvais pas nier qu’il allait falloir que Liv me pousse à parler si elle voulait en savoir plus. Je savais que je pouvais lui demander de faire une enquête sur ce gars, essayer d’en apprendre plus sur lui, sur mon histoire, sur tout. L’ennui, c’était que pour le moment, je n’étais pas sûre du tout de vouloir creuser et tant que je n’étais pas décidée, c’était peine perdue. Avant de faire une chose pareille, il allait falloir que j’accepte et que je digère la chose.

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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Sam 4 Nov 2017 - 11:55

Quelle merde, non mais vraiment quelle merde... Franchement je me demande encore comment on a pu en arriver là, comment on se retrouve dans ces foutues égouts et surtout comment ça va être la galère de se calmer. Je suis quasi empreinte d'une colère indescriptible alors qu'au fond, je ne suis que très rarement en colère, donc je ne comprends pas, je ne comprends plus au final et ça me rend in tantinet énervé. Ces derniers temps, beaucoup trop de choses changent et j'ai l'impression de ne plus me reconnaître. Parfois, je vois de la couleur autour des gens, ou encore quelqu'un de transparent. J'en viens à me demander si je ne manque pas de sommeil, ou alors si je n’essaie pas de mettre un peu de couleur dans ma vie, parce que voilà quoi... Enfin pas qu'elle ne soit terne, je dois bien admettre que depuis que j'ai trouvé mon jardinier, ça va un peu mieux, mais il n'empêche que je me perds encore souvent dans le boulot, très probablement trop souvent. D'un autre côté, je n'aurais pas connu Isi ni Cyrielle si j'étais resté bien gentiment dans mon coin en attendant que les enquêtes viennent à moi... Je soupire un instant, en fait, ce n'est pas ça le pire. Ce sont toutes ces foutues sensations. Je suis persuadée que quelque chose ne va pas chez moi, alors j'ai cherché un groupe de soutien pour les presque tarés comme moi. Mon psy m'a dit que ça pourrait m'aider. Pourtant, les sensations ne diminuent pas. Au départ, je me suis dis que c'était très probablement dû à mon aptitude à décrypter les visages et que j'en venais à ressentir ce qu'il ressentait. Mais même quand je ne vois pas les visages... la dernière fois dans la foule, j'ai eu l'impression que mon cœur allait exploser, donc pourquoi ? Est-ce que le surnaturelle existerait réellement ? Nan, c'est une vaste fumisterie, mon psy me l'a bien répété en boucle comme si j'étais une débile petite. La magie n'existe pas, j'ai peu être un problème cardiaque, va falloir que j'aille consulté.

N'empêche tout ça pour en arriver à ça... Je regarde l'égout dans lequel je me trouve avec Isobel et je soupire un peu plus quand je me rends compte que je suis un poil agacée par son attitude. Ce n'est pas comme si je n'étais pas au courant, avec son caractère de chien, je ne devrais pas en douter, mais là franchement, ces derniers temps, je suis particulièrement irritable sans que je ne comprenne trop pourquoi. Heureusement, elle ne dit rien de trop fâcheux, la prochaine fois au pire, je la laisse dans la merde... Ouais, non, ce n'est pas mon truc ça. Je m'en voudrais bien trop de la laisser sans aucune aide, mais il n'empêche que je fais ma curieuse, parce que même si elle a un caractère de merde, elle n'est pas aussi pénible d'origine. Croyez-le ou non, je l'adore, même quand elle est pénible, au moins avec elle, j'ai pas besoin de chercher à savoir si elle me ment ou pas, généralement, elle balance ce qu'elle a dans la tête. Elle finit donc par me dire ce qui lui arrive et j'en reste comme deux ronds de flan, tellement que je finis par m'arrêter en plein milieu du chemin et me retourner vers elle. « Tu as un frère ? Sérieux ? » Alors ça, c'est du scoop. Quand j'ai enquêter sur elle pour savoir si elle me causerait des soucis si je la prenais en tant qu'indic, je n'ai pas poussé bien loin, juste vérifier qu'elle ne trempait pas dans des affaires louches. Je n'aurais jamais pensé qu'elle avait un frère. Et encore moins qu'elle le rencontrerait comme ça. « Je ne connais pas ton histoire familiale tu sais. » Enfin pas dans sa totalité, je n'ai pas réellement fouillé de ce côté-là. Je connais juste quelques trucs, sans réelle importance au fond. Mais là, ce qu'elle me balance, c'est du lourd. Je n'aurais  jamais pensé à ça. Je finis par me retourner et reprendre le chemin, me demandant si elle m'en dirait plus. Je dois bien avouer que ma curiosité me jouait souvent des tours, mais elle faisait partie de mon métier.

