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 He used to see dreams at night, but he’s just watching the backs of his eyes - Michael & Ama

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WEIRDO.

Mr Cat eyed


→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire
→ NUISANCE DEPUIS : 22 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Circé, son œil se transforme en œil de félin lui offrant les capacités visuelles d'un chat et celles de l'homme par son œil gauche, ce phénomène lui donne un visage tout à fait effrayant.
→ ERRANCE : Partout et nulle part
→ TROMPE L'ENNUI : Cambrioleur et pickpocket, fait des vacations nocturnes à la Mandragore
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Particulièrement perturbé, souffre de symptomes de troubles autistiques


→ AVATAR : Andy Biersack
→ CREDITS : Yourdesigndiary
→ MENSONGES : 296

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MessageSujet: He used to see dreams at night, but he’s just watching the backs of his eyes - Michael & Ama   Jeu 15 Mar 2018 - 11:51

Des conseils, il n’en recevait pas beaucoup. Cela s’expliquait probablement parce que rares se font ceux qui daignent lui adresser la parole en ce bas monde et que d’autre part il avait des difficultés à comprendre la logique d’autrui. Et puis, c’est qui autrui ? Il faudrait bien qu’on le lui explique un jour ! En attendant, c’était bien quelqu’un qui lui eut donné conseil, pour ce qu’il avait déduit, ça en avait l’air d’être un de conseil. Et pour une fois que l’on lui en donnait, il comptait bien essayer de la suivre. Ce n’était pas comme s’il avait quelque chose à perdre à tenter. Un quinquagénaire en sortant les poubelles avait aperçu Amadeo rôder, après avoir sursauté et copieusement insulté ; le vieil humain avait tonné : Va donc mendier à l’église et arrête de marcher sur ma pelouse espèce de petit # !’#$ !# ! Amadeo avait eu beau essayer de décortiquer les deux parties de cette phrase, il n’en retint finalement que le début puisqu’il avait déjà changé de rue tout en réfléchissant et que par conséquences ces pieds n’étaient plus en contact avec le précieux gazon. Il peut l’assurer, de verts jardins ne poussent pas dans son esprit, c’était le désert. Celui sans soleil, là où il fait froid toute la nuit, du sable à l’infini et le poison des scorpions comme seul breuvage.

Sa longue silhouette stagne devant le bâtiment. Il était passé devant de nombreuses fois, sans jamais s’arrêter, les jolies choses ne sont pas vraiment pour ses yeux. Cela même si ceux-ci sont ravissants, ils regardent souvent le sol. Cet humain aurait pu être plus précis tout de même songeait l’hérésie. A l’église. Est-ce dedans ? Ou ici ? Devant ses marches interdites. Il fixe la croix, ignorant tout ce son symbole, de sa signification. Il ne trouvait pas cela inesthétique, sans être aussi attirant que le donnut géant de la rue voisine. Seraient-ils marchands de croix à l’église ? Qui aurait besoin de cela, si ce n’était pour mettre sur les tombes ? Dans ce cas, pourquoi le vendeur de cercueil en avait lui aussi ? Plus il réfléchissait à tout cela et plus il pensait que ce fut un mauvais conseil.

Puisqu’il était là, il décida de monter les marches. Il se stoppa net à la seconde, un bruit effroyable provenait du bâtiment. Les cloches. C’était un tel capharnaüm, il ne comprenait pas pourquoi le monument était aussi bruyant. Un léger froncement de sourcil, puis quand le silence revint, les portes s’ouvrirent. Les fidèles sortaient, il y en avait de toutes sortes ! Amadeo ne les regardait que du coin de l’œil. Peut-être était-ce le moment d’appliquer le conseil ?
C’est décidé. Le tout pour le tout.

