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 L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }

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MessageSujet: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Jeu 22 Fév 2018 - 14:03

L'anneau de Saint Valentin


quel est donc ce mystère ?

Amalia et Arun, vous avez reçu chacun de votre côté une boîte contenant une bague. Un petit mot l'accompagnant prétend que c'est une bague magique venant du Prince de l'Essaim, et qu'ils doivent par conséquent la porter. Comme il est souvent question d'objets magiques, et que la livraison paraît être tout à fait classique, adoptant les codes de la société vampirique, aucun de vous ne se méfie et vous enfilez donc la bague. Celle-ci ne vient certainement pas de Yuri ni de qui que ce soit leur voulant du bien. Cette bague vous lie comme si vous partagiez un lien du sang, comme si vous étiez marqués l'un à l'autre. Vous vous retrouvez coupé de vos marqués respectifs, tout ce que vous entendez, c'est les pensées de l'autre vampire. Visiblement, il y a un soucis, et il serait bon de le régler assez vite… Heureusement, la connexion vous permet de repérer facilement où est l'autre.

Le lieu où vous vous retrouvez sera de votre choix, revenant au premier qui réponds. De toute façon la connexion entre vous est telle que vous savez d'instinct où aller.

Instuction MJ
Sachez que cet event est un peu particulier, et les interventions du MJ seront plus pondérées que d'ordinaire. Bien sûr, vous pouvez faire appel au dés et au hasard si vous le souhaiter, ou alors vivre intensément ce que vos personnages subissent, et tenter de mener l'enquête. Le MJ vous guidera naturellement !

Et puisqu'il s'agit d'une animation et d'un jeu, il y a un défi que vous pouvez remplir ici.

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Lun 5 Mar 2018 - 21:12

Event St-Valentin
"Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"


À l’aube, alors qu’elle se couche contre se marqué, son coeur battant contre sa poitrine, elle ne s’imagine pas la nuit qui va se passer à son réveil. En ouvrant les yeux dans la pénombre de sa chambre, il n’est plus là. Elle se redresse doucement et observe la pièce lourdement décorée de meubles style Empire qui l’entoure, et les babioles de tous âges posés ici et là sur une étagère ou un bureau. Elle n’a pas le temps de sortir du lit, déjà Pia pousse la porte et entre en trombe. Elle la tire littéralement de sa couche et s’agite pour s’occuper de sa poupée. Amalia se laisse faire, docile. Elle sait le plaisir que cette tâche procure à sa Sire d’adoption. Elle l’habille avec une robe rouge en soie sauvage. Les manches trois quarts et le col carré tranchent avec sa peau de craie. La Sicilienne lui tourne autour et la scrute sous tous les angles avant de nouer une ceinture de la même couleur et de la même matière autour de sa taille. Un être vivant serait certainement en train de suffoquer tant le tissu comprime son abdomen. La Corleone fait un dernier tour, et ajuste au mieux les plis creux et les plis plats de la jupe afin de la faire bouffer. Elle s’occupe maintenant de ses cheveux et reste soft en y glissant un ruban noir. Amalia sourit doucement, heureuse de ne pas devoir supporter des boucles artificielles cette nuit. Elle peint les lèvres de la duchesse avec un fard carmin, enveloppe ses cils d’un mascara noir, poudre ses joues d’un blush rosé et frais. Une fois terminée, la vampire de plus de cinq cents ans pose sur elle un regard plein d’amour. Elle caresse doucement l’ovale de sa mâchoire avant de lui dire qu’elle ne pourra pas passer la soirée ensemble comme cela était prévu au départ. La Sicilienne avait oublié, mais aujourd’hui c’était la Saint-Valentin et elle voulait s’amuser… Amalia n’a pas besoin de poser des questions sa Sire d’adoption sur les activités qu’elle avait prévu, mais comprends pourquoi elle, qui n’a rien prévu d’autre pour la nuit, se voit affubler d’une robe de cette teinte.

Bientôt, la poupée de porcelaine se retrouve seule au milieu de sa chambre et se met à réfléchir pour savoir comment occuper sa soirée puisqu’elle ne peut pas compter sur Pia. En entrant dans le salon, elle retrouve une note de son marqué qui lui indique qu’il est allé faire une course et qu’il rentrerait après le départ de la Sicilienne. Il ne pouvait savoir que ce plan était tombé à l’eau. Il lui indique également qu’un colis était arrivé de la part du Prince de la ville en début de soirée. Elle tente de le contacter par télépathie avec lui, mais la communication semble trop faible… Est-il trop loin ? Elle retourne rapidement dans sa chambre pour l’appeler avec son téléphone afin de le faire savoir qu’il pouvait rentrer plus tôt puisque Pia n’était pas là, mais elle tombe sur sa messagerie. Elle lui laisse un message et retourne au salon. La belle affaire ! Elle n’a pas mangé et le Russe n’est pas là pour lui servir son repas. Généralement, la Sicilienne en bonne mère s’occupe de cette besogne en faisant chauffer une des poches de sang du frigo au bain-marie. Précieuse, la duchesse ne s’occupe que rarement de ce genre de tâche. Elle n’arrive même pas à se souvenir de la dernière fois qu’elle a posé les pieds dans la cuisine de cet appartement…

Elle se saisit mollement le petit carton, pose son téléphone portable sur un petit guéridon et prend place dans son grand fauteuil Louis XV à dossier plat. Elle défait rapidement le scotch et lit la carte posée sur un petit écrin de velours. Elle ouvre la boite et découvre une bague en or sertie de douze rubis sur un élégant demi-tour. Le sertissage des griffes laisse filtrer les lumières et les reflets ambiants à travers les pierres leur donnant un éclat rouge prononcé. La poupée trouve que le présent ressemble à une alliance. Son regarde se porte sur son talisman de l’Essaim : une bague en platine sertie d’un gros saphir de plusieurs carats entourait de plusieurs petits diamants. Ce bijou précieux daté de sa vie humaine ; la bague de ses fiançailles, avec laquelle elle avait été mise en bière dans le caveau royal. Elle réfléchit un moment. Est-ce que c’était une récompense du Prince ? Est-elle montée dans les échelons de l’Essaim ? Cet anneau lui confère-t-il de nouveaux avantages ? Elle ne sait cependant pas pourquoi elle a droit à cette attention… Peut-être que le Prince a aimé plus qu’elle ne le pense les poches de sang qu’elle lui destine à chaque livraison…

Elle glisse alors le présent à son annuaire droit.  Il lui sied parfaitement. À peine quelques secondes s’écoulent avant que la poupée ne ressente un malaise. Elle a le coeur au bord des lèvres. Elle n’a pas ressenti ce genre de sensation depuis plusieurs décennies maintenant… Elle fut heureuse de se trouver assise, car sa tête se mit à tourner. Amalia se sentit ensuite envahie de pensées qui n’étaient pas siennes et, elle le savait, ce n’était pas non plus ceux de son russe. Elle a déjà du mal à gérer son esprit empreint de folie, y ajouter une autre personnalité devenait effrayant. Toute cette colère, cette angoisse accentue ses propres sentiments, influence ses propres pensées. Elle sait qui est entré dans sa tête. Elle voit où il se trouve. Par Caïn, pourquoi ? Se demande-t-elle. Elle tente d’enlever l’anneau, mais se dernier semble scellé à son doigt. Haletant, le coeur non vivant battant la chamade, elle saisit en tremblant son téléphone et tente d’appeler son sire. Répondeur. « J’ai un problème », articule-t-elle avec difficulté, n’arrivant pas à discerner ses pensées de ceux de l’intrus. « J’ai un problème ! » répète-t-elle. « Je crois qu’on m’a jeté un sort… La Famille, elle … Elysium… » Elle n’a pas le temps de finir sa phrase. Agacée, ne sachant pas si cela vient d’elle ou de l’autre vampire, elle balance le portable à travers la pièce. Elle se lève alors précipitamment et disparait.

Arrivée devant l’Elysium, le corps tremblant d’émotion contraire, elle pousse la porte et se laisse guider par cette voix dans sa tête. Arrivée à destination, Amalia se fige en observant celui qui résonne littéralement dans ce petit crâne qui abrite une psyché déjà fêlée. Si elle avait été encore humaine, elle aurait certainement cessé brutalement de respirer. Au contraire, elle prend une profonde inspiration, une grande bouffée d’oxygène. « Je ne sais que vous dire », annonce-t-elle d’une qu’elle trouve trop blanche, même pour elle. Elle s’efforce de ne penser à rien, mais elle pense à tous. Elle se revoit mettre la bague. Elle imagine ce que doit ressentir son marqué. Ne plus ressentir cette connexion, ce lien si spécial qui les unit... Que doit-il ressentir ? Et voilà qu’elle partage ce lien avec un inconnu. Il n’est qu’un visage aperçu là, entre ces murs. Qui est celui qui a droit à ces sentiments maintenant ?



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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Ven 23 Mar 2018 - 16:09

Un présent de Yuri ? Cela fit froncer les sourcils du Préfet. Voilà qui n'était pas vraiment habituel. Et Arun n'avait rien fait ces derniers temps qui justifie une récompense de la part du Prince de la Ville. Mais s'il était bien une chose qui n'était pas passée avec l'âge et la déshumanisation du vampire, c'était la curiosité. Il n'y avait guère plus que cela pour titiller un peu son intérêt et lui donner envie de vivre, tout simplement. Quand les années devenaient des siècles, il n'y avait plus grand chose qui soit en capacité de vous surprendre, malheureusement. En l'occurrence, le petit mot livré avec le présent était un ordre et non une requête. Et si Arun était souvent tenté de ne pas obéir, il demeurait une partie raisonnable en lui qui lui soufflait que c'était nécessaire à sa survie, lui rappelant avec forces images ce qu'il advenait quand chacun était livré à son libre arbitre et avançait en dévoilant sa nature...

Il déballa donc le présent, trouvant un anneau qu'il regarda sous toutes les coutures, pour l'étudier, tout simplement. Mais cette bague n'avait rien de spécial ou d'exceptionnel et sans se méfier davantage, le Préfet l'enfila... Avant de le regretter tandis qu'il se fit assaillir par des pensées qui n'étaient pas les siennes. Il s'était bien gardé d'avoir un Marqué jusqu'à maintenant pour éviter ce genre de désagrément, ne faisant confiance à personne pour devenir son talon d'Achille. La seule personne qui soit amenée à le devenir était son Calice, qui n'était pas présente en ces lieux, ce qu'il regretta presque aussitôt. Son esprit fut envahi par des pensées d'un être bien plus jeune que lui. Fou aussi. Mais voilà qui avait de quoi le mettre sur les nerfs alors que sa colère enflait. Quelle était cette supercherie au juste ? Et pourquoi lui était-il impossible de retirer cette fichue bague ? Il essaya, mais à moins de se trancher l'annulaire, il ne voyait guère de solution. Il n'y avait aucune raison de paniquer... Ce présent n'était sûrement pas du fait de Yuri, mais restait à savoir qui avait décidé de le piéger et de le... lier ? A quelqu'un d'autre. Quel intérêt ? Et dire que c'était censé être la nuit des amoureux... La bonne blague. Arun n'avait que faire de ces fêtes commerciales qu'il avait vu naître et verrait sans doute disparaître. Sans compter que l'amour ne signifiait pas grand chose pour lui. Au moins allait-il passer les prochaines heures occupé, même si cela était inattendu. Au delà de la colère, de l'agacement, il y avait aussi une pointe d'intérêt, de curiosité... Et de la panique, mais qui n'émanait pas forcément de lui. Allons bon... Il grogna, sortant en trombe de chez lui pour pister un peu cet autre qui s'invitait ainsi dans sa tête et le parasitait totalement.

