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 Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]

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Chaton Gitan

→ ORDRE CLANIQUE : Gitans
→ NUISANCE DEPUIS : 27 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Empathie et empathie sexuelle
→ ERRANCE : au camp gitan, près du fleuve, en ville
→ TROMPE L'ENNUI : Trapéziste et acrobate
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Calme ~ Discret ~ Naïf ~ Timide ~ Coincé ~ Observateur ~ Chaste ~ Respectueux ~ Possède un esprit de famille ~ Dévoué ~ Utopique ~ Agile ~ Rancunier ~ Têtu ~ Culpabilise vite ~ Plus fort qu’il n’en a l’air ~ Perfectionniste ~ Artiste ~ Solitaire ~ Phobique du contact et des relations (à cause de son don)


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MessageSujet: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Dim 1 Juil 2018 - 19:06

Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
@Victorine White & @Sileas Balatta


La nuit est sombre, même ici sur cette route solitaire avec peu d’éclairage public. La lune ne perce pas vraiment. Les étoiles semblent bien pâles et invisibles. Ou peut-être est-ce juste l’image de mon humeur de ces dernières semaines. C’est dangereux de se promener de nuit sur des routes désertes. Mais Nona m’a fait promettre de revenir dormir au camp gitan. Elle a été patiente. Elle a accepté mon isolement suite à ma dispute avec Mina, mon envie de fuir mon clan. Mais la famille reste la famille. Et si je suis loin, elle ne peut pas veiller sur moi, ni me tirer l’oreille et me dire que je suis con. Puis pour elle, le hangar n’est pas un lieu sain pour y vivre, même si j’ai besoin de très peu de confort. Que je sois rongé par la culpabilité est une chose. Mais je reste un Gitan. Je suis un Balatta. Je suis son petit-fils, qu’elle a élevé comme son propre enfant. Sa patience a atteint sa limite, et je suis revenu tête basse au camp gitan pour retrouver la roulotte où j’ai grandi. Et quelque part, je suis heureux qu’elle m’aime toujours même si je foire avec Mina et tout le monde en ce moment.

Voilà pourquoi je marche de nuit le long d’un pont. Parce que ma voiture, la garce, m’a lâché. Et en prime je finis tard aujourd’hui. Heureusement demain je ne travaille pas. Je pourrais donc me consacrer à la réparation de ma vieille voiture. Les mains enfoncées dans les poches de ma veste, j’avance lentement épuisé par ma longue journée, et tout ce qui s’agite dans mon esprit ces derniers temps. Je râlerais bien, mais ça demande de l’énergie et je n’en ai pas vraiment en ce moment. Je veux juste rentrer, retrouver mon chaton et aller m’effondrer sur mon lit pour dormir. D’ailleurs je baille toutes les trente secondes. Je secoue la tête un peu. Et je passe une main dans mes cheveux un eu trop long pour les remettre en place. Et quelque chose accroche mon regard. Une teinte rougeâtre, qui flotte sur le bord du pont, de l’autre côté de la barre de sécurité. Rouge est égal à Vampire. Qu’est-ce qu’un Vampire ferait ici ?

Je ralentis doucement. Je ne suis pas familier de ta race, et je me méfie de vous depuis ma dernière rencontre désastreuse avec un des tiens. Pourtant comme j’avance, sans te lâcher du regard, j’ai l’impression de te connaître. Tes longs cheveux blonds sont familiers, la forme filiforme de ton corps aussi. Finalement, je distingue tes traits fins, qui n’ont pas changé. Et je m’arrête brusquement. Cela fait deux ans que je ne t’ai plus croisée nulle part, toi qui as été en quelque sorte une amie. Je te regarde. Tes traits fins affichent la tristesse. Mon regard glisse sur toi, jusqu’à quelque chose qui accroche la lumière. Une lame entre tes doigts fins. Je te connais. Je sais où on est. Et je devine la tempête qui fait rage en ton sein. Et je relâche, malgré la fatigue, la barrière que je dresse entre le monde et moi. Tes émotions négatives viennent me frôler, tentateurs démons, qui veulent que je sombre avec toi.

« Victorine. » Ma voix est forte, alors que je comble le peu de distance qu’il y a entre nous. Tu m’as entendu, je le sais. Je sens ton mal-être, ton envie d’en finir. Et comme autre fois, j’ose espérer pourvoir t’apaiser. Pouvoir être cette drogue douce qui calme ta souffrance, qui la chasse un moment et qui te fera à nouveau desserrer les doigts et lâcher la lame. Peut-être est-ce une illusion. Peut-être n’ai-je jamais eu cet effet sur toi. Peut-être que je me fourvoie. Tellement de peut-être, si peu de certitude. Mais je crois au destin. Et il nous a réunis. Et je ne pourrais pas passer mon chemin, t’abandonner à tes démons, même si tes ténèbres vont me consumer et me bouffer de l’intérieur, même si je serais celui qui finira vaincu au sol. J’approche jusqu’à être à trois pas de toi. « Cela fait longtemps. », je déclare bêtement. « Tu devrais me donner cette lame. » Et je tends la main, offrant mon aide comme autrefois.
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→ ORDRE CLANIQUE : Essaim, infante d'Alessandro et Dante, protégée de Yuri
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→ ERRANCE : Essaim et surtout très loin de ses sires.
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→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Désorientée, en colère, féministe, vindicative, violente, angoissée, auto-destructrice, elle pratique encore aujourd'hui l'auto-mutilation, subit un gros complexe d'infériorité qui la fait souffrir d'angoisse d'abandon et de rejet, cauchemarde, fait des crises d'angoisse, mais aussi séduisante, féminine, fêtarde, audacieuse, autoditacte, tout sauf naïve, ne croit plus au prince charmant.

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Dim 1 Juil 2018 - 22:32


 
Sil.ine
Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme

Les yeux dans le vide une jeune femme blonde est assise sur le rebord du pont… Son regard va finir par se lever péniblement pour suivre la rambarde du pont et elle se met à sourire mélancoliquement. Elle avait beau ne pas être là, elle voit son frère danser sur la rambarde comme il le faisait souvent quand ils étaient tous les deux, elle le voit lui sourire, une bouteille d’alcool fort a la main, elle le voit se marrer à faire semblant de tomber… Et là elle le voit tomber, elle voit son corps descendre de plus en plus bas, elle voit son crane exploser sur les pierres, un bras s’arracher presque complètement, son corps transpercé de morceaux de bois, elle le voit la regarder encore et encore même si ses yeux ne sont plus vraiment perceptibles, elle entend sa voix soupirer « C’est ta faute Vic, tu devais veiller sur moi, papa et maman n’ont jamais su le faire mais toi tu aurais du… Tu aurais du Vic… Tu aurais du prendre soin de moi » « Je sais… Je sais… Tout est de ma faute » va murmurer la jeune fille, des larmes coulant le long de ses joues. Ses souvenirs sont mêlés du souffle chaud de Dante contre elle et elle n’arrive pas à empêcher son corps d’avoir quelques soubresauts de douleurs comme si cela restait ancré dans son corps. Elle s’arrache péniblement à ses souvenirs n’ayant pas envie de sombrer dedans car elle est juste là pour lui, juste là pour lui et personne d’autre…

Elle a oublié la lame qu’elle avait dans la main gauche et qui est posé sur son bras droit, son regard est fixé sur le fond du gouffre. Aujourd’hui elle ne peut même pas se dire qu’elle va se jeter du haut du pont avec cela ne changerait pas grand-chose, elle ne mourrait pas. Même si elle s’arrangeait pour perdre tout son sang elle savait qu’il y aurait encore quelqu’un pour ne pas lui foutre la paix, comme quand elle s’était défenestrée pour échapper aux tortures de Dante, comme quand elle avait enfin décidé de choisir une bonne fois pour toute et qu’on avait trouvé le moyen de choisir pour elle pour ensuite l’abandonner car son sire était loin d’être capable de prendre soin d’elle même s’il essayait de se rattraper depuis quelques mois. Mais si elle se jetait, elle se ferait au moins mal, elle aurait encore un peu l’impression d’exister après tout… Elle reporta son regard sur la lame quand elle sentit une présence, un humain. Elle ne pensait pas croiser quelqu’un sur ce pont, à cette heure, dans une de ses crises existentielles. Ses sens aux aguets elle ne bougea cependant pas, se disant que cet humain ne ferait peut être que passer et que si elle se concentrait pas trop sur lui elle n’aurait pas envie de se nourrir même si sa soif se réveillait à sa présence. Elle avait reporté son attention sur le pont quand elle entendit son prénom. Surprise elle se retourna rapidement et reconnut tout de suite le jeune homme face à elle. « Sileas ? » Ce n’était pas vraiment une question plus une confirmation qu’elle ne rêvait pas.

Cela faisait maintenant deux ans qu’elle avait coupé les ponts avec tout le monde aussi se retrouver face à lui était tout aussi étrange que bienvenue. Elle était heureuse de le voir là, réellement heureuse de retrouver quelqu’un de son ancienne vie même si elle n’était pas plus stable en tant qu’humaine qu’aujourd’hui face à lui. « Très. » fit elle avant de poser son regard sur sa lame quand il lui demanda de lui donner la lame. Elle hésita un court instant avant de lui tendre en faisant attention à ne le toucher car elle se souvenait tout ce qui faisait de Sileas , un être a part, un être capable de la rendre soudainement très calme, un de ses repaires quand elle était encore humaine. Aujourd’hui il n’y avait pas grand monde capable de la calmer quand elle faisait une crise et avant il y en avait encore moins voir il n’y avait que Sileas et il était aujourd’hui devant elle. Ca lui réchauffait le cœur sans qu’il ait besoin de faire quoique ce soit. Puis elle se rendit compte qu’elle n’était plus elle-même, qu’elle était un vampire, qu’il restait un humain avec odeur douce et sucrée et elle recula légèrement, inquiète de n’être pas capable de se retenir et de lui faire de mal. Jamais elle ne se le pardonnerait. « Je suis heureuse de te voir. »  finit elle pas avouer même si elle sait que ses mots sont inutiles mais elle a toujours voulu les dire quand même, c’est important pour lui comme pour elle. « A chaque fois que tu me vois je suis loin d’être dans la meilleure des formes, je suis désolée »  va-t-elle rigoler pour essayer de détendre l’atmosphère car elle n’avait pas vraiment l’impression d’avoir des jours mieux que d’autre, même si elle retrouvait quand même sa stabilité auprès de l’Essaim. « Comment vas-tu ? Toi… »  demanda t’elle avec douceur. « Juste toi… »  murmura t’elle en le regardant avec tendresse car elle savait qu’il était beaucoup de choses mais pas toujours lui car toujours trop envahit par les sentiments des autres. Elle aurait aimé pouvoir lui offrir mieux aujourd’hui vu tout ce qu’il avait déjà fait pour elle.

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Lun 2 Juil 2018 - 22:35

Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
@Victorine White & @Sileas Balatta


Tu étais humaine la dernière fois qu’on s’est croisé. Mais j’ignore ce qui t’es arrivé. Au fond, tu as juste disparu et ma route n’a plus jamais croisé la tienne. J’ai perdu ce contact avec toi, alors qu’on était proche d’une certaine manière. On était ami, sans l’avoir cherché, sans le vouloir parce que le destin nous a fait nous rencontrer. Peut-être que j’avais quelque chose à t’apporter, et toi tu m’as ouvert aux autres hors du camp gitan. On avait notre équilibre autrefois, une complicité. Et tu as disparu. Et je devine que ta transformation en Vampire est sûrement la raison de ton silence, qui a duré deux ans. Et on se retrouve ici, sur ce pont. Je sais ce qu’il représente pour toi. Je me souviens d’une conservation que l’on a eu, assis tous les deux, quand tu m’as parlé de ton frère. Et la lame dans ta main me rappelle tes mauvaises habitudes, celles qu’autrefois je combattais avec mon empathie autant que je le pouvais.

