AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue sur DMTH Invité envoi coeur
Adopte un scenario et gagne des amis pour la vie ! :caddy:
Trouve un partenaire de jeu rapidement ! :bouya:
Découvrez l' intrigue en cours ! :olala:

Partagez | .
 

 Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et bien entouré
→ NUISANCE DEPUIS : 31 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : son sens radar, petit médium sans embition
→ ERRANCE : L'université assurement
→ TROMPE L'ENNUI : Professeur de Langues
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Doux – Rieur – Sarcastique – Blagueur – Secret – Courageux, mais pas téméraire – Essaye de ne pas prendre grand chose au sérieux – Déteste sa cécité, il fait en sorte de toujours la tourner en dérision – Physiquement bien faible, moralement bien sensible – Nerveux.


→ AVATAR : Julian Morris
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 443

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Dim 9 Sep 2018 - 9:22

Il se laisse enivrer par la situation. Tout est tellement parfait mais il y a pourtant tant à améliorer. Ce sentiment de plénitude insatisfaite impossible à décrire. Mike se sent combler mais il veut plus. Il veux plus que ces délicieux frissons qu'il provoque en effleurant la peau chaude de Max. Il veut plus que cette main qui joue avec ses cheveux comme si de rien était. Il veut cette main qui remonte le long de son corps, électrisant chaque parcelle de sa peau qu'elle n'effleure qu'au travers du tissu de sa chemise. Il veut continuer d'afficher ce sourire provocateur et appréciateur sur son visage alors que le premier bouton ne saute. Cette respiration lourde qui le prend, toujours plus bruyante alors qu'il n'essaye pas même une seconde de la cacher. Cette inspiration profonde et lente, celle qui se nourri du parfum de son compagnon de soirée. Et il revient à la charge, lui retenant le crâne pour mieux profiter. Impossible que l'aveugle ne se défende, c'est aussi ce qu'il souhaite : que dans un élan de passion charnelle, de nouvelles parties de leurs corps se rencontrent. Cette langue si entreprenante qui vient danser avec une inconnue, Mike ne put s'empêcher d'y répondre avec un plaisir impossible à dissimuler. Il ne sait plus sur quel sensation se concentrer et débranche tout ce qui permet de réfléchir autrement qu'avec des sensations. Et cette main qui remonte dans son cou, si douce, un gémissement lui échappe alors que les doigts qui caressent doucement le bas de son dos se stoppent et se raidissent, laissant ses ongles courts s'enfoncer un petit peu dans la peau tendre. Tourbillon de chaleur et de frissons. Du haut de ses vingt ans de cécité, Mike n'est maintenant plus qu'un corps désireux, fiévreux et en extase. Mais ca ne suffit pas, jamais. Même ce doux baiser déposé dans son cou, comme une promesse de tendresse sauvage n'est pas assez. Non. Il faut que ce soit bestial, physique. Et il faut que ce soit immédiat aussi. L'aveugle a l'impression que tout va s'envoler à l'instant où les mains de Max se détacheront de sa peau. Mais il comprend la requête cependant. Il accepte de perdre le risque que tout s'enfuit. La cécité a parfois du bon mais son partenaire à la chance d'être voyant, alors autant faire à sa convenance et puis, un peu de repos pour les tympans, c'est pas mal aussi. Surtout que peut-être qu'il pourra entendre le souffle du medium plus que de le sentir... Ca aussi c'est très important.

Il réfléchi un instant à la meilleure solution. A l'hôtel qu'il partage avec son frère bien que celui-ci ne rentrera pas avant un certain temps ou chez Max ? Il ne met pas longtemps à choisir. Il s’enivre de l'odeur du medium voyant depuis quelques temps maintenant, chez lui sera sûrement le plus intéressant, le moins impersonnel. Pour un aveugle, les sons et les odeurs sont sûrement les choses les plus importantes si il veut vivre intensément. Il préfère aller dans un endroit baigné dans l'odeur de son cavalier, il adore s'y perdre, que dans cette chambre d'hôtel tout ce qu'il y a de plus impersonnelle. Dans les deux, Mike n'y est pas à sa place alors autant que ce soit le cas pour lui.

Il laisse se rejoindre ses deux mains dans le dos de Max pour que celles-ci s'accrochent avec vigueur au vêtement. Il se hisse au niveau de l'oreille de l'autre et vient lui murmurer :

-Laisse moi te découvrir, allons chez toi.

Il ponctue sa phrase par un mordillement du lobe alors que son corps est collé à celui de l'allemand.

_________________
Medium cherche
esprit frappeur
pour coup de pieds occulte
Mickael
aurait bien aimé mettre une belle
citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
mettre quelque chose qui lui
correspond vraiment : une connerie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t2293-you-can-call-me-batman-o http://dmthbegins.forumactif.org/t2334-ou-est-ce-sac-encore#52087 http://dmthbegins.forumactif.org/t3423-the-smallest-one-could-be-your-favorit-ael-o-neil http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
En ligne
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 359

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 11 Sep 2018 - 1:08

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Peut-être y étais-je allé un peu trop fort, un peu trop vite, un peu trop intensément… Cependant, à ma décharge, tout était plus puissant à chaque fois que ses doigts trouvaient une autre parcelle de ma peau. Puis ses lèvres électrisaient les miennes et sa langue… Sa langue m’emportait dans un tourbillon sans pareil. Putain qu’est-ce que c’était bon… Mais il fallait que cela cesse. Juste un instant, un court instant. Le temps pour nous de reprendre nos respirations. Pas une fin mais rien qu’une pause avant que l’ardeur ne retrouve le chemin de nos êtres enivrés au parfum de l’autre et ne nous laisse nous consumer au contact de sa chair.

Je crus qu’il allait décliner, s’enfuir en optant finalement pour le flirt sans prolongation. Ses yeux vides me donnaient cette impression de réflexion constante et vague de doutes qui me rendait dingue. S’il partait maintenant, préférait reprendre le cours de sa soirée seul, comment pourrais-je l’accepter après toutes les promesses silencieuses de nos baisers et caresses ? Nos sens éveillés avaient besoin de trouver l’extase et si j’avais pu la lui donner là, tout de suite sur cette piste noire de monde, je l’aurais fait sans aucun scrupule. Seulement, il y avait la décence. Ce truc à la con dont mes principes m’empêchaient de franchir la frontière. Bien sûr qu’on aurait pu aller jusque dans un recoin sombre à l’abri des regards, les toilettes ou se trouver une porte dérobée donnant sur je ne sais quelle pièce de stockage misérable. Le plaisir aurait été immédiat et brut, presque sans saveur à côté du désir charnel qui ne ferait que croître par l’impatience… Les sommets de fièvre passionnée que nous atteindrions alors seraient proches du toit du monde, nous en goûterions chaque nuance, chaque reflet, chaque parfum sans pouvoir résister à l’envie de partager encore et encore ces minutes intenses… Oh que oui, nous brûlerions nos carcasses à ce jeu passionnel.

Et il me le prouvait en me serrant encore plus contre lui, en brisant les derniers centimètres et en s’agrippant à moi comme on s’accroche désespérément à l’espoir d’un rêve. Son murmure frissonna, doux et étrange à la fois. Il osait s’inviter chez moi, curieux pour un mec qui avait l’air de ne pas être si à l’aise que ça à peine une heure plus tôt. Cependant, je n’avais pas envie de réfléchir et à vrai dire je m’en foutais qu’on aille dans sa chambre d’hôtel à la con ou dans mon espèce d’appartement de gosse de riches.  