Ses pas le menèrent à l'Elysium. Il était vêtu très simplement d'un jean et d'une chemise, mais avait emporté avec lui sa dague dont il ne se séparait jamais, arme millénaire qu'il n'avait jamais abandonné et lui venait de son existence humaine. Une existence de prince, de guerrier, au royaume prêt à se faire envahir à tout moment par les conquérants arabes. Il n'avait pas vraiment assisté à la chute des siens, envoûté par une déesse, marqué, asservi, jeté dans la folie, dépendant du sang qu'elle consentait à lui donner. Avant de sombrer pour de bon quand elle l'avait fait vampire, plusieurs décennies après.

Guidé par le lien invisible, tentant de faire barrage aux pensées étrangères, il finit par tomber sur une jeune vampire qu'il avait déjà aperçu. Il connaissait les membres de l'Essaim de par son travail. Cela lui incombait de savoir qui appartenait à l'Essaim et qui était de passage, d'avoir quelques informations les concernant dans un coin de son esprit. Jeune vampire donc. Qui trafiquait avec Lucian. Elle fut la première à parler. Et lui à agir, alors qu'il la saisit par la gorge et la plaque contre le mur pour l'amener à sa hauteur et la sonder de ses yeux noirs. « Que dirais-tu de la vérité ? » Sa voix était dangereusement basse alors qu'il était envahi par les pensées de la jeune vampire, ses émotions, ses interrogations. Il raffermit sa prise sur elle, comme si cela pouvait l'empêcher de penser... Mais il captait ses questions et un coin de sa bouche se releva en un rictus mauvais. « Tu ignores qui je suis ? Vraiment ? Quelle grave erreur... » Mais cela lui fit comprendre qu'elle était probablement autant victime que lui même de ce maléfice et il desserra ses doigts de la gorge délicate mais résistante. « Apprend donc à mettre des visages sur ta hiérarchie, Amalia. » Nouveau sourire sournois. « Arun Khan, Préfet de l'Essaim... de mauvaise humeur de se retrouver avec cette foutue bague au doigt, liée à une gamine ignorante. »

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Dim 25 Mar 2018 - 17:52

Event St-Valentin
"Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"


Encore des pensées qui ne sont pas les siennes. Encore cette voix qui n’est pas familière. Elle en vient à se demander si elle n’est pas schizophrène. De manière générale, elle a conscience que son esprit est ailleurs, mais elle n’est jamais assaillie par des illusions acoustiques. Elle visite régulièrement le Terrier du Lapin blanc et dégringole pendant de longues minutes jusqu’au pays des merveilles… Parfois aussi jusqu’aux enfers. Mais à cet instant, elle n’a pas de pensées saugrenues. Elle ne se demande pas si elle va atterrir à l’autre bout de la terre et si elle aura les têtes à l’envers. Non. Elle a l’impression d’être passée de l’autre côté du miroir et qu’on l’a précipité dans un combat contre de Jabberwoky et elle n’a pas d’épée vorpaline pour terrasser l’étrange dragon.

Elle perçoit la pensée du geste avant qu’il n’arrive, et malgré cet éclair dans son esprit, elle ne se sent pas capable de riposter. Quand la main du vampire se referme sur sa gorge, elle ne réagit pas. Ses yeux s’écarquillent un peu, pris un moment par la surprise. Le blanc de ses yeux brille, telles des billes de verres. Il lui demande la vérité, mais elle ne comprend pas ce qu’il veut dire. Il est dans sa tête. Elle est dans la sienne. Sa psyché étiolée fabrique une devinette pour se rassurer et essayer de comprendre ce qui se passe ici :

On ne peut me fuir,
On ne peut me mentir.
Je suis présent à tout moment,
De la naissance jusqu’à la fin de ton temps.
Je peux être malade ou sain,
Angélique ou mesquin.
Je sais jouer des tours
Et prendre des détours.
Si on me perd, on devient fou.
Qui suis-je ?

Elle ne répond pas. À quoi bon ? Ne voit-il pas ? Tu ne vois rien ? Regarde encore. Scrute mon esprit. Là, entre ma surprise et mon étonnement, tu ne vois pas ? Penses-tu que je sois heureuse de cette situation, que je sois en train de prendre mon pied à sentir ta main sur ma gorge ? Que je prenne du plaisir à ce que tu pénètres mon intimité ?

Il s’exprime encore à voix haute. Il lui pose des questions qui semblent pourtant ne pas attendre de réponse alors elle écoute sans bouger et sans respirer. De toute façon, elle n’en est pas capable. Entre la robe rouge dont Pia l'a affublé, et les longs doigts glacés du vampire qui autour de son cou, elle n’y arriverait pas. Elle ne peut qu’attendre, faire ce qu’elle sait faire de mieux : être une poupée, cette fois-ci de chiffon, entre les doigts d’un vampire plus âgé.

Il continue de parler, se présente. L’espace d’un instant, les mots bloquent le parasite, double le flot de pensées qu’elle reçoit de lui. Signal radio brouillé. Bientôt, plus de son qui résonne contre les murs de l’Essaim, que des voix dans son petit crâne. Cette fois, elle décide d’utiliser sa bouche plutôt que son esprit pour répondre à la fois à la question qu’il a verbalisée et toutes les autres qui résonnaient dans son crâne. « Je ne suis pas aussi ignorante que vous le pensez. Je suis l’Infante d’un primogène élevé par le Conclave pour servir les grands de notre société obscure. Je ne suis pas en affaires avec Lucian, je suis sa chaire vampirique. Il m’a mise au courant de la hiérarchie vampirique. »  Elle fait une pause et fouille de ses grands yeux céruléens les alentours, essayant de se concentrer sur un point au loin afin que ses pensées ne s’envolent pas vers d’autres dédales. Elle reprend sans le regarder : « Je sais qui vous êtes. Je ne savais simplement pas avant d’avoir votre visage devant les yeux et non seulement vos pensées dans ma tête. Je comprends encore mieux pourquoi vous êtes aussi irritée que je sois dans la vôtre. » Dit-elle sans avoir bougé, ne serait-ce qu’un cil.

Elle chasse un embryon de pensée qui tente d’émerger et le relègue dans le fouillis de son esprit. « Je suis une gamine ignorante sur un point, cependant. » Elle reporte ses yeux sur le visage de son interlocuteur. « La bague. Comment peut-elle créer un lien de sang entre vous et moi ?» Encore un silence, encore des pensées qui vont chercher dans ce qu’on lui a appris. «De la magie. Un sortilège. » Répond-elle à sa propre question.

La poupée se mets alors à se mouvoir, elle parcourt quelques mètres loin de son Valentin forcé et se fige un moment. Elle a la soudaine impression de s’être éloignée d’une partie d’elle-même, ce qui la déstabilise. Jamais, au grand jamais, elle n’a encore ressenti cela, même avec son Prince de mari, même avec son marqué. L’amour, Amalia ne sait pas ce que c’est. C’est déjà une notion étrange pour un vampire, mais même le concept humain et philosophique est difficile à appréhender pour la poupée.

Elle revient rapidement près de celui qui l’a violenté, attiré par son enveloppe corporelle par comme un papillon de nuit par une lampe électrique meurtrière. Elle se remet à respirer, humant l’air autour d’eux, cherchant à détecter son odeur. Douée d’une imagination olfactive très fertile, elle a l’impression de sentir l’odeur du safran en surdose. Viennent s’y superposer des effluves de roses liquoreuses et enivrantes, qui lui brûlent la gorge, comme si elle a bu un verre d’alcool trop fort. Cette fois, elle peut cependant en ressentir l’ivresse que procure ce genre de breuvage… Elle a l’étrange sentiment de sentir le soleil cogner sur le haut de son crâne. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas ressenti cette sensation-là aussi ? Moins que lui, c’est sûr. Son esprit, son corps, s’échauffe alors qu’elle se rend compte qu’elle n’est maintenant qu’à quelques centimètres de son visage. Elle recule brusquement, ayant soudainement peur de prendre feu. Elle s’arrête alors de nouveau de respirer, ne voulant pas en découvrir plus, et lance, en passant du coq à l’âne : « J’ai faim. » Elle se met alors à chercher autour d’elle où se rendre pour accéder à la réserve de l’Essaim tout en essayant d’enfoncer dans le méandre le plus obscur de son esprit son envie goûter au sang d’Arun. Elle avait beau faire partie de ceux qui s’occupaient de la chaine de sang pour l’Essaim, elle ne se nourrissait jamais ici. Elle n’utilise jamais leurs poches. La Famille avait ses propres stocks.



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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Lun 2 Avr 2018 - 20:56

Les pensées de la jeune vampire étaient confuses. Et surtout délirantes. Elle songeait à des contes dont Arun n'avait que faire, ce qui l'agaça davantage encore de devoir composer avec cette folie en plus de la sienne. Et elles n'étaient pas du tout similaires d'ailleurs. Et alors qu'il réagissait par la violence à ce qu'il ne pouvait comprendre, il se retrouva assailli de nouveau. Il resserra son emprise, totalement imperméable aux devinettes de cet esprit égaré et malade, étrécissant les yeux avec l'envie brutale de la tuer pour mettre fin au tourment. Une envie qu'il ne pouvait pas assouvir d'ailleurs, sa conscience essayant d'émerger derrière son instinct, lui hurlant qu'il ne pouvait céder ainsi à ses pulsions sans craindre de conséquences. Comme s'il les craignait... Qui allait regretter cette petite poupée, ce bébé vampire, déjà totalement malade, hum ? Et pourtant, elle était aussi saisie que lui parce ce phénomène qu'aucun des deux ne pouvait expliquer, il le ressentait clairement. Et elle était terrifiée. Muette, alors qu'il écrasait son larynx et l'empêchait de prononcer un mot.

Et pourtant, elle finit par trouver le courage de rétorquer et il se fendit d'un sourire mauvais alors qu'elle lui lançait au visage son affiliation avec un primogène, Lucian Corleone en l'occurrence. Pensait-elle que cela allait la sauver ou amener Arun à de meilleurs sentiments ? Il se méfiait des primogènes comme de la peste. Il se méfiait un peu de tous les vampires en général d'ailleurs, ne sachant que trop quelle duplicité ils dissimulaient derrière leur apparence charmante et avenante. Ils étaient des politiciens affamés de pouvoir, des commères, des vautours. « Irrité... Le terme est bien faible. » Il était fou de rage qu'une gamine inconsistante ai accès à ses pensées. Mais il devait admettre que cela aurait été probablement pire avec quelqu'un d'important. Il avait quelques secrets au sein de sa psyché qui se devaient de demeurer scellés. Il nota cependant l'effort fourni par elle pour que ses pensées ne se mettent plus à divaguer. « C'est un sacré bordel dans ta tête. » Alors qu'elle était toute jeune. Cela promettait pour l'avenir si son esprit était déjà fou à lier. « Tu te réfugies souvent dans les contes ? »

Il frémit pourtant quand elle posa des mots sur ce qui les liait, la lâchant totalement alors que son esprit se rebellait. Lien de sang... De quoi frémir de dégoût quand on savait à quel point ce lien était puissant. Il n'en voulait pas. Pas avec elle. Comment un maléfice pouvait donc créer cela ? Reproduire ce lien entre vampires, créé par le sang ? « Qui aurait intérêt à faire cela ? J'ai reçu un présent du Prince. Un excellent moyen de ne pas me méfier. » Cela avait-il été le même stratagème pour la demoiselle ? Dans ce cas, devaient-ils enquêter sur la boîte qu'ils avaient chacun reçu afin d'identifier l'expéditeur et pouvoir se débarrasser de ce présent maudit ? Il allait devoir faire appel à des sorciers et cela le rendait malade. Il y en avait au sein de l'Essaim, des marqués... Peut-être pouvaient-ils trouver une solution auprès d'eux ?