Alors j’avance vers toi. Malgré ta nouvelle nature, qui te rend probablement dangereuse. Malgré la fatigue, qui m’accable. Et je laisse tomber ce mur, que je mets entre les autres et moi, celui qui me protège. Je t’aborde d’une voix douce, comme si on s’était croisé hier. J’ai juste envie de te dire, je suis là pour toi comme autrefois. Je serais toujours là, même si maintenant il a de fortes chances que tu vives bien plus longtemps que moi. Tu as gagné l’immortalité et la soif de sang. Et malgré le danger, j’avance vers toi serein. Je sais que je dois être calme près de toi. Si je veux t’aider, je dois pouvoir t’insuffler une émotion positive. Toute mon attention est focalisée sur toi, sur la lame dans ta main. Et je sais que je dois la récupérer avant qu’elle n’entaille ta peau de nacre, avant qu’elle ne laisse une autre trace blanchâtre en souvenir de cette nuit. Ce ne sera guère simple. Je le sais. Mais j’ai l’habitude. Je te connais. Je trouverais comment te la faire lâcher. Un instant, j’ai l’impression que rien n’a changé. J’ai en quelque sorte retrouvé mon amie, là où je l’ai quitté deux ans plus tôt…

Je t’offre un sourire tendre, agissant comme un grand frère pour toi. On a quand même quelques années de différence. « Bonsoir Vic’ », je répète doucement en penchant la tête, imitant un chat curieux. Je ne suis qu’à quelques pas de toi. Autrefois, je serais venu m’asseoir sur la rambarde à tes côtés, et j’aurais regardé vers le bas, sans crainte. C’est moins haut que quand je me jette d’un trapèze, mais assez pour tuer un Humain. Je te regarde et je garde mon sourire. Je n’aurais aucun commentaire négatif. Je n’ai jamais fait la morale ou juger. Ce n’est pas mon rôle et vu mes phobies à niveau clinique, je n’ai pas vraiment à juger les manquements des autres. Lentement, je tends la main vers toi pour t’inviter à me donner cette lame. Ce serait plus sur. Mais tu recules. Et je comprends. Ce n’est plus comme avant. « J’ai été ton ami. Je le suis toujours. Rien ne pourra changer cela, pas même ta nouvelle nature. », je déclare subitement, sans préambule. J’ai le sentiment qu’il est important que je te le dise. Et pour les Gitans, peu importe la race au fond…

Je ne bouge pas. J’ignore si tu te contrôles vraiment. Et je ne veux surtout pas te mettre à mal. « Je suis heureux aussi. Cela veut dire qu’on va pouvoir s’échanger à nouveau des messages et sortir à deux ? », je déclare avec un clin d’œil. J’agis comme si la conversation était banale, normale entre deux amis. Mais cela marche toujours mieux avec toi. T’ancrer dans la réalité, dans un truc positif est mon but en cet instant. Je souris tendrement. Que répondre à cela ? Je l’ignore. « J’ai quelques souvenirs où on a bien ri. », je te rappelle quand même. Bon y a une fois où on était bourré tous les deux et qu’on riait comme des bananes pour je ne sais plus quelle connerie. Mais il y a au moins eu cette fois-là. Je soupire et je hausse des épaules. « Je suis rongé par la culpabilité, parce que tu vois je suis un con égocentrique. », je réponds sans me démonter. « Je crois que je vais m’installer avec toi. Dommage qu’on n’a pas une bonne bouteille à boire. » Je ne sais pas si cela aiderait. Je ne bois presque jamais. Tu ne dois plus pouvoir en avaler une goutte. « Je hais mon don. Mais bon je fais avec. Et toi, ma belle, qu’as-tu à me raconter ? », je t’invite à parler. J’avance d’un pas lentement espérant que tu ne fuiras pas. « Si t’as un moment, je serais heureux de te retrouver, parce que putain tu m’as manquée. » Et c’est totalement sincère.
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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Mar 3 Juil 2018 - 10:17


 
Sil.ine
Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
Son sourire bienveillant trouva automatiquement une réponse sur les lèvres de la jeune femme alors qu’il s’approchait d’elle. Il essayait de la rassurer alors qu’elle reculait, ayant peur de ne pas pouvoir se contrôler. Elle avait l’habitude de côtoyer les humains sous la surveillance d’un autre vampire ou alors elle restait à distance raisonnable mais tout ce qu’elle ressentait de Sileas étaient des ondes de douceur aussi elle se détendit doucement. « Merci Sileas mais ce n’est pas ça qui m’inquiète, je ne voudrais pas te faire du mal. » C’était bête car elle s’était bien nourrie avant de venir mais parfois elle se contrôlait mal quand même, elle était aussi plus puissante et c’était quelque chose qu’elle pouvait parfois oublier mais il n’y avait aucune raison qu’elle touche son ami, connaissant bien ce que son empathie pouvait faire. Elle passa la main dans ses dreads avant de s’entourer de ses bras comme si elle avait froid, comme si elle se disait qu’ainsi elle ne risquait pas de faire une bêtise. Elle s’appuya contre la rambarde du pont sans quitter son ami des yeux, cela faisait maintenant deux longues années qu’elle ne l’avait vu et elle n’avait pas forcément été des plus présentes les mois avant sa transformation comme elle pensait surtout à son vampire avant le reste du monde mais Sileas avait pourtant toujours été présent pour elle et un des rares à qui elle répondait toujours.

Elle porta la main à sa poche pour montrer son téléphone qu’elle avait toujours sur elle, la coque étant encore recouverte de tas de dessins donc plusieurs que Sileas lui-même avait fait. Ils ne devaient d’ailleurs pas être très très frais cette nuit la vu la teneur des dessins mais elle avait gardé ce souvenir, comme s’il lui permettait de s’ancrer dans la réalité. Parfois il lui suffisait de poser la main dessus pour que le relief des dessins fait avec du feutre mais aussi du vernis a ongle lui permettent de sortir de ses terreurs. « Promis je te réponds. Pour le reste laisses moi encore un peu de temps, je ne sors pas depuis longtemps toute seule. » va-t-elle faire avec franchise. Elle n’a jamais rien caché à Sileas donc autant garder les bonnes habitudes. Elle essaya de faire appel plus intensément à ses souvenirs pour les moments où ils avaient bien ri mais elle avait du mal à passer la terreur qu’elle avait ressenti avec Dante et ses yeux papillonnèrent quelques instants alors qu’elle essayait pourtant de passer cette barrière que son esprit avait formé, ne lui laissant que des visions floues de son passé. Elle n’arrivait pas à me souvenir de tout et pourtant elle essayait mais sentant qu’elle commençait à trembler de tout mon être a cause de ses terreurs, elle passa la main sur ses yeux comme pour chasser ce mal être et appuya sur son front avec la paume de sa main. Si seulement elle arrivait à mettre de côté ce souvenir ça irait tellement mieux, si elle arrivait à le déplacer pour avoir accès correctement à tous ses souvenirs.

La voix de Siléas la sortit de la boucle dans laquelle elle venait de se plonger et elle essaya de la suivre pour se ramener, tiltant sur le mot égocentrique « Egocentrique ? Tu n’as jamais été égocentrique, tu penses toujours aux autres avant toi-même, te mettant parfois dans des états pas possible pour pouvoir aider les autres. Qui est ce qui t’a fait croire à ça ? » Elle ne comprenait pas, il était même plus là pour les autres que pour lui-même, toujours à descendre ses barrières pour pouvoir rendre plus heureux ceux qui l’entourent, laissant même tout le monde décider pour lui sans jamais rien en dire. Alessandro était égocentrique, Dante aussi et les trois quarts des vampires qu’elle connaissait mais certainement pas lui. Elle s’installa de nouveau sur la rambarde. « Tu tiens pas l’alcool, après faudra que j’aille te border, on aurait l’air fin ! » Oui elle ne pourrait pas en boire de toute façon aujourd’hui mais elle n’avait pas envie de voir ça, elle préférait de loin le prendre à la rigolade et elle avait du aller border quelques fois Sileas quand il avait voulu la suivre dans ses soirées boissons car elle avait une bonne résistance avant. Entre l’alcool et la drogue… « Ca je peux comprendre, c’est difficile de ressentir tout ce que les autres ressentent mais tu devrais prendre soin de toi, je n’ai pas besoin que tu me réconfortes tu sais, je préfère que tu ailles bien toi »

Elle va se pousser un peu pour lui faire comprendre qu’il peut s’installer à côté d’elle et va de nouveau regarder en bas quelques instants avant de reporter son attention sur son ami. « Qu’est ce que je pourrais te raconter… Comme tu le vois j’ai… changé… La dernière fois qu’on s’est vu j’aurais pu te dire que l’immortalité me faisait envie car j’étais follement amoureuse d’Alessandro mais aujourd’hui je me rends compte que c’était juste une illusion, un mensonge… J’ai été transformé par erreur, par chantage, par égoïsme mais je fais avec ! J’ai passé du temps loin de tous, le temps de comprendre un peu ma nouvelle nature mais j’ai rencontré aussi des gens vraiment bien » Elle essayait de voir le bon côté des choses mais c’était toujours comme ça quand Siléas était là et elle savait que c’était grâce à lui si elle restait droite et digne. « Du coup j’ai repris mes études ! » va-t-elle faire assez fier. « J’essaie de récupérer les cours à l’université  pour finir mon cursus et j’ai un travail au museum. » Et ça elle en était fière même si elle n’avait, forcément, pas eu du mal à l’obtenir en étant une protégée de Yuri. Mais ce n’était pas grave. « Toi aussi tu m’as manqué tu sais. Je suis désolée d’avoir disparue comme ça mais cette nouvelle nature n’a pas vraiment arrangé mes soucis alors j’ai eu du mal à retrouver un certain équilibre. Que je n’ai pas vraiment encore aujourd’hui pour être honnête mais près de toi je suis bien ». Elle lui adressa un petit sourire et avança sa main vers son visage pour remettre une mèche de ses cheveux. « On voit que j’étais pas là, ils sont longs tes cheveux ! » va-t-elle faire en rigolant avant d’arrêter sa main, se rendant compte que ce n’est peut être pas une bonne idée…

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Mar 3 Juil 2018 - 15:01

Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
@Victorine White & @Sileas Balatta


Et c’est comme si on s’est quitté hier. La complicité et la confiance reviennent d’elles-mêmes. Et on réussit à retrouver notre relation d’autant. Et pourtant, certaines choses ont changé en deux ans. Je devrais avoir peur de toi. Tu restes une Vampire après tout. Mais je n’y arrive pas. Je reste bloqué sur celle que tu étais avant. Je ne peux pas croire malgré ce que tu me dis que tu pourrais être dangereuse pour moi. Mais je comprends ta retenue, ton appréhension. Je n’y connais rien en Vampire. Alors je n’insiste pas. Je reste à une distance raisonnable. « J’ai confiance en toi. Tu ne me feras aucun mal. », je rétorque toujours avec un doux sourire. Je ne peux pas imaginer le contraire, malgré ton aura carmin. Pourtant je sais que tu pourrais perdre le contrôle. Mais en même temps, si cela arrivait, si je devais mourir cette nuit, c’est que c’était décidé ainsi par le Destin. On ne peut pas lutter contre lui. Et ils nous a remis sur la même route. Il doit bien avoir une raison à cette rencontre.