▬ Tout ce qu’il te plaira… lui soufflai-je en posant un nouveau baiser sur l’arête de sa mâchoire avant de rejoindre sa bouche pour allumer un dernier feu avant que mes mains ne doivent abandonner les caresses.

L’une se détacha à regret, l’autre agrippa la sienne comme pour s’assurer que la proie était bien ferrée. Hors de question qu’il s’évapore dans la foule alors même que la nuit ne faisait que commencer. Alors, je séparai mon corps du sien en douceur. Pris d’un regret qui ne se compensait que par l’idée qu’il serait bientôt dans mes draps et que son parfum s’imprégnerait dans le tissu gris, chaque cellule semblait vivre l’effroi de la séparation dans une plainte viscérale qui me retournait presque l’estomac et brisait les battements saccadés de mon cœur. Inspiration. Expiration. Plus rien n’était pareil lorsqu’enfin nous nous fîmes face tels deux êtres solitaires qui ne songeaient déjà plus qu’à l’union enflammée qu’ils savouraient bientôt.

▬ Viens, suis-moi.

L’ordre avait sonné avec rigueur, un peu trop abruptement sans doute. La patience n’était pas une de mes qualités, j’aimais les choses carrées, définies, directes. Impulsives. Les spots couraient au-dessus de nos têtes tandis que je l’entrainais vers la sortie. Le bar à notre droite n’était plus qu’un lointain souvenir dont je me détachai pour laisser mes pensées divaguer vers les fantasmes qui remplissaient mes réflexions les plus inavouables. La traversée de la foule me parut prendre une éternité, un temps infini durant lequel je restai le plus proche possible de Mike, collé à lui malgré les bousculades des fêtards suintant l’alcool et qui ne souhaitaient qu’une chose : noyer leur mal de crâne dans une musique qui les abrutirait jusqu’au petit matin. Si je croisai le regard de la nana qui m’avait allumé plus tôt, je n’en fis rien. Elle ne m’intéressait plus, si tant est qu’elle m’est intéressée tantôt. Cet étranger avait rempli tout l’espace, broyé le peu de sagesse que je m’étais promis de garder sous le pied en cette soirée où je me permettais tout…

Arrivé au vestiaire, je tendis un ticket pour récupérer ma veste. A peine l'employé eut-il le dos tourné que je m’approchai de Mike et passai ma tête dans son cou pour lui murmurer :

▬ Dans dix minutes, on touche les étoiles…

Dix putains de minutes. Le temps qu’il me faudrait pour rouler un peu trop vite, peut-être griller un ou deux stops avant de m’engouffrer dans l’allée verdoyante qui menait notre vieille demeure familiale à l’abri des regards. Dix secondes, c’est ce qu’il me restait pour faire glisser ma main contre la hanche de Mike, la laisser remonter jusqu’à la boucle de sa ceinture et lui donner un aperçu de la prochaine étape que j’envisageais on ne peut plus sensuelle. Un doigt glissa sous la lanière, joua sans que personne ne puisse l’apercevoir tant nous étions proches. Puis les pas du garçon chargé des corvées du club se firent entendre et je souris en me mordant la lèvre dans un réflexe séducteur que je savais désormais qu’il ne verrait pas avant d’attraper la veste que l'autre me tendait. J'y fourrai mes papiers que j’avais gardés dans ma poche arrière toute la soirée, par prudence.

▬ Danke schön ! [Merci beaucoup !] répondis-je distraitement au mec qui s’occupait du vestiaire.  

Un cuir sec, noir d’encre couvrit mes épaules tendues de ne plus sentir les doigts de Mike s’y promener délicieusement. Je le contemplai un instant en silence, stoppant ma respiration devant le spectacle de son apparent calme insolent. Peut-être était-ce à moi de guider la danse suivante, certainement même. C’est pourquoi un entrelacs de phalanges plus tard, je lui murmurai en approchant mon visage du sien dans un mouvement complice.

▬ Tu viens… La nuit est à nous.

Puis je me dirigeai vers la sortie. L’air frais des nuits de septembre filtrant déjà pour envelopper nos silhouettes, comme pour mieux les apaiser avant que le bûcher des plaisirs ne les consume.






_________________
Einigkeit, Recht und Freiheit
“Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.” - Stanislaw Jerzy Lec -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t3283-maximilian-l-schimmel-bourreau-pour-la-guilde http://dmthbegins.http://dmthbegins.forumactif.org/t3300-maximilian-l-schimmel-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/t3287-maximilian-l-schimmel-le-bourreau-porte-generalement-un-masque-celui-de-la-justice http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et bien entouré
→ NUISANCE DEPUIS : 31 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : son sens radar, petit médium sans embition
→ ERRANCE : L'université assurement
→ TROMPE L'ENNUI : Professeur de Langues
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Doux – Rieur – Sarcastique – Blagueur – Secret – Courageux, mais pas téméraire – Essaye de ne pas prendre grand chose au sérieux – Déteste sa cécité, il fait en sorte de toujours la tourner en dérision – Physiquement bien faible, moralement bien sensible – Nerveux.


→ AVATAR : Julian Morris
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 443

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mer 12 Sep 2018 - 0:03

Il est prit d'un doute d'un coup... Est ce qu'il n'a pas été trop présomptueux en demandant à aller chez Max ? Est ce que « allons dans ma chambre » était mieux ? Il n'en a pas l'impression. Il n'y a pas de bonne réponse ou alors « faisons le dans un parc » qui est tout aussi peu commode que dans cette boîte. Non, aucune bonne réponse, alors autant prendre celle qu'il préfère, peut-être qu'un jour il expliquera pourquoi chez Max était la meilleure option mais pour le moment, c'est parfaitement inutile.

Pourtant, Max semble l'accepter et presque approuvé avec ces mots qu'on glisse sans qu'ils aient une réelle importance, un réel impact. S'il savait tout ce qu'il lui plairait.. Oui, ca par exemple, cette caresse sur sa mâchoire, c'est pas mal dans ce qu'il lui plairait et ce baiser auquel Mike répond avec ardeur, très très bien ça, c'est parfait dans ce que qu'il lui plairait.

