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 Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]

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MessageSujet: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 10 Juil 2018 - 2:31

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


La saveur du lâcher prise n’avait nul pareil. Elle détenait le secret de la naissance de cette électricité dans les veines et prolongeait son goût sur les lèvres jusqu’au bout de la nuit. Les fêtards connaissaient bien cette sensation de flottement qui accompagnait les plus belles virées nocturnes, celles dont le son se répercutait sur les parois noires des boîtes de nuit et vous faisait tourner la tête au-delà de toute espérance. A Berlin, la vie des noctambules était en effervescence. Les clubs battaient leur plein. La musique s’échappait sous leurs portes closes qui affichaient leur succès à grand renfort de limitation aux entrées et de gorilles prêts à vous expédier sur le trottoir à la moindre incartade. Toute la débauche du monde était permise, tant qu’elle restait légale et si cela m’aurait gêné à une époque, je n’en avais absolument rien à cirer aujourd’hui.

Au sein de la salle où régnait en maître un des DJ les plus en vogue, les lumières stroboscopiques rebondissaient sur ma peau tandis que je me déhanchai à m’en cramer la carcasse. Après des mois et des années même à subir les coups et les blessures, pouvoir ressentir une telle euphorie était plus que grisant. C’était transcendant. Peut-être était-ce déjà l’effet de l’alcool… Mais je m’en foutais. Maintenant que la formation était derrière moi, je pouvais m’offrir quelques soirées de plaisir coupable dans une ambiance d’une chaleur étouffante. J’en avais gagné le droit, cela ne faisait pas de moi un sale type : juste un homme libre qui savait exactement qui il était à présent. Cela aurait été me mentir que de continuer à donner le change dans une sobriété chaste de moine, un écart de ce genre aidait à se sentir en vie. A mon sens, c’était ce qu’il fallait pour trouver mon équilibre entre une droiture à vous briser la colonne et une dépravation délinquante sans possibilité de retour en arrière. Un exutoire à tout ce que je verrai dans leurs regards, un exutoire à la mort que je donnerai du bout de mes lames… Tellement profond comme pensées !

Je lâchai un éclat de rire en attirant la fille contre moi. Elle était belle avec ses boucles et ses taches de rousseur. Elles lui donnaient cet air innocent qui me faisait craquer, cette fragilité artificielle dont elle jouait pour se coller à moi et caresser mes épaules dans cette foule d’inconnus qui continuaient à vibrer au rythme des battements de la sono. Plus les décibels augmentaient, plus l’intensité devenait telle que je me laissais aller à frôler sa bouche d’un doigt tandis qu’elle faisait mine de trouver ma chemise trop fermée et d’être vexée ne pouvoir poser ses mains sur mon torse. Vilaine joueuse, elle voulait plus et si on n’avait pas été encore un peu trop tôt dans la soirée, je lui aurais donné ce qu’elle voulait : parce qu’au final, je nourrissais les mêmes désirs impurs et j’avais choisi cette soirée pour les assouvir maintenant que j’en avais la permission.

Les lumières changeantes rendaient ce retour à la vie moderne plus éblouissant encore que je n’aurais pu l’imaginer. Anonyme parmi les anonymes, je n’oubliais pas pour autant ce que serait désormais ma mission, mon objectif permanent. La protection du Secret devrait être ma priorité mais j’avais besoin de cette évasion et j’en aurais besoin de beaucoup d’autres pour ne pas sombrer à force de prodiguer l’ultime châtiment. Mon côté sombre devrait toujours rester sous contrôle, ma soif de justice aussi. Alors pour faire taire toutes ces idées, je flirtai quelques minutes de plus avant de l’embrasser fougueusement et de poursuivre ma soirée plus loin. L’abandonnant aux bras d’autres mecs qui la feraient vibrer sur le parquet où ses hanches fines continueraient à exhiber leurs courbes sensuelles. Parfums de sueur des danseurs, d’alcool des fêtards et de sucré des demoiselles se mêlaient pour former un tout dont je m’enivrais à l’extrême. Une nana de plus dansa avec moi. Brune cette fois, jolie mais pas inoubliable. Aucune de l’avait jamais été jusqu’à maintenant.

La musique s’était faite plus dynamique, plus pressante et tapante. Ses basses lourdes faisaient sonner mes côtes et je sentis bientôt la soif me tirailler le gosier. J’abandonnai la belle brunette sans le moindre état d’âme, elle ne cilla même pas : elle connaissait visiblement les règles de ces rencontres fortuites qui pouvaient en rester à un frottement complice et je l’en remerciai d’une main douce caressant sa joue avant de m’éclipser vers le bar. Rejetant ma tête en arrière, j’aperçus la boule à facettes qui faisait tâche dans ce décor résolument moderne. Dans un des squats où j’avais vécu quelques mois avant de comprendre l’ampleur de l’héritage de ma lignée, de mon héritage, un tel vestige avait dû être accroché depuis des années si on en croyait l’état délabré des miroirs ébréchés qui servaient de facettes. J’adorai mater les reflets qu’il projetait sur les murs, pendant que mon corps se camouflait sous une couverture de fortune posée à même le sol au milieu d’autres drogués et fugueurs…

Un instant, les secondes passèrent hors du temps. Le visage levé vers la sphère, insensible à tout ce qui pouvait se passer alentours, je la contemplai pendant que tous les autres s’amusaient avec désinvolture. Je revis l’image de cet ado paumé que j’étais alors, rempli d’incertitudes et de colère. Il était loin. Très loin. Et j’étais fier de ce que j’étais devenu depuis.

La musique se coupa, silence éphémère suivi immédiatement des sifflets du public qui allait pouvoir s’extasier sur un nouveau son d’ici peu. Un sourire déchira ma mine, cela faisait si longtemps que je n’avais pas souri autant à de telles conneries « normales ».

Je crois bien que c’est là que je perçus sa plainte ou était-ce son foutu accent ? A moins de deux mètres, accoudé au comptoir, un type débitait des paroles dans un allemand qui aurait fait pesté mon paternel tant sa prononciation était à couper au couteau ! Mieux valait la fermer que de massacrer toute une culture linguistique ainsi qu’il aurait dit ! Je fis quelques pas vers le bar et je devais bien avouer que c’était vraiment aussi moche que ça en avait l’air…Même avec le potin de la salle, j’arrivais à peine à comprendre que c’était bel et bien de l’allemand qu’il tentait en vain d’utiliser pour commander un verre, du moins probablement si on se fiait aux deux ou trois termes à peu près corrects qu’il parvenait à cracher. Sérieux, pourquoi les étrangers se sentaient-ils toujours obligés d’aboyer dans notre langue ?

Le barman l’envoya finalement paître, il avait mieux à faire que de ne rien percuter aux paroles d’un type de la vingtaine incapable d’aligner deux mots compréhensibles ! Entre soupirs et rires moqueurs des alcoolisés, sa posture accoudée sur le plateau du bar me fit un peu pitié. Et puis merde, c’était soirée de fête et il était hors de question que je laisse ce qui était visiblement un touriste se noyer dans un verre sec ! Les fêtes berlinoises devaient laisser un souvenir inoubliable à ceux qui osaient en franchir les portes… Ou alors autorisation à un blackout le lendemain uniquement s’ils gardaient un souvenir tellement mémorable de leur réveil que cela pouvait expliquer que la fête en elle-même soit passée à la trappe ! On pouvait facilement y remédier… Après tout son aura était plutôt pas mal, médiumnique certes mais d’une clarté qui prouvait qu’il n’avait rien sur la conscience qui vaille que je lui pourrisse son voyage, au contraire.

▬ Hé mec ? Besoin d’un coup de main ? lançai-je en m’accoudant à sa droite en débarquant au comptoir.

Mon ton se voulait radicalement différent de l’intonation fermée et sèche qui caractérisait ma voix depuis que j’étais rentré dans les rangs et j’en fus le premier surpris. Instinctivement, je lui souris attendant de voir s’il répondrait à ma proposition ou jouerait les blondes effarouchées : trop fier pour profiter de l’aide d’un local pour s’en sortir dans une ville dont je maîtrisais les codes et que je pouvais lui faire découvrir à travers ce qui pourrait bien être la plus chouette soirée de ses vacances s’il acceptait ma main tendue.






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Dernière édition par Maximilian L. Schimmel le Ven 14 Sep 2018 - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Dim 15 Juil 2018 - 0:40

Ca fait deux semaines que Abraham et lui ont poser bagages à Berlin après une longue retraite en Afrique du Sud. Le climat n'avait pas trop convenu à son alligator de frère, bizarrement. Pas assez de marécage ? Pas assez de plan d'eau infesté de moustiques au goût de l'aîné. Bon, évidement s'est faux, Abe ne s'est jamais plein du climat, ce n'est pas son genre. Ils en avaient juste eu marre tout les deux. Alors l'Europe leur avait tendu les bras, une opportunité sans pareil pour le médium, une chance inouïe de se former. Les langues avaient toujours fasciné Mickael et sa cécité lui offrait en contre partie un apprentissage rapide et efficace. Les pouvoir de l'ouïe. Aujourd'hui, après avoir traîné dans des cafés, des bars et prit quelques cours, il pouvait tenir un conversation simple et se faire aider dans la rue. Bon, bien évidement il fait encore beaucoup de fautes, la conjugaison surtout. Et son accent écorche ses propres oreilles. Mais il fait de son mieux et il sait qu'il s'améliorera rapidement, il n'a aucun doute. Tant qu'on ne lui hurle pas dessus qu'il est en train de tuer une langue, tout ira bien. Lui-même ne supporte pas qu'on maltraite quelque chose d'aussi beau et culturel qu'un langage, quel qu'il soit, le langage parlé, le langage des signe, le braille, rien n'est à détruire parce que, du point de vu de l'aveugle, c'est culturelle, c'est une richesse.

Ce soir, Mike se retrouve dans une boite de nuit, tout du moins ca y ressemble. Il se demande comment est ce qu'il a pu finir là, accoudé à ce qui semble être un bar dans une ambiance aussi violente. Les personnes qui l'avaient renseignés s'était soit moqués de lui soit n'avaient rien comprit. Un savoureux mélange des deux d'après le médium. Il soupir. Il a besoin de boire. C'est la pleine Lune, Abe a disparu pour faire ce qu'il avait à faire et Mike doit impérativement s'occuper l'esprit. Il espérait pouvoir boire et rencontrer des gens ce soir, cette nuit mais non. Là, coincé près de ce bar au milieu de sons qui lui sont presque étrangers tellement ils sont fort. L'Electro n'est pas sa musique de prédilection, loin de là. Il se demande s'il ne devrait pas partir mais au senti de l'heure sur sa montre, plus rien ne serait ouvert et il a se besoin irrépressible de boire un verre, un verre d'alcool.

Il voit l'aura de son interlocuteur, une couleur dont il ne connaît pas le nom s'avancer vers lui et lui parler. L'aveugle n'entend rien la première fois et lui demande de répéter, ce que le barman fait. Et Mike ne pige rien, on va dire que ce ne sont pas les noms des alcools trouvables en boîte de nuit qu'il apprend en premier. Il entend finalement un « parle plus fort » des moins amicales et le medium s’exécute, il hurle presque sa demande et, à son grand damne, la musique s'arrête. Le rouge au joue du haut de ses vingts ans, il entend les rires des bourrés et les soupirs des autres. Il a envie de disparaître et le barman s'éloigne, il laisse tomber. Mickael se sent abattu et humilié, son envie de disparaître est flagrante. Mais on ne le laisse pas tranquille, une aura s'approche et lui parle en un allemand de natif. Sa compréhension de la langue est bonne mais son retour manque de confiance. Pourtant le ton d'en face est presque chaleureux. Mike a bien envie d'un coup de main oui.

-Je aimerais bien boire un peu alcool mais compréhension problème.

Il essaye et laisse un micro blanc avant de se rendre compte de toutes ses fautes. Il se reprend.

-J'aimerais bien commander de l'alcool mais la... communication est … Difficile.

Il cherche ses mots, il est un petit peu lent, son accent américain est prononcé mais sa voix est calme malgré tout. Il espère que son interlocuteur est assez près de lui pour ne pas avoir à hurler une nouvelle fois.

Il ne sait pas si l'homme en face de lui lui a tendu la main ou sourit et à cet âge là, le jeune adulte y est encore sensible, chose qui changera par la suite mais pour l'instant, il est loin d'être à l'aise avec sa cécité.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Dim 15 Juil 2018 - 16:24

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Alors que les stroboscopes recommençaient leur danse incessante sur une nouvelle musique tout droit venue de l’enfer avec ses battements à vous vriller les tympans, je contemplai la silhouette déchue de ce touriste totalement paumé. Dans n’importe quelle autre circonstance, je serais sans doute passé à côté de lui sans m’en faire, le laissant à sa solitude d’étranger. Peut-être même que j’aurais ri tiens ! En même temps, qui ne s’est jamais amusé d’un voyageur semblant incapable de se dépatouiller dans le pays qu’il visitait. Moqueur ou moqué, on avait tous joué les deux rôles au moins une fois dans notre existence. Cependant, ce soir, je n’avais pas envie d’être ce connard de natif : ce soir, j’avais envie de m’évader moi aussi et un peu d’exotisme avec un tel accent ne me ferait pas de mal.

S’il avait l’air honteux, son dos courbé projetant l’ombre de son torse sur le comptoir, les reflets des néons qui couraient entre les étagères du bar attiraient l’œil sur les bouteilles qui y étaient alignées si bien que j’avais du mal à comprendre qu’il n’en ait pas désigné une du doigt pour se faire servir au lieu de s’acharner à demander de vive voix. Encore un type qui voulait se la jouer polyglotte, pensai-je avec un soupçon d’amusement, l’alcool me rendant déjà moins cynique que je ne l’aurais été habituellement. Son visage s’était tourné vers moi, pourtant quelque chose dans le contact clochait sans que je n’arrive à mettre le doigt dessus.

Après une seconde de silence, premier essai. Echec. Le style syntaxique à la Tarzan ne lui allait pas : pas assez farouche et sauvage, ne pus-je m’empêcher de songer en écoutant sa tentative hésitante. Impossible de ne pas deviner son manque de confiance qui l’avait conduit à ce massacre langagier. Cela m’avait valu de ne pas réussir à cacher un petit froncement de sourcils désabusé tandis que je cherchais encore qu’est-ce qui me paraissait bizarre chez lui. Deuxième essai. Allez mec tu vas y arriver, l’encourageai-je mentalement avec humour. Les mots sortirent enfin correctement, même si son accent foutrement distinctif venait parasiter l’ensemble.

▬ Ja, ich sah das [Ouais, j'ai vu ça] !

Ma voix s'était voulue suffisamment forte pour qu’il la perçoive par-delà les vibrations terribles qu’envoyaient sans cesse les baffles adossées à la scène, plus loin dans la salle.

▬ Bist du Amerikaner ? lançai-je bêtement simultanément à un sursaut du DJ qui s’était senti obligé d’augmenter les trebles, créant des distorsions aigues dans le son qui s’échappait des enceintes. Réalisant qu’il n’avait sans doute rien compris entre langue étrangère et musique forte, je décidais de m’adapter directement à ce que j’avais cru reconnaître de sa nationalité en optant pour l'anglais : Tu es américain ?

Ma question était plus rhétorique qu'autre chose. En réalité, peu m'importait qu'il soit russe, chinois ou canadien... Il voulait boire un verre d'alcool et cela suffisait à le rendre de bonne compagnie vu mes projets de lâcher prise.

▬ Tu sais ce que tu veux ? Je peux traduire.