Tu es ma meilleure amie. La personne à qui j’ai probablement confié le plus de trucs, montrer à quel point mon don de Médium me tue à petit feu. Parce que la confiance était la base de notre relation, et que pour t’aider je devais aussi me livrer. Et paradoxalement tu m’as appris que je pouvais aussi nouer de superbes relations en dehors du camp gitan, que je pouvais avoir de vrais amis. Et cette relation simple, sans attente et sans barrière, j’ai regretté l’avoir perdue quand tu as disparu. Je ne vais pas me mentir, sachant combien tu étais entichée de ce Vampire, je me doutais de ce qui était arrivé. Mais je ne veux pas te perdre à nouveau. Alors je tente ma chance en parlant de sorties et de messages. Et je souris quand tu sors ton téléphone portable. Au moins, tu les reçois et peut-être les as-tu quand même lu ? « Je n’ai pas changé de numéro de téléphone, si jamais tu veux causer ou juste envoyer un message… Et je comprends. Je sors pas trop non plus, hormis pour le travail… Enfin je ne sortais qu’avec toi. »

Mais ça tu le savais déjà non ? C’est d’ailleurs toi qui m’as fait boire de l’alcool la première fois pour lâcher prise. Cela n’a pas été une réussite. Mais j’ai appris que quant à être saoule mieux valait être seul ou juste en ta compagnie. Depuis j’évite la perte de contrôle liée à l’alcool. Encore et toujours à cause de cette foutue capacité médiumnique. Un soupir m’échappe lentement et silencieusement. On en revient toujours au même point de départ, toi et moi. Mais au moins à deux, on est plus fort et plus léger. Je laisse le silence s’étendre un peu après ma remarque sur nos bons souvenirs, probablement ceux où on était dans un état second. Comme la fois où tu m’as embrassé… C’est ce qui se rapproche le plus pour d’un vrai baiser, différent de tous les autres, de tous ceux qu’on m’a imposé à cause de mon empathie sexuelle. Je secoue la tête. Je n’ai pas envie de me remémorer pourquoi aujourd’hui je suis phobique du contact physique et relation.

Et je ne suis pas étonné de ta réaction au mot égocentrique. Peut-être est-ce une question de point de vue. « Ma cousine Mina. On s’est disputé. Je n’ai pas pu aller à son mariage… Tu sais…. Trop de monde, trop d’émotions… Et après j’ai pas su aller la voir, parce qu’il n’y a pas de filtre possible entre elle et moi. Un peu comme avec toi. Je flippais trop de ce que j’allais capter comme émotions. Et j’ai laissé le temps filer, pris par le travail et tout… Quand elle est venue, ça a explosé. », je fais une pause et je tourne le regard pour observer le décor sombre au-delà de la barre de sécurité. « J’ai pas su lui expliquer. Trop d’émotions négatives violentes mélangées… Elle a dit que j’étais égocentrique à ne penser qu’à moi, à m’imaginer que j’étais le seul à souffrir et pas gérer… à m’isoler pour me calmer… J’ai essayé d’expliquer, de rattraper ce que j’avais dit sous l’effet de la culpabilité et de la colère… Mais voilà, on se parle plus maintenant. » Je hausse des épaules, fataliste. Même si Mina reste la personne la plus importante pour moi, je ne vais pas aller vers elle. J’ai compris le message. « Elle a sûrement raison tu sais. »

À toi, je peux le raconter sans cacher la tristesse qui m’habite. Parce qu’il n’y a jamais de non-dit, ni de secret entre nous. Et parce que tu peux comprendre. Je le sais. Mais je ne suis pas venu jusqu’à toi pour parler de moi. Je rigole un peu avant d’avancer pour m’installer à mon tour les pieds dans le vide. « Tu as raison. Et puis quand je bois, après je ne contrôle plus rien. C’est horrible. », je déclare toujours amusé. « Comme si ça t’ennuyait de me border. Si je me rappelle bien, on n’a même une fois dormi à deux sur le sol de ton appartement… Je crois que le lit était trop petit. », j’ajoute avec un clin d’œil. En dehors de ma partenaire de trapèze et des femmes de ma famille, tu es la seule personne de sexe féminin, qui peut me toucher sans que je ne réagisse plus que par une légère tension dans le corps. Pourtant, tu évites les contacts physiques, parce que tu connais ma phobie. Je t’écoute parler en fixant le bas. Je n’ai pas le vertige. Enfin vu mon job, c’est mieux aussi. « Quand je le fais, je suis égocentrique parce que je m’isole. Et que ça ne fonctionne pas comme ça. Il y a des fois j’irais bien m’enfoncer dans le bayou et ne jamais revenir à la civilisation… Bref, je ne sais pas comment agir. Je ne sais plus. » Avant Mina, c’était beaucoup plus simple.

Je balance des jambes dans le vide tout en t’écoutant. « Alessandro… Je le connais vaguement de nom. Il vit toujours ? » Je demande lentement. Je sais à quel point tu en étais amoureuse à l’époque. Peut-être est-ce toujours le cas. Je me demande si c’est le même Alessandro que celui de cette maison de production pour qui je dois auditionner pour un clip vidéo. « Des gens biens ? Qui donc ? », je questionne vraiment intéressé par ta nouvelle vie, dans laquelle j’espère toujours avoir une place. Et mon sourire s’agrandit. « C’est super pour tes études et ton job… Je suppose que c’est un musée d’histoire ? Ça doit être trop cool d’avoir en main des objets si vieux… » Je rêvasse un peu. Je ne sais pas ce que j’aurais choisi comme filière, si j’avais dû faire l’université. Probablement un truc en art ou littérature, ou l’histoire aussi. Mais la question ne s’est jamais posée, puisque j’ai arrêté l’école après le lycée à 18 ans.

Et je penche la tête un peu. « Je peux comprendre. Je veux dire le besoin d’apprendre à se contrôler, la peur de perdre le contrôle, de lâcher prise… C’est différent forcément, mais je comprends. Et je t’en veux pas. Je suis content que l’on se soit retrouvé. » Je sens tes doigts, qui frôlent mes mèches trop longues et indisciplinées. Je rigole un peu. « Je dois les couper un peu. », je réplique sans relever le mouvement de recul que tu as eu. Tu sais que je n’aime pas être toucher, que ça provoque une crise d’angoisse énorme chez moi. Mais toi, ça va, je gère le contact. Je soupire. « Bah si tu te proposes de me les couper une fois, je ne vais pas dire non ! Et t’inquiète, tu peux. » Les couper, les toucher. Tu peux parce que je me sens connecté à toi d’une manière unique de par notre amitié.
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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Mar 3 Juil 2018 - 16:30


 
Sil.ine
Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
La vampire sourit à cette phrase. Combien de personnes avaient du déjà dire à un vampire « Je ne m’inquiètes pas, tu ne me feras rien » avant de mourir ou de servir de repas ? Avec plus ou moins de cruauté bien entendu mais ça restait toujours la même histoire. Avec un peu d’hypnose et la séduction innée des vampires il ne fallait pas grand-chose pour faire croire à un humain qu’il ne craignait rien. Elle l’avait même entendu en chasse avec Yuri. Mais là c’était totalement autre chose, c’était son meilleur ami qui le disait et elle n’avait pas besoin d’être empathe pour savoir qu’il le pensait réellement. Elle trouvait cela bien trop innocent et, d’un autre côté, cela lui donnait aussi confiance en ses capacités car, non, elle ne ferait pas de mal à Sileas, elle se ferait certainement plutôt mal à elle si elle sentait qu’elle dérapait. Son téléphone dans la main elle était bien consciente qu’elle avait dans ses sms des tas de messages de son ami auxquels elle n’avait pas répondu mais elle ne se sentait pas de le revoir, elle commençait tout juste à ressortir et n’avait pas croisé grand monde pour l’instant. Son sire de substitution lui avait donné beaucoup de cartes pour essayer de se contrôler au maximum mais elle restait toujours sur la défensive. Enfin normalement car plus les minutes passaient et plus elle avait l’impression de revenir des années en arrière, quand elle était juste une jeune fille, certes un peu accroc aux drogues dures, mais capable de passer une super soirée avec son meilleur ami. Désormais elle répondrait aux messages mais pour ce qui était de se voir elle préférait attendre de voir comment se passaient déjà les retrouvailles. Elle rangea son téléphone dans sa poche, se rappelant en effet que Sileas ne sortait qu’avec elle à l’extérieur du clan quand elle avait commencé à le débaucher pour la suivre dans ses soirées délirantes, quand Alessandro n’était pas là. Elle se rendait compte qu’elle était surtout heureuse à ce moment là, le reste ce n’était qu’une illusion et aujourd’hui elle s’en rendait bien compte.

Elle laissa Sileas lui expliquer pourquoi, selon lui ou quelqu’un, il était égocentrique et secoua la tête de désapprobation. «  Arrêtes Sil’, c’est ridicule. C’est de la déception c’est tout. Mina est déçue parce qu’elle aurait aimé que tu sois avec elle c’est tout. Laisses le temps passer, qu’elle se calme et tu verras. Les mots dits sous la colère ne sont jamais les bons, il ne faut pas que tu les gardes dans ton cœur » Elle savait très bien comment fonctionnait son ami et n’avait pas du tout envie qu’il se terre a cause d’une dispute. Tout ce que sa cousine ressentait était entré dans son cœur comme un poignard et il ne savait juste pas le faire ressortir. « Elle n’a pas raison, tu n’as pas raison » fit elle d’un ton sans appel. « Et tu sais très bien, par contre, que j’ai toujours raison » Un sourire malicieux sur les lèvres elle se poussa pour lui laisser une petite place, n’ayant pas envie qu’il reste debout à discuter mais plutôt qu’il vienne près d’elle pour qu’il comprenne qu’elle aussi elle était persuadée de ce qu’elle disait, tout comme quand il disait qu’elle ne lui ferait jamais de mal. Sileas pouvait être beaucoup de choses mais certainement pas un égocentrique. Aucune chance.

Elle se mit à rire de bon cœur, de ce rire enjoué qui était capable de ramener le soleil au beau milieu d’un orage, ce rire qu’elle n’avait plus émit depuis tellement d’années et qui, finalement, ne l’avait jamais quitté. «  Non non monsieur, on était surtout tellement bourrés que je n’ai pas réussi à te porter pour te mettre dans le lit. T’étais bien trop lourd ! » Ca elle s’en rappelle. Elle ne sait pas pourquoi mais, pour la première fois depuis deux ans, ce souvenir ne se heurte pas a ses cauchemars mais les contourne pour pouvoir se rappeler à elle. Elle se souvient de cette soirée et de quelques autres, elle se souvient en effet l’avoir embrassé un jour où ils étaient vraiment pas frais et du bras de fer le lendemain pour lui faire comprendre que non ce n’était pas sa faute à lui ni celle de son empathie mais juste parce qu’elle en avait eu envie. C’était aussi ce jour qu’ils avaient réalisé qu’elle n’était pas sensible à cela parce qu’elle était bien trop proche de lui pour que ça agisse… D’ailleurs ne l’avait elle pas embrasser de nouveau pour lui prouver ? Ce qu’on peut être cons parfois mais ce souvenir la fit sourire. « J’aurais pas peur de te faire mal que je te claquerais l’arrière de la tête comme avant, tu n’es PAS égocentrique ! Et n’y penses même pas, tu manquerais à trop de monde pour faire ça. Surtout moi… Et puis on te reproche quelque chose qui fait de toi ce que tu es. Je comprends que tu aies besoin de t’isoler pour pouvoir survivre, c’est aussi vitale que dormir la journée pour moi. Je ne pourrais pas vivre en plein soleil et toi tu ne peux vivre au milieu des sentiments de tout le monde, il faut juste que tu trouves un juste milieu pour vivre « normalement » et profiter. » Va-t-elle faire en le regardant. « Je t’aiderais si je peux… Je sais pas comment mais c’est pas la première fois qu’on découvrira un truc ensemble ».