Mais il avait douloureusement conscience de l'éloignement progressif de la jeune vampire, interrompant ses pensées et lui faisant tourner la tête vers elle qui s'était figée également. Il y avait un poids dans sa poitrine morte... Quelque chose qui se contractait douloureusement, comme un muscle oublié et atrophié qui était soudainement sollicité. Et c'était terriblement désagréable. Cela s'apaisa quand elle revint et il grogna, conscient de la nature artificielle de ce lien, mais malgré tout soumis à lui. Tant qu'il ne pouvait pas se débarrasser de l'anneau, il était condamné à rester avec elle, alors qu'il avait conscience de son corps, de son odeur, qui l'enveloppait, entêtante, mélange d'amer et d'épicé, de sucré et gourmand, de mystique... Qui le faisait presque saliver et le rendait dépendant d'elle. Quelle horreur. Il ne se rendit compte qu'avec un temps de retard qu'elle était bien trop proche et elle recula avant qu'il ne la repousse, ressentant sa faim... et sa curiosité. Quel goût pouvait-elle bien avoir ? Non... C'était folie que de songer ainsi, ce serait s'aliéner davantage encore. « Oui, et c'est dérangeant. » Il avait répondu avec brusquerie. Il se rapprocha d'elle, posant une main dans son dos pour la guider : « On va te nourrir, cela me parasite. » Il retira aussitôt sa main, comme si cela brûlait alors que le contact avait été agréable. Trop. « Après, nous trouverons un sorcier, il saura peut-être défaire le charme. Avance. » C'était un ordre, alors que ses doigts fourmillaient de l'envie de la toucher. Jamais. Il la guida jusqu'aux Calices fournis par l'Essaim, qui s'inclinèrent en silence face au Préfet quand il entra. Ils étaient dévoués, silencieux, destinés à servir de repas aux hôtes du Prince. Il fallait juste ne pas trop se montrer gourmand. « Choisis. Et ne sois pas trop gourmande. » Ou il sévirait.

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Jeu 5 Avr 2018 - 16:55

Event St-Valentin
"Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"


Effectivement, elle sait qu’il n’est pas qu’irrité. Elle le perçoit dans ses pensées. Ses sentiments sont tellement violents, qu’elle les aurait ressenties même sans le lien de sang. Alors qu’il évoque le « bordel dans sa tête », elle voit son esprit devenir un bric-à-brac : des horloges style Empire, des pendules plus modernes, des services à thé en porcelaine de Chine ou de Limoges, des tapis persans, de casse-têtes en tout genre mêlés à des consoles de jeux vidéo, des champignons, des lapins, des pièces d’échec. Bref. Une myriade de bricoles plus étranges les unes que les autres. Quand il évoque des contes, elle se revoit en face du Jabberwoky, mais également entourée de ronces, submergée par de pommes empoisonnées où encore plongée au cœur de la Forêt-Noire en Allemagne.

« Tout le monde me vit.
Certains me fuient,
Parfois on s’en languit.
Je suis choyée ou malheureuse,
Saccagée ou préservée,
Heureuse ou désastreuse,
Certains y retombent ?
Qui suis-je ?
 »

Cette dernière image la rassure. Après tout, elle a passé une partie de son enfance humaine à gambader avec ses sœurs dans ces contrées. « Ce n’est pas digne d’une princesse » entend-elle sa gouvernante dire d’un ton dure. « Je n’aime pas être dans ma propre tête parfois. Alors, je comprends ». Commente-t-elle en haussant les épaules de manière nonchalante.

En évoquant le présent du Prince, son regard se pose sur la main du Préfet. Un anneau simple, contrairement au sien. Est-ce que cela correspond à ses goûts ? En tout cas, sa bague correspond au sien : un bel objet semblant ancien, de belles couleurs, un bel ouvrage, un beau piège. Elle acquiesce : « Je ne me suis pas méfié non plus. Quant à la raison… Du premier abord, j’aurai dit que quelqu’un veut ma mort. » Une réflexion plutôt cartésienne qui surgit de temps à autre de son esprit fêlé ; une réminiscence de l’époque où elle était encore une duchesse allemande, élevée pour comprendre et manipuler les vicissitudes de la politique prussiennes. La lier à un antédiluvien alors qu’elle est une Ancillas que depuis peu, c’est certainement vouloir la mettre en difficulté, vouloir la voir devenir poussière. Que peut-elle faire face à lui de toute façon ? S’il veut la tuer, là, maintenant, il pourrait le faire très facilement. D’ailleurs, elle l’a vu, l’idée lui a traversé l’esprit. Les conséquences officielles, elle les connait, mais Arun n’arriverait-il pas à passer outre ? Il est peut-être assez vieux, assez puissant pour s’en sortir. Les conséquences officieuses, elle n’ose y penser. Comment réagirait Pia ? La sicilienne était sa Sire d’adoption, mais à ses yeux elle était sa fille, l’enfant qu’elle n’avait pu concevoir en raison de ses entrailles mortes. Amalia était sa précieuse poupée. Enfant ou jouet, la Carleone serait furieuse de ne plus la posséder. Et Lucian ? En faite, elle ne le sait pas. Alors, elle chasse ces pensées sombres de sa tête. Pour le moment, Arun semble lui laisser la vie sauve.

Elle reconcentre son esprit sur les raisons qui auraient poussé quelqu’un à les lier. Elle pioche de nouveau dans sa compréhension des jeux de pouvoir et répond : « Soit quelqu’un veut atteindre Lucian à travers moi… » elle se sait trop peu importante pour être la réelle cible d’un tel stratagème. «  Soit quelqu’un veut connaitre vos secrets à vous. » Elle marque une petite pause et renchérit. « Peut-être même les deux. Nous ressentons les liens de sang, mais rien ne nous dit que le sortilège ne permet pas à une tierce personne d’entendre également nos pensées. » Avant sa transformation en créature de la nuit, la poupée était une médium. Elle n’avait pu apprendre la magie, mais elle avait lu assez des livres sur divers sortilèges depuis pour savoir que, dans ce domaine, rien n’était impossible. En énonçant ses phrases, elle se rend alors compte qu’il lui faut faire quelque chose qui mettra peut-être sa vie en danger : divaguer, utiliser sa folie, se réfugier dans des contes, comme il disait, pour éviter que les secrets de la Famille ne lui soient révélés. Soudainement, elle comprend que cet psyché torturée qui l’agace parfois elle-même devient son salut dans toute cette affaire.

Les dédales de son esprit se remettent alors à bâtir une forteresse de folie, mais cette fois, beaucoup plus orientée vers son interlocuteur. De toute façon, elle commence clairement à être obsédée par lui. Cette sensation lui rappelle les premiers instants de son marqué… Mais pas les siens. Un autre embryon de pensée émerge, mais elle le chasse aussitôt.
Elle a respiré son odeur et a eu envie de le goûter. Maintenant, elle s’imagine toucher son visage, dessiner du bout du doigt ses pommettes et l’arête de son nez. Elle s’imagine la douceur de sa peau toujours hâlée malgré l’absence de vie réelle. Elle se sent frémir en imaginant la fraicheur de sa chaire. Ho ! Non. Elle n’a pas besoin de l’imaginer. Elle l’a sentie alors qu’il lui écrasait la gorge contre le mur… Lorsque de nouveau il la touche pour la guider vers la nourriture, elle perçoit que le contact lui a plait. Alors, elle s’aventure à penser la même chose. Malgré la sécheresse des paroles, Amalia s’exécute, et avance bon gré mal gré, jusqu’à la salle des Calices. Elle n’a même pas relevé sa proposition à propos du sorcier… Non. Pas une proposition. Qu’est-ce que c’est le mot déjà ? En faite, elle ne trouve pas.

Encore un ordre. Choisir. Grand mot. Le choix. Grand Concept. Il ne faut pas qu’elle soit trop gourmande. D’accord. Non. Elle ne le sera pas. Elle s’éloigne alors du Préfet et observe les différents mets. Comment choisir sans respirer ? La dernière fois, elle avait eu envie de boire son sang à lui. Elle s’y risque quand même, mais seule l’odeur d’Arun titille ses sens. En plus des notes de safran et de rose, elle sent maintenant danser les émanations de tout son corps : des amandes fraiches qui dessinent des arabesques, qui dansent au son d’une cithare et d’un sarangi. Vient ensuite l’animalité, la violence, la puissance de l’ambre cristallisé, qui brûle au centre d’un charbon ardent et qui la transporte au-delà de son corps pendant un instant. De nouveau, elle bloque sa respiration et s’approche rapidement d’un des Calices. Un jeune homme qui ressemble un peu au Préfet. Elle lui sourit doucement. Ce dernier, sachant très bien ce qu’il doit faire, présente sa nuque. Et là, elle se sent défaillir, non d’envie, mais de dégoût. Un écœurement qui lui est propre, elle qui n’a jamais vraiment été excité par la jugulaire des humains. Elle préfère jouer avec eux, les chasser, voir la vie sortir par tous leurs orifices, sentir leur peur envelopper l’air jusqu’à ce que leur sang devienne imbuvable : du sang de mort. Alors, elle se désintéresse d’eux. Elle préfère regarder leur sang couler dans un récipient, tacher la porcelaine blanche d’une tasse de thé, ternir le cristal d’un verre de vin ou de champagne.

Elle s’éloigne tout aussi rapidement du jeune humain pour revenir vers le Préfet et murmure, dans un souffle, à demi exténuée, pour que les Calices n’entendent pas : « Je ne mords pas. Et si j’en mords un, je pourrais bien vouloir vous mordre juste après, parce que vous m’obsédez à cause du lien de sang. Et vous me tuerez pour ça. La Diablerie sera votre alibi. Je ne vous donnerai pas ce plaisir. » Ses paroles sont un mélange de mensonge pour elle-même, mais aussi de vraisemblance. Que ferait-il si elle décidait de boire son sang à lui ? Pendant quelques secondes qui lui paraissent une éternité, cette mauvaise idée, devient la meilleure qu’elle n’ait jamais eue. Oui. J’ai envie de sentir ton sang danser sur ma langue. Elle voit ses crocs percer doucement sa peau lisse. Elle les voit s’y enfoncer comme dans du beurre. Elle sent aussi l’excitation que le geste lui procurerait, celle qu’elle ne connait pas, elle la Pucelle vampirique. Elle imagine baiser son torse, plonger de nouveau en lui, entre deux côtes, non loin de là où bat son cœur mort. « Assez ! » Crit-elle subitement, avant de sortir de la pièce précipitamment. Elle s’adosse à un mur, comprenant que la faim mélangée aux sentiments créés par le lien de sang la font se tenir au bord du précipice de la Frénésie.