Mais voilà la douche froide. Voila que ses mains s'éloignent, que son corps se détache et qu'un froid glaçant dévore toutes les parties de son corps que Max avant effleuré une minutes plus tôt. Un manque évident et déchirant. Une frustration à toutes épreuves. Il ne reste plus que cette main qui retient la sienne, l'aveugle y sent la force que le le medium à mit dans cette poigne. Comme s'il avait peur qu'il parte sans lui. Cette pensée fit sourire Mike et il referme aussi ses doigts contre cette main chaude, comme pour lui dire « je suis là ». Et il le suit, il suit cette voix qui a réveillé tout ses sens (fonctionnels). Cette voix qui vient de lui donner un ordre direct, comme un sergent instructeur, le fait sourire. Il se met à imaginer un visage dure et fermé, à l'opposé même de celui qui murmurait à son oreille il y a pas quelques secondes. Ce visage qu'il avait senti sourire contre sa joue. Il suit docilement l'allemand dans l'espoir de vite retrouver les formes de son corps contre le sien. C'est loin, c'est long. La musique qui les entoure reprend soudainement sa place, assourdissante, étourdissante. Elle n'a plus rien du bruit de fond, elle est agressive. Mike sent ses tympans se déchirer, il n'est plus dans l'ambiance, il en a touché une autre, une bien plus plaisante et c'est celle-ci qu'il veut retrouver. Il a envie de sortir, d'un petit peu de calme ou de se perdre dans les expirations lourdes de sens de son cavaliers. Il fronce les sourcils, comme s'il lui était possible d'échapper à la cacophonie ambiante. Il n'en est rien. Il a envie de sortir, de respirer autre chose que cet air saturé d'odeurs de moins en moins agréable. C'est étouffant et long.
Mais une nouvelle fois, alors que Max glisse une nouvelle fois contre sa peau, lui faisant de nouveau oublier tout ce qui les entoure pour se concentrer sur son souffle contre son cou. Cette promesse d'atteindre les sommets lui offre la bouffé de chaleur qui lui manque. Cette bouffé qui lui coupe le souffle alors qu'il sent les doigts de Max jouer avec sa ceinture. Comment ne pas résister à lui sauter dessus immédiatement ? Comme faire semblant à l'instant T ? C'est tellement difficile. Mais une nouvelle fois, il s'éloigne pour récupérer son vêtement sûrement, il remercie aussi. Mike reste en retrait, droit, comme à son habitude. Il n'a pas de vêtement à récupérer, la journée avait été douce et il n'avait pas prévu, de base, de finir ici. Il attend gentiment que Max l’emmène ailleurs, plus loin. Il le laisse attraper sa main et mélanger ses doigts aux siens. Lui-même se laisse prendre à cette douceur et resserre sa prise, caressant doucement la peau chaude de l'allemand. L'aveugle à envie de passer sa main dans le dos de Max, savoir ce qu'il portait, ça en dit long sur une personne en général. Mais bon, il a le droit à autre chose en attendant, un soupire, une promesse. Celle-ci à ravivé d'un coup la flamme qu'il avait doucement laissé brûler dans un coin de sa tête. Il a envie de l'embrasser, il sait que les lèvres allemandes venaient de l'effleurer, il n'a qu'a tendre les siennes ou tourner le visage pour avoir ce qu'il veut. Mais non, il vient, il suit docilement, les lèvres closes, enfermant sa frustration dans un coin de son âme.

Il suit à l'extérieur Max et savoure l'air frais tout autant que le silence qu'il s'installe, laisse en paix ses tympans. Il entend le bruissement des feuilles de l'arbre sûrement pas loin, la voiture qui roule à toutes berzingues dans une rue adjacente. Il suit son cavalier jusqu'à ce qu'il sente devant lui, que son radar le prévienne, l'objet qu'il sont sensés retrouver. La voiture de Max. Il entend qu'elle s'ouvre et il s'installe. Par chance elle a la taille standard, dans le même genre que celle de son frère, il peut s'installer sans être ridicule. Il est un petit peu déçu de l'odeur, il espérait en apprendre plus mais non. Cette voiture sent la voiture avec une légère odeur de Max. C'est sa propre voiture, il ne sent pas l'odeur d'un tiers. Oui, il est un petit peu déçu alors que le moteur commence à ronronner.

Doucement, alors qu'il sent les cahots de la voiture sur le bitume il se détend, se rappelle de la sensation des lèvres de Max sur les siennes ou sur sa peau. Ca lui manque affreusement. Il a hâte. Mais dix minutes, c'est long.

-Comment est ce que tu te décrirais Max ?

Physiquement ou moralement, ce n'est pas nécessaire de préciser. L'allemand n'a qu'a choisir, les deux l’intéressent et même, le choix de sa réponse pourrait être très intéressant pour mieux le connaître. Il est bien curieux de ce qu'il allait pouvoir entendre ou découvrir. Est ce qu'il a les yeux bleus ? Est ce qu'il est quelqu'un de loyal ? Qu'importe tant qu'il entend sa voix.

_________________
Medium cherche
esprit frappeur
pour coup de pieds occulte
Mickael
aurait bien aimé mettre une belle
citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
mettre quelque chose qui lui
correspond vraiment : une connerie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t2293-you-can-call-me-batman-o http://dmthbegins.forumactif.org/t2334-ou-est-ce-sac-encore#52087 http://dmthbegins.forumactif.org/t3423-the-smallest-one-could-be-your-favorit-ael-o-neil http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
En ligne
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 359

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Jeu 13 Sep 2018 - 1:52

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


La fraîcheur filtra à travers mes vêtements dès la première brise. A peine la porte du club franchie, la nuit nous enveloppa dans son manteau sombre qui faisait désormais reluire l’aura de l’étranger d’une nuance plus douce encore. Je frissonnai, la moiteur de ma peau brûlante de la fièvre passionnelle qui nous avait portés sur la piste contrastait tant avec la température piquante du dehors. La sueur se glaçait au contact des températures automnales, mais mon esprit n’en demeurait pas moins torride dans chacune des pensées qu’il nourrissait au sujet de Mickael… J’aurais pu me perdre dans la contemplation de ses traits fins sans m’en lasser, mais j’avançai car m’attarder davantage n’était pas une option : une promesse torride nous attendait et je comptais bien la savourer sans perdre de temps.

Nous marchâmes ainsi une petite minute. Les trottoirs étaient larges, quelques fêtards y erraient, plus ou moins alcoolisés. Rien de bien inhabituel dans la capitale en fin de semaine. Des rires leur échappaient vaguement mais je ne les entendais pas, trop concentré que j’étais à envisager la suite qui se dessinait si belle. Un appui sur la clef de ma voiture, les portes se déverrouillèrent dans un claquement sonore. J’attendis qu’il s’installe, suivant sa trajectoire d’un œil perplexe tant sa démarche était sûre. Etonnant. Epatant. Et je ne pensais pas à son handicap mais bel et bien à lui et à la confiance qu'il affichait et qui dénotait tant du visage gêné, voire carrément honteux, que j'avais aperçu plus tôt au bar… A mon tour, je pris place avant de lancer le moteur et de m’engager sur la route passante, presque déserte à cette heure avancée. Bercé par le ronronnement tranquille du véhicule, ce fut seulement à ce moment-là je perçus le silence, si apaisant après la soirée passée à se briser les tympans sur une musique décadente.

Conduite nerveuse, voilà un de mes plus grands défauts. Cependant, comment être raisonnable quand l’envie se faisait si pressante et que le plaisir était à portée de lèvres ? Encore quelques minutes et sa chemise ne serait plus qu’un vague souvenir, sa peau serait mienne et sa bouche épouserait chaque parcelle de mon âme. L’avidité qui s’emparait de moi n’avait plus d’égal si ce n’est l’impatience insoutenable qui me poussait à appuyer toujours plus fort sur l’accélérateur. Un crissement de pneus sur le bitume, je m’arrêtai juste à temps à un feu tricolore. Les étincelles rouges qu’il jetait sur le pare-brise donnait l’impression d’être des milliers d’étincelles, métaphore splendide des braises que nous tentions de contenir l’un comme l’autre, car je le sentais, le désir de cet étranger,  tout comme je devinais qu’il se délectait du mien.