La question sur Alessandro la laisse pensive mais elle décide de répondre quand même, même si ce n’est pas le sujet qu’elle préfère mais parler fait du bien, c’est toujours ce que son ami lui a dit. « Oui c’est mon sire » va-t-elle avouer dans un souffle. « Mais la façon dont tout ça s’est fait à casser beaucoup de choses. Enfin non ça m’a plutôt ouvert les yeux. On est bête quand on est amoureuse et on se rend pas compte que les gens se servent de soi. Je compte bien maintenant qu’on se serve plus de moi aussi j’essaie de faire ma propre vie même si je ne peux plus me défaire de lui » Est-ce qu’elle le regrettait ? Elle ne le savait pas vraiment, il avait vraiment compté pour elle et il essayait de faire ce qu’il pouvait pour se rattraper mais quand elle croisait son regard elle ne pouvait passer outre la douleur qu’elle avait ressenti avec Dante, la douleur de sa chute, la douleur de se rendre compte qu’il n’avait même pas été présent au début, la douleur de se sentir abandonnée, ce qui faisait qu’elle avait du mal a accepter tous ses efforts. Elle sortit de ses pensées en entendant la question de son ami « Le Prince qui a prit soin de moi et diverses personnes qui ont été à mes cotés lors de tous ses changements » Mais pas les principaux concernés… MAIS, parler de ce qu’elle a réussit à faire était bien mieux que repenser à tout ça « Oui d’histoire c’est juste passionnant ! Tu voudrais que je te fasse visiter un soir ? Je te montrerai où je travaille comme ça ! » fit elle, oubliant quelques instants toutes ses bonnes résolutions de faire attention à ne pas se relier trop vite aux gens. Mais avec Sil’ ce n’était pas possible de faire autrement. Ca avait toujours été tout ou rien, jamais de juste milieu.

C’est vrai… D’une certaine façon ils se ressemblaient encore plus aujourd’hui. Il devait faire attention avec son don et elle devait faire aujourd’hui attention à ses capacités et sa soif. Elle le regarda « C’est pour ça que je te dis que tu es quelqu’un de bien. Je comprends encore mieux aujourd’hui ce que tu es et c’est aux autres de comprendre que nos capacités nous rendent différents. On n’a pas envie d’être des solitaires, on en a besoin parfois, c’est tout ». Rien de plus rien de moins. Il ne fallait pas aller y chercher une autre explication et se rejeter la faute. Vic’ se reprochait beaucoup de choses mais pour ça elle avait eu de bons professeurs, de très bons. Elle passa sa main dans les cheveux de Sileas, un peu incertaine au début en regardant sa coupe de cheveux « Si tu me fais assez confiance, je te fais ça. Tu es mieux avec les cheveux un peu plus courts même s’il ne faut pas perdre ce côté hirsute qui te va si bien » Elle va le décoiffer totalement et se marrer, impossible de faire ça avec son style punk à elle et ses dreads aussi elle en profitait et passa le dos de sa main sur la joue de Sileas, frissonnant du contact chaud de sa peau sur la sienne. Premier contact réel avec un humain et fallait que ce soit lui et, d’un autre côté, ça ne pouvait être qu’avec lui… Personne d’autre…

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Lun 9 Juil 2018 - 22:27

Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
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Sincèrement, j’ignore à quel point tu te contrôles au niveau des trucs de Vampire. Je sais vaguement que la soif de sang est très prenante chez les tiens. Mais je te connais depuis des années. Et malgré la différence d’âge, on s’est rencontré et lié d’une manière intime. Même si cela n’a rien de sexuelle entre nous, avec moi c’est de toute manière impossible, on est très proche et complémentaire. Tu es la folie qui me manque, je suis le calme dont tu as besoin pour chasser tes démons. Et je sais que la confiance en toi n’est pas ce qu’il y a de plus développé. Je connais même les causes de ce manquement. Alors si tu ne peux pas te faire confiance, moi je te fais confiance. Aveuglément. Totalement. Avec tout l’amour que je te porte. Je crois en toi, plus que n’importe qui. Et je sais que tu ne me feras aucun mal, parce que moi je ne t’en ferais jamais aucun. Cela a toujours été comme cela entre nous, depuis le jour où on s’est percuté en rue. On se complète et on a notre équilibre à nous, incompréhensible pour les autres.

Et c’est parce que je sais que tu me comprends et ne me juge jamais, que je te raconte mon problème avec Mina. J’imagine que tu liras entre les lignes, et que tu me rassureras. Je ne suis même pas étonné, que tu ne me juges pas égocentrique. « J’ai laissé sa colère me ronger sans savoir la refouler. Du coup, sur le moment, je lui ai dit que je n’avais aucune attache, que j’allais partir. », je confesse à voix basse. Mais je crois que les Vampires ont une très bonne ouïe. Je regarde au loin. « Je ne pensais pas vraiment que je n’ai pas d’attaches ici. Puis j’ai découvert qu’elle est enceinte. Personne ne me l’avait dit. J’en déduis que je n’avais pas à le savoir. Je ne pense pas faire encore partie de sa vie. Je me suis après coup expliqué et excusé. Mais ça ne changera rien. Alors voilà… J’aimerais que cela ne me retourne pas autant, que ça ne me brise pas autant. » Mais c’est le cas. Parce que l’empathie m’a rendu peut-être plus sensible, que la majeure partie des Humains. « Je ne sais même pas si j’apprendrais la naissance, ni si je dois faire un cadeau… J’ai juste envie de m’éloigner de ma famille en ce moment. C’est con hein ? »

Puis ça me percute d’un coup. Tu me connais mieux que ma famille. Tu sais mieux ce que je ressens que les miens. C’est presque ironique, non ? « Et je sais que tu as raison. Mais c’est compliqué. Parfois les émotions ne me quittent pas instantanément. Elles s’accrochent à mon âme. Elles ont des griffes biens acérées. », je confesse doucement. Je déteste ma capacité de Médium. C’est un vrai poison. J’ai un léger rire à ta dernière remarque. « Je sais que tu as toujours raison. Tu es la déesse de la raison ! », je commente taquin avec un clin d’œil. Et comme toujours te parler n’aide à m’apaiser. Je sais que tu comprends ce que je ressens et que tu vas me rassurer. Ce que tu fais admirablement. Mais la conversation ne reste jamais sérieusement entre nous, et je la dévie sur quelques souvenirs amusants. Ceux où je ne tenais pas l’alcool et où je m’endormais à même le sol de ton appartement. Je ris de bon cœur avec toi, me sentant alléger par la joie, qui transpire de ton âme. Tes émotions s’insinuent avec aisance en mon être. Et je les accueille, heureux de les retrouver et de sentir le calme, qui rampe en moi.

« J’avoue que je suis lourd et grand comparé à toi petite princesse », je déclare en te donnant un léger coup d’épaule amical. « Mais ton sol était très confortable ! », j’ajoute avec humour. On a quelques bons souvenirs de cette période-là. On a vécu tellement de choses. On s’est fait tellement de confidence. Tu es aussi la seule à m’avoir embrassé sincèrement. Et je tourne la tête pour te regarder avec un léger sourire. Tu m’as manqué. Et j’ai un second rire à ton autre remarque. Ce que c’est agréable de se lâcher un peu, sans barrière aucune. C’est un peu comme quand je m’élance de là-haut sans filet… « Parce que maintenant, tu es plus forte que moi ? », je questionne amusé. « Oui, bah je l’ai perdu mon point d’équilibre. Mais je vais le retrouver mon juste milieu. Et merci pour ton aide. », j’ajoute doucement.

Finalement, je m’intéresse à toi et à ta nouvelle vie. Quand tu mentionnes Alessandro, j’ose te demander s’il s’agit toujours du même Vampire. Je fronce des sourcils. « Je ne suis pas étonné de votre euh nouveau lien… Au fait, c’est quoi un Sire ? », je finis par demander. Je pense que tu veux dire créateur, mais je n’en suis pas certain. « J’y connais rien en vocabulaire des Vampires, désolé. » Mais je sais que tu m’expliqueras si tu le désires. Puis, ce n’est pas mon monde. « J’ai appris que l’amour c’est nul. Ça craint à mort d’être amoureux. » Et je hausse des épaules avec un soupir. C’est ma vision actuelle des choses. Il faut dire que je n’avais jamais été amoureux avant… Enfin je ne crois pas. J’en sais rien. Les sentiments, c’est encore plus compliqué que les émotions. « Donc tu es liée à lui. » Je ne sais pas trop quoi ajouté pour le coup. J’ignore quel sentiment tu lui portes actuellement. Par expérience, je sais que tu parleras quand tu en auras l’envie ou le besoin. Te questionner ne sert à rien. Puis j’évite de poser des questions.

« Le Prince ?!? », je questionne avec une grimace. « C’est qui ça ? Il y a une royauté chez les Vampires ? », je demande réellement curieux. Je n’y connais rien, mais je peux apprendre. J’ai envie de connaître ton monde. Puis tu me parles de ton nouveau métier, au musée d’histoire. Et je souris, attendri par la lueur qui brille dans tes yeux. Tu as l’air heureuse quand tu en parles. « C’est permis que je passe de nuit visiter ? Ça peut se faire après une représentation ou alors un soir, où j’ai rien. Ça m’intéresse à fond en tout cas. », je déclare à mon tour envahi par l’enthousiasme. Je suis très heureux qu’on se soit retrouvé. Je penche la tête en arrière un peu pour observer le ciel nocturne et ses étoiles. On est bien ici, dans ce moment hors du temps.