Amalia attend aussi docilement qu’Arun vienne la punir. Elle vient de contrevenir à un des devoirs des l’Essaim : obéir à un supérieur, même si ce dernier n’est pas le Prince, mais il est le Préfet, il le représente auprès des petites gens comme elle. On ne confit pas ce rôle à un individu qui n’est pas capable de vous faire regretter vos actes. Pourtant, la duchesse a quelque part hâte qu’il revienne près d’elle, étant en manque de sa présence, mais craint tout à la fois son retour à ses côtés. Le problème quand on est une poupée de porcelaine, c’est qu’un rien peut vous fissurer, et a terme vous briser. Aller savoir si ce serait ce sentiment étrange qu'elle ne connait pas, ou la violence de son amoureux d'un soir qui la fracassera contre le sol froid de l'Elysium.  



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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Mar 24 Avr 2018 - 14:12

Réponse surprenante que celle de cette délicate poupée à l'esprit totalement dérangé. Au moins a-t-elle confiance de sa folie. Dommage qu'elle ne sache la contenir pour éviter cet irritant désagrément au Préfet qui n'a pas besoin de cela. Alors qu'Amalia regardait l'anneau simple, il fit de même, surpris de ne pas voir deux répliques identiques d'un même objet maléfique, créé pour lier deux êtres contre leur volonté. S'il avait su... il se serait montré bien plus prudent. Malheureusement, pourquoi se défier de son prince ? Et c'était bien pourquoi le piège avait été aussi efficace. Son regard se braqua sur la vampire alors qu'elle émettait l'hypothèse qu'on souhaite sa mort et il renifla avec un brin de mépris, tant elle lui semblait trop insignifiante pour que quelqu'un se donne tout ce mal. « Et qui se donnerait autant de mal pour mettre fin à une existence si aisée à achever ? » Parce qu'elle était jeune et qu'il était aisé de la tuer, surtout pour un vampire âgé. A l'instant même, si Arun le décidait, elle pourrait perdre la vie sans pouvoir y changer quoique ce soit. Alors pourquoi tuer cette petite buveuse de sang au juste ? Délire mégalomaniaque ou secrets bien gardés ? C'était une tempête de conjectures qui s'abattit dans la tête de la jeunette, brouillant la réflexion de l'ancien.

Cependant, les hypothèses de la demoiselle étaient bien plus probables ensuite. Toucher Lucian. Ou accéder aux secrets de l'Essaim. Ce qui fit quelque peu rire le vampire. Détenait-il vraiment des secrets intéressants à exploiter pour un ennemi dont il ignorait l'origine ? Il en doutait. Cependant, l'idée que l'on puisse s'insinuer dans sa psyché lui déplaisait et provoquait du dégoût chez lui. Il y avait déjà cette gamine tarée, c'était bien suffisant. Mais si jamais il mettait la main sur l'abruti qui avait décidé de leur jouer ce vilain tour, il verrait la mort comme une délivrance. Mais au moins, la gamine avait un avantage. Son esprit était tellement embrumé que bien malin qui arrivait à y découvrir un semblant de vérité et de réalité.

Il tenta de demeurer impassible, froid, même brutal, alors qu'il sentait clairement l'attirance qu'elle avait pour lui... Et lui pour elle. Et s'il y avait bien quelque chose qu'il avait en horreur, c'était d'être contraint. Il se rappelait trop distinctement sa servitude envers son Sire, quand elle l'avait envoûté pour en faire son jouet, sa chose, son esclave, suscitant chez lui une adoration fanatique qui lui avait fait perdre tout libre arbitre. Cela avait duré des décennies, en tant que Marqué, avant d'être vampirisé, sans pour autant être en capacité de s'affranchir de son influence. Cela n'avait été possible qu'à sa mort, lors d'Inferno, et l'avait ravagé bien davantage qu'il n'aurait cru cela possible. Un mélange de haine et d'amour, de dégoût et de profonde adoration, de dépendance et d'envie d'émancipation... Qui l'avait rendu encore plus fou, le plongeant dans un état presque animal, tant sa conscience s'était retranchée derrière la soif de sang, avant qu'il ne soit repris en main et sauvé.

Il repoussa ces pensées, espérant qu'Amalia ne les ai pas décelé, sans se faire grande illusion pourtant. De ses origines, peu avaient des informations, ce n'était pas quelque chose dont il discutait avec le premier venu, ni même avec des proches... Il guida la vampire avec brusquerie jusqu'aux Calices afin qu'elle étanche sa Soif et l'observa tandis qu'elle cherchait lequel goûter. Et avec stupéfaction, il reçut des flashs, sentit sa réticences, alors qu'elle revenait vers lui. Il haussa un sourcil à son aveu, avant qu'un sourire ne fasse frémir ses lèvres sensuelles. « Tu ne mords jamais ? Alors comment fais-tu ? » Il avait bien une petite idée en tête, surtout après ce qu'il venait de se passer. Et elle gagnait en intérêt de par sa soif de souffrance et de hurlements. Elle était jeune pourtant... elle n'avait pas connu cette époque de toute puissance. Et elle était dangereuse de par sa jeunesse. « Je t'obsède... » Un sourire torve recourba ses lèvres. Cependant, il ne la remercia pas de lui donner l'idée de goûter son sang. S'il se maîtrisait mieux, il n'en demeurait pas moins vrai qu'il avait très envie de succomber lui-même à la Diablerie. Mais ce serait s'enchaîner à elle de façon plus irrévocable que le sortilège d'un anneau... Et alors qu'il s'apprêtait à laisser parler ses mauvais penchants en se coupant pour rendre folle la vampire et lui faire humer ce sang qu'elle convoitait tant, elle prit la fuite, peut-être consciente du danger, ou bien ses limites menaçant d'être atteintes.

Déçu, il la laissa quitter la pièce, il attrapa le Calice le plus proche et plant ses crocs dans sa gorge sans plus de cérémonie, sans déférence, simplement pour répondre à un besoin impérieux né de la frustration. Il entendit le gémissement étouffé de l'humain malmené, mais il ne broncha pas. Ils étaient dévoués à cela. Il relâcha le Calice, et se fraya un chemin pour récupérer du sang frais, qu'il fit couler dans un verre délicat, avant de rejoindre la gamine, trop conscient de son éloignement. Et de sa panique. « Bois ça. Tu vas craquer. » Ce ne serait pas raisonnable de jouer avec le feu n'est-ce pas ? Mais sa raison semblait bien faible face aux événements, face à la magie. Son pouce plongea dans le liquide carmin alors qu'il était face à Amalia et il dessina la courbe des lèvres de la vampire de son doigt, maculant ses lèvres pâles du liquides dont elle avait tant besoin, avec un éclat sournois dans ses yeux noirs.

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Mar 24 Avr 2018 - 19:34

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Depuis combien de temps est-elle arrivée à l’Elysium ? Elle a l’impression que cela fait  une éternité tant son cerveau est en ébullition. Plus le lien de sang l’attache à Arun et plus elle se dit que si l’amour ressemble à ce pastiche de littérature gothique du XIXe siècle, c’est une folie.

Appuyé contre le mur du couloir elle repense un moment à tout c’est qui vient de se passer. L’anneau, l’attaque, ses doigts sur sa gorge. Elle porte ses mains à son cou pour le tâter, se demandant combien de temps il lui aurait fallu pour lui arracher la tête. Quelques secondes, pas plus. Elle se sent alors frémir, mais tente de nouveau de se concentrer sur du concret. Des brides de ses pensées lui reviennent, des mots : « jeune », « aisée à tuer », « gamine tarée », « servitude », « Inferno », « haine et amour ». Elle reconstruit un semblant d’histoire dont elle ignore tout et soupire. Décidément, elle est presque heureuse d’être l’Infante d’un mafieux et d’une sicilienne qui adore jouer à la poupée avec elle. Son cœur se sert quand elle repense à l’une des dernières conversations qu’elle a eues avec Lucian ; son étreinte, son regard de père, le baiser qu’il a déposé sur son front. Quelques instants avant, elle n’avait eu aucune idée sur le comportement de Lucian si elle venait à connaitre la vraie mort, mais maintenant qu’elle se remémore cette scène d’une parfaite famille recomposée démoniaque, elle sait. La poupée serre ses petits poings tellement fort que ses ongles s’enfoncent dans sa chair. Elle refuse d’être la cause d’une telle douleur.

Malgré ses tentatives pour penser à autre chose, ses rêvasseries retournent irrémédiablement vers le Préfet. La duchesse se laisse faire, et tente de reconstruire ces dernières minutes pour essayer de mieux cerner son « amoureux » actuel. Cela ne lui demande pas un gros effort, puisque le lien de sang la pousse à ne penser qu’exclusivement à lui. Elle revoit le visage d’Arun alors qu’elle lui dit qu’elle ne mord pas. Un sourcil levé, le léger frémissement de ses délicates lèvres. Pourquoi avaient-elles tressailli ? Était-ce encore du dégoût pour son être ? Certainement. Et cela la peina plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Il a beau avoir une odeur affriolante et entêtante, il transpire le danger par tous les pores. La quintessence même du vampire, l’image d’Épinal de la créature draculéenne dont sont folles les adolescentes humaines de ce XXIe siècle : attirant et menaçant, séduisant et néfaste, sombre et resplendissant… Tellement luminescent, qu’on devient aveugle, qu’on se brûle.

Soudain, son mal-être se dissipe un peu. Elle le sent, il revient. La vampire se fige, plus rien ne bouge, même pas un cil. Telle une poupée de porcelaine qu’on aurait abandonnée là, au plein milieu de nulle part, elle patiente, attend que son nouveau propriétaire vienne jouer avec elle. Cette pensée la frappe. Elle le voit la prendre et danser avec elle au rythme de la Danse macabre de Saint-Saëns, dans une salle de bal au parquet maculé de sang. Il est paré d’un costume début XXe très simple et sobre : un pantalon, une veste et un gilet de la meilleure facture, des gants d’un blanc opalin. Elle est enserrée dans un corset typique du siècle, faisant ressortir sa poitrine lactée. Il la tient fermement par cette fine taille et la fait virevolter entre des cadavres mutilés par leurs dents et leurs griffes. Des gorges de femmes mâtures ouvertes ici, des bustes déchiquetés de jeunes demoiselles par là, des bras arrachés d’homme tenant encore leurs verres en cristal plein de champagne de l’autre côté, des vieux bedonnant suspendu par leurs tripes au chandelier d’or plus loin. Le bas de sa robe pastel éponge petit à petit le liquide carmin. Le cruor les font glisser, mais rien de bien grave pour des êtres immortels. Ils utilisent cette poussée pour virevolter plus vite. Alors qu’il la soulève pour la faire tournoyer, des volutes de sang éclabousse son costumes et au lieu de la reposer sur le sol souillé, il la descend vers son visage, fait mine de déposer un baiser avant de plonger ses canines dans sa jugulaire. Ses yeux se ferment et elle le presse un peu plus contre son sein, voyant l’anneau magique luire à son doigt.