« Tu l'as donc rencontré ? Où ? Comment ? » Je souris doucement. « Il devait bien savoir qui tu étais alors comment ça se fait que toi tu ne le saches pas ? » Une question légitime après tout, si elle dit avoir un demi-frère, c'est bien que lui en avait connaissance et donc comment cela se faisait que si lui en avait connaissance, ce n'était pas son cas ? « Du côté de ta mère ou de ton père ? » Parce qu'au final hein... J'aurais bien demandé hors mariage ou pas, mais je crains fort que ce genre de question ne soit pas très appréciable en fait. Je finis par tourner la tête quand j'entends un bruit étrange... J'arrête Isobel un instant et vérifie qu'il ne s'agit pas d'assaillant. Non, ce n'était que des rats, charmant... Heureusement que je n'en avais pas peur. « Et il est comment ce frère ? C'est un enfoiré ou un type bien ? » Parce qu'au fond, c'était peut-être pour ça que ça l'agaçait. Je me demandais bien quand même si je ne pouvais pas faire quelque chose pour elle. « Tu sais je pourrais chercher des informations pour toi. Histoire d'en savoir plus sur son passé, sur ce qu'il a fait, sur qui il était avant. Je pourrais te trouver aussi la raison pour laquelle il est ici. » Après tout, je suis douée pour ça, même si peu de personne connaissent ce talent. Enfin j'imagine bien que certains doivent se douter de quelque chose, surtout ceux qui bossent souvent avec nous. « Je pourrais faire ça pour toi si tu me le demandais. » Après tout, elle me rend service mais ça va dans les deux sens. « Tu en penses quoi ? »
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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Sam 4 Nov 2017 - 22:46

S’il y avait un art qui consistait à se foutre dans la merde, je serais probablement championne médaille d’or. Quand je ne les cherchais pas, les emmerdes me trouvaient. Ce n’était pas tout à fait à ce point mais disons que je me défendais bien. Disons médaille d’argent, soyons honnête. Ma grande gueule ne me servait que rarement à me faire des amis et il m’était arrivé une fois ou deux... ou un peu plus, de me retrouver chez les flics même si je m’en tirais souvent très bien. Mon casier était clean, j’arrivais à chaque fois à me faire décharger des conneries du style troubles à l’ordre public ou tapage. Un jour, je n’aurais plus cette chance mais c’était peut-être la façon qu’avait mon karma de remettre les pendules à l’heure. Ou alors de me prévenir qu’une merde innommable allait me tomber dessus. Y a pas à dire, les signes pourraient être un peu plus clairs en la matière ! En attendant, j’ai des égouts dans lesquels avancer et ça n’a rien de folichon. Dire que je n’avais pas envie de parler de ce qui m’arrivait était un euphémisme. J’étais sortie de chez moi pour rencontrer Liv et lui filer des informations dans le but précis de ne pas penser mais voilà qu’elle mettait les pieds dans le plat. C’était une récurrence en ce moment, tout le monde foutait les pieds dans le plat raté de ma vie. Pourtant, j’lui dois bien ma petite révélation vu mon état de nerf. Pas vraiment que j’ai envie d’utiliser ça comme excuse puisqu’elle et moi, on sait que j’ai rarement besoin d’une excuse pour être une emmerdeuse voire une foutue garce. C’est juste pire, bien pire parce que je suis frustrée de ne pas trouver de solution. Etonnée par ma révélation brusque en matière de famille, Liv s’arrête et je suis à deux doigts de lui rentrer dedans. J’ai parfois de bon réflexe. En revanche, je suis étonnée qu’elle n’ait pas creusé plus que ça. Elle vient sans même le savoir de se hisser au rang d’Ilaria en ne fouinant pas dans ma vie plus que nécessaire. Je n’en attendais pas tant. La vie a vraiment de curieuse façon de compenser les tuiles qu’elle me fait tomber sur la gueule.