Et je tourne la tête pour t’observer un instant. « Si c’était aussi simple… Mais les gens n’apprécient pas la différence, et ils l’acceptent parfois difficilement. », je murmure en secouant la tête. « J’ai encore à apprendre au sujet de l’empathie. Et toi, tu dois apprendre sur ta nouvelle nature. Mais je crois qu’on y arrivera. Puis on peut s’entraider et se soutenir. », je réplique avec un clin d’œil complice. Et au fond, rien n’a changé entre nous. On se retrouve de nouveau en équilibre à se retenir l’un l’autre pour ne pas chuter du mauvais côté. Puis tu frôles mes cheveux, et je te dis que tu peux me toucher. Tu as toujours pu, malgré ma phobie du contact physique. Tu es une des personnes les plus proches de moi. Je te laisse jouer avec mes cheveux trop longs. « Je sais il faut les couper un peu. Pas trop non plus parce que je trouve que ça me va bien les cheveux décoiffés, mais là c’est un peu long. Je trouve juste personne pour le faire, alors si tu te proposes… », je réplique tout content. Je ris un peu quand tu me décoiffes. « C’est vrai que si tu coupes trop court, tu ne pourras plus jouer avec moi, et je vais perdre mon petit air charmant. » Et j’ai un sourire quand tu caresses ma joue. Ta peau est froide contre la mienne. Puis sans penser à te demander la permission, je bouge pour m’allonger sur le bord du pont. Ma tête trouve sa place sur tes jambes comme autrefois. « M’en veux pas mais la journée a été longue… Fais juste attention que je tombe pas. », j’explique avec un bâillement. « Et tu peux jouer avec les cheveux, ça détend. », je confesse en prenant une position confortable pour ce mini câlin. Je suis bien comme cela. Enfin je pense qu’on est bien.
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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Jeu 12 Juil 2018 - 10:27


 
Sil.ine
Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
L’empathie de Sileas, sa plus grande malédiction selon lui et, au début de leur relation, Vic trouvait qu’il exagérait mais aujourd’hui elle sait bien que non. Pouvoir ressentir les sentiments des autres ça peut être utile mais quand ils s’insinuent dans ton corps tels des poignards et s’accrochent à ton cœur sans que tu puisses en défaire les griffes sans te faire mal, c’est invivable. C’est compliqué et douloureux et  d’une certaine façon cela lui a apprit à voir le bon côté des choses quand elle est avec lui, faire transpirer la partie la plus ensoleillé de son être pour qu’il puisse se reposer un peu et se laisser envahir par le bonheur d’être juste ensemble. Ca c’est quelque chose qui est rapidement né entre eux : le plaisir de passer des soirées ensemble, de se marrer de tout et de rien et de pouvoir parler des heures et des heures de tout ce qu’ils ont sur le cœur pour pouvoir le faire ressortir. Ca lui fait du bien de dire tout haut tout ce que son esprit renferme et lui, ça lui permet aussi de purger le trop plein de sentiments qui emprisonnent son cœur. Une amitié un peu étrange entre un empathe hypersensible et une droguée en manque d’amour mais finalement ça fonctionne et ils se sont jamais posé plus de questions, les autres se la posent pour eux. Après, s’il y a bien une chose qui n’a pas changé chez Vic, c’est le fait qu’elle se moque totalement du regard des autres, rien que son style peut le montrer.

Elle écoute silencieusement ce que Sileas lui explique sur Mina, oui elle entend tout, elle a même parfois du mal avec tout ce qu’elle entend mais par cette nuit étoilée elle entend surtout la nature nocturne qui se réveille, le cœur de son ami et presque ses pensées tellement elle est proche de lui. « Mais ce n’est pas possible. Tu es comme ça et tu ne serais pas empathe que tu serais comme ça Sileas c’est normal d’être déçu quand on découvre ce genre de choses après coup. Même moi j’aurais gueulé… M’enfin je ne suis pas une référence… » va faire Vic’ en haussant les épaules. Sileas prend tout sur lui et elle, elle te remet tout dans la gueule, chacun son truc. « Si Mina n’est pas capable de comprendre tout ce que tu vis et pourquoi tu as réagis ainsi c’est qu’elle te connait finalement pas si bien que ça. Et puis une femme enceinte n’est pas l’être le plus facile au monde hein. Je serais toi je laisserais couler et j’enverrais un petit cadeau à la naissance du petit avec un petit mot, pas pour t’excuser de nouveau mais juste pour souhaiter la bienvenue au gnôme. Vous êtes une petite communauté, tu le sauras vite même si elle le te le dit pas. Je suis sure que ça ira » Vic n’envisage pas qu’on puisse repousser Sileas pour une histoire comme ça. Mina peut être déçue et contrariée mais elle sait ce qu’il est, elle sait ce qu’il ressent, qu’il est un miroir pour les sentiments des autres. Surtout qu’elle est proche de lui, ses sentiments lui transpercent tout de suite le cœur. Ca peut être certainement fatiguant de devoir faire attention tout le temps mais elle le sait, elle n’est pas bête. Enfin Vic’ espère… « Tu vis toujours avec Nona ? Pourquoi ne pas t’aménager un coin au hangar ou bien prendre une roulotte juste pour toi ? Après tout en vivant avec quelqu’un, même avec Nona, tu n’es jamais seul et ça n’aide peut être pas non plus. Si tu étais au moins seul, loin des gens, la nuit, ça pourrait aider. » Elle ne peut pas faire la parallèle avec elle vraiment car la journée elle est… morte… mais cela lui permet de retrouver une zone de calme quand même et de pouvoir mieux appréhender son réveil.

Mais leur relation ce n’est pas juste parler de choses difficiles, c’est aussi des soirées amusantes et certaines bien trop arrosées pour pouvoir s’en souvenir et bien se coucher correctement. Elle se met à rire de bon cœur, ayant oublié qu’elle en est capable mais cela a le don de faire rire aussi Sileas, comme un écho. Oui elle est petite et les gens oublient souvent que Sileas n’est plus un gamin car il garde un visage enfantin mais le fait est qu’il est plus âgé qu’elle et plus grand aussi donc impossible pour elle de le porter. Enfin jusqu’à présent. « Oh oui. Je dois même faire attention. Si tu savais comme c’est dur pour moi d’essayer de marche à vitesse normale ou de ne rien casser par exemple. J’ai encore beaucoup de travail avec mes nouvelles capacités ». Faire attention à ne pas faire mal aux gens aussi, tout un tas de choses qu’elle travaille autant qu’elle peut mais qui reste parfois difficile à maitriser malgré tout. Elle se contente de lui faire un petit sourire, oui il va retrouver son point d’équilibre elle en est persuadé et elle aidera au maximum. Puis elle se rend compte qu’elle utilise des mots que Yuri lui a appris mais que les gens ne connaissent certainement pas en effet. « Oh désolée ! J’ai tellement l’habitude d’entendre ses mots depuis que j’ai été transformée que je me rends pas compte que c’est pas évident ! Alessandro est celui qui m’a transformé donc c’est ce qu’on appelle mon sire, je suis liée à vie avec lui. » Et elle ne peut pas dire que ça la rend super joyeuse vu les débuts houleux de leur relation sire-infante mais elle se dit que cela changera peut être. Ou pas et elle restera surtout proche de Yuri, celui qui la protège depuis qu’elle est transformée. Heureusement qu’il y a Ludmilla aussi, sans eux elle ne serait pas aujourd’hui en train de discuter aussi sagement sur le bord d’un pont. « Oui… On ne peut pas dire que ce soit l’entente mais bon je fais avec… » va-t-elle répondre vaguement car elle ne sait pas l’expliquer, ce besoin qu’il soit là et pourtant elle ne peut pas supporter sa présence plus de dix minutes… Et puis il lui manque quand il part, trop compliqué tout ça, bien trop compliqué… « Le Prince c’est le chef des vampires. Oui ça fait penser à une royauté en effet. Je suis une de ses protégées et cela me permet de comprendre ce que je suis, il a pris mon apprentissage en charge comme Alessandro n’en était pas capable » Et toujours pas d’un autre côté même s’il essaie au moins désormais…

Mais la non vie de Victorine lui a permit quand même d’exaucer un vieux souhait : pouvoir travailler avec les antiquités et les restaurer. Elle a encore beaucoup à apprendre mais elle a tout le temps pour ça et elle fait enfin ce qu’elle veut ELLE. Elle serait super heureuse de montrer cela à Sileas aussi elle lui propose. « Bien tu me diras quand tu peux » Elle le ferait passer par la porte de service, ne pensant pas que ce soit un souci pour Yuri. Après tout elle est le vampire le plus jeune du musée le soir donc ce n’est pas les autres qui auront un souci pour lui. Son regard croise celui du jeune homme et elle hausse les épaules à cette affirmation. « Mais on s’en moque non ? » Du regard des autres, de ce qu’ils peuvent penser et accepter. « Le plus important est que les gens qu’on aime nous comprenne non ? Même s’ils ne sont pas légions. Nous on se comprend en tout cas et j’ai pas besoin de plus ». va-t-elle affirmer avec simplicité. « Comme toujours » S’entraider et se soutenir, jamais l’un sans l’autre même si elle impose de nouvelles contraintes avec sa nouvelle nature mais pourquoi ne pas reprendre là où ils se sont arrêtés puisqu’ils sont de nouveau ensemble ? Juste eux, les quelques rares personnes qui les comprennent et le reste on s’en fout. C’est pas totalement vrai car Vic est la première à avoir besoin qu’on l’aime mais elle est aussi la première à penser que plus on dit quelque chose haut et fort et plus ça se réalise et devient vrai.

La douceur revient alors qu’elle se permet de passer la main dans ses cheveux puis de lui caresser la joue avec un sourire. Elle n’a pas touché d’humains a part pour se nourrir depuis deux ans désormais aussi cette sensation la déstabilise un court instant et la persuade aussi de quelque chose, elle ne touchera jamais à Sileas et cette pensée est sûre, pas besoin de la dire à haute voix pour qu’elle s’imprègne dans son cœur qui n’a pas besoin de battre pour s’exprimer. Elle se met à rire devant la réflexion de son ami. « Hey mais on devient conscient de ses charmes dis donc… » va-t-elle faire taquine avant de le laisser s’installer, la tête sur ses jambes comme il le faisait toujours avant, quelques souvenirs acceptant de se rappeler à elle sans se faire bloquer par les souvenirs de sa mort. C’est rare et ça lui arrive tellement peu souvent qu’elle se met à sourire, passant sa main dans les cheveux de Sileas, l’autre posée sur la rambarde du pont. « Comme si je l’avais déjà fait ». Le laisser tomber… Jamais elle ne le ferait de toute façon, elle a déjà disparu de sa vie deux ans et elle trouve cela bien trop long aujourd’hui en le retrouvant. Long et en même temps elle a l’impression que c’est hier qu’ils ont fait leur dernière soirée. Avec douceur elle continue de lui caresser les cheveux, sachant très bien qu’il va finir par s’endormir il finit toujours par se détendre complètement ainsi et elle reprend instinctivement les gestes et les caresses qu’il aime avant de passer sur son visage, caressant ses paupières closes, ses joues, ses lèvres. « J’ai l’impression qu’on s’est quitté hier, c’est étrange et agréable » va-t-elle avouer.

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Mar 17 Juil 2018 - 13:13

Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
@Victorine White & @Sileas Balatta


L’empathie, il faut le vivre pour comprendre ce que c’est. Parce que être le réceptacle inconditionnel des émotions de tout le monde, c’est galère. Parfois, je ne sais même plus ce que je ressens vraiment, ce qui est à moi ou aux autres. Et je ne vais pas mentionner le trouble émotionnel quand deux émotions opposées se battent en moi pour dominer les autres. Tout cela, j’ai voulu l’expliquer à Mina. J’ai essayé de lui dire que lâcher prise était impossible, que ses émotions me bouffaient littéralement de l’intérieur sans que je ne puisse rien y faire. J’ai voulu qu’elle comprenne que la distance physique est la seule chose, qui coupe mon don, qui me permet d’inspirer quand je suis resté en apnée trop longtemps dans une mer agitée d’émotions contradictoires et fortes. Mais elle n’a pas compris. Et je sais que tu as raison. Je suis coupable, c’est certain. Mais elle l’est aussi, parce qu’on ne se dispute pas tout seul en général. Un léger soupir m’échappe.