Un sourire espiègle se dessine sur ses lèvres alors qu’Arun est maintenant à quelque pas d’elle. Elle joue toujours la musique du compositeur qu’elle connait par cœur dans sa petite tête de linotte lorsqu’il lui tend le verre de sang en lui ordonnant de le boire. Quand elle s’apprête à le saisir, ce dernier y plonge son pouce et commence à lui peindre les lèvres. Ses yeux céruléens s’attachent à ceux noirs d’Arun. La pointe de sa langue franchit la barrière de ses lèvres fermées et lèche lentement le sang sur sa bouche, puis le pouce du Préfet tout en observant avec attention ses traits, chaque courbure. La main qui allait saisir le verre s’approche alors doucement du visage d’Arun et reproduit exactement le même geste, tel un copycat imitant les actions de son tueur en série préféré. « Vous aussi, finalement, vous aimez jouer avec les poupées. » Lâche-t-elle. « Les manipuler, les faire manger, les maquiller, les chérir, les briser. » Elle cesse le plagiat, pour caresser légèrement du bout de ses doigts sa joue avant de retirer sa main pour venir saisir le verre de sang. Elle ne cherche même pas à le sentir, celui qu’il a posé sur ses lèvres lui a donné un avant-goût. Rien de bien transcendant, mais cela permettra de calmer sa faim.

Une fois la coupe vidée, elle dit à son interlocuteur : « Voilà, au moins, je ne vous parasiterai plus avec ce détail. » Les timbales sonnent de plus en plus fort et de plus en plus souvent. Les précipités de violons indiquent la fin prochaine de la valse qui se jouent dans sa tête. Elle n’entend plus que la douce plainte des violons avant le cocorico final du haut-bois.


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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Dim 29 Avr 2018 - 11:56

Les pensées de la jeune vampire étaient chaotiques. Elle pensait à sa misérable existence auprès de Lucius et Pia. Et elle pensait à lui, ne parvenant à vraiment le cerner, impactée par les émotions violentes qu'il pouvait avoir à son encontre. Il éprouvait du mépris pour cette faible créature qui serait morte si elle avait été engendrée il y a des siècles. Elle manquait de force à ses yeux. Il avait peut-être tort, il ne savait d'elle que ce qu'il constatait à cet instant, un jugement probablement biaisé par son aversion profonde pour ce lien imposé à une enfant si pathétique et sans intérêt. Et pourtant, alors qu'il aurait du la frapper, la secouer, la fuir, il revenait vers elle après s'être nourri lui même, avec de quoi la sustenter. Il se convainquait que c'était par pragmatisme, afin qu'elle ne perdre pas les pédales et devienne folle de par la Soif, mais, il y avait probablement un brin de prévenance dans ce geste anodin, qu'il rendait malsain. Elle lui imposait des pensées égarées, des fantasmes d'un esprit malade. Un tableau d'un autre temps, qu'il aurait pu connaître, alors qu'il avait traversé les siècles. Mais même vampire, même plus pâle qu'humain, il demeurait fortement typé. Et hormis les bals vampiriques où l'origine ethnique n'avait absolument aucune importance, il ne lui était pas aisé de se glisser parmi les foules humains, surtout les nantis, à moins de susciter la curiosité de ces idiots. Les indiens n'étaient pas monnaie courante en Europe il y a quelques siècles. Même au siècle dernier, quand bien même les colonisations avaient ouverts les différents mondes. La reine Victoria ne traînait-elle pas un fidèle serviteur dans son sillage, homme de l'ombre, que l'on disait même être son amant, homme de la lointaine et exotique Inde qui ne la quittait jamais ? Une curiosité pour les contemporains, source de conflit au sein de la Cour et...

Il secoua la tête, alors que les divagations d'Amalia se répercutaient sur lui et qu'il faisait de même, perdant totalement le cour de ses pensées. Avec plus de 900 ans d'existence et d'histoire, il était facile de se perdre. Comment en était-il arrivé à songer à cela ? Ah oui... Les fantasmes de la jeune vampire à l'esprit bien trop romanesque. « Ton esprit s'égare beaucoup trop facilement. Tu as trop d'imagination. » Beaucoup trop. Et cette musique en filigrane... Comme une mouche qui ne cessait de bourdonner au fond de son esprit. Désagréable. Il tenta de se concentrer sur sa propre psyché, mais aussi sur la présence de la vampire, niant les sentiments qu'elle suscitait, tout en jouant pourtant avec elle. Loin de s'effrayer, Amalia s'enhardit, le contact de sa langue sur la chair de son pouce lui arrachant un sentiment... agréable. Il demeura aussi immobile qu'une statue alors qu'elle l'imitait, peignant ses lèvres du sang du calice. Il retint l'instinct de les lécher, la laissant parler, l'observant tandis qu'elle finissait par prendre le récipient pour étancher sa soif. Seulement alors il récupérer le liquide carmin de sa langue. Il essuya le sang laissé sur sa joue, une trace tout au plus. « Est-ce vraiment ce que tu désires être ? Une poupée que l'on manipule à sa guise ? » Elle l'accusait d'être comme les autres, se qualifiait elle-même de poupée de porcelaine, résignée à son destin. N'avait-elle pas de volonté propre, de désir de s'affranchir de cette image et d'être celle qui tirait les ficelles ? Se complaisait-elle dans cette morne existence ?

« Tu me parasites avec autre chose. Comme cette agaçante musique. Comment fais-tu pour réfléchir ? » Ce bourdonnement était infernal. Il n'était pas hermétique à l'art, mais gérer ses pensées, celles d'Amalia, et la musique en tapisserie, c'était un peu trop. En plus de sa frustration, alors qu'il refusait le lien de sang, qu'il luttait contre, le rendant terriblement acariâtre. Plus que d'ordinaire. « Qu'est-ce qui te plaît dans ta vie vampirique ? » Question posée suite à ses réflexions sur son rôle de poupée dont on s'occupe et tiens l'existence dans le creux de sa main. Si elle n'a la liberté, que lui reste-t-il ?

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Mar 1 Mai 2018 - 17:36

Event St-Valentin
"Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"




Oui. Elle le sait. Elle a parfois l’impression que sa tête est un labyrinthe. Ce n’est qu’une succession de couloirs et d’impasses et quand il lui arrive d’apercevoir la sortie, le plancher se fissure, une grande crevasse se forme. Des milliers de particules de poussière s’envolent et tournoient à l’aide d’un vent imaginaire et quand elles se posent enfin, les cris d’un infâme enfant se font entendre avant d’être remplacer par le doux croassement de la mort et le bruissement des ailes brisées des corbeaux. Il lui devient impossible de la franchir, la fêlure. Elle retourne alors dans les dédales de son esprit, et tout se retransforme en une succession de corridors et de culs-de-sac. « Je sais. » Répond-elle simplement. Elle s’est déjà exprimée sur ce sujet. Il lui arrive aussi très souvent de ne pas être piégé dans ses trop nombreuses pensées. Comme si elle a hérité d’un processeur en surchauffe comme cerveau.

Recevoir en plus les réflexions d’Arun par vague n’aide pas, alors elle focalise son esprit sur des choses qu’elle comprend et qu’elle connait : elle se raconte des contes, des devinettes, elle imagine des massacres. Elle se rassure ainsi de cette manière et elle voit que cela rebute grandement à son nouvel "amoureux". Du coup, elle décide de lui plaire, parce que… qu’elle l’aime, parce que le lien de sang l’y oblige. Mais est-il vraiment en train de la forcer ? A-t-elle vraiment de lui plaire ? Elle ne sait même plus si c’est la réalité ou encore un rêve éveillé.

La poupée l’observe laper délicatement le cruor qu’elle a déposé. Ce n’est plus le goût de son sang qui l’affole, mais l’envie pressante d’aller lécher ses lèvres à sa place. Sa question l’extirpe de ce cercle vicieux et elle réfléchit un moment, préférant détourner les yeux pour trouver les mots justes sans être déconcentrée par cette attirance qu’elle n’arrive pas à comprendre. Ce n’est pas qu’il n’est pas beau, pas plaisant à regarder. Même son caractère… Après tout, c’est un vieux vampire, les excès de colère de Lucian sont tous aussi violents et certains des membres de sa famille, comme Augus, a déjà jeté ce type de regard sur sa personne. « Pourquoi cela vous intéresse ? J’ai entendu dans vos pensées ce que je vous inspire. Une gamine idiote et ennuyante, sans importance, un esprit malade. Je vous dégoûte. Si vous en étiez physiquement capable, vous auriez déjà vomi. » Dit-elle en fixant le sol, la mâchoire quelque peu serrée. « Mais je vais vous répondre. Comme vous le dites si bien, je suis une gamine, je suis encore une jeune vampire. Cela fait à peine vingt ans que j’ai dépassé le siècle… Je commence à m’affranchir, mais je prends mon temps. Je ne veux pas me précipiter et faire de mauvais choix. Si j’en fais, ils me poursuivront non pas jusqu’à la fin de ma vie, mais potentiellement jusqu’à la fin des temps. » Elle marque une pause et reporte son regard sur Arun. « Seule Pia me manipule, mais comme une mère le fait avec sa fille, j’imagine. » Elle se rapproche rapidement, utilisant une poussée vampirique, et positionne son visage à quelques centimètres de celui d’Arun. Elle plante ses iris céruléens dans celles noires d’encres de son "amant" passager. Elle arrive à sentir un faible souffle sur sa peau. « Elle et vous. » Reprend-elle dans un murmure. « Je résiste beaucoup moins au lien de sang que vous, encore quelque chose qui doit être dû à mon âge. Alors que le lien me pousse à ne penser qu’à vous, me donnant envie de planter mes canines dans votre corps, afin de me rapprocher encore plus de vous, de me fondre en vous… Vous, vous ne pensez qu’à me rendre encore plus folle, car même si je vous agace, cela vous amuse. N’est-ce pas ? » Contrairement à ce qu’il pense, elle ne se complaît pas dans son rôle de poupée. Amalia aime qu’on prenne soin d’elle, pas qu’on la manipule, pas qu’on l’asservisse. Elle est allée voir Lucian il y a peu justement pour cette raison : elle ne veut plus être une poupée, plus être une enfant docile. Elle veut avoir des responsabilités, avoir son propre chez elle pour commencer, même si pour cela elle doit vivre à quelques mètres à peine de ses Sires.

La duchesse soutient son regard un moment avant de reculer de reprendre sa place en soupirant sans répliquer à sa question sur ses réflexions. En réalité, à part lui dire : "j’y arrive, c’est tout.", elle n’aurait eu aucune réponse à lui donner. De toute façon, la musique de Saint-Saëns est terminée maintenant, il ne doit plus entendre cette agaçante musique comme il la qualifie. Elle aurait peut-être dû lui dire que c’est un chez d’œuvre, mais ils ne sont pas là pour parler d’art…

Encore une question. Décidément, elle a droit à un interrogatoire. « J’aime beaucoup trop de choses dans ma vie vampirique pour que cela vous intéresse vraiment. Disons simplement que j’aime voir le temps qui passe, observer les choses changer autour de moi. » Formule-t-elle sans apprêt en hochant les épaules. « Je vous retournerai bien la question, mais je ne suis pas sûre que vous serez enclin à me répondre. Vous n’auriez rien à y gagner. » Elle fait quelques pas et s’éloigne de lui, ayant une idée de ce qu’ils pourraient faire pour se défaire du lien de sang, mais le manque se manifeste. Elle revient alors vers lui et saisit doucement sa main. Le contact est électrisant et lui tourne un moment la tête.