Autour de nous, ceux qui avaient ri de la situation n’accordaient déjà plus la moindre importance à mon interlocuteur, trop occupés à vider leur verre ou à emballer une fille facile qui leur distillait ses clins d’œil coquins à l’autre bout du bar. Je tournai la tête un instant, laissai mon regard balayer la foule dans mon dos, comme si je voulais m’assurer que mes compagnes de fête s’amusaient toujours autant, bien que notre aventure s’était arrêtée aussi vite qu’elle avait débuté. Le temps d’une chanson, voilà à quoi se résumait une relation au cours de ces soirées et cela m’allait bien. La foule épaisse donnait l’impression d’une masse informe, marée humaine qui déferlait sur la piste. Dans mon dos, une goutte de sueur me prouva que le bar était l’option rêvée avant de reprendre le chemin de la débauche.

▬ Personne ne devrait manquer de boisson dans une telle soirée ! finis-je par annoncer avec sympathie en tendant ma main vers ma béatitude de la nuit. Maximilian, mais tu peux m’appeler Max.

L’impression d’étrangeté ne m’avait pas quittée. Laissant le poids de mon corps choir sur mon coude, je reportai mon attention sur le touriste dont le regard perdu à l’horizon m’apparut soudain comme la source de mon malaise. Il paraissait si loin avec ce vide dans les yeux…






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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Dim 15 Juil 2018 - 21:32


Pauvre de lui, la musique à reprit et il a toujours la gorge sèche et pas l'ombre d'un verre dans les mains mais au moins il n'est plus seul... Tout du moins pour les trente secondes qui suivent... Il espère. Ne pas passer cette nuit de pleine Lune en solitaire et même si c'est avec un natif qui vient pour se foutre de sa gueule, il n'est pas seul. Et sans mentir, il en a besoin.

Il ne sait pas trop comment réagir, est ce que l'autre a rester malgré son vocabulaire pauvre et surtout son accent à faire fuir un sourd. Il se promet de travailler dessus, juste pour se faire un petit peu moins remarquer la prochaine fois.

Il baisse d'ailleurs un petit peu plus la tête, complètement honteux, quand son interlocuteur à la couleur différente lui confirme son incompétence. C'est lamentable, il n'aura jamais dû sortir en fait. Mais pourtant, l'interlocuteur ne part pas pour autant, il continu même de lui parler. Mike relève même la tête quand il lui demande s'il est américain d'abord en allemand, il a même comprit, mais quand il lui redemande en anglais, un sourire reconnaissant s'étale sur ses lèvres. Il peut communiquer en anglais... Quel soulagement.

Il fait un petit signe de tête positif pour répondre à la question de l'autre et se met de nouveau à réfléchir quand l'alcool redevient le sujet principal.

-Hm... Merci beaucoup.

Ne pas lui dire qu'il ne voit pas les différents alcools proposés, ne pas lui dire que s'il y a une carte, impossible pour lui de la lire. Ne rien laisser au hasard.

-J'ai entendu parler du Eckes Edelkirsch mais vu que je suis là que depuis quinze jours, je n'ai pas eu les temps de tester grand chose... Il y a quelque chose que  tu conseillerais à un touriste ?


Bel essaie, à voir si ca passe auprès de l'autre. La carte du touriste, ca passe en général, enfin … Il pense. Il a même un petit rire quand l'homme annonce que personne, en gros, de doit rester sobre dans une soirée pareille avant de se présenter.

-Ha ! D'accord, bah moi c'est Mike … Mickael … Comme tu veux.

Mike tend enfin la main en se disant que c'est le signal. Ah, faites que Maximilian ne l'ai pas fait avant … Il aurait l'air con et surtout, il serait complètement grillé. Il fait en sorte de garder son air à peu près assuré, en tout cas, pas aussi désespéré qu'il ne l'est réellement.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 17 Juil 2018 - 1:52

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C’était beau, cet instant de délivrance que ses traits soudainement décrispés avaient laissé transparaître en écho à mes paroles dans un anglais presque impeccable. Je ne m’étais pas planté sur sa nationalité, son signe de tête timide me l’assurait. Voilà une première bonne nouvelle qui signifiait sans le moindre doute que le taux d’alcool qui coulait dans mes veines n’était pas encore suffisamment élevé pour la nuit que je m’étais promis de passer. Il était encore tôt pour songer à cela, le reste de la soirée suffirait à m’emporter dans de meilleures dispositions, à lâcher prise encore davantage pour céder à tous les caprices auxquels mon esprit et mon corps contraints avaient besoin de s’adonner après tant d’années de formation intensive.

Dans nos dos, les danseurs avaient repris leurs mouvements fous, désarticulés, sur un son tout bonnement épique. Je m’en enivrai presque pendant qu’il me remerciait d’abord, hésitait ensuite. Pas étonnant qu’il ait à ce point du mal à se faire comprendre s’il n’était pas capable de dire ce qu’il voulait, même dans sa langue maternelle ! Il était aisé de rentrer au Trésor, peu de sélection à l’entrée pour ne pas dire aucune, et une ambiance techno-électro si connue qu’elle en faisait un lieu où toutes les nationalités pouvaient se mêler : natifs, touristes… Nous étions tous les bienvenus tant que nous souhaitions vibrer dans les ruines d’une ancienne usine. C’est cette ambiance si particulière qui me poussait toujours à revenir ici, alors que j’aurais pu sans problème me déhancher dans un club nettement plus sélect comme le Berghain. Un petit sourire en coin soutînt sa réplique. Il voulait sérieusement déguster de la liqueur à une telle soirée ? Pourquoi pas, quoique peut-être un peu trop « précieux » comme choix…

▬ Pas mal pour un touriste, commentai-je avec un sourire qu’on percevait dans mon intonation malgré la musique et les clameurs de la foule qui étouffaient mes paroles. Goûter du Eckes Edelkirsch peut être une expérience mais chez nous, c’est la bière qui est reine. Si tu es partant pour les fortes, teste la Eisbock ! Ou alors une Beck’s si tu veux pas chauffer trop vite !

Au fil de la conversation, la tension se dissipait de plus en plus. Il rit même alors que son regard était toujours aussi lointain, frôlant ma silhouette sans jamais s’y accrocher. Déstabilisant, clairement et simplement déstabilisant cette manie de ne pas être foutu de regarder les gens dans les yeux ! Mon père m’avait toujours enseigné que faire face était aussi un signe de respect : cela expliquait certainement pourquoi être obligé de supporter ce regard fuyant vers le vide me déplaisait. Et puis merde qu’importe ! Je n’étais pas là pour me prendre la tête. Ce soir, rien n’avait vraiment d’importance.

C’est ainsi que je me retrouvais à me présenter, à lui tendre une main même pendant qu’il en faisait de même avec un prénom à bonne consonance américaine : bien comme il faut en somme. Bien stéréotypé également si on y réfléchissait bien avec son archétype d’étranger paumé au bar d’une boîte dont j’avais le sentiment qu’il ne connaissait rien avant d’y avoir fichu les pieds ! C’était peut-être vrai, peut-être pas. Toutefois, cela avait quelque chose d’amusant qui me permettait d’oublier la sensation de malaise que son regard perdu quelque part dans la foule, au-dessus de mon épaule gauche, faisait planer sur moi.

Et là, sa main se tendit à son tour. Je pensais en toute logique qu’il allait s’emparer de la mienne, déjà prête à accueillir sa poigne, au lieu de quoi il la dirigea dans le vide, complètement à l’opposé de l’endroit où ma main plus solitaire que jamais face à ce raté se serra et se relâcha dans le vide par réflexe.  

▬ Hum… T’es sûr que tu n’as pas déjà bu pas mal de verres ? fis-je d’une voix dans laquelle on percevait mon ton rieur. Parce que soit t’es complètement bourré, soit t’as besoin de lunettes Mike !

Je lâchai un petit rire, amusé de la situation plus que moqueur, tout en claquant ma main dans la sienne que je serrai avec mon habituelle force. Une poignée de main en disait long sur notre interlocuteur et la mienne était remplie de cette puissance à vif qui me caractérisait, de cette passion pleine de détermination violente que je mettais dans chacun de mes actes. Cette nuit pourtant le masque était prêt à tomber pour quelques heures, quelques heures de débauche bien méritées. Avec ou sans compagnie, cela était l’unique donnée qui restait à voir…






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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Sam 28 Juil 2018 - 19:54


Mike écoute attentivement les conseils en matière de boisson de Max en face de lui et s'essaye à l'art de retenir ces noms avec tellement de consonne. L'allemand est difficile à appréhender quand on n'y connaît rien en langue. Heureusement que Mike n'est pas dans ce cas et que ces boissons contiennent quand même quelques voyelles. Parfait. Il s'étonne aussi d'arriver à comprendre et entendre si distinctement son interlocuteur malgré tout le bruit alentour. C'est comme si la voix de l'homme en face de lui couvre tout. Il avait une voix agréable d'ailleurs et son accent quand il parle anglais a quelque chose … D'hypnotique. Une Beck's donc ? Pour ne pas aller trop vite. Bonne idée. L'aveugle ne boit pas souvent et il n'a pas envie de perdre ses moyens trop rapidement. Surtout dans ce genre d'endroit qui lui lui totalement inconnu. Que ce soit ici ou en Amérique. Mince, il cherchait juste un bar à la base.

Tout se passe bien il suppose. Sa main tendue devant lui attend juste celle de Max. Il est loin de savoir que celui-ci attend déjà, figé, que l'aveugle lui sert la main. Quel échec. Et Mike, avec son petit sourire doux qui ne répond à rien, totalement dans le vide.

Quand Mix, en face de lui, lui parle de lunettes. Un réflexe idiot le laisse porter sa main libre à la tempe pour vérifier qu'il a bien ses lunettes de soleil. Chose qu'il n'a évidemment pas. Ses lunettes il les garde en journée, quand c'est encore normal d'en porter, pour caché ses yeux vagues mais la nuit, il n'a pas envie de se faire remarquer alors il essaye de diriger son regard mort vers le sol. Mais là dans cette boite, il ne les porte pas, il fait nuit et porter des lunettes de soleil en discothèque... Complètement ridicule. Mais ce réflexe pourri de chercher si elle sont là... Il va vraiment se griller tout seul avec ses conneries. Pourquoi est ce qu'il doit être aveugle de base, hein ?

Il sent finalement la main de Max dans la sienne et se fige une demi seconde, le temps de comprendre. Mais il y répond d'un geste cependant assuré. Les poignets de mains en disent longue et la sienne essaye de hurler « j'ai confiance en moi, je vois ce qu'il se passe, ne me prend pas en pitié »

Il répond à la petite pique de l'allemand par un petit rire peut-être un petit peu trop forcé.

-C'est Beck's que tu as dis ? Essayons ca. J'avoue que je tiens à profiter de cette soirée le plus longtemps possible et de la meilleur manière qui soit.

Un sourire vient éclairer son visage.

-Si en plus, je peux être en bonne compagnie, je vais pas me gêner.

Qu'il parle de Max ou d'une demoiselle agréable et susceptible de le comprendre, il s'en fiche. Bien que ce sera plus simple, sûrement avec Maximilien. En plus il a une belle couleur d'aura.

-Tu viens souvent ici ?

Pourquoi cette question ? Lui-même se demande, mais bon, pour lancer les « hostilités » c'est plutôt pas mal. Il n'a pas envie d'être seul.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Ven 3 Aoû 2018 - 4:03

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Carrément étrange ce type, même dans cette semi-obscurité où valsaient les spots éblouissants j’avais pu apercevoir le malaise qui l’avait traversé. Ma remarque avait fait mouche et quand il porta sa main à sa tempe, je lâchai un petit rire amusé : spécial, vraiment spécial ce mec ! Alors quand sa main tenta de serrer la mienne avec vigueur tout en maintenant cette absence dans le regard, je compris qu’il essayait tant bien que mal de donner le change. Loin d’être uniquement freiné par la barrière de la langue, cet étranger transpirait l’angoisse alors même qu’il était désormais à mille lieues de la situation embarrassante de laquelle je l’avais tirée. Un truc clochait… Avec son aura pêche, je finissais par m’interroger sur ses dons : tout était possible quant au petit bonus personnel qui caractérisait chaque médium et faisait de nous des êtres uniques et qui sait ce que cela pouvait bien être pour lui… Peut-être même était-ce pour cette raison idiote qu’il gardait ce regard vide et perdu quelque part derrière moi, dans la foule des danseurs.

▬ T’es sûr que ça va ? Tu m’as l’air un peu à côté de tes pompes si je peux me permettre… Décalage horaire ?

Question rhétorique. Son comportement n’avait sans doute rien à voir avec une nuit de sommeil manquée, du moins pas avec autant de bizarreries qui s’amoncelaient au fil des minutes passées en sa compagnie… Et puis merde ! Je n’avais pas envie de me prendre la tête avec des histoires dépassant les humains, cette soirée était dédiée à une libération, à la désinvolture et au lâcher prise. J’avais besoin d’abandonner pour quelques heures la casquette de médium et c’est exactement ce que j’assumais en évitant de l’interroger davantage.

Avec son sourire qui s’étira sur ses lèvres, la crispation se faisait sentir et je rêvais qu’il relâcha la pression. Dans ses paroles suintaient la sagesse propre aux personnes raisonnables, à celles pour qui un pas de travers représentait le plus grand des crimes… Si je n’avais pas été de si bonne humeur, je l’aurais sans doute abandonné après lui avoir commandé son verre, j’aurais trouvé une ou deux nanas sur la piste et on aura dansé à s’en brûler les muscles et s’en écorcher le corps. Au lieu de cela, le désir de le provoquer et de le sortir de sa zone de confort me sembla être une excellente bonne action à réaliser pour la reprise de mes débauches nocturnes. Je lui renvoyai son charmant sourire.

▬ On peut profiter de ce genre de soirées de bien des façons, tu as raison !  lâchai-je en assortissant la remarque d’un petit rire sincère alors que dans mon esprit les images festives s’enchaînaient.

Après combien de verres commenceraient-ils se rendre compte que la Terre était ronde tant le sol lui semblerait tourner sous ses pieds ? Sans doute peu vu ses dires, mais je ne le saoulerai pas. Jamais personne n’avait su résister à l’ambiance des soirées auxquelles je participais et, dans cette salle où la musique remplissait chaque espace, rebondissait sur les briques apparentes et flottaient entre les poteaux métalliques qui contribuaient à l’apparence industrielle du lieu, l’alcool n’était pas nécessaire pour profiter des belles choses… Instinctivement, je humai l’air comme si les vibrations même de tous les corps se trémoussant et de l’âme même de la sonorisation aux rythmes électros pouvaient ainsi se propager dans tout mon être. Puis, je pivotai légèrement, toujours accoudé au comptoir dont la teinte sombre donnait l’impression d’un ciel une nuit sans étoile.

▬ Bitte ! [S’il vous plait !]  hélai-je le serveur en levant légèrement la main pour qu’il me repère dans la foule des fêtards attroupés au bar. Kann ich zwei Beck’s bekommen ? [Je pourrais avoir deux Beck’s ?]

Réactif, l’employé s’affairait autour des verres pendant que Mickael avait relancé la conversation. Mes yeux se levèrent vers la droite, les images d’un passé fané se claquant dans mes iris avec une certaine nostalgie. C’était une sacré époque… Tous les souvenirs n’étaient pas nets : quelques-uns avaient été rongés par la prise des drogues, d’autres étaient floutés par les effluves d’alcool et combien m’étais-je forcé d’oublier par la faute des esprits qui me rendaient dingues et que j’avais failli envoyer paître ? Je soupirai, le regard à mon tour porté vers l’horizon des insouciants qui continuaient leurs déambulations folles sur une musique diabolique. Aujourd’hui encore, j’avais du mal à songer que cette période avait été une erreur. Toute ma famille le pensait, en était même persuadée et rancunière. Cet espace que j’avais trouvé dans la fête et l’abandon total m’avait pourtant appris plus sur moi-même que n’importe quel sermon de mon père.

Sans porter attention à Mike, je répondis d’une voix où transparaissait mon air pensif :

▬ A une époque… Et c’est toujours aussi sympa que dans mes souvenirs !

Ma conclusion était honnête, peut-être plus que je n’aurais voulu l’admettre. J’avais beau être devenu Bourreau, je n’en étais pas pour autant différent.