« Parfois j’aimerais n’avoir aucune émotion, ne rien ressentir moi pour n’avoir qu’à gérer les émotions des autres. », je confesse après un court silence. J’ai un léger sourire pour toi. « Elle n’a plus besoin de moi. Elle a sa famille, elle a assuré la descendance des Balatta… Je lui souhaite d’être heureuse et je ne lui en veux pas. Mais je vais suivre ton conseil, j’enverrais un cadeau par politesse, quand il ou elle sera née. », j’ajoute lentement. C’est le mieux à faire. Ne pas le faire serait mal vu dans le clan après tout. Et je n’ai pas envie d’en rajouter au-dessus. Au pire, elle jettera le cadeau si elle n’en veut pas. Ta question attire mon regard sur toi. Où vivre ? C’est la question du moment. « Je suis arrivé à la même conclusion que toi. », je réplique avec un haussement d’épaules. Et puis vivre chez Nonna c’est risqué de croiser ma cousine ou son époux alors…

« Après la dispute, j’ai vécu quelques semaines au hangar. Mais Nonna a raison de dire que ce n’est pas un lieu sain pour y vivre tout le temps… Et puis j’ai fait une rencontre assez marquante, et j’ai réalisé qu’en dehors du camp, je n’étais pas en sécurité. Alors je suis rentré chez Nonna. Je me suis trouvé une vieille roulotte, que j’ai achetée, et je la rénove. J’y vis déjà avec mon chat. Nonna et Maman m’aident toujours. C’est pas hyper confortable pour le moment, mais ça me convient. Il y a tous qu’il faut pour y vivre, ça manque de décoration surtout. Et comme tu dis être seul parfois ça m’apaise. » Quelque part, je suis fier d’avoir mon chez-moi. Il était peut-être temps aussi que j’avance et que j’apprenne à me débrouiller définitivement seul. Mais je ne veux pas trop m’appesantir sur mon problème du moment. Même si je n’ai pas grand monde avec qui en parler, hormis toi. Cela dit pour des retrouvailles, on fait mieux comme sujet de conversation.

Et naturellement, comme toujours entre nous, on change de conversation. Nous voilà à nous remémorer le bon vieux temps, quand on passait des soirées à deux chez toi pour s’amuser. C’est aussi l’époque où j’ai appris que l’alcool freinait le contrôle de ma capacité d’empathie. Du coup, j’ai rarement bu sauf en ta compagnie, dans ton appartement en sécurité. Je te taquine sur ta nouvelle force. J’ai une idée de la rapidité d’un Vampire et de sa force assez précise maintenant. « Je vois. Ça en fait des choses à apprendre, nope ? », je ne sais pas à quel point c’est compliqué, mais je te crois sur parole. Entre la soif de sang, les sens, ça et tout le reste… Puis tu emploies des mots, qui doivent être typique des Vampires. Mais moi, je n’en suis pas un. Et j’y connais pas grand-chose en réalité hormis la base. Alors je te questionne pour être certain de bien tout comprendre. Et je hoche positivement de la tête. Donc Sire est bien un synonyme de Créateur. « Et pour lui tu es… Euh je veux dire y a un mot pour le Vampire créé aussi ? »

Je sais que toi et Alessandro c’est compliqué. Cela l’était déjà avant, quand il était ton prince charmant. Je n’ai jamais jugé cet amour-là, même s’il semblait destructeur pour toi. Je ne suis pas apte à avoir une opinion en amour. Mais tu ne sembles pas très heureuse d’être liée aussi intimement avec lui, si j’en crois l’émotion, qui m’effleure en cet instant. Puis tu réponds à mon autre question. « Je vois. Vous avez des mots pour tout. Il a un nom ce prince qui s’occupe de toi ? », je demande avec le sourire. Tant qu’on y est autant que j’en apprenne un peu plus sur ta nouvelle nature. « Donc, il t’a en quelque sorte adoptée et éduquée ? » Je suis vaguement étonnée que tu acceptes une quelconque forme d’autorité, toi qui as toujours été rebelle. Du moins, tu l’étais quand on s’est rencontré. Je suppose qu’il doit être spécial ce prince. Et je me demande quelle relation tu as avec lui. Mais je ne demande pas. Tu me parleras de lui, si tu le désires. Et puis la curiosité reste un vilain défaut, qui m’a déjà attiré assez d’ennuis.

Je sais à quel point tu aimes les antiquités. Tu en parlais parfois autrefois, de ce vieux rêve de travailler avec des pièces historiques authentiques. Je suis donc heureux que tu puisses aujourd’hui le faire. Et je suppose que le musée appartient à un Vampire, ce qui te permet de travailler de nuit tranquillement. « D’accord. Je regarde ce que j’ai comme soirée de libre, entre le cirque et la fin de mes prestations en ville… Mais j’ai toujours bien un soir sans rien une fois semaine. », je réponds avec un réel enthousiasme. Et c’est vrai que je me ménage toujours du temps pour me reposer. Je n’ai pas vraiment le droit à l’erreur dans mon job, et certainement pas quand Sienne est avec moi. Je soutiens ton regard. Et je t’offre un sourire. « Je sais. Je suis Gitan, je m’en fous en général de l’opinion des autres et des stéréotypes, qu’ils peuvent avoir sur moi. », je réplique doucement. Tout comme je me fous des préjugés, des insultes et moqueries. Je ne peux pas m’arrêter à cela. J’ai appris à vivre avec. Et je sais que tu fais de même depuis longtemps. Puis on a appris qu’à deux on est fort. Et c’est peut-être tout ce qui compte au final notre relation, et quelques autres liens privilégiés. Je n’ai pas besoin de plus.

Et finalement ces deux années n’ont été qu’une parenthèse hors du temps. Parce qu’il suffit de quelques mots, d’une caresse sur ma joue pour que tout redevienne comma avant, tout en simplicité et douceur. Et j’en viens à plaisanter sur mon physique et mes cheveux, qui me donneraient du charme. Je rigole légèrement à ta réponse. « Pas tellement. Toujours aussi vierge et célibataire, que la dernière fois qu’on s’est vu. », je déclare sans aucune gêne avec un clin d’œil. Tu me connais assez pour savoir pourquoi je reste chaste. Et ce n’est en rien une question de principes. « Mais parfois pour le travail, on me dit que les cheveux un peu longs c’est bien. Je suppose pour une question d’image. » Je hausse des épaules. Je n’en sais fichtrement rien. Je ne pose jamais de questions inutiles surtout pas au travail.

Et puis, je m’installe comme autrefois avec un soupir de bien être. Retrouver une constante apaisante m’est nécessaire. Et tu es cet apaisement dont j’ai besoin, ce retour aux habitudes ancrées et nécessaires à mon équilibre. Alors je reste là, la tête sur tes jambes et les yeux mi-clos pour profiter de l’instant. « Je vais ronronner comme mon chaton. », je déclare quand tes doigts viennent caresser doucement mes mèches de cheveux. C’est relaxant en fait. Je suis tellement privé de contact physique de par ma phobie, que je savoure toujours intensément le peu, que je puisse avoir sans que cela ne vire à la crise phobique ou d’angoisse. Tes doigts frôlent mon front, mon nez et mes joues « Ça chatouille », je déclare avec un léger sourire, pas plus gêné que cela par la caresse. « Ça fait longtemps que je n’ai plus eu droit à un câlin… », je murmure lentement. Et peut-être que ça me manquait un peu. Je relève les yeux vers toi. « Moi aussi j’ai cette impression… Tu m’as vraiment manqué. Je suis heureux qu’on se retrouve. », je commente. Et j’attrape ta main pour la serrer doucement, comme si je voulais être certain de ne pas rêver…
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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Ven 20 Juil 2018 - 10:22


 
Sil.ine
Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
Vic’ lève les yeux au ciel car elle a déjà entendu un bon nombre de fois le fait qu’il ne veut plus rien ressentir et elle sait pourquoi il pense cela car elle sait comment il gère son empathie ou plutôt comme elle lui gâche la vie mais elle ne pense pas que c’est une bonne solution, parce qu’il ne serait plus lui-même et qu’il l’est quand même avec elle. Que deviendraient ses amis proches du coup ? « Ce n’est pas pour ça qu’on oublie les autres. Laisses du temps » Elle répète ce qu’elle a déjà dit mais ce n’est parce qu’on se fait une nouvelle famille qu’on oublie celle qu’on avait avant. Vic ne peut pas dire qu’elle avait une famille de sang avant mais elle avait au moins des amis et ce n’est pas parce qu’elle est devenue un vampire qu’elle va oublier les gens qui comptaient vraiment pour elle avant sa transformation. Certes elle a besoin de temps pour se stabiliser et les revoir sans danger mais elle ne les oublie pas pour autant, il faut laisser le temps faire les choses c’est tout. Comme pour Mina. Enfin elle espère que la jeune femme pense la même chose qu’elle car sinon elle aura aucune compassion pour elle c’est clair. Après ce n’est pas comme si elle a quelque chose à faire avec les gitans de base donc ce n’est pas bien grave. Elle a un doute qu’elle passe très bien chez eux de toute façon vu sa nouvelle nature et si elle se souvient bien il ne vaut mieux pas qu’on sache qu’elle est l’infante d’Alessandro. Ou alors c’est avec la meute... elle sait plus, enfin son sire a trouvé le moyen de se faire détester de presque toutes les communautés de toute façon donc par défaut elle préfère éviter de dire qui elle est quand elle est avec des gens qu’elle ne connait pas. Dire qu’elle est la protégée de Yuri est bien plus facile pour s’en sortir sans casse.

« Oh tu veux que je t’aide à décorer ? » Demande t’elle parce que ça l’amuse même si ces gouts sont très colorés et assez particuliers. Il a le droit de dire non au pire, elle ne va pas se vexer pour aussi peu hein. « Enfin je me dis que je serais peut être pas la bienvenue dans ta communauté ». Elle préfère ne pas faire d’impair, au pire elle posera la question à Yuri pour être sure. « Un chat ? C’est cool ça. Je me demandais aussi la dernière fois si ça me ferait pas du bien d’avoir un animal avec moi mais ce serait pour quand je serais plus stable je pense, je voudrais pas lui faire de mal ». Vic a tendance à toujours penser qu’elle peut faire du mal aux autres mais après en avoir discuté avec Cillian cinq minutes comme ça et entendre que son ami en a un, cette idée finit par germer dans sa tête mais peut être pas pour tout de suite. Sa nouvelle nature lui demande beaucoup de patience, ce qu’elle n’a pas forcément de base mais elle a du apprendre à faire des efforts. « Oui beaucoup. Sauf que pour une fois c’est pas comme un devoir où au pire t’as une sale note, tu n’as pas vraiment le choix de faire ça bien » va-t-elle faire avec humour mais en rigolant un peu jaune quand même. Vic n’a jamais eu aucun soucis à l’école, elle a toujours eu énormément de facilité pour tout apprendre tout comprendre et cela l’aide certainement beaucoup aujourd’hui mais elle n’a quand même pas l’habitude de devoir travailler aussi dur pour se contrôler et ce n’est pas tous les jours facile.  Mais elle n’a pas envie de passer la soirée à se plaindre, c’est comme ça, elle n’a plus qu’à prendre sa vie en main après tout. « Son infante. Je suis son infante » va-t-elle répondre à la question de son ami.