Amalia décide de verbaliser ses pensées afin d’alléger la charge mentale d’Arun et éviter ainsi de se retrouver le cou écrasé par la main qu’elle est en train de tenir. C’est peut-être ça ou cette fameuse envie de lui plaire. Aller savoir ! Les deux options pourraient être juste après tout. « J’ai une hypothèse. Si c’est un sortilège qui nous attache l’un à l’autre, il est assez puissant. Soit c’est un sorcier très dangereux, soit c’est un sorcier moins redoutable et c’est la fréquence de l’enchantement des objets qui font leurs puissances. Dans le premier cas, un simple sorcier lambda ne nous servira a rien. Dans le second, il y a peut-être quelque chose à faire pour éviter que nos anneaux soient de nouveau enchanté. Je vous propose d’aller voir à la bibliothèque de l’Elysium. Puisque c’est un moyen de lier les vampires, il est possible que ce ne soit pas la première fois et avec un peu de chance, quelqu’un aura écrit la marche à suivre pour s’en débarrasser. »


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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Mar 8 Mai 2018 - 13:53

Cette situation avait tout pour être déconcertante. Il détestait cet asservissement forcé. Et c'était bien pour cela qu'il se montrait si revêche avec elle. Plus que d'ordinaire. Il luttait à sa manière contre quelque chose qu'on lui imposait. Et c'était plus aisé pour lui qui avait vécu 900 ans que pour elle, à n'en pas douter. Mais se montrer désagréable avec Amalia n'empêchait pas du tout le lien d'être présent, ni à Arun de le ressentir... Il se renfrogna alors qu'elle lui demandait ce que ça pouvait bien lui faire ce qu'elle aimait ou pas. Elle n'avait pas tort. Il n'y avait aucune cohérence dans son comportement, mais c'était normal alors qu'il tentait de lutter contre le lien magique, sans pourtant y parvenir totalement... Il ne cilla pas quand elle avoua avoir bien lu dans ses pensées ce qu'il pensait d'elle. C'était infernal en réalité, ce degrés d'intimité. Un cauchemar. Il n'allait pas nier, elle avait raison et il assumait totalement son jugement. Il demeura donc muet, se contentant de la regarder et elle consentit donc à répondre. Il fut surpris de sa capacité de réflexion... Même si sa conscience était encore bien trop humaine et que cela lui était étranger depuis plusieurs siècles. Il n'y avait aucun choix qu'il puisse faire qui le hante en vérité. « Quels choix pourrais-tu faire qui puissent hanter ta conscience ? » Il esquissa un sourire. « Bientôt, tu n'en auras plus. Je te souhaite que cela arrive rapidement, c'est impossible de vivre longtemps avec des remords, Amalia. » Son regard noir se détacha de la jeune vampire pour observer un point invisible alors qu'il parlait d'expérience. Les remords ne servaient à rien. La culpabilité non plus. Il ne les éprouvait plus depuis bien longtemps. Ces sentiments humains lui étaient étrangers. Ils l'étaient pour tous les vampires, passés un certain nombre d'années. C'était inéluctable.

Pourtant, il se tourna de nouveau face à elle quand elle se retrouva à quelques centimètres de lui. Il haussa un sourcil quand elle parla de la manipuler. Si c'était le cas de Pia Corleone, ce n'était pas le sien. Elle ne savait rien de la manipulation, n'avait aucune idée de quoi il était capable. « Bien sûr que cela m'amuse. Et me distraie. » Le distrait de cette envie aussi impérieuse que celle qu'elle ressentait. « Mais ce n'est pas de la manipulation. » C'était juste... de la cruauté, probablement. « Et je n'ai aucune intention de goûter ton sang, qu'importe l'envie que j'éprouve. Ce serait une grave erreur. Une fois débarrassés de ces anneaux, nous pourrons retourner à nos existences. Si nous échangeons notre sang... » Ils ne feraient que prolonger le calvaire. Il capta un peu de ses pensées et ricana. « Oh, on dirait que l'enfant devient adolescente rebelle. » Besoin d'indépendance... Pourtant, elle était condamnée à devoir rendre des compte pendant encore un peu moins de deux siècles. Elle n'était qu'un nouveau né. Mais derrière les pensées, il y avait cette musique, irritante en ces circonstances. Elle ne répondit d'ailleurs pas à sa question. Elle se concentra plutôt sur celle d'après. Et sa réponse avait quelque chose de naïf. Elle était si jeune... il ne se souvenait pas d'avoir connu cet... émerveillement ? Mais les circonstances étaient alors très différentes. « Je vois. Je te souhaite que cela soit toujours source de plaisir et non de lassitude... » Il y avait quelque chose de désabusé dans sa voix en disant cela. Ah, ce foutu sortilège le rendait un peu trop perméable. Il n'était pas si facile à décrypter d'ordinaire. Mais même si elle l'agaçait, si elle était insignifiante, il ressentait de l'intérêt pour elle, de la curiosité, ce qui le motivait à en apprendre davantage. Alors qu'en temps normal, il n'aurait même pas daigné baisser le regard sur elle. « A quoi bon te répondre quand tu peux le savoir directement ? » Parce qu'elle avait accès à ses pensées et qu'il ne pouvait pas l'en empêcher. Il ne savait pas comment faire dans ce cas particulier. Il n'avait jamais été doué pour la télépathie, contrairement à d'autres vampires. Chacun ses talents. Mais quels plaisirs dans sa vie vampirique ? Peu en vérité. Le jeu, la manipulation, la menace, le meurtre, le sang... Tout ce qui composait un parfait psychopathe.

Cependant, elle ne s'y attarda pas, préférant parler des anneaux et de la façon de s'y soustraire. Elle le surpris par son sens de la déduction. « Tu t'y connais en magie ? » Il n'y avait aucun sarcasme dans sa voix cette fois. « Mais tu as probablement raison. » La bibliothèque donc. Il posa sa main dans le creux du dos de la vampire pour la faire avancer vers leur prochaine destination, sans brutalité cette fois, l'esprit davantage occupé par les prochaines recherches que contre la lutte de ce lien, baissant ainsi sa garde. Il l'accompagna ainsi à travers le dédale des couloirs, jusqu'à la fameuse bibliothèque. Immense. La question était de savoir par où commencer ces recherches... probablement dans la section traitant de magie. Il se dirigea vers la dite section et se mit à parcourir les rangées de livres, cruellement conscient de la présence d'Amalia non loin de lui.

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Ven 11 Mai 2018 - 16:17

Event St-Valentin
"Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"

La poupée est en permanence assaillie par des sentiments contraires ; une certaine forme d’amour qu’elle ne comprend toujours pas saupoudrer de quelques pépites de rages et des haines de temps à autre en raison des diverses pensées négatives d’Arun qui lui arrive par vague… Des lames à l’écume sombres et sales qui viennent ronger les différents murs de son labyrinthe mental. Sous cette robe rouge en soie sauvage et au col carré se cache alors un cœur plus bouleversé que ce qu’elle aurait souhaité et ses lèvres amères qui viennent de répondre au vampire n’ont plus envie d’étouffer leurs tourmentes. Elle est amoureuse de Arun — certes c’est un amour artificiellement créé —, mais il lui parlait si réel ! Ce concept lui étant étranger, ne comprenant toujours pas les tenants et aboutissants de cette chose abstraite, c’est une pierre de plus poser à l’édifice de sa folie. Amalia cherche parfois donc à s’isoler grâce à des tours de magie cérébraux, se téléportant dans des contrées connues ou inexplorées synonymes de maladie mentale pour le Préfet.

De nouveau, des bribes de ses pensées lui arrivent, mais elle se force à ne pas divaguer ni à dessiner des images dans sa tête pour fuir. Une autre question lui permet de se concentrer plus efficacement. Elle l’observe en coin alors que lui dirige son regard vers le néant. C’est la première fois qu’il souhaite pour elle quelque chose de plutôt gentil et agréable, ce qui la déconcerte un peu. Cette vision de lui semblant regarder dans le passé trouble ses perceptions et ses réflexions. Les quelques pensées qui proviennent de sa personne déstabilisent un moment ses certitudes. Des mots restent en suspension dans la nébuleuse qui surplombe son labyrinthe mental : « remords », « culpabilités ». Elle préfère ne pas réagir face à sa question et tente de l’oublier pour ne même plus y repenser et lui donner une réponse silencieuse.

Il a beau dire qu’il ne la manipule pas, que ce n’est qu’un jeu puisque cela le divertit, mais elle ne le croit pas. La poupée avec qui on s’amuse sait aussi comment s’amuser avec les autres ; elle qui préfère faire joujou avec la nourriture plutôt que vraiment la manger. La manipulation pour elle c’est le fait de diriger quelque chose ou, en l’occurrence ici, quelqu’un de façon insidieuse, l’influencer à sa guise. Quand elle dit que Pia la manipule, c’est parce qu’elle l’influence beaucoup dans ses choix, utilisant parfois le chantage affectif. Quand elle dit qu’Arun la manipule, c’est parce qu’elle a senti un moment qu’il a tenté de l’influencer dans la salle des Calices ; la tenté pour pour qu’elle goûte son sang. Et puis le mot sonne dans sa tête : « cruauté ». Sa bouche forme un petit de « o » de surprise pendant quelques secondes et ses yeux s’écarquillent et s’arrondissent encore plus qu’à l’accoutumée. Si il y a peut-être quelque chose qu’il avait en commun, c’est cette cruauté. Aussi douce qu’elle puisse paraitre, Amalia peut parfois faire preuve d’une cruauté qui dépasse celles de ses Sires. Les enfants sont souvent plus cruels que les adultes et lorsqu’on traite un être immortel comme un bambin précieux pendant des siècles, il ne faut s’étonner qu’une part de sadisme finisse par naitre. « Vous pensez que simplement goûter respectivement nos sangs nous attacherait pour l’éternité ? Est-ce qu’il ne nous faudrait pas plutôt le faire de au moins trois fois et de manière régulière pour nous lier ? » La duchesse a l’image de la vénéneuse Sytry dansant à la Fleur blanche qui se dessine dans sa tête. Son corps ondule tel celui d’un serpent au rythme d’une musique tribale. L’agressive vampire qui n’a qu’un siècle sur elle, à tendance à l’effrayer non en raison de sa cruauté justement, mais de son animalité. Si un vampire pouvait avoir un enfant avec un démon-serpent, c’est elle qui en serait le fruit. Amalia le sait, pour lier une créature comme Sytry par le sang, il faut plus que quelques gouttes… Pour marquer son Russe, il lui avait également fallu procéder de manière méthodique à trois échanges de liquide carmin. Même lui… le mordre n’est pas naturel pour elle. La poupée a plus fantasmé sur le fait de planter ses canines dans Arun ces dernières minutes que dans le cou de son marqué ces dernières années… Elle chasse ses images de sa tête, comprenant qu’elle a encore laissé ses pensées divaguer : « Désolée. » S’excuse-t-elle d’une voix blanche.