La vue des verres qui se posèrent sur le comptoir dans un son mat, inaudible avec le raffut terrible du nouveau morceau qui venait d’enflammer le reste de la discothèque, me sortit de mes rêveries.

▬ C’est moi qui invite,  annonçai-je sans discussion à mon camarade de soirée en plaquant un billet sur le comptoir. Danke ! Behalten Sie den Rest. [Merci ! Vous pouvez garder la monnaie.]

Ainsi gratifié, le serveur encaissa et s’éloigna vers l’autre bout du comptoir où de nouveaux clients déjà bien éméchés quémandaient un énième verre de whisky, il venait d’arrondir ses fins de mois malgré son précédent dédain entre cet étranger. J’étais vraiment trop bonne pâte ce soir, me dis-je en serrant les dents. Un simple détail, ce n’était rien de plus que cela si on y réfléchissait. Bien rempli, nos verres revêtaient une superbe couleur ambrée surplombée d’une mousse épaisse qui se teintait de feux multicolores quand les jeux de lumière passaient sur nos ombres. J’attrapai ma bière et levai mon verre.

▬ Trinquons…  fis-je en laissant ce mot suspendu entre nous une seconde avant de lancer avec un sourire qui se voulait de mettre à l’aise cet étranger toujours trop figé à mon goût. Aux rencontres ?

Je levai mon verre pour trinquer, attendant qu’il fasse sonner cette promesse de poursuivre la soirée en ma compagnie. Taquin, je sentais que cela pourrait se révéler plus que sympathique et que, s’il envoyait sur le carreau toutes les tensions qui rendaient sa silhouette si impeccablement sage, lui aussi pourrait prétendre à savourer les délices d’une soirée berlinoise que je lui promettais exceptionnelle… Surtout, pour commencer, avec ces deux jolies minettes à quelques mètres de nous sur le dancefloor et dont les mines complices nous appelaient à grand renfort de clins d’œil, pendant que leurs formes sensuelles ondulaient tels deux feux follets rougeoyants attisant un désir coupable.






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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Dim 5 Aoû 2018 - 19:28


Il commence à être fatigué de la situation, pourquoi est ce qu'il tient toujours à le cacher après tout ? Personne ne lui en voudra d'être aveugle. C'est qu'Abraham lui répète tout le temps mais ca a toujours du mal à faire son petit bonhomme de chemin dans sa tête. Il rit un instant à l'histoire du décalage horaire. Il n'a jamais été vraiment sensible à ça et puis, ca fait deux semaines qu'il est sur Berlin, si il est encore atteint, y'a un sacré problème quand même. Mais bon, pour l'instant il n'est pas prêt à parler de cette vérité. Peut-être qu'il allait réussir à passer outre, non ? Il s’étonne vraiment que Max ne se soit rendu compte de rien, peut-être que la lumière est différente ici. Peut-être qu'ils sont tous dans le noir ? Il laisse ca de côté pour un sourire espiègle en réponse aux différentes manière de passer un soirée. Il a bien envie de fun mais il n'arrive pas, pas encore, à se défaire de son malaise d'handicapé.

Mais Max a l'air sur de lui et là pour célébrer, il commande deux bière, les Beck's dont il lui avait parlé quelques minutes avant. Encore une fois il a très bien comprit les mots de son interlocuteur. Il faut juste qu'il apprenne à s'en servir correctement et qu'il soigne son accent. Mike entend parfaitement le bruit des verres qu'on remplit. Merde, il espère qu'il lui demandera pas de trinquer. Là il devrait parler …

Il écoute attentivement les mots de Maximilian en face de lui et il a l'impression qu'il parle d'un temps révolu. L'idée de pouvoir faire revivre cette époque à l'autre Medium lui plut. Un peu de lâcher prise que diable, Mike !

Un sourire fin étire les lèvres de l'aveugle alors qu'il se fait inviter, le prochain sera pour lui. Parce qu'il n'y aura pas qu'un seul verre ce soir.

Mais le premier verre … Trinquer aux rencontres... Bon, bah voilà, ca ira peut-être mieux après. Mike attrape son verre et le lève, un sourire gêné sur le visage. Il lâche un soupir.

-Allons y, trinquons aux rencontres, mais il faut que ce soit toi qui vienne parce que … Et bien.

Un autre soupire.

-Je sais pas où est ton verre et je vais en foutre partout.

Il espère que ca suffit mais au cas où.

-Je ne peut pas te voir.

Ce mot « voir » qu'il prononcera jamais sans le « pas » qui est propre aux aveugles. Il le déteste mais ce soir, il a choisi de passer une bonne soirée !

Il sent une aura s'avancer vers Maximilian. Peut-être une femme, il devait être plaisant à regarder vu la façon dont cette couleur inconnue vient se coller à celle, plus reconnaissable du medium. Il entend susurrer des mots plein de promesse sans qu'il en les comprenne vraiment cette fois. Il reconnaît « mon mignon » et « les étoiles » Ah et « danse » aussi. En voilà un qui avait attraper un joli poisson.

Un sourire complice vient jouer sur ses lèvres et il espère que la demoiselle ne comprend pas l'anglais.

-Is she Pretty?

Demande t'il, vraiment intéressé

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 14 Aoû 2018 - 1:39

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Son sourire eut un je-ne-sais-quoi de tellement franc quand je l’invitai que je sus immédiatement que cet étranger avait bien plus sous le capot qu’il ne voulait le montrer. Sa réserve se poursuivit néanmoins et je me demandai un instant si j’avais pu paraître aussi perdu lorsque j’avais traîné dans d’autres pays lors des voyages avec mon père… Sans doute pas. J’avais toujours transpiré l’assurance, même quand il n’en était rien. Ne pas montrer la moindre faiblesse était une marque de la famille Schimmel. Alors à nouveau, quand je levai mon verre dans un élan, j’attendis qu’il se dévoile, qu’il sorte enfin son jeu et se comporte comme la spontanéité de l’instant l’exigeait. Toutefois, il n’en fit rien.

Les mots se posèrent sur ses lèvres dont je suivais à présent plus le mouvement que je ne croisais ses yeux lointains, comme si je m’étais déjà adapté à cette particularité sans m’en rendre compte. Il hésita, recommença, compléta… Son regard vide me parut soudainement plus perçant avec son aveu à demi-mot, perdu entre deux soupirs. Interdit une seconde, mon verre toujours levé, je ne pipai pas. Puis réalisant à quel point j’étais con de ne pas y avoir songé tant cela était logique vu son attitude, je lâchai sans le moindre complexe un petit éclat d’un rire léger avant de le rassurer une fraction de seconde plus tard : il avait besoin qu’on dédramatise.

▬ T’inquiète ! Personne n’y voit grand-chose ici ! fis-je d’une voix assurée dans laquelle on percevait un petit sourire. Conscient désormais de ses difficultés, je claquai mon verre contre le sien dans un tintement cristallin et plaisantai de cette révélation, espérant qu’il comprendrait ma tentative de le mettre à l’aise : Aux rencontres dans l’obscurité… Les meilleures…

Avait-il perçu mon ton taquin ? Peut-être, peut-être pas, mais je l’espérais. Je me foutais qu’il n’y voit rien, cela ne rendait le défi que plus intéressant, plus original, plus unique… L’emmener au-delà de sa zone de confort, après tout c’est ce qu’il recherchait s’il était venu ici seul. D’ailleurs, je me demandais bien comment il avait réussi cet exploit et j’aurais bien pu croire qu’un esprit était dans le coup si je n’étais pas sûr de n’en avoir aperçu aucun rôder auprès lui. Son don sans doute. Je descendis plusieurs gorgées de la bière, sans m’en laisser la moindre mousse sur les lèvres. Qu’importe la manière dont il était arrivé ici et parvenait à se débrouiller ! Son air gêné ne me donnait que plus envie de lui montrer la folie berlinoise, de lui montrer aussi ma propre folie festive et enivrante. Et c’est exactement ce que je recherchais pour cette soirée : revivre une de ces ambiances d’antan qui faisait frémir l’esprit et vibrer le corps mais en y ajoutant un soupçon de nouveauté. Mickael, Mike… Il était cette saveur particulière qui me manquait ; un piment qui, s’il osait se révéler, pourrait bien être surprenant.

Cependant déjà, un chat me griffait. Que disais-je ! Une demoiselle féline et aguicheuse dont mon corps résonnait déjà à l’appel exquis, sauvage, même s’il était un peu trop direct pour être totalement appréciable. Elle était exaltante avec son parfum frais dans lequel suintaient des odeurs de lys. J’en respirai une grande bouffée tout en avisant du coin de l’œil sa copine plus timide qui l’attendait en ondulant légèrement sur la piste tandis qu’on nous invitait : « du und dein Freund… ich und meine Freundin… ». Elle pinçait ses lèvres dans une moue coquine qui promettait du sans complexe… Juste ce qu’il me fallait. Juste ce qu’il fallait à cette silhouette si peu sûre d’elle qui buvait sa bière comme un adolescent ayant peur de prendre sa première cuite.

▬ Fabulous… annonçai-je un peu rieur tout en voyant sa copine enfin se rapprocher de nous et s’appuyer à son tour contre Mike, j’ajoutai : Like her friend !

Cet américain était bien naïf s’il pensait que ces nanas n’étaient pas fichues de maîtriser la langue de Shakespeare ! Mais cela ne le rendait que plus sympathique à vrai dire. Arrivée à sa hauteur, la fille aux traits fins et au maquillage léger dut lui adresser la même invitation, susurrant les mots de cette langue étrangère qu’il maitrisait sans parvenir à en utiliser les termes et la mélodie germanique. Une façon pour elle de prolonger le mystère alors même qu’elle l’avait entendu utiliser l’anglais. Je souris, se faire draguer par des accents d’autres continents m’avait toujours paru délicieusement attirant : ressentait-il la même saveur, la même envie de tout plaquer pour quelques minutes de pur lâcher prise dans ses bras fins qui deviendraient entreprenants ? Les mains de la fille jouaient déjà sur ses épaules, sagement bien que je me doutais que ces jeux innocents ne le resteraient pas longtemps, tandis que la brunette glissait sa tête dans mon cou en faisant courir ses doigts dans ma paume libre. Puis elle m’attrapa le bras, me forçant presque à me lever à sa suite. Son audace était délicieuse. Je lui souris, et clamai :

▬ Ja ich komme, Liebste ! [Oui je viens, ma belle !] Puis je remarquai Mike, ce malaise que je lui connaissais depuis que je l’avais rencontré : un seul quart d’heure m’avait suffi à percuter qu’il n’était pas ce type qui se laissait entraîner dans la débauche facile. Alors je l’encourageai : La soirée se pimente, tu viens ?

J’avais posé la question en espérant qu’il me suivrait mais, sentant encore ce doute et devinant qu’il n’était pas de ceux qui avaient l’habitude de ce genre de situations, je plaquai la main sur la sienne et, me penchant vers lui, je lui murmurai à mon tour à l’oreille.

▬ Fais-moi confiance, tu vas passer une soirée mémorable…

L’obscurité était presque de mise dans la discothèque à présent que l’heure du crime était franchie, nous nous enfoncions dans une nuit où le DJ se chargeait de faire claquer nos cœurs contre nos côtes avec tant de pression que j’étais certain que ma poitrine se fendrait bientôt. Bientôt. Dès que j’aurais convaincu mon tout nouveau complice de venir briser sa carcasse avec moi parmi tous ces êtres qui avaient déjà franchi le pas et s’exaltaient sur le rythme violent d’une mélodie électro.







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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 14 Aoû 2018 - 20:37

Le silence qui suit la révélation de Mickael le mit mal à l'aise, est ce que Maximilian allait repartir à de nouvelles proies ? Juste le laisser là avec sa bière même pas entamée ? Il pourrait presque se dit l'aveugle mais autre chose lui cri que ce ne sera pas le cas. Alors il espère juste ne pas être prit en pitié et que le ton de son interlocuteur ne changera pas.

L’éclat de rire et ses mots par contre, déstabilise complètement le medium aveugle... Est ce qu'il avait comprit que ces yeux n'avaient jamais vécus ?

Il tente de se rassurer grâce au ton de la voix de Max et le son d'un verre qui claque contre le sien le rassure. Il est pas prêt, enfin il ne l'est plus et le mouvement le fait renverser quelque gouttes sur sa main. Bien malgré lui. Comme si une pression monstrueuse s'était enfuie, il rit de bon coeur avant de se lécher les doigts et de goûter vraiment à la boisson. Elle est amère mais il apprécie. Elle est fraîche surtout et ca, c'est loin d'être négligeable.

Il observe les deux auras face à lui et se dit que soit la demoiselle est complètement déchiré pour aguiché de manière aussi direct soit Max est très agréable à regardé. La deuxième option lui plaît bien plus et c'est la seule qu'il garde en tête.

Il s'offre un éclat de rire quand il entend la réponse de son interlocuteur qui est vite accompagnée, comme une invitation, par cette aura électrique qui vient lui susurrer des mots qu'il s’étonne de comprendre. Il se laisse doucement sombrer dans les intonations et la voix pleine de promesse de cette jeune femme. C'est clairement plaisant. Mike se demande ce que ca donne quand c'est une voix masculine qui susurre ce genre de chose ... Si il est assez bourré et en bon terme avec Max, peut-être qu'il lui demandera de lui montrer. Ou de lui laisser entendre.
Hum, il se sent quand même vachement en confiance pour laisser son corps s'exprimer comme ca, les doigts de la jeune femme sur ses épaules lui arrache un frisson de plaisir, il se lève sans trop se faire prier, l'injonction de Max aidant. Une petit envie de rentrer dans le jeu le prend, il passe le bras dans le dos de la demoiselle pour poser sa main sur sa hanche. Il reprend une gorgée de bière avant de suivre la gente féminine qui l'attire inévitablement vers la foule. Ce capharnaüm de couleur qu'il ne sait pas nommer. Il y en a une dominante mais parfois, au détour d'une autre, une lueur différente apparaît.

Mike n'aime pas trop les boite de nuit parce qu'il n'a jamais dansé ou vu quelqu'un danser. Il n'a pas encore parlé à la demoiselle de son handicap et là, clairement s'il peut éviter, il le fera ! Coûte que coûte. Il se rapproche de Max tout en gardant sa main sur la hanche douce de sa cavalière. Il se penche vers le medium, profitant de l'assourdissante musique pour lui glisser quelques mots en anglais, avec le son et l'accent, il a peut-être une chance de ne pas se faire entendre.

-Je ne sais pas danser, je n'ai même aucune idée de ce à quoi s'est sensé ressembler... T'as pas des conseils qui me permettrait de ne pas être trop trop ridicule à yeux de la demoiselle ?


Il en a besoin en fait. Sinon, autant qu'il retourne s'asseoir en disant qu'il a mal au crâne. Il entend cependant la musique, il tape du pied en fonction. En tant qu'avec il a une certaine affinité avec les sons, il les ressent à un niveau plus intense que les voyants. Mais de là à mettre des mouvements dessus. Surtout de l'électro ..

Ouais, il a besoin d'aide.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Jeu 23 Aoû 2018 - 3:48

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Dans l’air flottait un parfum sucré auquel se mêlait l’amertume des corps sur lesquels les gouttes perlaient, signe que leurs esprits avaient quitté cette salle et que ne restait plus que l’ivresse des sens. Deux ou trois verres, pas plus. C’était tout ce que j’avais descendu ce soir et on était donc encore bien loin de mon seuil de tolérance, cela ne pouvait que me convenir. J’avais ainsi tout loisir de profiter de chaque instant : aucun brouillard comme à l’époque du squat et des seringues, juste un désir de me plonger toujours plus profondément dans les interdits et goûter à nouveau à l’audace folle qui était mienne depuis aussi loin que je m’en souvienne. Ces deux filles recherchaient cette même sensation, du moins cette brune dont l’haleine exhalait déjà l’alcool fort. Elle tirait sur ma main pour m’entraîner vers la piste alors que je tenais encore celle de Mike dans l’autre… Finalement, il ne résista pas autant que je le craignais. Si le rappel de son handicap me fit grimacer quand il se leva, ayant soudain peur qu’il ne puisse se débrouiller pour accéder à la piste de danse, son aisance me prit au dépourvu. J’avais eu raison plus tôt, ce mec était plein de ressources ! Il était déjà à quelques mètres, suivant sa partenaire éphémère alors que je vidais d’une traite mon verre, hors de question d’en gaspiller une goutte. L’américain avait fait de même, bon point.