Vu ce qu’il m’avait laissé entrevoir de sa personnalité, je m’imaginai sans doute qu’il garderait le silence durant tout le trajet et que je serai celui qui le briserait sitôt les immeubles d’un gris triste laissés derrière nous. Il me prit pourtant au dépourvu, question sortie de nulle part en prime. J’aurais remballé sans complexe n’importe quel idiot qui m’aurait balancé ce type d’interrogation à deux balles, mais lui… C’était différent. Il attendait vraiment une réponse et pas de celles, imbéciles, qu’on jette sur les pages d’un test de personnalité dans un magazine. Je me mordis la lèvre inférieure, mes poings resserrèrent leur prise sur le volant. Comment je me décrirais…

▬ Bourreau des cœurs ? fis-je sur un ton où transparaissait clairement mon ironie, même s’il ne pouvait en saisir le double-sens. ▬ Après tout, tu es dans ma voiture, en route pour chez moi…

Il était plus simple de nier la vérité, de la travestir tout en en riant plutôt que d’avouer que je détestai la simple idée de devoir parler de moi. La route s’étira pendant quelques minutes durant lesquelles la question se tourna et retourna dans mon esprit. Bientôt, un panneau stop familier afficha son ton écarlate fade à peine rehaussé par la clarté du seul lampadaire de l’intersection. Dès qu’on quittait la ville, les lumières se faisaient rares. Elles étaient remplacées par l’obscurité dans laquelle les bâtisses d’un autre temps du centre-ville berlinois faisaient place à un paysage plus clairsemé où habitations à l’architecture soignée côtoyaient des feuillages aux couleurs de l’automne naissant.

Le portail. Nous arrivions enfin. Néanmoins sa question me hantait toujours et je savais qu’il fallait que je m’en débarrasse, comme on retire un pansement d’un coup sec.

▬ Plus sérieusement, j’en sais rien, lâchai-je, tout en manœuvrant pour garer ma voiture à la carrosserie noire d’encre dans l’allée qui menait directement à l’aile où s’étendait mon appartement. ▬ Taille moyenne, athlétique mais ça t’a déjà dû le sentir, fis-je un peu rieur, système de défense à la con, avant de me reprendre : ▬ Droit, téméraire. Déterminé à faire ce qui est juste. A faire ce qu’il y a de meilleur aussi... ajoutai-je pour adoucir mon propos et nous replonger dans une ambiance plus propice aux jeux que nous envisagions, tout en laissant ma paume dériver du frein à main jusqu’à la cuisse de l’américain.

Mes doigts s'y attardèrent, remontèrent doucement jusqu'à frôler la fourche de son pantalon. Je marquai une pause, respirai calmement en contemplant l’horizon ténébreux. Mon père n’était pas là. Le manoir était vide. Les portes closes. Plus pour longtemps. Eteignant le moteur, je ravalai ma salive, m’extirpai du véhicule et gagnai la portière passager pour l’accueillir à la sortie. Son regard perdu mais vif malgré tout, ses cheveux légèrement ébouriffés par nos étreintes, le moindre relief de ses traits… Tout me paraissait plus net sous la lueur tamisée des étoiles.

▬  Il y a quelques marches plus loin, fais gaffe… lui dis-je tandis que mes lèvres trouvèrent les siennes et y déposèrent un baiser fougueux.

Nulle place pour l’attente, j’avais besoin de brûler les étapes. Alors j’agrippai son bras et l’entrainai à ma suite, gravissant les escaliers tout en gardant un œil sur mon cavalier. Que disais-je, mon amant. La porte s’ouvrit à la volée avant de claquer tout aussi sèchement dans le dos de Mike, élancement direct qui fit vibrer les carreaux des anciennes fenêtres. Puis n’y tenant plus, mes mains trouvèrent ses épaules avec douceur avant que je ne me plaque contre lui jusqu’à ce que sa colonne heurte dans une violence contenue le mur le plus proche.

▬ Et maintenant… Ne dis plus rien… lui ordonnai-je en claquant ma bouche contre la sienne à nouveau.

Mes caresses le dévoraient, mes paupières closes n’avaient plus besoin de le voir. Seule la sensation comptait, celle qui m’emportait si loin dans la transe enivrante de la passion que j’en oubliais tout, y compris que j’avais laissé un anonyme entrer dans ma vie. Même si ce n’était que pour une nuit à Berlin.






_________________
Einigkeit, Recht und Freiheit
“Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.” - Stanislaw Jerzy Lec -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t3283-maximilian-l-schimmel-bourreau-pour-la-guilde http://dmthbegins.http://dmthbegins.forumactif.org/t3300-maximilian-l-schimmel-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/t3287-maximilian-l-schimmel-le-bourreau-porte-generalement-un-masque-celui-de-la-justice http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et bien entouré
→ NUISANCE DEPUIS : 31 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : son sens radar, petit médium sans embition
→ ERRANCE : L'université assurement
→ TROMPE L'ENNUI : Professeur de Langues
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Doux – Rieur – Sarcastique – Blagueur – Secret – Courageux, mais pas téméraire – Essaye de ne pas prendre grand chose au sérieux – Déteste sa cécité, il fait en sorte de toujours la tourner en dérision – Physiquement bien faible, moralement bien sensible – Nerveux.


→ AVATAR : Julian Morris
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 443

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Jeu 13 Sep 2018 - 23:34

Mike ne prend jamais la voiture avec un autre conducteur que son frère en général. Il pend très souvent les transports en commun et bizarrement, il se débrouille pas trop mal pour un aveugle. Bon, le métro il déteste parce qu'il se perd tout le temps mais tout de même, c'est pratique et la pitié des gens l'aide bien malgré lui. Le bus, il a tendance à bien se débrouiller, c'est d'ailleurs son transport préféré. L'avion lui fait mal aux yeux et le train, c'est un régal. Mais là, il est dans la voiture d'un allemand. Et cet Allemand a apparemment ce besoin de rouler vite et de s'arrêter promptement. Le medium aveugle, pendant un instant, se félicite d'avoir attaché sa ceinture et sourit à cette idée. Mais la réponse à sa question l'intéresse encore plus. Certain pourraient la trouver maladroite mais non, c'est purement réfléchi et pour quelqu'un à qui il manque un sens, la parole, l'entendre parler de lui, se décrire lui-même, ca a quelque chose de très intime. Et puis, ca reste un exercice difficile. On est jamais objectif sur soi-même. Il faut juste savoir décrypter de quel côté penche la balance.
La première réponse de Max arrache un rire franc à l'aveugle.Il a raison après tout. Mike avait été le papillon pris au piège de la toile brillante et sensuelle de Max et le mieux, c'est qu'il ne regrette en rien sa décision. Il laisse le silence s'installer et se sent idiot avec sa question bien que, elle non plus, il ne la regrette pas. Il se sait égoïste parce que lui n'y répondrait sûrement jamais sérieusement mais pourtant, il espère sincèrement une réponse de Max. Alors il ne le brusque pas. Il a déjà grillé son jocker et s'il ne veut pas répondre et bien, il en prendra quand même. Même le silence est équivoque. Mike le laisse s'étendre et se concentre sur le bruit du moteur ou des différentes vitesses que le voyant passent ou rétrogradent. Il espère ne pas l'avoir froissé pour autant.

Mais quand sa voix résonne une nouvelle fois dans l'habitacle, il ne retient pas un sourire doux alors qu'il parle d'abord physiquement de lui et que finalement, il s'étend sur ses qualités. Toutes appréciables à souhait.

Mais voilà que le jeu reprend. Les cahots se font plus intenses et le craquement significatif du frein à main qui signe l'arrêt, doublé du moteur qu'on coupe et surtout de cette main qui réveille tout le corps de Mike. Enfin, les cartes sont de nouveau distribuées. Cette main repart et Max aussi, l'aveugle en profite pour sortir à son tour. L'air frais sonne comme un coup de fouet. Le contraste entre le vent doux et la chaleur de son corps est délicieux. Il se tient debout, il sent derrière lui le métal froid du véhicule et attend. Pas longtemps ceci dit. Juste le temps de mots inutile jeter comme pour combler le silence. Mais tout ce qu'il y a à combler, c'est ce manque que les lèvres douces de Max viennent combler.