Lorsqu’il se moque de son envie d’indépendance, elle hausse les épaules et détourne un moment le regard incommodé par ses paroles. Juste après sa raillerie voila qu’il recommence à être plus ou moins aimable, lui souhaitant en quelque sorte d’avoir une vie d’immortelle plaisante et non ennuyante. Elle s’inquiète de ce retournement de situation et épie son visage afin d’essayer de débusquer l’anguille qui se cache sous ce gros rocher. Et voilà que d’autres de ses pensées la percutent : agaçant, insignifiante… Viennent ensuite des réflexions un peu plus plaisantes qui sont tout de suite contrebalançait de nouveau par d’autres ruminations plus désobligeantes pour ne pas changer. Il a cependant raison, elle n’a pas besoin de lui demander s’il y pense et c’est ce qu’il fait. Comme elle l’a déjà compris, le Préfet n’est pas un enfant de chœur et s’amuser ou manipuler le monde semble faire partie de ses passe-temps favoris.

Après lui avoir fait part de son hypothèse, elle observe son visage exprimer de la surprise. Pas de sarcasme, de dérision, de raillerie. Amalia détourne son visage afin de cacher son froncement de sourcils. Dubitative devant cette sorte de compliment elle jette au loin un regard presque inquiet, épiant une forme, un signe qui lui confirme qu’elle a peut-être mal comprit, cherchant au loin la cruauté à laquelle il pensait dans ses paroles. « J’étais médium avant l’Etreinte. Si je n’étais pas devenu vampire, j’aurais certainement pu finir par devenir une sorcière… Et j'aurai certainement été gazer dans un camp de concentration nazis... » Parce qu'elle se serait alors désolidarisé de la Société de Thulé à laquelle elle appartenait avant l'émergence de leurs idées racistes et que toute princesse qu'elle fut à cette époque, elle aurait été une traitresse. Elle aurait également put être tué par accident par le troupe française lors de la libération comme sa soeur Marguerite. Non. De toute façon, elle serait morte avant ça de la tuberculose…

La main d’Arun qui se pose dans le creux de son dos la tire de son début de rêverie. Le geste et à la fois pareille et dissemblable à tout à l’heure. Là encore, quelque chose à changer. Il n’y a plus la même pression, plus la même rudesse dans le geste. Peu à peu, la crainte d’être séparer de d’Arun s’ils trouvaient un moyen de rompre le sortilège la gagne. Une peur idiote puisque elle n’a jamais demandé à avoir un lien de sang avec lui, mais le sortilège agit de telle sorte que l’amour l’enivre, et qu’elle ne songe plus à rien au-delà. Plus cette sensation grandit, plus elle commence a avoir l’impression que le Préfet devient indispensable à sa vie, et qu’une fois le lien brisé, elle pourrait perdre quelque chose, qu’une plaie béante se forme dans son coeur, une nouvelle fêlure impossible à combler pour le restant de son existence. Et alors qu’elle pénètre  avec lui dans la bibliothèque, elle s’arrête un moment, encore plus blême qu’à l’accoutumé, légèrement tremblante comme une feuille de chêne automnale se balançant balançant sur une branche sous les coups des premiers vents hivernaux.

Les questions silencieuses que se posent Arun semble agir comme une coup-vent et elle se ressaisit un peu se dirigeant vers la section à ses côtés. Elle saisit deux ouvrages à la reluire de cuirs et demande « Vous savez lire qu’elle langue ? Je sais lire le latin et le grecque, même si je suis moins bonne en grecque, mais je peux me débrouiller. Je peux aussi lire l’allemand, l’anglais, le français et le l’italien et un peu le russe, mais je ne parle et ne lit aucune langue orientale. » Elle marque une pose et tant à Arun un des livres qu’elle a prit sur l’étagère. Il est écrit en arabe, elle ne sait pas s’il le lit, mais tente sa chance : « Je vous propose qu’on se répartissent les lectures selon les langues que nous maitrisons, cependant la majorité des livres étant écrit en latin, il vaudrait mieux nous partager ceux dans cette langue. Donnons nous une heure pour parcourir le plus de volume possible et faisons le point après. Vous voulez bien ? » Elle prend alors deux autres livres, un en latin l’autre en français, et se saisit d’un stylo et de quelques feuilles mise à disposition dans la bibliothèque et se met au travail. Elle parcours le première ouvrage de manière méthodique, tournant rapidement les pages des sujets qui ne lui apporter rien. Amalia est au milieu du second livre quand soudain elle le pose sur une table et se précipite vers une autre section consacrée aux savoirs vampiriques. Que disent les écrits sur le lien de sang entre vampire déjà ?


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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Sam 12 Mai 2018 - 11:47

L'anneau de Saint Valentin


quel est donc ce mystère ?

Les anciens volumes regorgent d’informations pas toutes très intéressantes, et après avoir parcourut plusieurs d’entre eux, vos yeux fatigués n’arrivent plus à lire une ligne sans la voir se distordre tandis que votre mémoire de vampire qui enregistre le moindre détail connaît à présent l’histoire de l’Essaim, des vampires de Louisiane mais aussi des détails moins utiles comme la recette pour avoir des cheveux qui poussent, ou encore pouvoir brunir sa peau pour quelques décades sans avoir à se cramer la tronche. Vous avez assez lu pour tout savoir sur les détails esthétiques et moins esthétiques des vampires, y compris des choses que vous n’aurez voulu savoir, comme les effets secondaires de boire le sang des morts, et la mauvaise haleine que cela peut engendrer ou encore, les vers dans le corps qu’on peut avoir si on séjourne dans un caveau habité… Bref rien qui paraissait très utile à votre problème jusqu’à ce que vous tombiez sur le volume matrimonial. A première vu, ça semblait pas tellement vous concerner mais bon, y’a une histoire de lien éternel et d’anneau, alors qui sait ? Et en lisant, relisant le passage, plus le moindre doute ! Ce que vous avez au doigt est un anneau de mariage qui a visiblement bénéficié du très vieux rituel unissant à jamais les époux grâce à leurs anneaux en créant un lien semblable à celui unissant un marqué à son vampire… L’ennui, c’est que si le rituel est bien détaillé, en revanche pas un mot sur comment s’en défaire… Il est vrai que le divorce chez les vampires, ça n’existe pas ! Mais le plus inquiétant reste sans doute que magiquement, vous voilà unis pour l’éternité, marié en un seul mot.

Peut-être faudrait-il chercher de l’aide auprès de quelqu’un s’y connaissant un minima dans le domaine, un vampire suffisamment ancien s’y connaissant en rituel. L’ennui étant qu’ils sont relativement rare et pas faciles à joindre. Faut dire que les mariages se pratiquent pas si souvent que cela.

Instuction MJ
N'hésitez pas à me demander de repasser pour jouer le PNJ du vieux vampire spécialisé dans les rituels ;)

Et puisqu'il s'agit d'une animation et d'un jeu, il y a un défi que vous pouvez remplir ici.

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Jeu 28 Juin 2018 - 11:29

Il hésita à répondre à la jeune vampire. En effet, un simple échange ne les engageait en rien. Mais il craignait que goûter le sang de l'être aimé, même en sachant que cela n'était du qu'à l'artifice de cette saloperie d'anneau, ne le rende accroc. Qu'est-ce qui l'empêcherait ensuite de recommencer ? D'établir réellement un lien de sang entre eux ? Il préférait jouer de prudence plutôt que de goûter l'interdit et de se retrouver dépendant, sa volonté fléchissant à chaque fois. Parce qu'il ne se leurrait pas, des deux, ce serait à lui de devoir être raisonnable. « Si, mais je préfère ne pas tenter le diable en goûtant et en y prenant goût... » Il avait avoué cela avec réticence. Il n'aimait pas confier ainsi à la jeune vampire qu'il pourrait aimer son sang au point d'en perdre la tête et de recommencer, scellant ainsi leurs destins à tous les deux. Qui savait combien de temps durerait cette foutue malédiction ? Il n'osait penser que cela pourrait être long... Il existait forcément des remèdes aux maléfices. Et pendant qu'il réfléchissait à cela, qu'il essayait désespérément de ne pas songer à l'envie de planter ses crocs dans sa gorge, elle le bombardait de pensées contraires, alimentant son désir. Il lui jeta un regard noir alors qu'elle s'excusait.

Et malgré toute sa mauvaise volonté, il ne réussissait pas à rester totalement désagréable avec elle, si bien qu'elle ne savait sur quel pied danser. Se moquait-il d'elle ? Etait-il sincère ? Il la plongeait dans la plus grande perplexité alors qu'il se sentait observé. Mais comme il ne savait pas lui même quelle attitude adopter avec Amalia... Elle ne pouvait qu'être déroutée. Cependant, il montra un intérêt réel quand elle émit quelques hypothèses concernant la magie, oubliant de se montrer revêche. Ils avaient plutôt intérêt à fonctionner ensemble s'ils voulaient se sortir de ce mauvais pas. Et il lui semblait qu'elle était tout aussi contrariée que lui de se retrouver ainsi liés. Même si c'était moins évident de savoir ce qu'elle pensait du fait de sa tendance à divaguer. « Ou tu serais restée medium, à voir des morts et on t'aurait prise pour une folle à enfermer. » Combien y avait-il eu de mediums qui avaient été internés dans des asiles parce qu'ils voyaient des choses que les autres ne voyaient pas ? Qui avaient été jugés fous, abandonnés, molestés, tués ? C'était un peu mieux maintenant, mais beaucoup d'esprits demeuraient fermés au surnaturels et jugeaient ces gens fous, sans les croire. Néanmoins, il eut une idée un peu plus précise de son âge et de l'époque à laquelle elle avait vécu alors qu'elle parlait des nazis et des camps. Elle lui envoya d'autres informations par la pensée également, comme la mort de sa sœur, ou sa maladie, malheureusement très répandue à l'époque.

Adouci, il l'entraîna vers la bibliothèque, et sentit sa confusion, ainsi que sa crainte qu'ils ne soient séparés. Crainte irrationnelle, née de l'attachement factice, mais cela le contraria. Il ne manquerait plus qu'elle s’accommode de cette situation et ne souhaite plus se détacher de lui tiens. Devait-il donc se montrer agressif avec elle pour lui remettre les idées en place ? Il retira sa main, en réaction à ses pensées inopportunes pour s'avancer dans les rayonnages. Il feignait l'indifférence, mais il était loin de la ressentir pourtant. Il fallait vite se défaire de ces anneaux. Vraiment. Elle posa enfin une question d'ordre pratique et il grimaça. Elle en parlait des langues pour une si jeune vampire... « Je parle l'indien, bien sûr. Plusieurs dialectes. J'ai quelques notions de mandarin, ayant passé bien des années en Asie. Je connais quelques langues européennes, mais des rudiments, appris durant mes voyages. » Il n'était pas un grand fan des langues. Non pas qu'il n'était pas capable d'apprendre et de retenir, simplement, cela ne le passionnait pas et il n'avait jamais appris que le strict nécessaire, s'habituant surtout à entendre parler autour de lui. « Mettons nous au travail. » Il prit quelques ouvrages et s'installa, parcourant les pages avec un certain ennui. Il engrangeait une quantité d'informations totalement inutiles dans le cas présent.