Déjà mes pas claquaient derrière les talons de la jeune femme. Des mèches rebelles s’échappaient de sa coiffure, lui donnant un air désinvolte qui lui allait encore mieux quand elle se mit à danser. Instinctivement, je passai une main autour de sa taille et l’attirai à moi. Peut-être tout son cirque allait-il trop vite, mais cela ne constituait pas un obstacle à cette soirée. Après tout, cette spontanéité vive était exactement ce que j’étais venu chercher. Non ? Dans ce cas, pourquoi me sentais-je insatisfait ? Peut-être car son regard était trop aguicheur pour être sincère, car ses courbes vibraient d’une mélodie artificielle, car ses lèvres s’étaient tues pour ne plus qu’exprimer un sourire qui ne m’était pas réellement destiné. Pas à moi, Maximilian. Juste à ce mec qu’elle trouvait à son goût et qu’elle s’imaginait assez fun pour une nuit décadente. Cela devrait me suffire pourtant… Je ne pouvais prétendre à rien d’autre dans un tel lieu où chaque visage m’était étranger.

Mes pensées s’envolaient sur le son, mon corps se déhanchant à la même cadence. Mes yeux glissaient sur sa silhouette svelte et sa robe courte. Le noir n’était qu’une façon de paraître plus mystérieuse, mais il n’en était rien. Elle était si démonstrative que c’en était ridicule d’avoir pu penser qu’une telle tenue pourrait la rendre plus séduisante : cela n’en faisait qu’un appât, une mise en bouche délicieuse mais pas authentique. Je continuai à laisser aller mes mouvements au rythme des siens, me souvenant que je n’étais là que pour déconnecter, lorsque la voix de Mike me parvint dans le brouhaha. Proche avec sa propre danseuse, il venait de frôler mon épaule en me glissant un aveu que je perçus tout juste, la sono se chargeant d’entrecouper son discours de variations électroniques.

▬ Lass los ! [Laisse-toi aller !], lâchai-je intuitivement.

Malgré le bruit assourdissant et la multitude d’êtres qui grouillaient autour de nous, je pouvais presque percevoir son souffle et son expression teintée d’inquiétude. Mon sourire se fit plus vif, plus incisif au fur et à mesure que je me laissai glisser vers lui, retenant toujours la demoiselle qui n’avait rien aperçu de mon manège tant elle était dévorée par la musique.

▬ Capte chacun de ses mouvements, chaque battements de son cœur, chacune de ses respirations… Adopte leur rythme… lui murmurai-je en me collant dans son dos. Suis-la…

Une main toujours sur la hanche de la demoiselle, je suivais ses ondulations. Serpent au charme certain mais futile dans la nuit noire, elle se courbait en appelant une réponse. Pourtant ce n’était bientôt plus ses gestes ni sa danse que je suivais. Comme un écho à mes conseils, mes vertèbres collées à celles de Mike chantaient une rythmique qu’elles tentaient de lui transférer à chacun de mes pas sur le dancefloor. Mes épaules étaient plaquées contre les siennes, tandis que la brunette faisait courir un doigt le long de ma joue alors que je ne la regardais plus vraiment, et je me concentrai sur cette impression de chaleur dans mon dos, fermant même les yeux un instant.

Puis ma cavalière fit un pas en arrière, leva la tête soudainement transcendée par la musique qui venait de gagner un entrain plus féroce et brutal. A croire que le DJ avait choisi de monter en puissance, ce qui n’était pas pour me déplaire…

▬ Und jetzt spürst du es in der Luft ? [Et maintenant, tu la sens dans l’air ?] glissai-je dans un murmure en m’arquant dans un quart de tour afin que ma voix puisse flotter jusqu’à l’américain. ▬ Die Musik, die Freiheit… [La musique, la liberté,…]

A quoi jouais-je ? Lui faire simplement découvrir Berlin comme je m’étais plu à le croire peu de temps auparavant, quand nous étions encore deux inconnus au bar ? Je n’en avais pas la moindre idée, mais cela me plaisait. Nous avions beau rester des étrangers l’un pour l’autre, j’éprouvais le désir d’entretenir l’ébauche de complicité qui s’était naturellement créée entre nous. Qui sait où elle pouvait nous mener…





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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Lun 27 Aoû 2018 - 22:12

Il fait chaud, incroyablement chaud mais ce n'est pas une chaleur désagréable bien qu'il est sûr de détester ce genre de chaleur en temps normal. La chaleur humaine, elle est partout autour d'eux. L'air est saturé de tension, de cette douceur moite qu'on trouve souvent et bien … Vous avez comprit. Mike à le pied qui joue la cadence, mais il se sent crispé, loin de cette fièvre qui à l'air de posséder chaque danseur. Il n'est pas à sa place, pas encore. Il manque quelque chose. Sa main se resserre sur la hanche de sa partenaire dans le but de l'attirer à lui pour sentir ses mouvements, ses ondulations, pour savoir un petit peu quoi faire. Mais il l'entend. Comme un Jiminy Criquet qui laisse ses conseils avant de doucement s'éloigner. Se laisser aller hein ? Rien de plus vague. Mais pourtant, c'est comme un déclic, il commence doucement à se déhancher, suivant les ondulations de sa partenaire. On dirait un robot rouillé mais au moins il essaye. Peut-être qu'il est doué ? Il n'y croit pas trop mais l'idée lui plaît et il se dit aussi que dans cette ambiance étouffante, pleine de monde. Qui ferait attention à un aveugle qui ne sait pas danser ? Seulement lui, l'allemand.

Cet allemand qui vient coller son dos au sien. Un frisson lui remonte le long de la colonne vertébral. Ce frisson si intense qu'il a envie de le partager. Oui, il la sent maintenant. Cette excitation ambiante, cette fièvre qui tend les muscles, cette excitation qui donne envie de fissurer son âme, de claquer ses muscles. Là oui, il la sent, contre Max. Ce n'est pas avec cette jeune femme aux formes qui semblent bien agréables qu'il veut passer son temps mais pour l'instant, il n'a pas vraiment le choix. Il ferme les paupières sur son regard sans vie et se laisse complément aller, perdant son souffle et laissant la musique oui … Le libéré. Mais pourtant, cette attache toujours dans son dos. Ce Jiminy Criquet à l'accent aussi vrai que dur. La musique le transporte loin, loin de la jeune femme, loin de la piste. Loin de tout. Il laisse tout aller. Qu'importe si quelqu'un le voit … Grand bien lui fasse !

Et tout redescend, comme un soufflet, la musique change pour se faire plus douce, plus simple. Plus lente. Mike cherche son souffle un instant avant de libéré la demoiselle et en espérant que c'est toujours Max qui est derrière lui. Il souffle dans l'air, comme s'il ne s'adressait à personne tout en espérant que l'allemand l'entende, ses mots étaient pour lui après tout.

-Merci pour ça, j'en avait besoin je crois. Laisse moi t'offrir le prochain verre.

Il se tourne vers l'aura de celui qu'il pense être le medium voyant.

-Ca aussi j'en ai besoin.

Il a un petit rire avant de glisser un sourire complice et peut-être un petit peu plus de complice finalement. Il fait quelques pas en avant avant de se souvenir...

-Hum … J'ai besoin d'aide... On a tourné, j'ai plus aucune idée dans quelle direction aller. Et me dit pas que l'odeur et l'appelle de l'alcool devrait me guider … Ca sent l'alcool partout …


Il rit à nouveau. Yup, faut que Max ouvre la marche...

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Jeu 30 Aoû 2018 - 3:54

Nur für eine Nacht in Berlin
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Un frémissement, presque imperceptible d’abord puis de plus en plus présent. Ma peau entière semblait vibrer à une fréquence propre, comme les cordes d’une guitare s’animent sous les doigts de son musicien. La sueur perlait depuis longtemps sur mon front dans la chaleur étouffante de la boîte de nuit, pourtant c’est à cet instant précis qu’une goutte apparut au sommet de ma colonne avant de la dévaler avec avidité, caresse anonyme. L’était-elle vraiment ? Peut-être frissonna-t-il aussi car je sentis dans cette expérience mutuelle de nos corps qui se frôlaient une attirance magnétique… Je bougeais, il bougeait. Il se déhanchait, je me déhanchais. Sans même le voir, je devinai que mon conseil l’emportait sur cette retenue discrète qu’il avait affichée depuis notre rencontre. Ses mouvements se faisaient plus amples, plus francs, plus assurés. Je me pris alors à sourire. Mes lèvres s’étirèrent progressivement, si largement qu’un tiraillement gagna mes joues avant qu’un rire rauque ne s’échappe de ma gorge. Le seul sentiment d’avoir fait tomber ses barrières me rendait étrangement euphorique ! Sans doute personne n’entendit-il ce son qui fit résonner mes côtes au moins autant que la musique vrillait mes tympans, mais deviner cet américain lâchant prise était grisant.

Bientôt, je réalisai que nos partenaires respectives n’étaient plus que des fantômes étrangers. Illusions futiles, mon regard passa au-dessus de mon épaule avec précaution pour l’apercevoir. Comme s’il risquait de remarquer mes yeux clairs posés sur lui… Sur cette silhouette que je n’aurais jamais imaginée si étonnante, si séduisante aussi d’une certaine manière. Dans un réflexe, je me mordillai la lèvre inférieure avant de quitter cette vision : elle attisait en moi l’étincelle d’une joie qui n’avait plus réussi à s’enflammer depuis trop longtemps. Je me fermai au monde, gagnant la pénombre de paupières closes pour me laisser envahir tout entier par cette euphorie qui paraissait sienne, partager ce plaisir de l’abandon complet des convenances… J’oubliai sur cette mélodie rythmée qui j’étais, cette personnalité que j’avais façonnée au cours des entraînements, ce nouveau Max qui était si proche et si lointain de ce que j’avais été. Et finalement, derrière ce voile que je dressais, cette liberté que je m’accordais, ne restait que le moment présent.

Lui. Moi. Une danse folle dont je ne savais jusqu’où elle nous conduirait.

Un soupir d’aise m’échappa, la fille se colla à moi. Comment pouvait-elle penser qu’elle était l’indispensable ? Celle qui provoquait en moi ce vertige alors qu’elle n’était qu’une mauvaise distraction et que je savais n’être guère rien de plus à ses yeux. Aucune rancune ma jolie, telles étaient les règles du jeu au cœur de la nuit. La musique se calma, mes paupières s’entrouvrirent et je rencontrai son regard taquin tandis que ses bras placés autour de mon cou m’obligeaient à demeurer calé au coin de ses reins. Seulement, elle m’ennuyait. Elle n’était qu’un leurre, un leurre au minois splendide qui trouverait aisément une autre victime.

Je glissai un pouce sur sa joue pour la remercier de cette parenthèse quand un souffle chaud chatouilla ma nuque. Voilà que le touriste m’invitait à poursuivre la soirée en sa compagnie, le bar serait notre prochaine destination et je ne pus réprimer un sourire devant cette assurance qui se dégageait soudain de lui lorsqu’il affirma avoir tout autant besoin de ce verre que du déchaînement qu’il avait laissé prendre le contrôle de son être quelques minutes auparavant.

▬ Du bist nicht der Einzige ! [Tu n’es pas le seul !] lui lançai-je avec un entrain non dissimulé.

La fille avait dû comprendre. Sa copine l’appelait du regard maintenant que Mike l’avait libérée et je la saluai d’un murmure doux à son oreille. Aucune inquiétude quant au tournant que prendrait sa soirée : la gente masculine ne pourrait que se révéler bien faible devant une moue si charmante et un corps à son goût viendrait remplir l’espace froid de ses draps, impossible d’en douter devant son audace et l’envoûtement naturel qu’elle exerçait alentours. Néanmoins, c’était une autre force d’attraction qui m’attirait vers un accent d’outre-Atlantique. Elle s’éloignait mais je ne la regardais déjà plus, concentré sur cet aveugle qui esquissait quelques pas maladroits avec tant d’aplomb que cela ne fit que confirmer mes doutes quant à une possible capacité médiumnique compensant son handicap. Il voulait faire bonne figure ou bien il était encore enivré par la danse débridée à laquelle il venait de s’adonner car il ne partait pas dans la bonne direction. Ce fut encore plus amusant quand il osa rire de la situation, lui dont l’angoisse noircissait les traits avant qu’il ne m’avoue son secret. Bon sang la légèreté lui allait tellement mieux…

▬ Wenn die Not am höchsten, ist die hilfe am nächsten ! [Proverbe allemand qui signifie que quand le besoin se fait pressant, l’aide n’est pas loin.] lâchai-je en le rejoignant en me faufilant entre les silhouettes en transe.  

Dans un geste naturel, je lui filai une légère tape dans le dos puis passai mon bras autour de ses épaules pour l’entraîner avec moi. On aurait dit deux vieux amis, l’un attirant l’autre dans un guet-apens d’effluves alcoolisées. Nous zigzaguions à travers la foule des danseurs, le ralentissement du DJ ne réprimait en rien leur soif sauvage de dépenser toute leur énergie sur la piste noire de monde.

▬ Komm mit mir, Kumpel ! [Suis-moi, l’ami !]

Il n’avait plus besoin d’être encouragé, cette phase avait été close à la seconde où il avait décidé de laisser cette soirée se transformer en un champ de possibles. Il avait suffi d’une parole pour qu’il autorise son esprit à flotter au cœur de ce dynamisme collectif qui embrasait le parquet et faisait résonner les parois bétonnées de ce lieu singulier. Si cette satisfaction personnelle d’être parvenu à montrer toute l’étendue de la folie berlinoise à un américain aurait dû me suffire, c’était désormais dans son expression que je savourais avec lui cette liberté qu’il semblait avoir éprouvée.

▬ Du hast du der Nachtclubs keine Gewohnheit ! Richtig ? [Toi tu n’as pas l’habitude des boîtes de nuit ! Je me trompe ?] continuai-je tout en me dirigeant vers un coin tranquille à une des extrémité du comptoir. Puis j’ajoutai dans un anglais où sonnaient les consonances dures de ma langue maternelle : ▬ On s’installe ici ? On sera bien plus tranquilles qu’au milieu de la foule…

Mon bras quitta ses épaules, non sans une pointe de regret, à l’approche des sièges. Si elles m’avaient parues si frêles sous ma poigne sèche, elles imprimèrent tout de même un vide lorsque je m’en détachai et pris place au bar. Le contact avait beau n’avoir duré que trop peu, son aura orangée dévorait la mienne et je m’interrogeai soudain sur la couleur qu’elles avaient revêtu quand nous nous étions retrouvés à partager nos battements saccadés sur le dancefloor. Avaient-elles simplement adopté une teinte plus vive ou s’étaient-elles enflammées autant que l’air qui nous entourait alors ? Et dire que la soirée ne faisait que commencer…





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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Jeu 30 Aoû 2018 - 21:41

Les deux jeunes femmes, tout du moins leur aura s'en étaient allées vers de nouvelles aventures. Mike avait salué sa cavalière d'un sourire franc avant de diriger tout ses sens actifs vers Max qui n'était jamais loin. Bizarrement, la perte de la jeune femme ne l'avait même pas atteint, pas même un petit peu, c'était presque comme si c'était lui qui l'avait laissé partir bien que c'était sûrement l'inverse. Peut-être avait elle été gênée par cette danse bizarre si elle l'avait été de base … Mais maintenant et depuis le début, il y a l'allemand. Cette aura d'assurance et de confiance en soi, cette aura qui rassure et ce contact qu'il lui avait offert quelques minutes plus tôt. Il en voulait plus d'ailleurs. Mais ce n'était pas l'heure. Pour l'instant, il devait trouver ce bar et il avait besoin d'aide. Comme demandé. Il se stoppe au milieu d'il ne sait où en attendant son partenaire de soirée, de beuverie. Alors il entend sa voix pas trop loin avec un conseil de vieux sage chinois qui aurait grandi dans les rues de Munich. L'idée donna à l'aveugle l'envie de sourire une nouvelle fois. En tout cas, il pu, grâce à cette voix, tourner la tête dans la bonne direction et espérer regarder le visage qu'il fallait. Apparemment c'est un échec vu qu'il sent une main dans son dos et un bras autour de ses épaules. Il n'a aucune idée du pourquoi du comment mais ce frisson comme un coup d’électricité lui ôte les mots de la bouche pour quelques secondes. Woah, faut que ça dure ça !