L'aveugle à l'impression de ne pas y avoir goûté depuis des années et pourtant. Pas moins de dix minutes … C'est triste. Il répond au baiser comme si ca vient en dépendant et se laisse entraîner à l'intérieur, un fin sourire aux lèvres. Enfin !

La bâtisse dans laquelle Max l'entraîne à l'air immense, le son des portes qui claquent derrière lui laissent un coup d'air lui chatouiller la peau du cou alors que l'allemand se jette presque littéralement sur lui en lui demandant de ne plus l'ouvrir en la lui fermant.

Mike sent le corps du voyant contre le sien, il épouse ses formes avec plaisir et répond avec ferveur au baiser qu'il a entamé. Il laisse glisser ses paupières sur ses yeux morts comme pour mieux profiter ou ne pas embarrasser celui qui a promit de l'emmener au septième ciel. Il laisse ses mains dériver dans le dos de Max, il a besoin de faire quelque chose aussi, de contact, de ne pas le laisser indifférent. Il rencontre le fameux blouson. Du cuir. Trop épais, il fronce une demie seconde les sourcils avant de glisser ses doigts sous le vêtement et remonter dans son dos, forçant l'amant à lâcher ses épaules pour libérer son corps de la prison de vêtement. Il veut du plus fin, il veut profiter de cette peau qu'il avait sentie si douce sous ses doigts. Il laisse le blouson tomber au sol et repasse sous le haut. Enfin il sent cette chaleur et il s'aventure plus loin, plus haut. Le bas du dos est un doux souvenir de la boite de nuit, non il remonte le long de la colonne vertébrale, le plus haut possible, jusqu'à ce que ses bras ne puissent pas remonter sans laisser le tissus se tendre trop. Il stoppe ses mains juste en dessous des omoplates et quitte les lèvres douces pour enfoncer son visage dans le cou de Max, venant déposer quelques baisers légers et frivoles contre sa peau, espérant offrir ce que lui ressentait quand sa bouche se baladait librement sur sa peau.

_________________
Medium cherche
esprit frappeur
pour coup de pieds occulte
Mickael
aurait bien aimé mettre une belle
citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
mettre quelque chose qui lui
correspond vraiment : une connerie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t2293-you-can-call-me-batman-o http://dmthbegins.forumactif.org/t2334-ou-est-ce-sac-encore#52087 http://dmthbegins.forumactif.org/t3423-the-smallest-one-could-be-your-favorit-ael-o-neil http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
En ligne
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 359

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Ven 14 Sep 2018 - 7:07

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


L’impact se produisit si vite : brutal, insolent, délicieusement enivrant. Le claquement de l’imposante porte d’entrée retrouvant sa place dans le chambranle s’était fait entendre encore une petite seconde après le choc, son scintillant dans l’espace si vaste des pièces aux hauts plafonds dont les murs réverbéraient la mélodie sèche. Aussi forte soit-elle, elle s’éteignit dans l’indifférence car, à présent, seule comptait la respiration de Mike qui s’accélérait. Que dis-je, elle m’obsédait alors qu’il cédait lui aussi si facilement à la tentation. Ses mains si habiles glissèrent dans mon dos, me débarrassèrent de ma veste qui ne devînt qu’un vague tas de tissu gisant sur le carrelage à damier de l’entrée. Premier pion mis à terre sous les assauts de l’adversaire sur ce vaste échiquier, je ne m’en occupai pas alors même que, un peu maniaque, je détestai laisser ainsi choir des vêtements sur le sol : les vieilles habitudes retrouvaient leur place si aisément quand elles étaient si savoureuses…

Il me gâtait le bougre. Chacun de ses gestes ne faisait que renforcer mon sourire, chacun de ses souffles m’offraient une caresse insoumise,… Et ses baisers… Bon sang, qu’en dire tant aucune parole ne semblait pouvoir leur rendre justice. Il poursuivait sa mascarade, ses doigts filant le long de ma colonne et en imprimant tous les reliefs tandis que mes paumes avaient quitté ses épaules pour descendre sur sa poitrine. Les hostilités étaient lancés et je refusais d’être le plus prude de nous deux, je refusais surtout d’attendre ne serait-ce qu’une minute de plus avant de pouvoir sentir le contact chaud de sa poitrine contre mes paumes, d’être envoûté par les battements de son cœur et de me perdre au parfum de sa peau.

Comme un appel, Mike n’avait pas pris la peine de refermer le bouton que j’avais fait sauter plus tôt, méthodiquement tous les autres suivirent le même chemin pendant que mes doigts jouaient avec chacun d’eux et que mes lèvres s’attardaient sur les siennes avant qu’il ne décide de clore le baiser. Sourcils froncés, j’avais du mal à accepter cette perte même si, bientôt, son visage vînt se loger dans l’angle de mon cou. Le frisson fut délicieux, édifiant. Je m’abandonnai aux sensations intenses sans plus chercher à faire durer le plaisir : brut et immédiat, c’était tout ce que je désirais de plus en plus ardemment au fil des minutes qui défilaient. Dernier obstacle. J’agrippai les pans de sa chemise ouverte pour le plaquer encore davantage contre moi : sentait-il ma soif insatiable de ses caresses dans les miennes, toujours plus pressantes, quand mes mains remontèrent sur sa poitrine nue et passèrent sous le tissu une fois arrivées aux épaules. Mes doigts l’effleuraient, sensuellement, tant et si bien que le haut n’émit aucune résistance particulière en rejoignant ma veste sur le sol.

« Un » partout. C’était trop peu.

Rien ne me semblait n’être assez vif pour satisfaire mon appétit grandissant. Un baiser de plus dans mon cou et je laissai ma tête partir en arrière, mon corps se cambrer. Mes mains parcouraient son dos, devinaient sa silhouette fine, presque frêle à côté de ma carrure forgée dans la douleur des entraînements au combat. Puis la paire se sépara, l’une migrant vers le bas, l’autre remontant inlassablement. Logée dans le creux de ses reins, ma paume se pressa contre sa chair : d’abord avec douceur, puis plus vivement. Le cliquetis des boucles de nos ceintures s’entrechoquant me rappela que nous étions encore bien trop vêtus alors que déjà sa jumelle avait emmêlé ses doigts dans sa tignasse et que mon visage s’inclinait pour venir mordiller son oreille avant de laisser courir mes lèvres sur sa joue.

La chaleur de nos souffles était grisante, enflammée. La sueur perlait sur ma peau moite et je devinai les perles argentés qui devaient reluire sur la sienne rien qu’à mes caresses de plus en plus filantes. Un clignement de paupières et j’aperçus son visage, détendu et si séduisant sous la clarté lunaire qui filtrait entre les carreaux des larges vitres du grand bureau adjacent resté ouvert. La chambre n’était pas si loin, mais diable pourquoi l’avais-je foutue à l’étage… Peut-être parce qu’en bas, c’est surtout la partie réservée à ton job, me rappelai-je avec amertume, vexé de ne pouvoir accéder à des plaisirs immédiats.