Il commençait à perdre espoir alors que sa lecture se faisait de plus en plus laborieuse quand Amalia attira son attention sur un passage intéressant. Qui le fit grimacer quand il comprit que cela parlait de mariage. Rien que ça. Il jura dans sa langue natale en lisant le rituel, mais sans voir de moyen de s'en débarrasser. « Si je trouve l'auteur de ce présent, je le ferai supplier d'abréger ses tourments. » Il n'avait jamais entendu parler de ce rituel. Il devait être encore plus ancien que lui. Bien plus ancien. Et totalement oublié de nos jours. « Cela fait presque 1000 ans que j'arpente cette terre et je n'avais jamais entendu parler de ce rituel. » Il soupira et se pinça l'arête du nez. « Autant dire que trouver quelqu'un qui soit capable de nous en apprendre davantage risque d'être compliqué... » Pas impossible. Il avait accès aux archives, pouvait connaître les noms des plus anciens vampires et leurs spécialités. Mais cela allait prendre du temps. Ils ne seraient pas débarrassés de cette malédiction cette nuit. Il se releva donc. « Viens, nous allons aux archives, j'ai besoin de consulter le registre. » Afin de dénicher un nom. Il n'était pas certain de trouver quelqu'un qui habite dans le coin. Sa contrariété était plus que visible en cet instant. Il entraîna Amalia sans un mot de plus vers une section à l'accès restreint et la fit pénétrer dans la pièce avant de chercher après le registre dont il avait besoin. Les registres en fait. Encore de la lecture alors qu'il sortait les volumes et en confiait un à la jeune vampire. « Il faut trouver un vampire très ancien, ayant des connaissances en magie et rituels. Beaucoup sont répertoriés ici. »

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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Dim 22 Juil 2018 - 20:38

Event St-Valentin
"Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"

Tenter le diable ? Il a certainement raison, mais le pouvoir de l’anneau insinue en elle des pensées autres. Elle s’efforce de les éloigner, repousser cette nouvelle forme de folie qu’elle ne connait pas. Elle pose bien malgré elle ses yeux sur sa mâchoire et glisse vers son menton, son cou… Elle imagine le goût, fait des pronostiques. Plutôt sucré ? Plutôt épicé ? L’amertume du Préfet la ramène bien vite sur terre, laisse pénétrer le doute, échaude ses envies. Lorsqu’Arun fait un pas dans sa direction, il recule immédiatement de deux, de trois, voire plus. Il s’éloigne d’elle, physiquement, mentalement.

Encore un pas vers elle... Curieux, il l’interroge et elle répond. Un nouveau pas en arrière. Il charge un peu son histoire et réfléchit à ce qu’aurait pu être son sort. Ce qu’il pense est tu, ce qu’elle répond l’est à voix haute : « Ce n'est pas bien grave d'être une princesse loufoque, tant qu’on donne un héritier… » Car ce fut ça le gros problème. Son mari était près d’elle quand elle buvait du champagne dans les réunions de la Société de Thullé. Certains nobles et bourgeois aimaient fricoter avec le surnaturel. Un grand nombre de membres, souvent fortunés et avec le sang bleu, n’avaient aucun pouvoir. Certains avaient cependant, comme elle, des dons de médiums. La richesse venait surtout des invités, ceux qu’ont accepté par ce qu’ils étaient de vrais sorciers, de vrais garous, et qu’on payait grassement pour faire l’animation. Et puis, tout avait changé dans sa vie quand Lucian et Pia étaient apparus. Le rang, la noblesse, la magie : plus rien n’avait d’importance. Plus rien ne comptait à part eux. Et c’est pour cela qu’on l’avait envoyé à la campagne. C’est pour cela qu’on l’avait enfermé, réduit à l’état pur et dur de femme de son siècle. Une duchesse mariée à un prince, fabrique un héritier dans son utérus, le met au monde et l’offre au pays. Ces événements l’avaient rendu malade. Tellement qu’elle avait contracté peu de temps après la tuberculose. Elle avait cessé de se battre… Encore une divagation. Elle ne sait s’il faut craindre de nouveau la réaction d’Arun ou agir comme si rien ne s’est passé. Elle opte pour la deuxième option.

Son visage semble cependant adouci et ses muscles, qui se sont crispés un moment, se détendent. Quelques secondes plus tard, encore cet air contrit. Amalia ne sait vraiment plus sur quel pied danser et pourtant, sa nature, sa folie, entraine ce genre de comportement chez elle aussi. Lorsque les émotions viennent d’un tiers, c’est déstabilisant. Elle prend soudainement conscience qu’elle est elle-même très perturbante pour le reste du monde.

Face à sa grimace et les quelques pensées qui lui arrivent du Préfet concernant ses habitudes à parler plusieurs langues, Amalia se met à penser. Est-ce vraiment beaucoup ? Une femme de son rang, si elle voulait être qualifiée d’accomplie, se devait de parler plusieurs langues. Et si elle avait été mariée à un noble anglais ? À un noble suédois ? Les familles ne laissaient pas cela au hasard. Les langues mortes étaient un plus. C’était une preuve que les enfants avaient eu une très bonne éducation. Pour l’italien, elle l’a appris durant ces dernières années, parce que ses Sires sont siciliens. Son marqué est russe et elle partage sa vie depuis presque vingt ans, si bien qu’elle le comprend, le parler un peu, mais le lit encore très mal. Elle s’est mise à l’espagnol il y a peu, surtout par lubie, parce qu’il y a une communauté hispanique assez importante à Bâton Rouge. Et puis, les nuits peuvent parfois être longues et Amalia aime les choses de l’esprit : les échecs, les devinettes, la lecture de chef-d’œuvre classiques. Apprendre une langue est une autre gymnastique intellectuelle qui fait passer le temps. Ses nouvelles divagations sont interrompues quand elle se saisit des divers ouvrages pour les lire.

Soudain lui vient l’idée d’allée fouillée dans les livres qui parlent des vampires et elle lit le passage sur le mariage. Elle grimace en même temps que son Valentin. Le mariage… Elle a déjà été mariée… Elle entend Arun jurer dans une langue inconnue, puis s’échappe encore dans le méandre de son esprit. Un autre mariage arrangé ? Pourquoi ? Devenir vampire, n’est-ce pas s’échapper des carcans des mortelles, de leurs rituels, de leurs traditions vieillottes ? Arun peste cette fois dans une langue qu’elle comprend, mais cela ne la refait pas revenir sur terre, bien au contraire. Elle cherche un siège et s’assoit. Si elle avait pu, elle aurait pâli. Elle écoute distraitement les exclamations du Préfet. Mille ans, et il n’a jamais entendu parlé de ce rituel ? Mille ans, et elle ? À peine cent...

Il lui dit de venir et sans broncher Amalia se lève et le suit jusqu’à un endroit auquel elle n’a jamais eu accès jusqu’à présent : les archives. Arun parcourt les imposants volumes alors qu’Amalia cherche de nouveau à s’assoir. Quelque part. Peu importe. Elle se laisse choir sur le sol, le long d’un mur, appuyant son dos contre la paroi glaciale, les yeux rivés au sol, alors que le Préfet s’agite et lui dit qu’il faut trouver un vampire ayant des connaissances en magie et rituel. La belle affaire ! Est-ce qu’elle a le droit de toucher ces registres déjà ? Est-ce qu’elle restera liée à Arun pour l’éternité ?

D’abord, une vague d’euphorie la prend. Elle a l’impression de sentir des fourmis dans ses entrailles ou plutôt comme on dit, des papillons dans le ventre. Être avec lui, pour l’éternité ? Est-ce si mal ? Elle pourra baiser, lécher, mordre sa peau hâlée chaque nuit en se réveillant, chaque jour en se couchant. Elle s’endormira près de lui, son nez nicher dans le creux de son cou, respirant profondément son odeur : le safran en surdose, la rose liquoreuse et voluptueuse. Elle aura l’impression de s’endormir au soleil sans avoir à affronter l’astre céleste, sans se brûler. Puis, vient le doute, la peur. Elle voit sa peau de marbre se faire martyriser par les colères du Préfet. Elle se voit devenir un nouveau jouet entre ses mains. Et puis, elle le voit la tuer. Comment ? Est-ce qu’il lui brisera d’abord la nuque, afin qu’elle ne souffre pas ? Est-ce qu’il la jettera dehors à l’aube pour qu’elle redevienne poussière ? Est-ce qu’il plantera un pieu dans son cœur pour faire taire les sentiments qu’elle ressent pour lui avant de la brûler sur un bucher ? Est qu’il la démembrera et lestera ses bras et ses jambes pour qu’ils finissent au fond de l’océan alors que sa tête trônera sur une pique ou dans une vitrine comme trophée ? Car c’est comme ça que ça va finir, n’est-ce pas ? « N’est-ce pas ? » Verbalise-t-elle en murmurant, sachant très bien qu’il l’entend. « C’est comme ça que tout va se terminer entre nous si tu ne trouves pas comment rompre ce sortilège… » Chuchote-t-elle encore, abattue, tremblante de peur et de chagrin. Dans son petit crâne d’immortelle, la fêlure est maintenant tellement grande qu’elle ne comprend elle-même plus rien à ses sentiments. A-t-elle peur de mourir ? A-t-elle peur de mourir de la main de celui qu’elle croit aimer ? Qu’elle aime ? A-t-elle peur de se séparer de lui, de ne plus ressentir le lien qu’ils ont créé ces dernières heures ? Minutes ? Même le temps semble distordu. Figée, elle n’ose reposer ses deux grandes billes de verre sur lui, agrippant son regard à une imperfection du sol. Elle rapproche ses genoux vers sa poitrine et se met à pleurer. Le sang vient tacher sa robe rouge en soie sauvage. Pia ne sera pas contente. Non. De toute façon, Pia ne pourra plus rien lui dire si elle vient à connaitre la vraie mort.

Elle se fait le plus petite possible quelques secondes seulement avant de se rendre compte que ce n’est pas digne d’elle, que ce n’est pas digne de la Famille. Alors, en une fraction de seconde, avec sa vitesse vampirique, elle se redresse et vient se planter devant lui la tête haute, les yeux rougeoyants de fierté mêlée à de la tristesse et d’une grande pointe de folie, le défiant presque de lui faire mal avant de venir écraser sa bouche sur la sienne avec la délicatesse d’un bulldozer qui détruit un immeuble. Quitte à mourir aujourd’hui, autant ne pas le faire à moitié ni avec des regrets.


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MessageSujet: Re: L'anneau de la saint Valentin { Amalia von Württemberg & Arun Khan }   Mer 5 Sep 2018 - 22:12

L'anneau de Saint Valentin


quel est donc ce mystère ?

En effet, il y a bien des noms répertoriées à la fin du bouquin. Allez savoir si c'est votre nuit de chance mais l'un de ces noms vous est familier. C'est un ancien vivant comme un ermite appartenant à la lignée des Fervents. Le dit vampire s'est installé dans un caveau dans l'ancien cimetière aujourd'hui à moitié enseveli dans le bayou.

Instuction MJ
Ceci est une mini intervention pour vous aider à avancer  :eukay:

Et puisqu'il s'agit d'une animation et d'un jeu, il y a un défi que vous pouvez remplir ici.

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