Mais il se reprend vite et se met une nouvelle fois à rire, un rire court et sarcastique.

-Ha ! Honnêtement, tu veux que j’aille où ?

Il ne sait pas d'où il sort cette confiance, est ce que la bière était plus forte que prévu, est ce que l'ambiance le plonge dans un état second où les barrières ne sont qu'illusions ? Peut-être bien... Où alors c'est juste cette voix, cet accent et ce contact. Mais ça, Mike est loin d'être prêt à s'en rendre compte. Et ce n'est pas peu dire. Par contre, il s'amuse et il se laisse guider jusqu'au bar, jusqu'à ce que ce contact se brise. Bien à regret, l'aveugle trouve un siège et s'installe tout en écoutant Max le questionner. La question parait innocente et rhétorique mais le medium aveugle se prête au jeu.

-Ca se voit sur ma gueule que je suis plus le genre de gars qui lit un livre perdu sous un plaid en buvant un thé de grand-mère ?

Oui, c'est son genre de soirée habituellement, l'aveugle n'aime pas trop être chahuté en général, pas quand il ne comprend pas ce qu'il se passe autour de lui... Toute sa vie quoi. Toutes ses vingt dernières années, bien que ca se soit arrangé il y a quelques années, quand son don est arrivé. Non, il ne sort pas souvent, une fois par mois, quand la Lune est ronde. Ouais non, même là c'est pas dans des boites qu'il va, juste dans des bars pour faire passer son angoisse. Ce soir, c'est une soirée exceptionnelle.

Il a envie de s'amuser ceci dit, ce soir, il n'a pas envie de penser et il est, il le sait, en excellente compagnie.

Il cherche un instant ses mots, pour le plaisir de pratiquer une autre langue avant de glisser :

-Was sollen wir als nächstes trinken? [Que devons nous boire ensuite?]

Il affiche un sourire un peu craqué, prêt à se faire juger pour son accent encre trop prononcé ou ses mots maladroits.

-Ts, un jour peut-être j'arriverai à faire quelque chose avec cet accent que vous avez, il rend les choses tellement plus vrais et plus hum … Comment dire …


Électrisant ? Attirant ? Sexy ?

-Galvanisant ?

Hum, le terme ne lui plaît pas, pas plus que ça, il sait qu'il peut trouver quelque chose de plus vrai mais excitant est le seul mot qui lui vient à l'esprit.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Ven 31 Aoû 2018 - 4:40

Nur für eine Nacht in Berlin
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La foule ne s’était pas ouverte sur notre passage. Elle n’avait pas facilité notre progression ni ne nous avait ralenti outre mesure, si bien que nous étions parvenu à émerger de sa bourrasque qui oscillait au gré des caprices du mec aux platines. La mélodie de son rire résonna, j’avais été idiot mais il ne m’en tenait pas rigueur et cet apparent détachement qu’il affichait me plaisait de plus en plus… Chenille, il avait pénétré dans ce lieu qui répondait à ses propres règles. Chrysalide, il avait tenté de s’échapper en se brûlant la carcasse sur le parquet. Et désormais, le sentant contre mon flanc, je me demandai à quoi ressemblerait le papillon…

L’avant-goût, il me l’offrit à notre arrivée au bar lorsqu’il choisit de répondre à la rhétorique. Une réplique du tac au tac pas si surprenante que cela dans le contenu : ne manquait que le chat pour dépeindre le portrait du mec qui jamais n’aurait pincé mon intérêt avant…

▬ Tu veux vraiment que je réponde ? plaisantai-je en laissant mes doigts pianoter sur le bar.

Ce tic, je me le trainai depuis des années. Une nervosité passagère et ma main se retrouvait à entamer une sonate au piano. En silence. Mes doigts n’avaient plus frôlé les touches d’ivoire depuis la disparition de ma mère, mais rien n’arrêtait la musique : même lorsque la vie la rendait muette. Tournant la tête vers les serveurs débordés dans un mouvement sec, je chassai ces pensées indésirables pour me concentrer sur la mélodie apaisante du DJ. Ses relents saccadés permettaient d’effacer de toutes autres notes, tout comme la voix de Mike qui me demanda de continuer à mener la barque de cette soirée en choisissant notre prochaine tournée.

Si une réponse d’un banal à mourir me vînt d’abord à l’esprit, elle fut presque immédiatement occultée par une proposition plus espiègle.

▬ Überrasche mich doch noch ein Mal, [Surprends-moi encore une fois,] tentai-je, bien conscient que je le poussais ainsi dans des retranchements inhabituels. wie früher, als du auf der Tanzfläche warst… [Comme tout à l’heure, quand tu étais sur la piste…]

Une once de fierté mêlée de curiosité s’étendait dans ma poitrine, me chauffait le cœur. Jouer sur ce type de provocation à peine voilée était ma spécialité... Avait été ma spécialité ? Plusieurs années étaient passées depuis le début de mon entraînement et la vie quasi-monastique qui allait avec, j’en vins à me demander si mon approche aurait toujours le même succès ou si, avec cet homme en particulier, j’avais cédé à une facilité qui ne ferait que compliquer la situation de son point de vue. Parce qu’en réalité, s’il ne connaissait rien ou si peu au monde de la nuit, je rêvais qu’il fasse preuve d’audace et relève mon défi. A quoi rimait cette joute si peu loyale ? Je n’aurais su le dire, même si je m’en délectai. Bientôt, c’est lui qui me prit au piège. Un commentaire sur l’accent germanique… Plus vrai… Plus…

▬ Mitreißend… [Galvanisant…] répétai-je à mi-voix comme si cela pouvait m’aider à comprendre le sens de ses paroles.  

Longuement, mon regard s’attarda ses traits, scruta le moindre signe qui puisse m’aiguiller sur le sens qu’il donnait à ce terme mais son sourire restait muet. Il me l’offrait sans que je ne parvienne à  comprendre, foutue barrière de la langue. Souhaitait-il seulement me remercier pour mes encouragements sur la piste, pour lui avoir permis de laisser libre cours à ses envies d’envol loin de sa discrétion et de son manque d’assurance flagrant ? Peut-être bien que cela se résumait à si peu et l’admettre aurait été plus simple. Pourtant, je m’accrochai à cette furieuse impression que ses lèvres avaient frissonné en prononçant ce mot, que sur leurs bords si parfaits s’étaient inscrits d’autres qualificatifs qui étaient restés accrochés au bout de sa langue…

Si je m’étais abandonné à mon impulsion du moment, j’aurais envoyé paître toutes mes réflexions à la con. Je lui aurais demandé s’il trouvait quelque chose d’autre « galvanisant ». Je me serai redressé sur mon siège et serai passé aux hostilités. Comme cela, sans prévenir. J’aurais laissé cet instinct primaire, cette fougue que faisaient ressortir les vibrations nocturnes, me guider jusqu’à sa bouche et je l’aurais embrassé. Si je m’étais abandonné. Seulement, si. A la place, je demeurai immobile et fiévreux en trouvant ses iris plus perçants que jamais malgré le vide dans lequel ils se perdaient. Cette impression de vulnérabilité qu’il dégageait, cette innocence aussi sans doute, brisait les frontières de la méfiance qui m’aurait envahi en toute autre circonstance. Les images défilèrent quelques secondes encore, mais impossible d’imaginer son souffle sur mon visage : je réalisai qu’il était bien trop tôt, pour l’instant je devais me contenter de ce que notre rencontre m’avait accordé, une compagnie des plus agréables. Une bouffée de chaleur ponctua cette vision, je baissai les yeux en préférant les laisser balayer le comptoir sombre plutôt que de fondre ainsi sur ce médium d’un charme hypnotique.

▬ Un accent galvanisant… lui lançai-je plus pour avoir la force de me concentrer sur notre échange plutôt que sur la scène qui se déroulait dans mon esprit. ▬ J’ai toujours trouvé que les étrangers le massacraient mais toi… Je levai une main indiquant un arrêt clair et net alors même que je savais qu’il ne la verrait pas, me demandant soudain en silence si ses proches conservaient avec lui les mêmes mimiques malgré son aveuglement, avant de reprendre sur un ton plus taquin que jamais : ▬ Attention, je ne dis pas que tu ne le massacres pas ! Mais tu as une façon de le faire qui est…unique !

Tout était dans l’art de tourner les choses, de constater s’il mordait à l’hameçon… Il avait déjà suivi le mouvement tout à l’heure, continuerait-il dans la même danse ? Après tout, dans ce jeu que nous instaurions, il n’y aurait ni perdant ni gagnant : seulement deux êtres qui s’attiraient dans un magnétisme si subtil qu’aucun n’osait le perturber trop brusquement. Du moins, c’était ce que j’aimais à croire tandis que je levai la main pour héler le serveur qui n'avait pas encore daigné s'occuper de nous et que la sympathie à l'égard de Mike disparaissait au profit d’un sentiment plus enivrant. Le désir.






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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Sam 1 Sep 2018 - 0:11


Il se retient de rire une nouvelle fois, non il ne veux pas que Max réponde mais il imagine un sourire jouant sur ses lèvres. Pff, ca craint d'être aveugle. En plus, on se fait des idées, y'a peut-être rien, peut-être même qu'il se fait chier à mourir avec Mike en fait. Il ne veut pas y penser, loin de là. Il ne veut pas penser à ce qu'il se passe ou ce qui pourrait se passer s'il analysait les signes. Non, ce soir, il veut vivre sans compromis, tant pis ! Il regrettera demain ce qu'il y aura à regretter. Pour le moment, il veut savourer, toujours plus et il sait qu'un petit peu d'alcool pourra finir de briser les barrières, les dernières qui restent. Le ridicule arrivera sûrement à ce moment là, tant pis ! Au moins … Ca surprendra peut-être le medium voyant après tout ? Comme le surprendre en choisissant le prochain remontant … C'est un coup bas mais il est bien jouer. Un sourire jouer et vaincu s'étale pour de vrai sur le visage de l'aveugle.

-You got the point.

La suite de la phrase de Max reste coincé dans son cerveau « comme tout à l'heure » Ca commence mal « quand tu étais sur la piste » ca fini pas mieux. Il reste accroché à son sourire sans rien dire d'autre. Ce ne sont que des petits mots, totalement anodins … normalement.

Mais il se reprend quand, à son tour, Max butte sur « galvanisant » … C'était vrai que c'est pas le choix de mot le plus approprié et l'idée qu'il ait pu déstabiliser le medium voyant lui plaît énormément, il a envie de plus, faut avouer. Mais pendant ce silence dans lequel il laisse Maximilian s’empêtrer avec ses pensée, il réfléchit à comment commander un truc sans que le barman ne le ridiculise encore une fois. Boarf, tant pis, au pire, peut-être que ca fera rire son compagnon de soirée. Il réfléchit aux bons mots quand le sujet du ton revient sur le bar. La déclaration de Max le fait une nouvelle fois sourire, c'est tellement bizarre comme façon de dire. On dirait presque que le voyant se mélange les pinceau bien que ce ton ne permet pas d'y croire. Mike laisse couler et se contente de rire.

-Oh, je peux faire bien pire tu sais. Je peux niquer mon propre accent... Ouais, c'est triste de s'ennuyer.

Il rit à nouveau alors que le barman s'approche enfin. Il glisse à Max un petit :

-J'espère que ce n'est pas le même que tout à l'heure, il va jamais nous servir.

Puis offre un grand sourire au barman.

-Könnten wir etwas stark genug haben? [Pourrait on avoir quelques chose de fort ? ]

Il réfléchit encore quelques secondes.

-In Schuss bitte [en shot s'il vous plaît]

Quelque chose qui réchauffe le gosier. Hum … Et qui titille l'âme. Derrière eux, la musique reprend vraiment, endiablé, folle. Et une idée tout aussi farfelue envahie l'esprit de Mike. Il a bien envie de jouer un petit peu. En attendant sa commande, il se rapproche doucement de Max, de son aura et se place, normalement, de façon à se retrouver prêt de son oreille avant de murmurer :

-Würdest du mir den nächsten Tanz geben? [M'accorderais tu la prochaine danse?]

Il se rassois sur son siège alors qu'il entend le bruit des verres sur le bar. Timing parfait !

-Ouais, nan, t'as raison, galvanisant c'est pas le bon mot … Il me faut un autre adjectif pour mon massacre de ton accent. Hum …

Il réfléchit encor un peu …

-Je trouve rien en fait … T'aurais une idée d'adjectif ?  

Et il se met à chercher à tâtons son verre d'il ne sait même pas quoi.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Sam 1 Sep 2018 - 4:59

Nur für eine Nacht in Berlin
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Il tinta comme le son d’un triangle, clair et étincelant dans l’obscurité de la boîte de nuit. Son rire était pourvu de cette pointe d’innocence si peu crédible et pourtant si vraie, de celles qui laissent à imaginer une fraîcheur candide sous une assurance factice. Cela me plaisait bien plus que je ne me serais permis de l’avouer. Je n’avouais jamais rien de toute façon. Encore aujourd’hui mon père attendait un acte de contrition pour mes fautes passées tout en étant conscient que c’était là un vœu pieux. J’étais trop fier, trop buté aussi certainement. Le pire étant que c’était bel et bien de mon paternel que je tenais ce trait. Comme lui, j’étais de ces personnes qui pensent qu’il ne faut jamais regretter… A travers mon regard, je faisais expier aux autres leurs actes abjects, mais m’abstenais de m’absoudre des miens : chacun sa croix.

Le poids de la sienne n’accablait pas les épaules de cet américain qui me faisait face. Avec une aura si douce, je doutais même qu’il ait éclaté la tronche d’une mouche pénible… Je lâchai un petit soupir rieur à cette pensée, j’étais con d’imaginer un aveugle en pleine chasse aux insectes ! Décidément, son aisance à se mouvoir me faisait tout oublier du malaise qu’avait d’abord provoqué chez moi son regard fuyant. Je ne m’y étais pas habitué, mais je devais admettre que le sentiment d’étrangeté s’était presque dissipé pour ne laisser place qu’à ce jeu entre nous. Alors quand il rit en réponse à  mon propos, utilisant un terme qui me fit grincer des dents par sa vulgarité que je détestais avant d’évoquer l’ennui, je retins tout juste une grimace. M’étais-je donc trompé ? J’aurais sans doute répliqué si le barman n’était pas arrivé à cet instant précis, m’évitant une parole légèrement amère tandis que Mike me glissait son appréhension. Il ne s’était rendu compte de rien, comment l’aurait-il pu : si je ne disais mot, il restait dans l’ignorance comme ses rétines restaient aveugles à la lumière et y préféraient la noirceur opaque.