Il tend la main.
Mais qu’avait-il pour faire pitié celui là ? Ses vêtements ne sont pas déchirés, pas complètement sale, lui-même semble propre sans être non plus impeccable. Il est jeune, en bonne santé. Un grand gaillard d’un mètre quatre vingt, peut-être dix, il ne s’est jamais mesuré. Pas trop maigrichon pour avoir l’air totalement affamé et ce regard qui évite, qui est vide… Vide de sens, vide d’émotion, vide tout simplement. Il ne demande pas, il n’est pas réellement mendiant, il n’a rien, mais demande rarement. Il ne sait pas, il le ferait trop mal que de parler aux autres. Et finalement on lui dépose une pièce. Vraiment pas de quoi se faire un bon gueuleton. Il allait encore devoir piquer on ne sait où, ça il sait faire. C’est sa spécialité, son talent.
Tu ne voleras point.
Ah, s’il savait lire !
Il saurait que l’église n’est pas un lieu pour lui.

Pas un merci, pas de courbette. Alors personne ne lui donne, quel ingrat celui-là il ne mérite pas leur argent. S’il en veut, il n’a qu’à travailler. Le comble est qu’il travaille. Parfois. Un métier honnête dans une herboristerie. Il n’était pas l’employé le plus compétent, mais son salaire s’accordait avec son absence de qualification. Finalement le bilan de sa quête est plutôt pauvre, comme lui. L’hérésie remarque que plus personne ne sort de l’église, il n’a récupéré que quelques pièces et des promesses de prière. Il ne savait pas vraiment ce que c’était qu’une prière, mais il n’avait osé demander. Il n’était pas ce qu’il y avait de plus à l’aise au milieu de la foule. Il s’assit sur les marches, relevant les yeux pour observer les silhouettes qui s’éloignent. Certains attendant le bus, d’autres partent à pieds en discutant. L’hérésie estima que le conseil de l’homme n’avait pas été des plus utiles, à moins qu’il n’a pas compris quelque chose, encore une fois. Il fronce les sourcils et réfléchis à nouveau. Mendier à l’église… Il se retourne, regarde l’immense porte close et mendie à cette église
« S’il te plait, il veut te mendier parce qu’il a faim. »
Mais peut-on demander à un bâtiment de vous nourrir ?
« Comment il doit faire ? »
Aucune réponse. Il l’aurait parié, il n’a jamais vu des pierres parler. Même si parfois le vent qui file donne l’impression de cri d’agonie. Aujourd’hui il fait bon, l’air et assez sec pour une région aussi marécageuse. Pourtant, il continue de fixer avec obstination l’église. Sait-on jamais, un petit miracle pour une hérésie.

_________________
Crise existentielle❞
Je rêve que je peux sourire à nouveau, je me réveille en larmes.
Tu sais, quand quelqu’un sort un truc vraiment drôle, un truc qui arrive à me fait rire, je me retourne pour voir si ça te fait rire aussi, même si tu n'es plus là, à chaque fois...
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MessageSujet: Re: He used to see dreams at night, but he’s just watching the backs of his eyes - Michael & Ama   Lun 19 Mar 2018 - 17:24

Le Père Lawrence faisait de son mieux ce jour-là pour ne pas trembler dans sa soutane. Ses yeux vitreux du manque de sommeil passaient d’un fidèle à l’autre, s’attardaient sur les vitraux colorés des fenêtres de l’église, se perdaient dans le bois usé des bancs, finissaient par revenir invariablement à la raison de son mal-être.

La créature s’était lavée, aujourd’hui. Sa chemise lavande semblait propre, même si on pouvait apercevoir quelques plis au niveau du col et des manches. Ces dernières étaient retroussées jusqu’au coude, laissant apparaître deux avant-bras solides comme du chêne, la peau tannée par le soleil et couverte d’un dru poil noir. Les mains calleuses étaient jointes, les doigts repliés en un poing sur lequel reposait le front de l’homme. Son jean délavé et légèrement trop court laissait voir une paire de chaussures de chantier couleur moutarde. On l’aurait dit sorti d’un barbecue amical, avec ses cheveux flottant librement sur la nuque, avec sa barbe mal rasée et son apparence de pater familias décontracté. Cependant, la lourde chevalière d’argent et de rubis qui ceignait son annulaire gauche dénotait particulièrement avec l’image qu’il donnait au reste du monde.