« Merci... De pas avoir creusé plus. » Il faut que je le dise, parce que c’est vraiment sincère. Il faut qu’elle sache que je lui suis reconnaissante pour m’avoir laissé quelques secrets.

Je l’écoute me marteler de questions alors qu’on reprend la marche. Merde... Je n’avais pas vraiment envie de parler mais le simple fait qu’elle n’ait pas fouillé dans les moindres recoins m’oblige à parler au moins un peu pour la remercier et puis ce sera plus facile si elle ne me regarde pas pendant que je le fais. Voilà pourquoi je détestais les relations humaines. Je me sentais obligée de rendre la pareille sous une forme ou une autre.

« C’était ridicule. Je me suis paumée dans les bois et son chien s’est servi de mon manteau pour essuyer ses pattes. » Je l’aime bien Black, au moins, il est plus facile à gérer que le maître. Un câlin et il est heureux. « En fait, il savait que j’existais mais pas qui j’étais. » Consciente que ça ne suffira jamais à tout expliquer et qu’il va falloir rentrer dans les détails, je jure intérieurement. « Je me baladais une lettre de notaire depuis des plombes et ça me rendait dingue. De fil en aiguille, il m’a dit que si ça me bouffait à ce point, j’avais qu’à l’ouvrir. Tu me connais, impulsive est mon second prénom. J’ai ouvert. C’était plus qu’une lettre de notaire, c’était une putain de bombe... avec, il y avait une lettre du père de mon demi-frère qui m’annonçait qu’il m’avait cherché à la mort de sa femme. » Voilà qui répondrait à la question de qui avait merdé. « Elle avait tout déballé dans un courrier qui devrait être ouvert quand elle serait morte. Je suis le rejeton qu’elle a eu hors mariage et qu’elle a collé à l’adoption en prétendant auprès de son mari qui croyait que j’étais de lui, que j’étais morte à la naissance. » Je respire à fond, tant pis pour l’odeur affreuse qui m’arrive au nez, au moins ça me calme et ça me distrait. « Dans la lettre de ce pauvre gars trompé mais assez sympa pour avoir essayé de me retrouver, y avait le nom de mon frère et il s’est avéré que le type avec le chien devant moi, et bien c’était son nom. » J’avoue que je ne dois probablement pas être très claire mais l’histoire est compliquée mine de rien. « C’est sûrement un brave type, tout ce que j’ai, c’est son nom, son ancien job et j’ai réussi à savoir qu’il a été blessé dans ses fonctions. J’t’avoue que j’suis pas restée pour jouer à la dinette. J’étais trop choquée et j’avais eu des réponses que je ne voulais pas. Comme si j’avais eu envie de savoir que la femme qui m’a mise au monde m’a foutue à l’adoption et déclarée morte dans la foulée. Joyeux comme réunion. » Et elle connaissait assez mon caractère pour comprendre ma réaction. Honnêtement, je considère vraiment la question de lui demander de trouver des informations mais à quoi bon ? Là encore, je soupire. « J’ai son nom, son prénom, son ancien job, le nom de son chien... mais j’crois juste que le hasard est une pute et que les probabilités étaient juste absurdes ce jour-là. J’suis pas certaine de vouloir en apprendre plus, de pouvoir gérer plus. T’as vu mon état ? On peut même pas dire que je gère un peu la chose. »

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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Lun 13 Nov 2017 - 16:03