Peu importait… Je ne me voyais pas rester dans cette entrée, ni même l’entraîner sur un bureau au plateau de chêne comme je n’aurais pas hésité à le faire avec d’autres poules. Il avait quelque chose de plus, il méritait mieux. Il éclairait cette soirée et cela suffisait à me donner des ailes, à me pousser à vouloir l’emporter avec moi jusqu’aux étoiles. C’est pourquoi, mon étreinte se fit encore plus puissante. Nos ombres se marièrent : projetées sur le mur, elle ne dessinait les contours que d’un seul et même être. Avec une délicatesse toute relative sans doute amochée par cette passion terrible que je contenais à grand peine, je me décalai tout en l’entraînant. Nos pas étaient liés, il fallait qu’il se laisse guider. Nous dérivâmes ainsi à travers le hall, mon dos atteignit la rambarde en fer forgé du grand escalier de marbre qui menait aux étages. La pierre était polie, bien loin de son aspect d’antan, une époque que ni moi, ni mon père n’avions connu. Ce manoir était debout depuis si longtemps…

Une valse, je pivotai tout en lâchant la crinière de Mike pour mieux attraper le garde-corps et gravir ainsi la première marche. Plaqué contre mon torse, bloqué par ma main dans son dos, j’avais bon espoir de l’emmener en haut rapidement puis, fond du petit couloir, nous nous engouffrerions dans la chambre et là… Je ne répondrai plus de rien… La montée fut progressive, pour autant nos corps ne se lâchaient pas. Quand j’entendis le grincement du vieux parquet ciré sous mes semelles, je ne pus retenir un sourire. Enfin !

Le reste fut si naturel… Des murs qui frôlèrent nos corps enlacés, ma main qui poussa vaguement la porte de la chambre dans mon dos,… Et toujours pour unique constante le parfum sensuel de Mike qui chatouillait mes narines et réveillait mes sens. Nous n’étions plus que deux âmes, corps célestes, dont les orbites venaient de se croiser, non que dis-je de se télescoper si violemment qu’il était désormais impossible d’éviter leur fusion.  






_________________
Einigkeit, Recht und Freiheit
“Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.” - Stanislaw Jerzy Lec -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t3283-maximilian-l-schimmel-bourreau-pour-la-guilde http://dmthbegins.http://dmthbegins.forumactif.org/t3300-maximilian-l-schimmel-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/t3287-maximilian-l-schimmel-le-bourreau-porte-generalement-un-masque-celui-de-la-justice http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et bien entouré
→ NUISANCE DEPUIS : 31 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : son sens radar, petit médium sans embition
→ ERRANCE : L'université assurement
→ TROMPE L'ENNUI : Professeur de Langues
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Doux – Rieur – Sarcastique – Blagueur – Secret – Courageux, mais pas téméraire – Essaye de ne pas prendre grand chose au sérieux – Déteste sa cécité, il fait en sorte de toujours la tourner en dérision – Physiquement bien faible, moralement bien sensible – Nerveux.


→ AVATAR : Julian Morris
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 443

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Sam 15 Sep 2018 - 23:53

Le bruit du blouson de Max qui tombe au sol est léger, comme une brise mais Mike l'a entendu. Dans le silence de cette bâtisse inconnu, chaque son est amplifié. Et l'aveugle, dont l'oreille est mieux entraînée que le commun des mortel parce que plus utilisé savoir chaque petit bruit, que ce soit cette veste en cuir où cette respiration qui se fait plus lourde à mesure de l'avancement des caresses que l'un ou l'autre produisent. L'aveugle retient un soupire de plaisir quand les doigts habiles de Max viennent finir leur travail commencé là-bas, à la boite de nuit. Il ne veut pas l'offrir tout de suite, pas avant d'être sûr de pouvoir faire aussi bien. Il en est loin pour l'instant, il en est sûr. Tout ses boutons sautent les uns après les autres alors qu'il continu à distribuer ses baisers volants, jamais trop appuyer. Il ne retient cependant pas se frisson qui le secoue des pieds à la tête alors que les mains de Max passent sur sa poitrine, comme si de rien était. Ce contact est électrisant mais il se sent vengé quand il sent le corps de son amant se tendre sous ses doigts. Un sourire lui échappe alors qu'il appuie vraiment le prochain baiser.

Difficile de tout retenir quand le voyant joue avec la peau de son dos et les boucles de ses cheveux. Il se sent brûlant, cette fièvre bienfaitrice qui ravage son corps, laisse la sueur perler sur son épiderme. Il ne se sent pas sale, au contraire, il a l'impression de laisser son désir s'exprimer. Une nouvelle fois, difficile de retenir sa voix quand il sent le souffle de Max près de son oreille et que ses dents viennent mordiller son lobe. Exquise et infime douleur. Il veut plus, toujours plus , mais comment faire ? Comment pouvoir profiter ? Il sait que le voyant a autant envie ...Besoin, que lui. Mais il manque encore quelque chose, plein de choses. Déjà cette chemise qu'il porte toujours alors que lui n'a plus rien. Ou encore cette ceinture qu'il pense de plus en plus à enlever. Mais il n'a pas le temps. Max agit une nouvelle fois. C'est chez lui, ce sont ses règles. Mike s'y plie sans problème, voir même avec plaisir. Il laisse voir son jeu pendant une demi seconde, demi seconde dont le voyant s'empare pour l’emmener encore plus loin. Plus haut ? Des escaliers. Horribles petites choses affreusement pratiques. L'aveugle trébuche légèrement sur la première marche, comme si son don était en standby pour que ses autres sens profitent. Mais là, il a besoin de son sens radar. Il a besoin d'en finir avec ces escaliers.

Il se laisse entraîner, un seul étage et un grincement de porte. Oh ? Ils sont arrivés ? Sûrement. Il éteint à nouveau tout et laisse ses doigts se balader sur la poitrine de Max, sur le tissue et rencontre des boutons … Oh non … Il ne peut pas porter un t-shirt comme tout le monde ? C'est facile à enlever … Mais il n'abandonne pas pour autant. Un froncement de sourcil et il laisse ses doigts dériver vers, il espère, le premier bouton qu'il ouvre sans trop de problème, il descend au second et réitère l'opération. Tout se passe bien. Il fait ça lentement, délaissant au passage le corps de Max pour mieux revenir à la charge. Son visage se détend alors qu'il remonte ses mains sur la poitrine de l'allemand, vérifiant au passage qu'il n'avait pas oublié un bouton. Echec, il a commencé par le second, il en reste un, proche de son cou. Il le fait sauter aussi. Maintenant, il est sûr de lui. Plus rien ne l'empêchera de débarrasser Max de sa chemise. Il lui avait donné des difficultés avec ses boutons, à lui de l'embêter.

Ses mains redescendent donc, redessinant les côtes et les hanches de l'homme en face de lui. Il profite de chaque courbe et rêve de les embrasser. Mais non, ce n'est pas encore le moment. Il attrape les pans de cette chemise et enfin, les remonte, emportant avec tout ça la chemise en question. Il en profite pour laisser ses auriculaires glisser sur la peau douce du voyant, retraçant ses hanches et ses côtes en sens inverse. Jusqu'à ce que ses bras soient lever au dessus de sa tête et qu'il enlève enfin cette chemise qu'il laisse choir dans un coin avec délice. Un sourire taquin revient sur ses lèvres mais il ne l'accord pas longtemps au voyant, ses lèvres viennent rencontrer la clavicule droite de Max, il l'embrasse avec insistance et plonge ses yeux morts dans ceux de l'allemand -il espère tout du moins- et il choisi de sortir un petit peu du conventionnel, d'avancer.

Il attrape la boucle de ceinture de Max et tire dessus d'un coup sec, rapprochant le corps désiré du sien, laissant enfin leur poitrine nue se rencontrer. L'autre main, il la laisse traîner sur la nuque du voyant avant d'approcher on visage du sien et de murmurer, laissant son souffle s'échouer sur ses lèvres sans même les effleurer :

-Guide-moi.