Etre l’infante d’Alessandro… Un vaste programme… Heureusement qu’elle a le Prince avec elle, toujours à veiller sur ce qu’elle fait et répondre quand elle a besoin de lui. « Yuri. Avec son infante Ludmilla ils veillent sur moi, me permettent de comprendre ma nouvelle nature et apparaissent dès que j’ai besoin. Parfois j’ai l’impression que je suis un poids mais Yuri me dit toujours que non. » Pourtant elle a vraiment l’impression d’en être un mais il continue de répondre a la moindre de ses sollicitations sans jamais rien y redire. Et elle sait que s’il n’a pas envie il ne le ferait pas donc c’est ce qui lui permet de demander quand même. Bon parfois elle préfère demander à Ludmilla car c’est plus facile de discuter avec une femme qu’un homme et pourtant elle lui pose beaucoup de questions, essayant de comprendre au mieux ce qu’elle est devenue. Yuri n’a pas vraiment de tabous, Vic non plus donc c’est agréable de pouvoir discuter de tout sans se poser de questions, ça permet de pouvoir vraiment tout comprendre. « Heureusement qu’Il est là depuis deux ans sinon on ne serait pas en train de discuter ce soir tous les deux ». Voila quelque chose de certain car ce n’est pas Alessandro qui aurait été capable de faire cela et Yuri lui apporte une tranquillité qu’aucun de ses deux véritables sires n’est capable de faire. Elle tient donc énormément au Prince et il n’y a pas de mots pour exprimer ce qu’elle ressent pour lui, elle ne considère pas ses conseils comme de l’autorité, il ne l’est jamais vraiment, il la conseille, la console, la réconforte, lui montre. Vic n’a jamais supporté l’autorité mais là elle sait une chose : c’est pour son bien et la protection des siens toutes les règles qu’on lui apprend alors elle accepte car elle désire pouvoir protéger sa nouvelle famille, n’ayant pas vraiment eu l’occasion de comprendre ce qu’était l’esprit de clan avec les siens, comme ses parents ne se sont jamais inquiétés de sa vie ou bien de sa survie.

Elle caresse avec douceur les cheveux de Sileas, ayant hâte de pouvoir lui montrer ce qu’elle fait aujourd’hui comme travail et s’amuse de la longueur de ses cheveux. « Ca chaste je t’ai toujours dit que ça pouvait se résoudre » va-t-elle faire avec un sourire amusé en répondant à son clin d’œil par le même. « Enfin ça aurait été mieux de se décider avant car aujourd’hui ca risque d’être un peu plus complexe. » La jouissance humaine n’est plus quelque chose a laquelle elle a accès. Ça n’empêche pas de coucher mais coucher pour coucher n’a jamais été le délire de la jeune femme et il y a quelques paramètres qui ont changé. « Le plaisir comme la nourriture passent par la morsure désormais pour moi donc on va éviter de te dépuceler comme ça ! » va-t-elle faire en rigolant de bon cœur, discutant de ça sans aucune gêne comme toujours. Vic’ n’a jamais eu de soucis de pudeur ou bien de sujets tabous et elle en est bien contente, ça lui permet aujourd’hui d’être au courant de pas mal de choses comme justement les différentes morsures car cette partie là de sa vie reste importante et se rendre compte que ça ne fonctionne plus pareil, ça déstabilise aussi et elle compte bien pouvoir quand même profiter de moments agréables. L’éternité serait bien longue sans ça, elle ne s’était pas aussi bien entendu avec Alessandro pour rien. Quant à ronronner comme un chaton… « Ce ne serait pas la première fois » va-t-elle faire taquine tout en continuant de lui caresser les cheveux puis les yeux, le nez, les lèvres… « T’inquiètes pas je suis de retour tu vas en avoir plein » Ca lui manque tellement aussi même si elle profite bien souvent des bras de Yuri ou de Ludmilla.

Elle sert la main de Sileas dans la sienne avec douceur pour être sure de ne pas lui faire de mal et dépose un baiser sur son autre main qu’elle pose ensuite sur son nez. « Moi aussi » Elle va caresser ses cheveux de sa main libre avant de passer dans son cou en le regardant avec douceur. Soudainement il va se figer en sentant une marque qu’elle connait et va repasser sa main dessus pour être sure, sentant les contours irréguliers d’une morsure récente et mal faite. Elle ne peut imaginer que son ami ait demandé cela sciemment aussi une vague de colère va monter en elle soudainement puis un petit quelque chose de jaloux. Vic n’apprécie pas qu’on touche à son ami et une partie d’elle n’apprécie pas qu’on touche à ce qui lui appartient. « Qui t’a mordu ? » va-t-elle faire d’une voix sombre que Sileas ne lui connait pas car même si sa colère n’est pas tourné contre lui clairement, elle ne peut s’empêcher de déjà imaginer ce qu’elle va faire subir à celui qui a osé le toucher et penser à ce qu’elle pourrait faire pour que cela ne soit plus possible. « Racontes moi. » Elle regarde Sileas intensément, caressant cette marque et captant que ses sentiments ne sont certainement pas doux pour son ami mais elle ne peut rien y faire, elle est contrariée qu’il ait pu avoir mal, en colère que quelqu’un l’ait touché. Un fort sentiment d’appartenance lui transperce le cœur aussi, personne d’autre qu’elle n’a le droit de toucher à Sileas de cette façon.

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Mer 1 Aoû 2018 - 17:31

Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
@Victorine White & @Sileas Balatta


Il n’y a pas grand monde avec qui je parle ouvertement de ma capacité de Médium. Nonna a toujours su, elle m’a appris à le gérer au mieux. Mais l’empathie ne se contrôle jamais totalement, à moins d’être Sorcier. Et je ne suis que Médium. Maman aussi me conseille et m’aide au mieux. Après il me reste toi avec qui j’ai appris à parler de tout ouvertement et sans pudeur, c’est d’ailleurs ce qui me permet aujourd’hui d’expliquer platement ce qu’est l’empathie sexuelle aux autres sans sourciller. J’avais déjà la parole libre avant, mais il y avait le sujet intime que j’évitais. Et j’ai aussi appris à ne pas m’en faire de ce qu’on peut penser de moi sachant qu’à 27 ans révolu je suis toujours vierge et sans relation amoureuse. Et cela ne changera jamais. Maintenant, je peux en parler avec Sienna et Jessalyn dans une certaine mesure, mais je ne partage pas encore la même intimité avec elles qu’avec toi, ni le même lien fusionnel. Il fallait bien cela pour que j’accepte de faire deux tatouages symboliques en commun avec toi. Alors je dis tout ce que j’ai sur le cœur face à ma dispute avec Mina. De toute manière, je n’ai pas d’espoir que ça s’arrange comme tu dis. Mina a le caractère de feu des femmes gitanes de la famille, elle ne me pardonnera jamais. Et moi, je n’ai pas la force d’aller la voir en sachant ce qui m’attend. J’ai été jugé et condamné.

Puis je parle de la roulotte, que j’ai achetée pour y vivre seul avec le chaton. C’est encore la seule présence au camp qui ne me juge pas et n’attend rien de moi, qui m’aime de manière inconditionnelle. Oui, à part Maman, parce que je sais ce qu’elle a sacrifié et ce qu’elle subit depuis plus de vingt temps pour moi. « Pour le moment, je répare et je rénove. Elle est viable parce que je suis seul et que je peux me satisfaire de peu. Je sais même vivre au hangar alors… », j’explique lentement avec un léger sourire. Je suis fier de ce que j’arrive à réaliser seul avec les tutoriels que je trouve sur YouTube ou dans des livres. Parce que oui, j’exclus de demander de l’aide à quelqu’un au camp, même pas à Evann. « Je peux t’inviter. Mais je crois qu’ils vont pas trop apprécier vu que tu es une Vampire maintenant. Mais je ne sais pas. Je peux me renseigner, si tu veux… Après tu peux m’aider à choisir les couleurs et des objets… Tu veux la voir en photo ? La roulotte hein… Enfin j’ai le chaton aussi. », je te propose avec un doux sourire.

Je t’observe avec attention. « Ça peut avoir un animal de compagnie un Vampire ? », je demande lentement en fronçant des sourcils. À vrai dire, j’en sais rien. Je sais reconnaître votre aura rougeâtre, je connais votre soif de sang et que vos capacités de base ne fonctionnent pas sur moi parce que je suis Médium. Mais c’est tout. Le reste ce sont des idées toutes faites tirer des mythes locaux. Du coup, je te pose plein de questions. Mais cela ne semble pas t’ennuyer. Et je sais qu’il n’y a aucun sujet tabou entre nous, alors autant approfondir ma connaissance de ta race. La suite concernant ce qu’il y a à apprendre est dite avec humour. Mais on sait tous les deux que c’est compliqué. Je le sais même si une capacité de Médium n’a sûrement rien avoir avec tout ce que tu dois apprendre à contrôler depuis deux ans. Je ris un peu avec toi, parce qu’il vaut mieux rire que pleurer. « OK. Sire et Infant. Prince… En fait, il y a tout un vocabulaire spécifique aux Vampires. », je commente sobrement, vaguement impressionné.

Yuri. Ludmila. Des prénoms à consonance russe, si je ne me trompe pas. Mais je ne peux pas mettre un visage sur ces noms. Parce que moi, en dehors du camp gitan et de la Horde, je ne connais pas l’organisation des autres clans, ni qui en fait partie, ni leurs lois. « C’est cool que tu as trouvé une famille auprès deux. », je commente avec douceur. Je dirais bien qu’ils sont probablement des gens biens, mais je ne sais pas si on peut dire cela d’un Vampire ou d’un CESS de manière générale. Et je suis heureux que tu ne sois pas seule pour traverser cette épreuve. Parce que à t’écouter, ce n’est pas simple de devenir Vampire et d’appréhender ce nouvel aspect de ta vie. Cela dit, je préfère ne pas réagir à la seconde partie de ta phrase. Je te connais, Vic. Je sais par quoi tu es passée, ce que tu peux t’infliger comme blessures quand tu vas mal. Je comprends parfaitement le sous-entendu. Et même si cela me fait toujours un pincement au cœur de penser que tu pourrais sombrer vraiment et qu’alors je te perdrais totalement, je préfère ne pas y songer. Parce que j’ai cru que tu étais passée de l’autre côté. J’ai parfois erré près de chez toi à la recherche de ton Esprit. Au fond, je préfère te savoir Vampire.

Et j’apprécie tes caresses sur mes mèches. La dernière avec qui j’ai eu un câlin, c’est Mina. Et cela remonte avant son mariage, pour l’apaiser et la rassurer, il y a plus de sept mois maintenant. Alors là, je savoure. Parce que malgré ma phobie du contact, j’ai aussi besoin de chaleur humaine. Enfin tu es plutôt tiède que chaude en ce moment. Et on en vient à plaisanter sur mes cheveux trop longs. Je plisse du nez, curieux. « Pourquoi ? Les Vampires ont banni le sexe de leur pratique ? », je questionne vaguement curieux. Parler sexe n’est pas un problème. De tourte manière tu sais pourquoi je reste vierge. Ce n’est ni philosophique, ni idéologique. C’est juste une composante de moi. Si j’inspire le désir par accident aux autres, je ne le ressens pas vraiment. Et avant Jessalyn, je ne pensais même pas être capable d’avoir le cœur en vrac à cause de quelqu’un, d’avoir envie d’être avec quelqu’un, d’apprécier les forme d’un corps et de parfois avoir envie de toucher. Mais surtout, je ne pensais pas que moi je pouvais tomber amoureux. Je croyais que ça allait de pair avec mon don ou alors que je faisais partie de la minorité des gens, qui n’aiment jamais et n’éprouvent jamais de désir.

Quand tu mentionnes la morsure, je me tends un peu. Non, je n’ai aucune envie de revivre cela. Une fois me suffit amplement. Je porte toujours la trace dans mon cou des canines, qui ont déchiré ma peau avidement. Un frisson me parcourt. Je dois apprendre à me défendre contre ceux pouvant m’attaquer. Et je chasse la pensée au loin, me concentrant sur toi et sur tes gestes, ta présence chaleureuse et réconfortante. Je ferme les yeux me laissant faire. « Je vais ronronner alors. », je réponds taquin à mon tour. C’est vrai que je me suis déjà endormi comme cela, la tête sur tes jambes… Tes doigts courent sur mon visage, frôlant diverses parties. Ta peau tiède me refile des petits frisons. Il va falloir que je m’habitue à notre différence de température corporelle. « Content de te l’entendre dire. », je murmure avec tendresse. Ce n’est pas avec toi que les câlins vont me gêner, tu es entrée dans le top des gens avec qui j’accepte un contact physique sans avoir une autre réaction que de me tendre. Peut-être ne suis-je pas totalement un cas désespéré ?