Je le laissai donc passer commande, maladroitement mais cela n’en demeurait que plus attirant. Peu fluide, il donnait suffisamment le change pour que le serveur m’adresse un regard en coin : se contentait-il de s’assurer qu’il n’y avait aucune autre commande à prendre ou se demandait-il si nous passions une agréable soirée ensemble ? Aucune importance. Il repartit directement à ses verres luisants sur les étagères de marbre à l’arrière et commença la préparation. Et dire que Mike avait osé l’alcool fort… Mais dans des shots, s’il vous plait ! Caricatural ce mec et si cela m’aurait fait rire dans d’autres lieux, ici et avec lui cette demande construisait son charme…

▬ Gut Wahl !

Ma voix résonna par-dessus la musique. Ses notes s’étaient ravivées, dépassant de loin les décibels du précédent morceau qui nous avait conduits à ce répit accoudé au comptoir. Je me détournai juste le temps d’apprécier le mouvement brusque de la foule, parfaitement coordonnée elle semblait vivre dans un espace-temps isolé du reste de l’univers avec cette mélodie électro pour seule reine. Elle envahissait leurs corps, empoisonnait leurs esprits, libérait leurs âmes pendant un court laps de temps durant lequel rien n’avait plus d’importance sauf peut-être le partenaire qui partageait cette parenthèse avec eux. J’en partageais une, moi aussi. Si je n’en étais pas certain avant, le souffle chaud qui caressa ma joue me le prouva.

Lui accorder la prochaine danse… Les pays n’avaient pas de frontières réelles, entre nous il en allait de même avec ces barrières qui tombaient à une vitesse effarante : effrayante auraient dit certains, mais je n’avais guère peur de grand-chose et surtout pas qu’un homme ose sauter le pas. Au contraire, l’excitation ne fit que grandir et je me redressai légèrement en sentant la chaleur m’envahir, me raidir tout entier sur mon siège.

Il était trop tôt pour céder. Trop tôt pour le laisser gagner si facilement. Faire durer le plaisir de la convoitise ne rendait le final que plus savoureux encore. C’est pourquoi le silence plana pendant que je l’observai se rassoir, que je contemplai sa bouffée d’audace. Si j’avais été un salaud, je l’aurais planté là à ce moment précis. Tout seul, comme un abruti alors qu’il se dévoilait. Au lieu de quoi, je passai ma langue sur mes lèvres pour choisir chaque mot avec soin pour entretenir le lien qui se tissait entre nous.

▬ Du lädst mich auf dit altmodische Art aber du benutzst das Wort « niquer »… [Tu m’invites à l’ancienne mais tu utilises le mot « niquer »…] fis-je sans y mettre d’intonation particulière. Interessant… [Intéressant…]

Ok, j’étais déstabilisant. Saurait-il qu’à mon tour, j’avançai un pion ? Son coup sur l’échiquier de cette soirée avait été des plus inattendus et il était hors de question de ne pas battre la mesure au même rythme qu’il semblait vouloir adopter. Tout s’emballait et j’aimais cette sensation de vitesse, d’adrénaline qui me parcourait l’échine et m’embrumait les pensées.

Claquement des verres sur le comptoir, la couleur ambrée qu’ils contenaient m’appelait déjà. Mon doigt joua sur le contour supérieur du verre, Mike avait décidé que c’était le moment propice pour remettre ce foutu mot sur le tapis et si je faillis m’en agacer, je compris vite où il voulait en venir. Les pupilles fixées sur un éclat cristallin provoqué par les spots qui dansaient au-dessus de nos têtes, je ne vis pas son expression mais la devinai sans mal. Ce mec était joueur, mais pas autant que moi : la confiance lui manquait. Il aurait dû avoir conscience qu’avec sa gueule d’ange, bien des portes lui étaient ouvertes… Dont celles qui conduisaient à une possible apothéose à la fin de cette soirée…

▬ Vielleicht… Attraktiv ? [Peut-être… Séduisant ?] ajoutai-je en levant mes yeux vers lui.

Il ne pourrait pas apercevoir l’étincelle malicieuse qui illuminait mon regard et dévorait sa silhouette. Tant mieux, ainsi j’aurais tout mon temps pour examiner chaque parcelle de son visage, deviner ses mimiques et apprécier la réaction qui se propagerait bientôt à ses traits. Les méandres de la langue m’avaient perdu tout à l’heure, mais je n’avais aucune envie qu’il s’y perde à son tour. Aventureux, je misais tout sur cette réponse. Après tout, n’était-ce pas une confirmation qu’il avait demandée sans oser le dire ? Une espèce d’assurance qu’il était sur la bonne voie. C’était bien possible, mais l’avantage était que désormais l’ambiguïté était derrière nous. Place à la fête. Tombons les masques !

Sans plus attendre, je me levai et me penchai vers lui. D’abord juste assez proche pour qu’il perçoive mon souffle sur sa peau, puis de quelques centimètres supplémentaires il dut sentir mes lèvres frôler sa joue juste à côté de son oreille.

▬ Maintenant buvons nos verres et laisse-moi t’accorder cette danse, lui murmurai-je sur un ton où se mêlaient subtilement autorité et sensualité.

D’une main vague, j’avais saisi le shot et le descendis d’un trait sans crier garde. L’alcool brûla ma gorge, même mon cœur parut manquer un battement mais cela n’était pas dû au Jägermeister pur servi par le barman et à son goût si particulier qui vous donnait l’impression d’avaler un breuvage médicinal plutôt qu’un alcool fort. Non, c’était la certitude de bientôt réitérer la délicieuse expérience sur le dancefloor et cette fois-ci sans plus aucune nana pour nous distraire. Les promesses de cette nuit se faisaient plus belles que ce que j’avais bien pu imaginer en franchissant les portes de ce club et je comptais bien en profiter.

Je le laissai descendre son verre. Puis, sentant ma patience être arrivée à terme, je glissai ma main le long de son bras jusqu’à rencontrer sa paume que je serrai pour l’attirer à ma suite dans le relief hypnotique de la masse dansante que nos auras orangées éclairaient de leur beauté. De son aura magnétique qui attirait la mienne, aurais-je dû dire…






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Dernière édition par Maximilian L. Schimmel le Dim 2 Sep 2018 - 15:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Dim 2 Sep 2018 - 15:11

Un sourire joue sur les lèvres du Medium aveugle quand le voyant lui sort un «bon choix » allemand. Il n'est pas sûr de savoir si c'est sincère ou non mais il prend les mots comme ils viennent. Il analysera plus tard. Qu'importe. Vu son inexpérience en terme d'alcool il pencherait quand même un petit peu plus pour le second choix mais bon. Il perd et se ridiculise pour cette fois mais il sait qu'il marque un grand coup en murmurant une invitation à l'oreille de son compagnon de soirée. Ce silence que Max laisse planer entre eux est savoureux, plein de promesse. Un sourire taquin joue sur les lèvres de l'aveugle, il a envie de plus. Il aurait donné beaucoup pour voir le visage de Max à ce moment là. Qu'ils sont chanceux les voyants, à pouvoir jouer tout en observant les réactions. Lui peut tout offrir à ce jeu, mais rien recevoir. Ca le frustre. Mais bon. Il se réinstalle sans plus se plaindre, juste profiter du silence de Max, noyé dans la musique assourdissante. Et puis il brise la magie avec son accent pour commenter son vocabulaire. Le mélange des deux a échappé à Mike et peut-être que oui, s'était bizarre. Et puis, une langue soutenu avec un accent, c'est peut-être plus attractif ? Hum, le medium se dit qu'il devrait y réfléchir. Il ne répond pas à son interlocuteur et continu de chercher son verre à tâtons, tout doucement, un shot ca se renverse vite. Finalement, il sent la matière froide au bout de ses doigts. Il se stoppe cependant. Comme un réflexe quand il entend les mots de Maximilian. Séduisant. C'est un grand mot et honnête comme il est, impossible de cacher son trouble. Il a bien chaud d'un coup et son regard vide reste figé sur un point invisible qui ressemble au dos de sa main. Il avale difficilement sa salive et a un mouvement nerveux lui échappe : il se tortille une fois, juste un fois, comme pour se redresser sur son siège. Son sourire a fondu pour quelque chose de bien plus subtil comme de la surprise, une agréable surprise. Il fini par se reprendre et remettre un sourire ses lèvres. Il a vu le coup, c'est un beau lancé qui, évidemment, à fait mouche. Cette soirée entière est un jeu et maintenant, Mike peut mettre un mot sur le genre du jeu : Séduction. A voir qui aura le dernier mot. Max a déjà des points d'avances ceci dit. Et il en gagna une tripoté d'autre.

Alors qu'il sent son jeu se retourner contre lui, alors qu'il sent le souffle de Max sur son visage, comme une caresse chaude. Alors qu'il utilise les mêmes mots, la même attitude. Il ignore la réaction de Max quand lui a tenté son coup mais il connaît la sienne, il sent cette tension, ce frisson de plaisir qui lui remonte dans le dos. Ce titillement d'excitation. Il entend aussi son futur …. Cavalier, vider son verre. Lui-même attrape finalement le sien avant de le vider d'un trait. Il ne peut pas retenir un toussotement. Wow, il avait demandé fort mais il y avait fort et fort. Il n'a aucune idée de ce qu'il vient de boire mais il sait qu'il a rater quelque chose. Le coin de ses lèvres sur lequel il passe le pouce et fini par le lécher. Liqueur mais pas aux fruits. Hum, il n'est pas fan mais ca le réchauffe – si c'était encore possible- et ca aura sûrement l'effet escompté. Il sent la main de son interlocuteur descendre le long de son bras et attraper sa main. Mike la serre en retour et se lève sans se faire prier. Il passe même devant, comme s'il était celui qui allait mener la danse, lui qui n'avait pas esquissé un pas devant autrui il n'y avait pas une heure. Il entraîne le danseur aguerri à sa suite. Il sait exactement où il veut aller et évite les autres avec un aisance particulière, merci le radar de chauve sourie. Enfin il se stoppe, là au beau milieu de la piste, là où le son est le plus fort, le plus intense, là où on entend le mieux, où on ressent le plus. La magie d'être aveugle, au moins on peut trouver les meilleurs spots. Il se stoppe et sourit, confiant il relève la tête dans l'espoir d'être à la hauteur de Max. Il essaye de lui faire l'honneur de le « regarder » dans les yeux. D'égal à égal. Pff, il espère vraiment ne pas être trop loin. Surtout qu'au vu de l'aura, ils ont pas l'air d'avoir une grande différence de taille. C'est un peu lamentable.

Mais bon, qu'importe. On verra demain, c'est son mojo pour cette soirée. Il commence doucement à danser sur la piste, bouger au rythme des basses, il lève une sourcil et affiche ce sourire espiègle qui lui va si bien.

-Alors ? Comment est ce que je suis sensé suivre mon partenaire s'il ne m'accompagne pas ?

« Viens Max, Montre moi », voilà ce que  c'est sensé dire. « Viens Max »

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Lun 3 Sep 2018 - 1:01

Nur für eine Nacht in Berlin
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Depuis aussi loin que je me souvienne, les soirées comme celles-ci avaient toujours déclenché mon instinct primaire. Il me poussait à jouer avec le feu et, pire encore, attisait ce besoin de frôler la flamme du bout des lèvres jusqu’à ce qu’elle vienne embraser mon corps tout entier… La vérité, c’est que je rêvais que l’étincelle se propage à mon âme. Peut-être étais-je trop jeune pour sentir ce frisson plus pénétrant, plus intense et voltigeant. Pourtant la brume que j’apercevais dans le regard absent de Mike était subtile, si timide et belle qu’elle rendait dingue. Son trouble devenait le mien à chaque fois qu’il l’envahissait un peu plus, virus infâme qui trouvait aveuglément le chemin de mon être. Quelques années passées en vrai moine avaient fini par me rendre trop sensible, pensai-je avec amusement, préférant soudain tourner ce sentiment au ridicule plutôt que de l’admettre. Réflexe de protection idiot qui me semblait nécessaire pour ne rien prendre au sérieux, nécessaire dans un tel endroit. Nécessaire ce soir.

Carpe Diem. Vivre l’instant présent. Et je les ai dévorées ces minutes de sourire qui éclairaient son visage débarrassé de toute tension. Il m’imita bientôt, le liquide rejoignit son gosier et lui arracha un toussotement qui me fit sourire à mon tour : petite nature, mais ça lui donnait un putain de charme…

Nos mains enserrées, j’allai le guider à travers la masse sombre qui emplissait chaque espace du club quand il passa devant moi. Je marquai une pause dans ma marche, le retenant presque, tant j’étais surpris de ce retournement de situation. Mes yeux caressèrent sa nuque, descendirent le long de sa colonne pour se figer sur sa paume toujours enlacée dans la mienne : qu’est-ce que c’était que cette foutue dose de méfiance qui venait de pointer le bout de son nez et jetai un doute ? Son aisance me désarçonnait car, soyons honnêtes, j’aimais mener la danse. Le lâcher prise n’était toujours qu’une mascarade avec moi. Je diminuai le contrôle, feignai la détente totale mais ce n’était qu’une illusion que je servais autant aux autres qu’à moi-même. D’ailleurs, comment faisait-il pour marcher à travers cette foule avec tant de facilité ? Se pouvait-il que sa présence ne soit pas fortuite, un collègue de la Guilde envoyé pour fliquer un nouveau ? Les réflexions se succédaient alors que je continuai à avancer à sa suite, de plus en plus perplexe sur le lieu vers lequel il semblait m’entraîner.

Le son montait, les vibrations se faisaient plus brutales, plus vives et violentes. L’endroit parfait pour profiter au maximum de la musique envoyée par les enceintes situées alentours. La passion du DJ semblait à présent se propager dans chaque note, chaque variation de la mélodie. Je pouvais presque sentir sa fougue sur ses platines, comme les doigts de Mike qui se crispaient autour des miens avant qu’il ne s’arrête là, au beau milieu de cette explosion de sonorités brusques et envoûtantes. C’était… Excellent.

Ainsi, c’était là qu’il voulait en arriver. Purée qu’est-ce que j’avais pu être un imbécile… Je l’avais amené à se dérider et voilà que j’avais laissé la suspicion être plus forte que cette partie de plaisir dans laquelle il avait pris l’initiative de m’inviter à son tour. Je secouai la tête, détournai les yeux de lui un instant en songeant que je n’aurais jamais eu tant de suspicion autrefois. Aimais-je cette part de moi-même qui me faisait vivre sur le qui-vive ? Impossible de faire sans de toute manière… Il la fit taire pourtant… Le simple fait de vriller mon regard vers lui suffit à couper ma respiration. Ses iris étaient si clairs sous les spots qui laissaient éclater leurs lumières au-dessus de nos têtes, explosions colorées qui faisaient passer sur son visage un arc-en-ciel de saveur. Ses yeux me regardaient, ils me contemplaient vraiment même si je sentais dans sa posture crispée que tout n’était qu’apparence. Il avait besoin de cette soirée, de cette débauche, autant que moi…

Alors merde, à quoi bon résister à cette demande silencieuse dans le brouhaha assourdissant. A quoi bon ignorer le désir qui criait à travers ses lèvres dessinant avec espièglerie un sourire à faire tomber tous les masques. Sans m’en apercevoir, j’étais resté immobile au milieu des danseurs effrontés qui ne respectaient plus rien du rythme ou de la décence. Une parenthèse hors du temps parce que j’avais perdu la main un court moment.  

▬ Je… murmurai-je un peu perdu avant de me ressaisir. Non. Avant de me laisser aller.

Doucement, je laissai ma tête retomber en avant jusqu’à ce que nos fronts soient en contact. J’avançai d’un pas, puis d’un autre jusqu’à ce que nos hanches se touchent. Ma main était restée bloquée dans la sienne tandis que l’autre remontait le long de son bras, glissai jusqu’à son cou, caressai sa joue. Les paupières closes, j’appréciai cette proximité pendant que mon corps se calait progressivement sur un rythme personnel, bien plus sensuel que ce massacre des sens qu’essayait de nous servir les batteries infernales et les sonorités artificielles qui résonnaient tout autour. Nous bougions, vite mais sans à-coups. Juste une danse hors de toute logique. Mes mouvements entraînaient les siens : c’est ce que j’aimais à croire même si, en réalité, c’était peut-être l’inverse…

Le sentir contre moi me rendait fou, j’exhalai ma fougue et cette envie dévorante de partager un truc avec lui. Seulement cette nuit. Cette nuit où tout était permis sous la pleine lune.

