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 Le dos déclive, les mains moites | ft. Rei

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→ NUISANCE DEPUIS : 36 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Nécromancie - Vagabondage
→ ERRANCE : Sur les routes / camp des gitans (rarement)
→ TROMPE L'ENNUI : Aucun
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Apathique, addcit, impulsif
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MessageSujet: Le dos déclive, les mains moites | ft. Rei   Jeu 3 Mai 2018 - 16:08

Udeh & Rei
Le dos déclive, les mains moites



Rares étaient les moments durant lesquels Udeh prenait la peine de porter des gants. Ce soir-là, il savait que chaque erreur, aussi minime soit-elle, pouvait lui attirer de gros ennuis. Le dos déclive, les mains moites, il s’affairait à planter l'extrémité de sa pelle dans la terre, désireux de terminer cette basse besogne aussi rapidement que possible. Qu'était-il en train de faire ? Creuser. Mais à quelles fins ? Autour de lui, les ombres des sylves lui tenaient compagnie, celles-ci dansant au rythme d'une brise subtile et ô combien revigorante. Ses gestes demeuraient machinaux, ses songes encombrés par un bourdonnement incessant – car au sein de cette étendue boiseuse, seuls les phares allumés de sa bécane pouvaient lui offrir un soupçon de visibilité. Le hors-la-loi s'était éloigné de la ville, poussé par un souci de discrétion. Après tout, son occupation de l'instant n'était guère de celles qu'il était bon de réaliser en pleine journée ou même dans un lieu accessible de tous. Ici, il était persuadé que rien ni personne ne pourrait lui tomber dessus par hasard.  

Concentré sur sa tâche, il tentait en vain de ne pas se laisser distraire. Était-il seulement conscient de ce que tous ces efforts impliquaient ? Bien évidemment. Raison pour laquelle ses pensées se laissaient volontiers submergées par le ronronnement continu qui émanait du moteur de sa moto. Si la question du pourquoi avait été mise sur le tapis, Udeh aurait très probablement répondu que l'argent était l'une de ses principales motivations. Depuis sa chute, il lui était particulièrement difficile de joindre les deux bouts, au point qu'il dut mettre quelques-uns de ses principes de côté. Dès lors qu'il se laissa tomber dans l'addiction, les choses devinrent davantage préoccupantes. Encore ce soir, il était capable de sentir cette éternelle brûlure qui emplissait son être. Un manque lancinant que personne ne pourrait assouvir tant le chemin à parcourir semblait semé d'embûches. De temps à autre, il lui arrivait de cesser son excavation, pris par une envie soudaine d'effacer maintes démangeaisons. Sûrement l'anxiété ou bien la récente cicatrisation de sa chair au sein de laquelle il prenait l'habitude d'enfoncer sa seringue. Dans un mouvement tout aussi inconscient que les précédents, il laissait ses ongles gratter la source de ses fourmillements sans daigner se préoccuper des autres marques qu'ils laissaient sur leur passage. Toujours est-il qu'il perdait du temps.

Puis vint le son d'un claquement de porte, celle du coffre d'une voiture. Non loin, deux hommes trainaient un poids à l'aspect informe. Une masse lourde et précau- -tionneusement entourée d'une bâche en plastique. Non sans accentuer l'effort fourni par quelques râles, ils finirent par atteindre le tzigane ainsi que le trou qu'il était encore en train de creuser : « Ici... on l'pose ici. Voilà ! » Enfin, ils lâchèrent tous deux le colis, sûrement soulagés de ne plus avoir à porter la cause de cette inquiétante balade nocturne. « Tu veux y passer la nuit le junkie ? Magne-toi un petit peu. » Sur l'instant, le concerné ne répondit pas. Les muscles de son corps se tendirent tant la redondance de son geste devenait pénible. Sur son front, on pouvait aisément remarquer la sueur qui commençait à s'y perler. Aveuglé par les spots de lumière directement braqués dans sa direction, le fou continuait de creuser et ce jusqu'à être sûr que la cachette soit introuvable, sépulcrale. « Tu sais ce que tu as à faire. On se reverra pour ta paye, quand le travail sera terminé. Compris ? » Tout était clair comme de l'eau de roche. Subséquemment, ils s'éloignèrent du chantier, laissant le taciturne seul face à ses nombreux « états d'âme ».

Les minutes passèrent par dizaines.
Celles-ci devenant finalement une heure, puis une seconde.
Une clope lui ferait du bien... quoi que cela supposerait de faire une pause.


_________________

C'EST UNE HISTOIRE DE FAMILLE
« Un homme au cœur impur creuse lui-même sa tombe »
Fiche de Udeh : ICI  /  Liens : ICI


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