Guide le Max, que ce soit cette nuit ou jusqu'à ton lit. Son corps est tien.

_________________
Medium cherche
esprit frappeur
pour coup de pieds occulte
Mickael
aurait bien aimé mettre une belle
citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
mettre quelque chose qui lui
correspond vraiment : une connerie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t2293-you-can-call-me-batman-o http://dmthbegins.forumactif.org/t2334-ou-est-ce-sac-encore#52087 http://dmthbegins.forumactif.org/t3423-the-smallest-one-could-be-your-favorit-ael-o-neil http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
En ligne
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 359

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Lun 17 Sep 2018 - 8:59

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


La lumière était inutile. Elle l’était toujours lorsque la lune berçait ainsi la chambre dans une lueur qui appelait à l’intrigue. Si certaines conquêtes auraient grimacé, lui ne dirait rien et cela ne le rendait qu’encore plus séduisant, intéressant… Unique. Dans ce clair-obscur, les draps paraissaient gris et la chambre dépourvue de babioles offrait une vue splendide sur le domaine dont l’herbe reluisait d’argent à travers les carreaux. Cependant, rien de cette beauté naturelle ne me captivait. Seules sa peau et l’appel de ses lèvres entrouvertes m’animaient de ce terrible frisson de désir dont je brûlais intérieurement. Chacun des souffles qui s’échappait de sa bouche atteignait mon être et mettait à mal ma retenue, celle qui m’empêchait de l’envoyer valser jusqu’au lit et d’atteindre le paroxysme avec précipitation. Impossible pourtant d’ignorer que tout dans le comportement de mon amant montrait que, pour lui, la préface revêtait autant d’intérêt que la conclusion.

Faire plaisir à un autre… Voilà quelque chose dont je n’avais pas eu envie de gratifier quelqu’un depuis bien trop longtemps. Voilà l’effet que ce mec que je connaissais à peine me faisait à travers son sourire candide, son manque de confiance à peine déguisé, sa maladresse aussi alors qu’il s’acharnait sur les boutons de ma chemise. En bon connard, je le laissai se démerder en souriant : seulement, ce n’était pas par moquerie mais juste pour goûter plus longtemps le plaisir de sentir toute l’impatience torride qu’il mettait dans ces gestes anodins. Tels les doigts d’un pianiste, Mike composait une partition douce, sensuelle et envoûtante. Les notes chantaient à mes oreilles à chaque bouton qui cédait, ma peau répondant par une vibration interne, un chatouillis indescriptible qui alla jusqu’à saccader ma respiration. Alors, j’inspirai profondément en penchant ma tête contre la sienne. Son odeur m’emplit immédiatement, s’insinua dans chaque parcelle de mon esprit et s’y logea avec tant de facilités que j’en vins à me demander s’il n’y avait pas quelques dons en cause… Pourquoi abdiquai-je si aisément ? Pourquoi lui faisais-je ainsi confiance ? Pourquoi…

Foutaise… Je savais exactement pourquoi. Parce que j’avais besoin de me sentir vivant autrement que par la justice rendue et que ce médium avait ce petit quelque chose d’indéfinissable qui me faisait planer. Avec son innocence toute relative, pas besoin de faux semblants. A vrai dire, je n’étais même plus sûr que tout cela n’était qu’un jeu et je m’en fichais éperdument ! Jeu ou non, nous allions succomber à la luxure et laisser nos sens nous guider jusqu’à une apothéose. Le septième ciel se rapprochait à chaque bouton qui lâchait son emprise sur mon torse et, quand il remonta en découvrant son erreur, je ne pus m’empêcher d’esquisser un doux sourire tout en posant mes doigts sur les siens tandis qu’il envoyait valser la dernière barrière entre nos torses désormais nus.

Le tissu qui s’envola de mes épaules me fit l’effet d’une brise d’air qui vous frôle : habituellement, elle vous laisse cette impression de froid, de manque et de vide… Avec Mike, c’était tout l’inverse. La chaleur était brûlante, le manque était remplacé par une oppression tant mon cœur tambourinait dans ma poitrine et le vide n’avait jamais été aussi inexistant que lorsqu’il tenta de soutenir mon regard. Comme deux aimants se rencontrent et s’assemblent, je penchai légèrement la tête pour saisir le perçant de ses iris qui cherchaient les miens. Sa tentative transpirait une attention particulière, de celle que les coups d’un soir ne sont pas censés laissés transparaitre. Peut-être aurais-je dû être gêné ou méfiant. Peut-être une partie de moi l’était-elle d’ailleurs… Pourtant, son baiser me fit tout oublier.

En un instant, il s’attaquait déjà à la suite. L’entrée laissait doucement place à l’ébauche du plat, même si je rêvais du moment où nous arriverions au dessert et à sa gourmandise assumée. Son insolence ardente me prit de court lorsqu’il m’attira à lui et je ne pus faire autrement que de l’enlacer, mains plaquées dans son dos comme pour matérialiser le lien que je souhaitais voir enserrer sa carcasse à la mienne pour qu’elles s’enflamment.

Le guider… Lui qui venait de prendre les plus merveilleuses décisions de cette soirée ? Surréaliste. Et pourtant une petite voix me disait que même si je ne le connaissais pas vraiment, cette façon d’appeler l’autre lui ressemblait. L’étincelle se fit. Voilà ce qui me rendait dingue chez lui… Cette authenticité à fleur de peau qui faisait briller ses yeux de mille étoiles mortes. Dans cette nuit noire, ces dernières revivaient leur seconde de gloire, leur intense explosion : supernovae qui éclairaient toute la pièce de leur simple présence et trahissaient notre besoin irrépressible de l’autre.

▬ Guidons-nous… corrigeai-je dans un murmure d’une tendresse qui me surprit, tout en faisant glisser mes lèvres contre son lobe. Puis ma langue s’en mêla et finit par ajouter dans un aveu : ▬ Du bist perfekt. [Tu es parfait.]

Un mordillement, des baisers qui ne faisaient que caresser sa peau sans s’y attarder. Torse contre torse, je le sentais si fragile contre moi si bien que mes bras ne pouvaient le lâcher : l’étreinte en devenait pressante, obsessionnelle. Un pas, puis encore un autre en arrière tout en esquissant un demi-tour. Mes lèvres glissaient, taquines, le long de sa mâchoire, ma langue en dessinant la courbe fine et légère. Bientôt, mon regard croisa nos reflets dans un large miroir ancien. L’ombre glissée dans les pupilles de Mike ressemblait tant à la noirceur de l’encre du large tatouage qui tapissait l’espace au centre de mes omoplates… Encore quelque chose qui ne soulèverait aucune question, aucun haussement de sourcils, aucune complication. Mais remarquerait-il tous les légers reliefs qui barraient mon épiderme çà et là, ces maintes cicatrices laissées par les entraînements ou une créature déchaînée ? A vrai dire, il pourrait remarquer tout ce qu’il voulait tant que nos corps ne s’éloignaient plus l’un de l’autre…

Doucement, je nous approchai du gouffre, celui-là même qui nous ferait plonger dans l’abîme de braises ardentes qui ne demandaient qu’à embraser nos âmes à la dérive. Nos jambes enchâssées finirent par buter contre le bord du lit et j’appuyai mes lèvres contre les siennes pendant un court instant, promesse éphémère pour l’inciter à se laisser basculer dans le vide dans lequel je le poussai précisément au moment où le contact se fit plus fort, plus impatient, plus nécessaire. Son corps toucha le coton des draps, s’enfonça à peine dans le dur matelas. Moi aussi, je plongeai en avant, bien que je pris soin de laisser nos torses se séparer, perte presque douloureuse, alors que je me maintenais en hauteur, une jambe encore appuyée sur le sol pendant que l’autre, repliée à côté des siennes, me maintenait en équilibre au-dessus de lui. Ma main avait quitté son dos pour me retenir légèrement surélevé et je pris une profonde inspiration en le dévorant du regard.