▬ Impressionnant pour un apprenti danseur…

Murmure lâché à l’oreille, lèvres posées sur son lobe sans la moindre gêne. Je reculai en passant une main sur son torse avant de l’attirer à nouveau vers moi en agrippant le bord de son col. Le choc léger qui nous réunit me donna le vertige et je plongeai dans la semi-conscience propre à l’extase musicale, à l’extase provoquée par l’audace d’un étranger à l’accent terrible mais au charme ravageur...






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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Lun 3 Sep 2018 - 23:54

Il a ce don de sentir les obstacles a une certaine distance et il doit bien avouer que ce soir, cette nuit il en joue, il s'amuse. Il aime créer cette surprise chez Max. Il aime créer quelque chose chez Max. Il le sent au bout de son bras, il sent sa réticence à le suivre. Comme s'il avait perdu le contrôle. Oh, ca n'allait pas durer malheureusement pour Mike. Non, ce n'était que quelques minutes, pas même deux. L'allemand reprendra vite les rennes parce que l'aveugle ne saura finalement plus quoi faire. Ce n'est pas son monde, ce n'est pas son élément contrairement à Max en face de lui. Mais il savoure néanmoins. C'est la définition même de cette soirer : Savourer. Mais il fini par arriver là où il veut, à placer Max exactement où il le souhaite. Le centre du cyclone, la bulle. Mike sent très bien sa main dans celle de son accompagnant, il adore la sensation maintenant qu'il y pense. Il a un vrai contact, sans préjugé, sans cette arrière pensé du « il faut aider l'aveugle ». Comme on tient la main d'un être humain normal et sain. Son sourire ne le quitte pas, il s’accentue même quand il entend ce mot, faible et peut-être un petit peu perdu. « Je », comme si le masque avait craquer et qu'un petit quelque chose avait fuité en la faveur de l'aveugle. Merveilleux. Et puis, enfin, dans l'aura, dans l'ambiance, Mike sent que quelque chose change. Il rend les rennes et à hâte de voir ce qu'il allait se passer ensuite. Mais il ne s'attend pas à ca. Il ne s'attend pas à ce contact doux contre son front. Il a un sursaut de recule, il ne l'avait pas vu venir, loin de là. Mais il reste finalement, et il répond même en laissant lui aussi sa tête reposer sur celle de Max. Comme un échange. La suite, il ne la vit pas de le même manière, pas quand leur deux corps se rencontrent finalement. Il sent tout ses muscles se contracter dans un frisson de plaisir coupable. Il laisse échapper un léger tremblement d’excitation quand cette main chaude vient lui caresser le visage. Lui-même laisse sa main libre se balader. Elle passe d'abord dans le dos de Max, au niveau de son omoplate et puis elle descend, libre, elle dessine, sans trop appuyer, le dos musclé avant de passer sur sa hanche et finalement se caler au creux de ses reins. A sa place. Il se cale sur les mouvement de Max, il ne les comprend pas mais il suit sans problème. Peut-être que ca rend quelque chose de joli. Qui sait ? Max peut-être ? Oui. Max sûrement. Et il le confirme ! Enfin, Mike pense qu'il le confirme parce que concrètement, quoi que l'allemand aura pu dire, la réaction incontrôlé de l'aveugle aurait été la même. Un coup électricité lui traverse tout le corps. Il sent sa tête partir en arrière dans un spam alors que la main de Max se pose sur sa poitrine. Ca aurait pu passer au son de la musique, comme pour marquer un coup de batterie, une mesure. Oh, il ne doit pas tromper grand monde mais il essaye tout de même. Inconsciemment il a encore se besoin de ne pas se sentir ridicule. Il se reprend, il essaye, quand il sent Max contre lui. C'est difficile mais il a aussi des cartes à jouer. Sa main remonte dans le dos qui l'a accueillit peu de temps avant et son poing se ferme sur le tissus, il resserre son emprise, se collant encore un petit peu plus contre la poitrine de Max, écrasant la distance. A son tour il s'approche de l'oreille de son interlocuteur et souffle plus qu'il murmure, prenant les poses qu'il pense nécessaire.

-J'ai … Un excellent... Excellent professeur.

Sa voix est traînante, langoureuse. Il a envie de sentir une nouvelle fois ce craquement qu'il avait caressé plus tôt.

Il pousse le vice aussi, il s'éloigne doucement de l'oreille, il recule mais jamais sa joue ne s'est détachée de la peau de l'allemand. Il laisse traîner son souffle dans le cou. Il ose redessiner une partie de la mâchoire de Max avec le coin de ses lèvres.

L'alcool permet tellement de chose.

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 4 Sep 2018 - 4:05

Nur für eine Nacht in Berlin
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Ce moment prenait des allures de rêve éphémère où valsaient des poupées de cire et d’autres de chiffons, ombres des danseurs qui nous entouraient et que je ne voyais déjà plus à travers mes pupilles qui n’avaient d’yeux que pour cet étranger. Il représentait un défi : je m’étais efforcé de le relever. Désormais il chassait ses propres démons, brillamment. Ses propres craintes et ses doutes se dissipaient. D’abord brusquement quand nos fronts entrèrent en contact et que je perçus ce mouvement de recul, cette hésitation avant qu’il n’embrasse cette sensation nouvelle. Puis, il abdiqua, rendant ce contact plus franc encore si bien que je pouvais sentir sa détermination à s’abandonner dans la pression qu’il mettait à emprisonner ma main dans la sienne. Tout n’était plus que partage dans cet océan de corps à la dérive dans cet enfer musical. Nous mettions du sens dans cette débandade, nous y créions un espace où la seule règle était sans doute qu’il n’y en avait plus. A bas les barrières, l’heure du crime était venue.

Sans compromis. Sans conséquence. Voilà ce que je me rappelai quand je sentis ses doigts jouer le long de mes vertèbres, frôler les reliefs de mes muscles dont le dessin si durement gagné faisait glousser bien des nanas. Cependant, à cet instant précis, je n’en avais plus rien à foutre de leurs piaillements de poules amourachées. Seule comptait cette expression délicieuse que j’observai avec avidité, celle qui faisait mine de s’installer sur le visage de cet inconnu. Un sourire à se damner, si beau parce qu’on les devinait rares à être si vrais.

Au creux de mes reins, la chaleur montait. Perséphone avait-elle aussi chaud quand elle descendait retrouver Hadès aux Enfers ? Ou était-ce lui qui brûlait de feux ardents à l’idée de revoir la belle humaine ? Lui était plus que cela. Mike était plus qu’un humain et pourtant sa fragilité nous avait menés là, au centre névralgique de cette fête immense, mais cela n’importait guère. Elle nous avait surtout mené à ces minutes où nous ne répondions plus de rien tant nous nous laissions emporter par la vague passionnelle qui déferlait, telle une tempête assoiffée de trouver de nouvelles âmes à engloutir.

Un frémissement à nouveau, aussi doux et féroce à la fois que l’écume se brisant sur les rochers, quand je lui murmurai qu’il était exceptionnel… Point besoin d’être plus clair, mes métaphores peu travaillées n’étaient pas destinées à créer le mystère mais juste à entretenir ce charme étrange qui continuait à nous rapprocher l’un de l’autre comme un bateau suit la lueur du phare. Mon sourire s’étira en coin : je n’aurais pas su dire qui était la lumière dans l’obscurité de l’autre. Après tout, ma soirée n’avait été éclairée que par sa rencontre. Alors oui, peut-être bien qu’il frissonnait et frémissait à mon contact, sûrement sa tête partait-elle en arrière dans un mouvement sec par pur réflexe à ma main qui se posait sur son torse, sans conteste était-ce certain qu’il me désirait autant que je le désirais en ce moment précis… Mais cela était un échange et j’avais conscience que le destin n’avait que bien fait son travail en réunissant deux pièces qui cherchaient la même chose au puzzle de cette soirée berlinoise. Pour une fois que Mme Destinée me faisait une fleur… Une fleur étrangère et terriblement sexy qui plus est, je n’allai pas la laisser faner entre mes doigts : je pouvais le jurer.
Les distances n’étaient plus qu’un lointain souvenir, une loi de convenance idiote que nous piétinions à chacun de nos pas sur le dancefloor. La musique était si forte qu’elle me paraissait lointaine, si saccadée qu’elle me semblait lente, si énergique qu’elle se transforma en adrénaline pure lorsqu’à son tour il laissa un murmure me caresser.

Oh que pouvais-je dire de ce souffle contre ma peau. Rien qui ne lui rendrait justice. Je n’avais pas tout compris de sa phrase bien que j’en ai entendu les mots, mon esprit plus engourdi par le magnétisme qu’exerçait Mike sur moi que par l’alcool dont je sentais à peine les effets. Et il ne s’arrêta pas là le bougre… Plus sûr de lui que jamais, il laissa traîner sa voix alanguie pour me déstabiliser et cela fonctionna admirablement bien… Mes paupières se fermèrent à demi, ma tête s’inclina sur le côté comme pour mieux ressentir la respiration du médium sur ma joue, mon cou et la laisser se propager à l’ensemble de mon être jusqu’à ce que ses lèvres ne trouvent l’angle de ma mâchoire et s’y glissent tant et si bien que mes poings se resserrèrent. J’agrippai sans m’en rendre compte ses poignets, ne désirant plus que ce contact plus intime encore qu’il tentait d’instaurer.

Dernière provocation. Dernière demande du condamné avant de sauter dans le gouffre. J’orientai mon visage vers lui, mes lèvres dérivant vers les siennes qui dessinaient toujours ma mâchoire avec sensualité. Leurs commissures se trouvèrent. Mon sourire s’élargit et provoqua un frisson tandis que je relâchai ses poignets avant de remonter mes paumes dans les siennes jusqu’à glisser mes doigts entre les siens ; entrecroisés, liés, scellés. Nos souffles suivaient déjà le même chemin, je le sentais lorsque le léger parfum d’alcool qui émanait de lui à chacune de ses expirations venait déclencher un tremblement de mes lèvres impatientes. Pourtant, je ne cédai pas et laissai ces mots d’espoir m’échapper tant et si bien que leur simple prononciation fit se rencontrer le coin de nos sourires charmeurs.

▬ Et serais-tu capable de le dépasser ?

C’était ainsi que je le mis au défi, sur des intonations si douces qu’elles m’étonnèrent moi-même. Embrasse-moi crétin, montre-moi que tu es capable d’aller jusque là sans te soucier du reste, pensai-je en revoyant la scène de son mal-être au bar lorsqu’il devait se douter des regards alcooliques qui le raillaient. Sombres abrutis. Combien de fois avait-il dû subir cela sans broncher ? Trop par rapport à ce que j’aurais moi-même toléré.

▬ Tout est permis, fis-je dans un dernier encouragement.

Mes paupières s’entrouvrirent un instant, trop désireux de saisir sa réaction mais je me ravisai en les laissant closes. La surprise serait bien plus délicieuse que toutes les contemplations s’il osait franchir le pas. A croire que je me prenais au jeu de l’inconnu et de la perte de contrôle, à croire que j’avais besoin de cela pour me sentir vivant sous la voûte étoilée de spots lumineux qui tournoyaient autour de nos têtes.







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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mer 5 Sep 2018 - 0:47

Il sent ce jeu le prendre tout entier, de pied en cape. Il est possédé par ces échanges, chaque fibre de son être à envie de participer et il espère, oh dieu, il espère tellement qu'il en face de lui, Max ressente la même chose. Il veut le sentir, il veut que son propre plaisir se propage et affecte le voyant qui est là, le voyant contre lequel il laisse son souffle se balader, s'insinuer entre les pores de sa peau, pénétrer son être. Il a envie d'être présent et de le faire savoir. Il sent la tête de son compagnon de danse se pencher vers lui et il retient difficilement un sourire avant de laisser ses lèvres redessiner une partie de son visage. Si infime partie, il a envie de plus, de bien plus mais ce n'est pas encore le moment. Il doit trouver le point p.

Pourtant, il sait qu'il n'en est pas loin. Il sent ce sursaut de Max, il sent ses doigts attraper ses poignets. Il le sent le menotter comme dans un réflexe pour ne pas qu'il s'enfuit. Oh non, ce soir, il ne fuira pas. Il y a bien trop agréable en jeu, les cartes sont jouées. Il suffit de savoir lequel des deux aura la meilleure main. Le match est serré et il se renvoient la balle.

Les mains de Max autour des poignets de l'aveugle. Toujours plus de contact mais jamais assez. Toujours pas. Mais on y approche, petit à petit. Aussi petit à petit que ce visage qui change de direction, qui réécrit le chemin pour qu'elles se rencontrent presque. Pour qu'elles se frôlent. Mike sent le visage de son interlocuteur changer, il le sent sourire contre sa joue alors que ses mains se mettent à nouveau en mouvement. Elles lâchent ses poignets pour entrelacer ses doigts. De la douceur, de la pure douceur, comme si elles étaient faite, ce soir, pour se rencontrer, pour se tenir comme ça. Un sourire doux éclaire le visage de l'aveugle alors qu'il est toujours aussi proche de Max. Il sent son souffle s'échouer sur ses lèvres. Il sent sa propre respiration se faire plus lourde, plus chaude, plus lente. Il ferme les paupières sur ses yeux aveugle. Comme une personne normale profitant. Il ne laisse plus son regard vide mettre mal à l'aise qui que ce soit. Il n'y a plus que lui sans son handicap, sans son mal être. Juste lui et son désir de plus.

Mais il le provoque encore, toujours plus loin quand il laisse sa voix caresser ses tympans. Cette douceur... Il aimerait l'entendre encore. Ce ton d'une douceur exquise, on pourrai presque croire que c'est une vraie question, posé dans l'idée d'avoir une réponse sincère. Ce n'est plus le jeu. Pas dans cette question. Mais pourtant Mike n'y répond pas, il n'a pas envie, il sait déjà comment le prouver, le démontrer. Ses lèvres son si proches, elles l'appelle et vraiment « tout est permis » pourquoi résister ?

Pour garder la main.

D'une lenteur toute calculée il défait ses doigts de ceux de Max et détache sa main de la sienne. Son visage ne bouge pas, si proche qu'il ressent tout mais il manque encore quelque chose. Les doigts fins de l'aveugle descendent le long de l'avant bras, ils le quitte pour atterrir sur ses côtes qu'ils contournent. Ils passent aussi dans son dos mais cette fois, ils ne descendent pas, pas comme tout à l'heure, non.

Ils remontent.

Mike laisse sa main remonter dans le dos de Max, il la laisse doucement passer du tissu à la peau, il la laisse passer sur sa nuque pour qu'elle finisse par se perdre dans ses cheveux. Là, là il sent que c'est le moment. Il me bouge pas son visage, pas d'un millimètre. Non.

Mais pourtant, il sent les lèvres de Max contre les siennes. Comment ? Oh, il n'a juste eu qu'a pousser un petit peu en avant la tête de l'Allemand. Il y a si peu que les séparait.

Mais là, il n'y a plus rien. L'aveugle prend une inspiration profonde, comme s'il avait retenu son souffle trop longtemps. Non. Il s'enivre de la sensation. De l'odeur de Max, de son essence à travers se baiser. Il en vient à vouloir se coller à lui, une nouvelle fois. Il le veut au plus proche.

Mais non. Il se détache doucement, juste quelques centimètres, juste assez pour qu'il sente encore le souffle du voyant contre ses lèvres. Lèvres sur lesquelles il passe un coup de langue provocateur. Il savoure encore le goût de Max, jusqu'au bout.

-Verdict ?

Un seul mot, un seul sourire. Un sourire toujours plus taquin, toujours plus présent. Comment Max allait réagir ?