C’est marrant comme parfois les choses sont différentes. Comment elles pourraient l’être, ou alors même le devenir. Marrant aussi comme une décision peut entraîner bien plus qu’on ne pourrait le penser. Marrant comme chaque fois qu’on lève une main, quelque chose se passe, déclenchant alors des événements en chaîne. Ouais, tout ça, c’est étrange, la vie est étrange au fond et de pire en pire depuis qu’on est arrivé avec Kara. C’est marrant, plus ça va et plus je trouve qu’elle me refile toutes les affaires bizarres, comme si elle voulait me faire passer un message. Je ne sais pas ce que s’est, mais franchement j’ai déjà assez à faire avec toutes ces choses bizarres qui m’arrivent. Ces personnes colorées, ceux qui disparaissent alors qu’une minute avant ils étaient là, sans compter toutes ces sensations qui m’envahissent. Je sais que j’ai un don pour décrypter les visages, mais là, c’est bien au-delà de ça, bien au-delà de tout et j’ai l’impression de réellement devenir folle. Est-ce que je le suis réellement ? On m’a répété que beaucoup de choses n’étaient pas vrai et j’ai fini par y croire. Croire à ce qu’on me dit, j’aurais dû faire comme les autres, me contenter d’écouter sans trop me poser de question. Je me sens démunie, comme faible. C’est comme si… Je ne sais pas réellement comment expliquer, j’ai l’impression parfois de ne plus être moi, d’être quelqu’un d’autre. Je secoue la tête un instant et reprend la marche. Ce n’est vraiment pas le moment de tomber dans le cliché de la folle dingue qui ne sait plus comment gérer tout ça, même si au fond, je ne sais réellement plus comment gérer tout ça. Je soupire encore plus et finis par sourire à sa remarque. « Tu sais, je n’avais pas à creuser plus. Je voulais seulement savoir si tu étais fiable. Le reste de ta vie t’appartiens. Il aurait été malvenue de ma part d’en chercher plus alors que je n’en avais pas besoin. » Quand c’est une enquête, c’est différent bien évidemment, mais là… Ouais, non, Isobel est différente aussi. Au fur et à mesure du temps et malgré son caractère de merde, j’ai fini par la considérer comme une amie.

C’est bien étrange la vie. Je finis quand même par faire ma curieuse, parce que j’ai envie de savoir. Savoir comment elle l’a su, savoir qui il est, ce qu’elle sait de lui. Je l’écoute donc répondre tranquillement à mes questions de façon décousue mais qui au fond faisait sens. « Sympa le chien. » Je ne peux m’empêcher cette petite remarque, au fond, ça m’aurait amusé. « Le hasard fait les choses étrangement dit-donc. » Qu’elle arrive à tomber sur son frère comme ça, du jour au lendemain. C’est tout de même assez étrange, comme si quelque chose les avait poussé l’un vers l’autre. Attention, je ne parle pas de surnaturel… Enfin si au fond, c’est tout de même bizarre tout ça. « Purée, tu m’as coupé la chique, je sais plus quoi dire. » Après tout, ce genre de chose est réellement particulière. Comment répondre à tout ça ? Faire un discours n’arrangera pas son état. Je finis par m’arrêter parce que j’ai entendu un bruit, je lui fais signe que je vais voir pour me retrouver de nouveau nez à nez avec un rat. Super encore un, mais je viens de repérer la plaque qui nous permettra de sortir dans peu de temps. « On est plus très loin. » Allez viens ma grande, on sort d’ici et je te paye un verre parce que là. Cette histoire n’arrête pas de me tourner dans la tête et finalement je reprends. « Tu sais, je pourrais chercher, sans pour autant te donner les réponses. Chercher ce qu’il faut, garder les informations jusqu’à ce que tu sois prête. » Je souris doucement, même si elle ne me voit pas, j’ai au fond, envie de prendre soin d’elle. « Parfois, la peur n’est pas tellement celle de trop en savoir, mais plutôt de ne rien savoir. » Je me retourne un instant et la regarde droit dans les yeux. « Je ne peux rien faire pour te soulager, mais je peux au moins faire ça pour toi. À toi de voir ce que tu feras des infos que je trouverais. Mais j’aimerais réellement t’aider, et c’est mon seul moyen pour le faire. »