Ses yeux glacés étaient fermés, pour le plus grand soulagement du Père Lawrence, et ses lèvres se mouvaient toutes seules, animées par une prière silencieuse que l’homme récitait pour lui même. Lorsque vint l’Eucharistie, le prêtre déglutit de déplaisir alors que la longue et large silhouette se levait d’un pas agile, dépassant sans voir les Hampton et leur gamin insupportable, rivé sur son téléphone. Lorsque la mère lâcha une remarque que Lawrence n’entendit pas, Michael l’ignora, laissant le soin au mari de se justifier pour son manque de réaction devant l’évident outrage que venait de subir leur famille.

L’Hostie avait un goût de cendre, et le vin était aigre, pourtant la créature communia sans broncher, baissant la tête humblement devant la main tendue du prêtre avant de prendre le pain sur sa langue. Il but sa gorgée d’une traite, sans toucher le calice. La génuflexion faite, il alla se rasseoir, le son des cloches accompagnant la fin du chant des fidèles puis leur sortie. Lorsque Michael mit enfin le pied dehors, Lawrence laissa échapper un soupir de soulagement avant de se verser un verre de cet alcool répugnant.

Dehors, le saint tintement des cloches s’estompait. Leur présence réconfortait parfois le vieil esprit dans ce monde de verre et d’acier. Il était naufragé d’une époque révolue, et les souvenirs de son hôte n’aidaient pas à comprendre les phénomènes étranges et païens qui peuplaient ce monde-là. Oui-da, il était perdu, mais au moins avait-il le chemin de la Foi, ce que tous avaient oublié ici. Tu leurs montreras la voie.
Sur les marches, un de ces marginaux qu’il pouvait parfois apercevoir en ville, traînant dans les tavernes insalubres qu’on appelait “bars”. Là-bas, on s’adonnait à la gourmandise et au plaisir de la chair. Michael secoua la tête avant de remarquer la main tendue, vide, du jeune déluré à la coiffure étrange et à la peau percée de métal. Son regard se portait sur les talons des derniers paroissiens, leur yeux aveugles à la détresse d’un démuni. Christ, qu’ils ne méritaient pas Sa Lumière. L’objet de leur inattention n’était pas en saint pèlerinage, il faut avoir un but pour errer ainsi, et Michael sentait que celui-ci n’en avait pas. Pauvre âme à la merci de l’absence de bonté de gens qui s’appelaient Chrétiens.

Sa lourde carcasse vint se poser à même la pierre, aux côtés de l’Errant. Ses doigts vinrent naturellement jouer avec sa bague, caressant la croix qui ornaient la partie supérieure. L’autre avait parlé seul, il lui semblait. Un geste de supplication, une phrase lâchée à la face d’un bâtiment sacré, qui ne pouvait lui répondre. Peut-être trouverait-il Son Aide, mais un chrétien digne de ce nom ne laissait pas quelqu’un dans le besoin alors qu’il avait le pouvoir de l’aider.

Si Il peut t’aider, il le fera. Aye, Il est généreux, mais ses voies sont impénétrables. Tu as faim, et j’ai un pécule. Tu es le bienvenu à ma table, pour peu qu’une taverne soit ouverte. Quel est ton nom, Chrétien ? Où vas-tu dans ce monde ?