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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mer 5 Sep 2018 - 2:41

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Je n’avais pas toujours été cet homme, ce mec qui transpirait la confiance en soi et dont on devinait à son visage fermé la droiture certaine. Envoyer tout valser, se débarrasser des défis plutôt que de les affronter avaient été tellement plus facile à une époque de ma vie. Bien des choses avaient changé depuis, j’avais changé mais l’envie de laisser libre cours à mes désirs au cours de moments comme ceux-ci semblait avoir survécu. Avec rage et hargne, elle s’extirpait pour se dévoiler intacte malgré ce que j’étais devenu. Un Bourreau pouvait donc jouer avec les cœurs autrement qu’en stoppant leurs battements coupables. J’en aurais ri si je n’avais pas été obnubilé par la présence de Mike contre mon corps. Pourtant, alors que la musique n’était plus qu’un cocon sonore nous enveloppant, mon assurance s’envola une seconde. Elle resta suspendue à mes lèvres qui n’attendaient plus que lui, elle se fêla entre mes doigts qui devaient à présent se contenter du vide plutôt que du contact chaud qui émanait de ce nœud rassurant qu’ils formaient auparavant avec ceux de Mike.

Pendant un bref instant, l’incompréhension me saisit et j’ouvris les yeux pour les refermer presque aussitôt. Cette anxiété soudaine à l’idée d’avoir fait fuir l’étranger m’avait tant serré au cœur que j’avais à peine eu le temps de sentir ce poids derrière les iris qui laissait présager un don sur le point de se déclencher. Putain de perte de contrôle… Et dire qu’il était aveugle et que moi je montrai leurs pires actes aux autres, que je redessinai sur leurs rétines les images de leurs actes les plus odieux : si cela ce n’était pas ironique. J’avais plissé les yeux pour refouler tout risque, bloqué ma respiration pour mieux maîtriser ce revirement de situation qu’il m’imposait à travers ce détachement soudain. Mon sourire se crispait et je faillis me dégager. Je l’aurais fait si je n’avais senti cette main échappée à mon emprise se glisser dans mon dos, remonter le long de ma colonne pour finir par gagner ma nuque. Voilà où il voulait en venir. Voilà qui me permit de reprendre le cours de notre jeu qui en venait enfin à l’échec et mat.

Mes épaules se relâchèrent dans un mouvement saccadé, chaque muscle cédant l’un après l’autre. Montagnes russes émotionnelles si délicieuses et si cruelles à la fois, je ne vivais plus qu’au rythme des ascensions inéluctablement suivies de chutes vertigineuses. Mais je l’attendais, cette chute qui se faisait désirer : je la savais inéluctable. Un roi en toisait un autre sur l’échiquier, paupières closes mais sourires plus impatients que jamais.

Et, tandis qu’il poussa mon visage vers le sien, ses doigts perdus dans ma tignasse châtain, il m’était impossible de me concentrer sur autre chose que le goût de ses lèvres embrassant les miennes. Elles s’accordaient parfaitement, se trouvaient malgré l’obscurité. Depuis si longtemps que je n’avais été transcendé par telle sensation… Je gravai cette impression de douceur et d’insolence qu’il mettait dans ce baiser. Une de mes paumes s’était glissée sur sa hanche, collée à la mienne. L’autre avait trouvé le chemin de ses côtes que je frôlai en remontant à mon tour jusqu’à la base de ses cheveux. Une légère pellicule moite sur sa peau, je l’imaginai scintiller sous la lueur des flashs stroboscopique.

Pourquoi les meilleures choses étaient-elles les plus fugaces ? Heureusement, le charme ne se rompit pas. Il continuait à vivre dans nos expirations qui se mêlaient, nos inspirations que l’on partageait : deux êtres piégés dans un même souffle de sensualité.

Il osait me demander un verdict. Que je juge, moi qui ne faisais qu’exercer les sentences. Aucun mot ne franchissait mes lèvres lorsque je tranchais, aucun n’aurait besoin d’en sortir pour lui offrir son jugement. C’est ainsi que je ne me fis pas prier, que j’avançai brusquement et lui rendis son baiser dans une étreinte passionnée. Nos corps se confondaient maintenant que mes mains le pressaient, visages et hanches qui se rencontrent et s’épousent. L’excitation montait aussi, dévorante et insatiable de ces simples et chastes baisers. Je me détachai soudain, laissant nos lèvres orphelines.

▬ Diese Antwort ist okay für dich ? [Ça te va comme réponse ?] glissai-je avec douceur tout en calant mon front contre le sien, comme nous l’avions fait au commencement de cette joute voluptueuse.

Une profonde inspiration vînt ponctuer cet échange, je m’imprégnai de son odeur. Légèrement suave, elle aurait rendu mon sourire encore plus éclatant s’il n’avait pas déjà exhalé la fièvre qui montait en moi. N’y résistant plus, j’ouvris les paupières pour découvrir que l’impression qu’il partageait le même savoureux désir n’était pas factice. Tous ses traits trahissaient ce que j’avais moi-même ressenti : de la plénitude. Et qu’est-ce c’était beau à voir…

▬ Et maintenant ?

Question banale et si sérieuse en même temps. Elle représentait un garde-fou, celui qui laissait encore toute possibilité à cet homme de décliner le rôle d’amant d’un soir. Parce que, pour ma part, je voulais l’être pour lui… Parce que c’est ce que j’espérais un peu plus qu’il deviendrait à chaque fois qu’il passait sa langue sur ses lèvres avec timidité. Etait-elle vraie ou désormais feinte ? Peut-être un savant mélange des deux… A voir s’il cèderait à la prudence ou à l’audace.






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Dernière édition par Maximilian L. Schimmel le Jeu 6 Sep 2018 - 3:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Jeu 6 Sep 2018 - 1:08

Qu'il a été bête de se détacher. Qu'est ce qu'il regrette la douceur de ses lèvres. Qu'est ce qu'elles lui manque ! Pourquoi est ce qu'il s'est détaché ? Il aurai pu rester là toute la soirée. Qu'importe les autres, qu'importe la suite, qu'importe la fin. Tant que Max y répondait. Un monde à part plein de chaleur et de sensation enivrante. Ah, ce shot n'était rien, juste un avant goût de ce qui suit. Pas la même chaleur, pas au même endroit, pas la même sensation. Cette chaleur qu'il ressent maintenant. Les cheveux courts qui chatouillent la peau. Il a envie d'un peu de brutalité, ca ne lui ressemble pas mais il veut tellement plus. Une pointe de frustration à peine comblée par sa main sur sa hanche ou celle dans ses cheveux. Non, ca ne comble même pas un petit peu, ça agrandi, repousse les bords. Maintenant il le sent ce besoin bestial, ce besoin qui doit être assouvi. Mais voilà, il met lui-même fin à ce moment de pur délice pour jouer encore. Il pense perdre, il n'a pas l'assurance de Max, il n'a pas sa carrure, il n'est pas dans son élément contrairement à lui. Il va perdre alors autant profiter de son léger avantage. Ce léger avantage qui s'installe en un sourire sur ses lèvres et qui sort ce tout petit mot, tout seul, tout inutile sans contexte. « Juges moi, toi qui vois, dis moi ce que tu penses ». A quoi ressemble ton visage Max ? Est ce que je peux le voir moi aussi ? Est ce que tu peux m'offrir plus, Max ? Est ce que tu resterais là encore quelques minutes ? « Verdict ? » . C'est simple, c'est anodin, mais il y a tellement plus derrière, tellement plus pour Mike qu'il sent un stress inconnu monté. Il ne veut pas être seul ce soir. Jamais, jusqu'à aujourd'hui, il n'a eu peur d'être seul. Il connaît la solitude comme personne, parce que même quand son frère est là, il est seul dans le noir. Mais ce soir, pour la première fois, il a peur.

Il attend la sentence comme un coup de massue. Les secondes sont trop longues.

Mais il peut de nouveau respirer, s'enivrer de son odeur, savourer le goût de ses lèvres. Ses mains sur son corps, ses lèvres pressées contre les siennes. Il veut plus ! Et Max recule. Non... ne pars pas. Une peur panique le prend. Qu'il ne parte pas ! Un léger froncement de sourcils, comme un sursaut rapide. Il ne rouvre pas les paupières. Soit pour caché sa déception si il n'a finalement plus l'aura de l'allemand en face de lui soit pour profiter si il y a un retour. Mais heureusement, il sent le front de Max contre le sien. Comme s'ils se connaissaient depuis longtemps, un geste doux et confiant, plein d'affection. Le sourire taquin se fait doux mais il lui est affreusement difficile de restreindre son envie qui le consume. Il ne répond pas à la demande de satisfaction du medium voyant. Il attend la suite.

Et maintenant … ? Oui, et maintenant ? Max lui mettait les cartes en mains. Comme un abandon. Mike devient le décisionnaire. Et il n'a qu'une idée en tête. Tant pis pour Max, il n'avait qu'a pas lui laisser ce privilège.

Mike s'approche une nouvelle fois du visage de l'autre, ses lèvres, encore, viennent caresser les siennes. Mais non, ce n'est pas un baiser comme plus tôt, c'est plus fort. Il laisse le bisou se transformer, ses dents, doucement, viennent mordiller la lèvre inférieure, il la suçote aussi un petit peu pendant que son autre main, celle qui ne jouait pas avec les cheveux courts, se glisse sous le haut pour venir profiter de la peau douce sous ses doigts. Celle qui, une nouvelle fois, vient se caler dans le bas de son dos sans pour autant arrêter le mouvement de ses doigts qui caressent par mouvements circulaires cette peau qu'il aimerait connaître mieux.

-Et maintenant...

Il est à une distance risible de son visage, rien ne les sépare vraiment que leur propre souffles.

-Offres moi plus.

Il est en feu à l'instant et il ne demande qu'a ce qu'on l’attise encore.

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citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
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correspond vraiment : une connerie.
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MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Ven 7 Sep 2018 - 2:25

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Plus rien ne suffisait. Ni ses mains sur ma peau, ni même ses lèvres sur ma bouche. Il avait beau montrer des signes de faiblesse avec ses réactions lorsque je reculai avant de revenir à la charge, je ne relâcherai pas la tension entre nous : celle que nous nous infligions tour à tour pour maintenir un doute insolent. Finirait-il par tourner talons si j’allai trop loin ? N’attendait-il que cela ? Si cet espace d’incertitude aurait pu paraître cruel à bon nombre de personnes, je faisais partie de ceux qui l’acceptaient et y trouvaient même un certain plaisir. La vie n’était que probabilités et coups de poker. Plus vite on l’admettait, plus vite on en profitait pour la croquer à pleines dents sans se soucier de ce dont serait fait la seconde suivante. Je me souvenais de ces nuits d’extase, l’esprit embué tantôt par l’alcool tantôt par un produit à la provenance douteuse ; plus rien n’y avait alors d’importance et, dans le même temps, tout y semblait plus authentique et fort notamment parce que je n’espérais rien de ce qui se produirait ensuite, si ce n’est que l’ivresse du moment continuerait à m’emplir à l’infini. Mon père m’aurait renié pour ce style de pensées, heureusement sa dignité était sauve : je n’avais jamais rien partagé de mes réflexions avec lui. Rien partager de moi-même, juste la façade dure et convenable. De toute manière, nous ne partagions plus rien depuis la mort de ma mère si ce n’est la fierté d’appartenir à la lignée Schimmel. Pourquoi pensai-je à tout cela maintenant, pendant que Mike faisait jouer ses dents contre ma lèvre inférieure et que je glissai ma langue farouche pour attraper la sienne ? Peut-être parce que je savais pertinemment comment risquait de se terminer cette soirée et surtout où elle pourrait se terminer…

La main de Mike était passée sous ma chemise et je percevais le contact doux de ses doigts qui frôlaient ma peau avec une lenteur qui me fit frémir. Il dut sentir les frissons qui se propagèrent jusqu’à mon dos, sous sa main qui avait trouvé sa place au creux de mes reins. Les miennes jouaient toujours innocemment. Dans ses cheveux, l’une glissait entre quelques-unes de ses mèches courtes et les entortillait aussi bien par réflexe que par calcul séducteur entre index et majeur. Quant à l’autre, elle n’était pas en reste alors qu’elle remontait toujours plus haut le long de son flanc, bifurquai sur sa poitrine où je sentis son cœur battre la chamade sous ma paume moite. Apparemment, je n’étais pas le seul à me laisser envahir par l’émotion ! Seulement moi, mon corps contrôlait encore l’excès d’excitation, sans doute grâce à l’entraînement poussif dont seules les cicatrices prouvaient l’exigence et la violence. Et j’avais envie de l’être. Violent. Mes doigts s’accrochaient à son col, descendirent jusqu’au premier bouton que je fis sauter d’un claquement de doigt, habitué à ce genre de débauche. Je retombais dans mes vices et je m’en foutais, il fallait au moins cela pour oublier les images de mort et de souffrance que je n’avais que trop côtoyées ces derniers mois.

Alors ouais, je l’embrassai. Fougueusement quand il laissa tomber la prudence et brisa l’unique frontière qu’il restait encore entre nous. Puis plus agressivement encore quand ses mots se répercutèrent dans mon esprit. Lui offrir plus, je ne demandais que cela ! Dans un sursaut, mes lèvres dévorèrent les siens dans un baiser de condamné, la pression fut si puissante que je sentis son visage être repoussé en arrière par l’impétuosité de cet élan passionnel que je ne pouvais plus refreiner. Ma main dans sa tignasse fut le seul rempart qui maintint sa tête comme pour l’empêcher de m’échapper, je ne pouvais ne serait-ce qu’envisager qu’il renonce maintenant. Ma langue passa sur ses lèvres, toucha la sienne avec délice, tenta une caresse tandis que la chaleur se faisait ardente et que tout mon corps se raidissait de désir. Mes doigts serraient un second bouton dans leur prise mais je renonçai à le faire sauter et en profitai pour laisser mes doigts remonter pour se balader dans le cou de Mike, avant qu’ils ne se glissent sur le côté pendant que j’abandonnai ce baiser savouré jusqu’au dernier instant du contact.

Fugacement, je me sentis satisfait. Cependant, la sensation ne dura pas et, comme un drogué sait qu’il aura besoin de plus, de bien plus, je réclamai déjà ce qu’il avait lui-même sous-entendu. J’inclinai la tête, glissai mon visage dans son cou et y déposai un baiser doux comme une promesse.

▬ Du könntest dir nicht einmal vorstellen, was ich dir schenk… [Tu ne peux même pas imaginer ce que je t’offrirai…]

Seulement voilà, nous n’étions pas seuls et si lui ne voyait pas la foule qui nous entourait, moi j’en étais plus que conscient. Bien sûr, je n’en avais rien à battre du choquant et du politiquement incorrect. Cette boîte était connue pour les scènes décadentes qu’on pouvait y observer passé une certaine heure, dans les recoins sombres de la piste… Mais nous, nous avions choisi d’exposer nos jeux au centre de la lumière. Désormais, ceux vers lesquels nous nous orientions nécessitaient l’obscurité de l’intimité.

▬ Aber nicht hier. [Mais pas ici.] lui expliquai-je sur un ton où on devinait le regret de l’attente et l’envie brûlante. ▬ Zu mir oder zu dir... Wir haben die ganze Nacht. [Chez moi ou chez toi… On a toute la nuit.]

On y était. Impulsivité. Cartes sur table.

Chambre de l’hôtel dans lequel il résidait ou trajet rapide en bagnole jusqu’à l’aile du manoir familial désert légèrement excentré, peu importe ! J’aurais été prêt à coucher dans des draps miteux pour que ce sentiment de plénitude que je ressentais à chaque fois que son souffle jouait sur ma joue et que ces petits tracés réguliers qu’il dessinait au bas de ma colonne se poursuivent plus intensément et déciment tous les interdits jusqu’à l’embrasement.  






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Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]

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