Parce que je n’ai rien d’autre que cela. Ce talent pour hacker, pour trouver ce qui ne devrait pas être trouver et pour déterrer tout ce dont j’ai besoin. Parfois je me dis que c’est une malédiction plutôt qu’autre chose. Mais en fait j’aime être au courant, c’est comme si ce talent me rapprochait un peu plus de Will. En parlant de ça. « Tu sais, je crois que j’aurais aimé avoir un frère. Et que si l’un d’entre eux finissaient par apparaître devant moi, je serais heureuse d’avoir de nouveau quelqu’un près de moi. » Facile à dire hein, mais je suis on ne peut plus sincère. « J’ai toujours eu une vie de merde. Une mère qui m'a abandonnée, un père qui n’en avait que le nom. Si j’ai commencé ce job de détective privée, c’est en partie parce que je me suis fait piquer par la police à cause de la création d’une fausse carte d’identité pour pouvoir travailler et payer les dettes, la maison, tout ça. Mais durant toute mon enfance de merde, j’ai rencontré une personne, un jeune homme, mon voisin. Il a été la famille que je n’avais pas, plus. Il m’a aidé, mais plus que tout, il m’a aimé, comme une sœur, comme quelqu’un de précieux pour lui. Et puis tout a disparu. » Tout s’est effondré. Tout a disparu comme si rien n’était jamais arrivé. « Je donnerais tout pour retrouver ça. » Je souris doucement, mais c’est la tristesse qui se dépeint sur ce visage qu’elle ne voit pas. « Je ne dis pas que tu dois t’en réjouir de suite, parce que c’est plus compliqué pour toi que ça ne l’est pour moi. Pour toi c’est l’inverse qui s’est passé. Tu n’avais personne et tu te retrouves avec quelqu’un. » Moi, j’aimerais tellement retrouver Will… Mais il ne s’agit pas de moi là. « Ce n’est pas facile à gérer, mais ne loupe pas cette chance de pouvoir avoir une épaule pour pleurer, quelqu’un qui ne te juge pas pour ce que tu es, mais qui t’aime pour qui tu es. » C’est ainsi que je vois les choses, peut-être les verra t-elle autrement, nous avons tellement tous une vision différente du monde. Enfin bref, il serait temps qu’on sorte d’ici, je commence à me perdre de nouveau dans mes souvenirs et ça, ce n’est pas bon, ni pour elle, ni pour moi.
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MessageSujet: Re: P comme poissardes (Pv Isobel)   Ven 17 Nov 2017 - 22:01

J’ai beau savoir que Liv n’a pas chercher à creuser dans mon passé, je suis surprise. Surprise parce que peu de gens ayant les moyens de fouiller dans la vie de quelqu’un s’empêche de le faire. Avec mes problèmes de confiance, si j’avais ces moyens, je suis prête à parier que je n’hésiterais probablement pas très longtemps à mettre mon nez là où il ne devrait pas traîner. Ou alors... ou alors je ne le ferais pas parce que je savais parfaitement ce que des secrets ou un passé dégueulasse pouvait représenter. En plus, le secret médical était une chose qui pouvait également peser dans une balance et je n’en avais jamais tiré parti. Au fond, je ne pouvais pas savoir comment je réagirais.

« Il n’empêche, merci... Même si je ne sais pas si tu peux réellement me considérer comme quelqu’un de fiable. »

Il faudrait peut-être que je finisse par lui parler un peu de ce que j’avais fait plus jeune. Un de ces quatre, mes vieilles bêtises pouvaient me rattraper et si elle avait les cartes en main, ce serait plus simple à gérer. Certaines avaient été commises alors que j’étais déjà majeure et je n’étais pas tout à faire sûre que ça ne puisse pas me revenir en pleine gueule. Oui, il faudra que j’en parle un jour. Mais pas aujourd’hui. Ça ne s’est peut-être pas exactement bien passé avec mon demi-frère mais quelque part, j’avais envie qu’il soit le premier à connaître mon histoire. Si j’arrivais à dépasser le simple fait qu’il existait. Evidemment.

« Oh, je me fiche pas mal que son chien ait ruiné mon manteau. Son maître, je l’aurais crucifié. Black, ce n’est pas vraiment sa faute. »

J’adorais les bêtes et de fait, je ne pouvais pas vraiment en vouloir à l’animal d’avoir été lui-même en me sautant dessus. On dit que les bêtes en savent souvent plus sur nous que nous-mêmes et il avait juste peut-être simplement senti notre lien de parenté avec son maître. En attendant, clairement, comme Liv le disait, le hasard faisait étrangement les choses. Trop à mon goût.