Michael tendit sa main droite vers son interlocuteur, un geste maladroit puisqu’il s’était assis à sa gauche. Eau et glace se rencontrèrent en un regard et le plus vieux des deux se leva finalement.
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MessageSujet: Re: He used to see dreams at night, but he’s just watching the backs of his eyes - Michael & Ama   Jeu 22 Mar 2018 - 19:28

Les pierres ne répondirent pas non plus. C’était un bel échec. Au moins, il pouvait se couronner de cela. Ce ne pouvait cependant résoudre son problème de faim, que lui-même qualifierait sans problème de famine. Il avait affreusement faim. L’hérésie par sa nature était toujours vide, cette sensation il l’associait bien souvent à tord à de la faim. Qui plus est, il ne mangeait que rarement suffisamment. La bonté des gens de nos jours était particulièrement limitée. Même l’Eglise ne fut pas généreuse. Il n’était pas fâché envers ce mauvais donneur de conseil, il comprenait enfin que celui-ci n’avait eut que le même comportement que tous les autres vivants de cette ville : il avait voulut se débarrasser de lui. Son cerveau détraqué peinait à comprendre ce genre de subterfuge. Il pensait que cela aurait été plus clair que l’homme se contente de lui dire d’aller voir ailleurs, il n’aurait pas perdu son temps ici. Même si ce dernier ne lui était pas précieux et cela même s’il ne disposait que d’une demi-vie. La moitié d’une existence, c’était bien suffisant pour une aberration telle que lui.

Un homme vint se poser à côté de lui. Un humain, alors Amadeo ne se sentit nullement menacé par cette présence. L’hérésie n’ose lui demander si lui aussi avait reçu conseil de venir mendier ici, car de toute évidence, aucun des deux ne semblait ravi. Amadeo laisse son regard glisser sur les mains de l’homme, histoire de voir ce que celui-ci avait obtenu. Rien. Par contre, il avait une belle bague. Amadeo n’avait pas de bijou, mis à part des piercings qu’on lui avait planté de ci de là. Il faut dire, que dans la rue, il trouve sans peine le moyen de servir de cobaye. Après une infection à l’oreille, il s’en était bien sorti. Désormais il essayait d’éviter que l’on lui perce la peau. Pour ce qui était de ses innombrables tatouages, ceux-ci avaient une véritable raison d’exister : cacher ses cicatrices. Il en avait beaucoup trop, à se blesser par son imprudence, par sa faiblesse de l’isolement et sa facultés à ne pas ressentir la douleur. Quelque chose qui pourrait un jour le conduire à sa perte, c’était une certitude. Le gamin – bien qu’adulte – écouta les mots de cet individu. Il ne comprit pas grand-chose, qui était généreux et impénétrables ? Cependant, l’hérésie ne dit rien, car l’homme parla de sa faim. Seul réel sujet d’intérêt dans sa morne existence. Et cet homme là, semblait vouloir l’inviter à sa table. C’était donc vrai, le miracle était arrivé au pied de l’Eglise.

L’hérésie hésite une seconde, il étire sa nuque à l’opposé de son aidant. Il savait que les choses partent en vrille quand il ouvre la bouche. « Amadeo. » qu’il répondit sans lever les yeux vers son interlocuteur. Cette partie de réponse était toujours la plus simple à apporter. C’est là qu’il remarque cette main tendue vers lui. N’ayant aucune connaissance des codes sociaux, Amadeo vint approcher naturellement sa main droite de l’autre pour y déposer les quelques cents de dollars ramassés. C’était tout ce qu’il avait, mais il le donnait sans broncher. « Il ne va nulle part, il est ici et maintenant avec toi. » C’était ce qui lui avait paru de plus cohérent de répondre. Il n’ose demander ce qu’est un Chrétien cela ne semble pas avoir été une insulte ou une menace. Mais mieux valait ne pas parler de quelque chose qu’il ne comprend pas. L’homme se lève, Amadeo l’imite. C’est comme cela qu’il évolue dans ce monde qui ne sera jamais le sien. Pourtant il a retenu une chose, c’est que parfois ce mot s’impose : « Merci. » Ce n’était pas naturel, c’était mécanique. Un effort de sa part pour mériter son pain. Faire pitié n’est pas son fort, pourtant il ne manquait pas d’argument pour paraitre misérable. Il ne sait pas en jouer, même avec sa belle gueule, il erre perdu.

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