Je garde les yeux fermés, alors qu’après une bise légère sur ma main, tu reprends tes caresses. Et elles glissent vers mon cou découvert. Et je te sens te figer étrangement, tes doigts repassant sur une zone précise, sur ma carotide. Mon esprit embrumé de fatigue et somnolant ne fait pas le lien assez vite. Et je la sens, ta colère, qui déchire les parois de mon esprit, qui s’insinue tel un serpent prédateur en moi. Elle s’étale, affole mon âme. Ses griffes déchirent mon calme du moment. Je rouvre les yeux, alors que ta voix est sifflante de colère. Colère, qui se déverse très rapidement en moi, et contre laquelle je tente de lutter, l’épuisement n’aidant pas. Il me faut de la distance, donc j’essaie de m’asseoir. « Vic… Lâche-moi s’il te plaît ? », je murmure d’abord, car ta poigne est d’acier sur moi comme celle de l’autre Vampire.

La frayeur, à nouveau, rampe en moi se disputant la place à ton émotion violente. « Je ne sais pas. », je réponds la voix tremblante sous le coup de tout ce qui se mélange avec brutalité en moi. Colère. Frustration. Possessivité. Jalousie. Peur. Angoisse. Tout cela forme un bouillon des plus corrosifs, qui va me ronger. « Un Vampire. », je souffle finalement soumis à ta volonté, parce que de toute manière je ne fais pas le poids physiquement. « Y a quelques jours, dans la zone portuaire. Ma faute, j’ai entendu un bruit. Je voulais aider. Il a attaqué parce qu’il avait soif. Il s’est pris mon don en pleine figure. Il n’a pas aimé. Puis il m’a menacé de mort. » C’est décousu, de phrases courtes, qui s’enchaînent sans lien. Mais sous l’effet des émotions, prisonnier de mon empathie, je ne peux pas faire mieux. « Je suis désolé. » Et j’ignore pourquoi je m’excuse, pourquoi je me sens en faute face à toi alors que j’étais juste victime de ma naïveté.
©️ Eden Memories

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→ NUISANCE DEPUIS : 21 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Cauchemar, niveau 1
→ ERRANCE : Essaim et surtout très loin de ses sires.
→ TROMPE L'ENNUI : History Muséum - Restauratrice antiquité
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Désorientée, en colère, féministe, vindicative, violente, angoissée, auto-destructrice, elle pratique encore aujourd'hui l'auto-mutilation, subit un gros complexe d'infériorité qui la fait souffrir d'angoisse d'abandon et de rejet, cauchemarde, fait des crises d'angoisse, mais aussi séduisante, féminine, fêtarde, audacieuse, autoditacte, tout sauf naïve, ne croit plus au prince charmant.

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MessageSujet: Re: Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]   Lun 13 Aoû 2018 - 22:23


 
Sil.ine
Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme
« Non non je ne désire pas créer de soucis » Vic ne veut pas de problèmes avec les gitans au vue de sa nouvelle nature. C’est bien la première fois d’ailleurs qu’elle pense à ce genre de choses car elle n’en a jamais eu rien à faire, de l’avis des autres, des règles et de ce qu’on peut penser d’elle mais les choses ont changé pour une seule raison : l’essaim. Aujourd’hui elle est au sein d’une famille à laquelle elle tient et elle ne veut surtout pas créer autant de problème que son sire à du en créer aussi elle respecte toutes les règles que Yuri lui a enseigné. Ca ne veut pas dire qu’elle accepte tout sans comprendre, elle n’hésite pas à poser beaucoup de questions à son sire de cœur si elle ne comprend pas quelque chose mais toutes les règles sont utiles à la sécurité de toute sa famille aussi elle les comprend et les accepte. Les premières qu’elle accepte dans toute sa vie. « Oh oui je veux bien ! » Elle est curieuse de voir cette roulotte et aussi le chat. Vic n’a jamais été fan des enfants mais elle aime beaucoup les animaux. En fait non elle n’aime pas les animaux mais Ethan les aimait beaucoup et elle a l’impression qu’en les aimant à son tour cela lui permet de garder un lien avec son frère aussi elle s’est mise à s’y intéresser depuis la mort d’Ethan et les apprécie vraiment aujourd’hui. Pour elle, pour lui, pour eux… Elle sort de cette pensée en entendant la question de Sileas et hausse les épaules « J’en sais rien du tout. » Elle ne prendra pas un animal si ça ne se fait pas ou si elle n’en est pas capable de toute façon. Elle demandera à Ludmilla.

Et oui les vampires ont une hiérarchie importante et un fonctionnement testé sur des centaines d’années aussi tout est plein de règles, c’est quelque chose dont elle ne peut complètement parler à Sileas mais elle peut au moins lui expliquer le vocabulaire. Et elle est heureuse d’avoir trouvé une famille, elle qui a autant besoin d’amour elle se sent enfin comprise et appréciée pour ce qu’elle est. Elle se sent encore tel un boulet quand elle est obligée de faire appel à ses deux sires de cœur parce qu’elle ne sait pas se tenir mais elle essaie de faire au mieux, de faire oublier de qui elle est l’infant car cela ne peut pas l’aider en fait, elle ne comprend même pas pourquoi Alessandro a fait tout ça mais cela reste toujours la même chose : son besoin d’amour. Elle peut comprendre ce besoin, elle a le même et elle a besoin qu’on prenne soin d’elle, qu’on l’aime mais elle ne se voit pas pour autant faire autant de mal qu’il le fait lui. Peut être que, justement, en comprenant tout ce qu’il fait pour ça, ça lui montre justement les limites qu’elle ne doit pas dépasser pour son bien être et celui de ceux qu’elle aime. Après tout. Serait-elle capable de tout détruire si Sileas se mettait à aimer quelqu’un d’autre qu’elle? Surement pas, elle se mettrait en retrait plutôt. Certainement jalouse au début car elle reste son amie mais c’est tout. Se mettre en retrait pour le laisser aller de l’avant… Aimer sans détruire… De toute façon il n’y a plus que l’amour aujourd’hui, le reste ne fonctionne plus. « C’est-à-dire que notre corps est… mort… » Vic ne voit pas comment l’expliquer autrement. Elle est morte. Même si elle le câline, qu’elle lui caresse avec douceur les cheveux, elle reste morte… Le sang permet à ses organes de revivre le temps d’une nuit mais c’est tout, le reste ne fonctionne plus comme avant, il n’y a plus que la morsure pour lui donner des sensations exquises.

Vic sourit à son ronronnement et en rigole doucement. Tout ceci lui a manqué, elle se sent bien quand Sileas est ainsi contre elle, en train de se laisser aller. Elle apprécie la douceur de sa peau qu’elle sent encore plus intensément aujourd’hui. Comme elle découvre de nouveau l’odeur de sa peau, de son sang de medium mais elle n’a pourtant pas envie de le mordre, elle se rend compte que même si sa nouvelle nature est attirée par tout ça, elle est capable de l’arrêter tout de suite. Sileas sera toujours un être à part, celui qu’on ne touche pas pour s’en nourrir mais celui qu’on protège, celui qu’on voudrait pouvoir garder à ses côtés tout au long de sa vie même si ce n’est pas possible car elle est désormais immortelle, mais tant qu’il sera là elle sera à ses côtés. Et c’est certainement pour cela qu’elle réagit aussi mal quand elle sent cette morsure, cet impact sur sa peau parfaite qu’elle était en train de caresser et elle ne peut retenir sa nature de s’emporter. Quelqu’un a osé toucher à cette âme qui semble être l’écho de la sienne si elle en a encore une aujourd’hui. Elle ne supporte pas l’idée qu’on ait pu le toucher, aucun vampire n’a le droit de s’approcher de Sileas, il est son humain, son jumeau, la deuxième partie de son cœur et c’est sa voix qui la tire de cette colère alors qu’elle n’arrive pas à la contrôler. Elle se rend compte de son état aussi aide Sileas à se redresser et bouge tellement vite qu’elle disparait aux yeux de son ami pour réapparaitre à bonne distance, essayant de calmer son cœur, son esprit, sa nouvelle nature.

« Ne sois pas désolé, ne sois pas désolé » ordonne t’elle… « Excuses moi. » soupire t’elle… se rendant compte de son ton car ce n’est pas du tout ce qu’elle veut faire, elle ne veut pas lui faire du mal aussi elle souffle un bon coup avant de se retourner et frapper un poteau qui va exploser sous l’impact de son poing et elle va poser sa tête contre lui, se rendant compte qu’en effet, parfois, comme lui dit Ludmilla, faut que ça sorte un bon coup. Elle ferme les yeux, se concentrant sur le mauvais bois qui a servi à faire ce poteau pour calmer son cœur et sa colère. « Je suis désolée Sileas je ne sais pas contrôler encore tout ce que je ressens, excuses moi… » murmure t’elle en laissant sa voix porter vers son ami alors qu’elle reprend doucement ses esprits. Comme si elle était lunatique elle change très rapidement d’un mode à un autre, ayant du mal à faire avec son caractère et celui qu’on acquiert en devenant un vampire. Ce n’est pas autant qu’un garou bien entendu mais il y a des choses que le vampirisme exacerbe comme la possession, la colère, l’envie… «  Ce n’est pas ta faute, ne le penses pas. Jamais. D’accord ? » va-t-elle faire beaucoup plus calme, se rapprochant de son ami comme elle sent que son calme revient, son besoin de prendre soin de lui passant au dessus de sa colère. Elle parlera de ça à Yuri et aura certainement une conversation très intéressante avec ce vampire… Son calme l’étonne, ce froid aussi qu’elle ressent quelques instants. C’est pire en fait, elle ne rend pas encore compte mais c’est bien pire…

« Je suis désolée que tu aies eu à vivre ça et que je te l’ai rappelé aussi violemment » fait elle en s’avançant vers Sileas, lui tendant sa main de nouveau alors qu’elle éprouve de nouveau énormément de tendresse envers lui et un fort sentiment de protection. « Je vais veiller à ce que ça n’arrive plus. » va-t-elle faire comme si c’était une évidence avant de s’en rendre compte tout de suite et de rajouter « Si tu veux bien… » Car il ne lui appartient pas. Elle a du mal avec ce sentiment si important qui vient de s’insinuer dans son cœur et se rend compte « Je suis désolée, je… j’ai… je sais pas comment expliquer ça sans paraitre inhumaine… je ne supporte pas qu’on s’en soit pris à toi, ce qui est normal mais ma nouvelle nature me rend encore plus sensible. Je… Je me rends compte que je serais capable de beaucoup pour toi. Dans le meilleur comme dans le pire » Ils ont toujours parlé honnêteté de tout ce qu’ils ressentaient aussi elle se rend compte qu’il va peut être avoir peur de ce qu’elle lui dit mais leur relation ne peut être ce qu’elle a toujours été sans cette honnêteté. Elle l’attire légèrement à elle mais ne l’oblige en rien au cas où il ne veuille pas d’un contact plus important, plus intense et le regarde avec douceur, gênée de penser tout cela. Oui pour une fois elle est gênée car c’est la première fois qu’elle ressent ça pour quelqu’un mais comme pour tout le reste, il fallait que ce soit LUI pour qu’elle le ressente, personne d’autre.

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Et je sombre dans les eaux ténébreuses de ton âme [Victorine White]

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