« Un peu trop étrangement en l’occurrence si tu veux mon avis. Même si franchement, je doute qu’il y aurait eu une bonne façon que les choses se fassent. N’importe quelles autres circonstances n’auraient pas été meilleures ou pires. »

Je hausse les épaules et soupire, j’ai la vague impression que ce n’est que le début d’une série d’événements et j’espère franchement me tromper. Je n’avais pas besoin de nouveaux chamboulements même si en toute honnêteté, je vivais tranquillement depuis un moment. Enfin, ça n’était pas comme si je payais chacun de ces moments de calme pas vrai ?

« Y a pas grand-chose à dire. La situation est hautement absurde, c’est aussi simple que ça. »

Je me remets donc à suivre mon amie en l’écoutant m’expliquer ce qu’elle pourrait faire. Pourquoi pas ? Malgré tout, je ne veux pas lui mettre un poids de plus sur les épaules. De plus, ça me fait mal de l’admettre mais elle n’a pas tort. Maintenant que j’ai eu quelques réponses, même si je ne les voulais pas, je me pose bien plus de questions, des questions qui n’ont aucune réponse parce que personne ne peut me les donner. Mon père adoptif est mort, je n’ai plus aucun contact avec ma mère adoptive depuis des années, j’ignore absolument tout de mon père biologique et ma mère biologique est morte. Bref, personne pour me répondre.

« Je ne sais pas si j’en ai envie mais j’en ai peut-être besoin alors... fonce. Creuse. Déterre tout ce que tu peux. Personne d’autre ne pourra me répondre de toute façon. Mes réponses ne viendront ni de mes parents adoptifs, ni de mes biologiques. »


De ça aussi il faudrait peut-être que je lui parle. Histoire qu’elle ne cherche pas pour rien certaines informations et que je puisse lui faciliter un peu la tâche. Il faudrait aussi que je vois pour la payer pour ça. Elle risquait d’y passer du temps alors... autant qu’elle y gage un peu. Tout travaille mérite salaire et moi plus que les autres peux comprendre ça.

À nouveau, j’écoute Liv et cette fois, elle se confie un peu à moi. Finalement, elle va peut-être en savoir plus que je ne l’avais prévu. Autant pour le demi-frère qui apprendrait les choses. Il est un inconnu et Liv une amie. Ce n’est pas très fair plat mais, elle était là avant lui, même s’il s’est démené pour me retrouver d’après ce qu’il m’a dit. J’avais envie de le croire mais... et bien c’était difficile.

« Je comprends ce que tu veux dire. Tu as su ce que c’était d’avoir un pilier. Et je comprends aussi un peu la situation. Mon père adoptif a été tué et ma mère s’est effondrée. Du jour au lendemain, plus personne. J’ai dû faire avec. Et puis j’ai eu quelqu’un et j’ai été trahie. J’avoue que je ne suis pas certaine de réussir à le laisser m’approcher suffisamment. Il prétend qu’il a cherché mais va savoir si je peux le croire. »

Même s’il a l’air d’un type bien, ça ne voulait rien dire. Avoir l’air et être étaient des choses tout à fait différentes.

« Tu sais que ça sonne trop beau pour que ce soit vrai ? »

Je voulais tellement y croire pourtant. Parce que j’en avais besoin et je le savais parfaitement. Tout comme j’en étais arrivée à avoir besoin d’Ilaria et de Liv. Comment ? Alors ça, c’était une putain de bonne question. C’était juste arrivé.

« Sortons de là qu’on puisse boire un verre et se débarrasser de ces odeurs. Faut qu’on parle paiement pour tes recherches et j’ai des choses à t’expliquer. Histoire que tu ne fasses pas certaines recherches pour rien. Je n’ai pas beaucoup de réponses mais j’en ai quand même quelques unes qui pourraient t’aider. »

Et puis ça me semblerait moins être une conversation à cœur ouvert s’il était question d’argent. Autant que je puisse me mentir jusqu’au bout.

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