L’image s’imprima derrière mes paupières, son visage étranger devenu si vite intime… A présent, plus rien ne retenait l’expression des sentiments bruts et mes lèvres fondirent dans son cou, en agrippèrent violemment la chair dans des baisers si passionnés qu’on pouvait y sentir la nécessité de leur existence éphémère. Encore un, puis un autre. Tout s’emballait dans cette dégustation sensuelle. Un glissement, la courbure gauche de sa gorge fut remplacée par sa clavicule, puis ce fut son sternum… Je me délectai de sa peau, en couvrait chaque centimètre de baisers dont certains laisseraient sans doute quelques traces, visibles quand le soleil viendrait à filtrer à travers les fenêtres demain matin. Plus aucune limite. De ma main libre, je caressai ses côtes, remontai jusqu’à sa poitrine et laissai mes doigts tracer de petits cercles sous les impulsions folles de son palpitant pendant que ma bouche ne cessait de dériver toujours plus bas, jusqu’à atteindre cette foutue ceinture qui barrait encore la route à tant de possibilités… Plus un instant à perdre, je me redressai à califourchon et l’ouvris sèchement en faisant tinter involontairement la boucle entre mes doigts. Cloche annonçant le début des hostilités d’adultes… Maintenant, impossible de stopper l’ivresse. Celle qui donnerait tout son sens à cette rencontre d’un hasard exquis.  






_________________
Einigkeit, Recht und Freiheit
“Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.” - Stanislaw Jerzy Lec -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t3283-maximilian-l-schimmel-bourreau-pour-la-guilde http://dmthbegins.http://dmthbegins.forumactif.org/t3300-maximilian-l-schimmel-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/t3287-maximilian-l-schimmel-le-bourreau-porte-generalement-un-masque-celui-de-la-justice http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et bien entouré
→ NUISANCE DEPUIS : 31 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : son sens radar, petit médium sans embition
→ ERRANCE : L'université assurement
→ TROMPE L'ENNUI : Professeur de Langues
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Doux – Rieur – Sarcastique – Blagueur – Secret – Courageux, mais pas téméraire – Essaye de ne pas prendre grand chose au sérieux – Déteste sa cécité, il fait en sorte de toujours la tourner en dérision – Physiquement bien faible, moralement bien sensible – Nerveux.


→ AVATAR : Julian Morris
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 443

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Mar 18 Sep 2018 - 0:43


Ce souffle qu'il entend, lourd presque difficile. C'est un son merveilleux. Un son qu'il a envie d'entendre toute la nuit. Plus fort, plus intense. C'est pour ça qu'il joue, c'est pour ce genre de récompense qu'il laisse ses doigts continuer de batailler. C'est pour ce contact qu'il avait passé le pas de cette porte qu'il devine bien trop grande. Pour ses lèvres qu'il avait sourit. Pour cet homme qu'il s'était laissé aller, laissé vivre. C'est cette peau douce et ponctuée d'aspérités, cette chaleur qu'il lui offre à chaque fois qu'il passe les doigts sur son corps. Des sillons enflammés qu'il a envie de sentir sur chaque parcelle de son épiderme. Que faire ? Avancer, proposer. Provoquer. Cette force qu'il met à attirer Max contre lui, il s'en étonne lui-même. Mais ce contact est enivrant, merveilleux. Quand sa ceinture rencontre dans un tintement celle de l'allemand, un frisson à peine contenu le parcours. Il ne faut pas qu'il le montre, c'est lui qui à les rênes pour l'instant, même s'il vient de murmurer le contraire. C'est lui qui a provoquer ça. Il n'allait pas y succomber, si ? Oh … Peut-être qu'il devrait. Peut-être qu'il devrait se laisser aller contre ces bras qui l’enlacent et dans lesquels il se sent étonnement bien. Il n'a pas l'habitude de ce genre de contact, ce n'est pas son frère qui lui offre, ce n'est plus ses parents non plus. Il se fige un instant, loin d'être prêt. Mais pourtant, la seconde d'après, il laisse ses épaules se relâcher quand Max reprend ses mots pour les transformer, pour les laisser caresser ses tympans, secouer ses envies. A son tour l'aveugle passe ses mains dans le dos nu. Là, il savoure parfaitement, il laisse un soupir léger lui échapper alors que le voyant met à mal sa patience. Il se sent à l'étroit. Et ce … Ce compliment glissé comme ça, comme si de rien était le fige. Non, ca il n'était définitivement pas prêt et ca ne devait pas se trouver là, dans ce cocon de chaleur et de sensualité sauvage ; Il n'y avait pas de place pour les mots. Il n'a aucune idée de comment réagir. Il enfouit alors, comme honteux, son visage dans le cou de Max sans savoir quoi faire d'autre. Mais il n'a pas besoin d'y penser non plus. Enfin l'amant guidant. Que ce soit dans ce que Mike devait ressentir où aller, il n'a qu'a se laisser faire. Il n'a qu'a laisser, enfin, le désir le consumer, il n'a qu'a lâcher prise, laisser les lèvres de Max le dévorer.

Il se laisse retourner et esquisse les pas que lui demande indirectement l'allemand de faire, il se laisse guider, c'est tout ce qu'il fallait. Et la bouche de Max revient contre la sienne. Il a l'impression que ca fait une éternité que ce n'est pas arrivé et le voyant arrive à le frustrer encore plus en le repoussant. Il tombe, en toute confiance, pour atterrir sur le matelas, le fameux. Enfin ils y sont. Là, il n'y a plus rien à craindre. Ils peuvent faire ce qu'il veulent, n'est ce pas ?

Il y a un moment de flottement, Mike en fronce les sourcils d'incompréhension et de frustration. Que fait Max au dessus de lui comme ça ? Qu'est ce qu'il prépare ? L'aveugle en profite pour laisser ses mains repérer un petit peu ce qu'il se passe. Il trouve le bras qui soutient Max au dessus de lui et se dit que cette information était drôlement intéressante... Pour plus tard.

Il entend son inspiration, celle-ci le transporte une nouvelle fois. Il veut plus, il a besoin de plus. Il veut l'entendre, pas forcement avec des mots, des expirations ou des soupirs. Mais c'est son tour. Comme une bête sauvage, max part en chasse, il le dévore de baiser, imprime sa marque sur sa peau. Mike laisse un gémissement lui échapper. Enfin. Et ca lui fait un bien fou. Il l'accompagne de différent soupirs. Tant pis, il est libre après tout. Max n'aura qu'a le faire taire. Chaque caresses l'enivre encore plus, le frustre encore un petit peu plus. Ses mains sur ses côtes, sur sa poitrine. La ligne de feu qu'il lui trace sur lui, toujours plus bas. Inconsciemment, l'aveugle laisse son souffle se faire plus rapide, ses inspirations plus courtes, ses expiration plus longues. Il lui est difficile de tenir en place alors qu'il sent la main de Max contre sa ceinture, il sent son pantalon perdre ce qui lui permettait de tenir en place. C'est le signal. A son tour.

Dans un mouvement aussi fluide que possible, il balaye ce bras qui soutenait son amant d'une nuit et le fait basculer sur le dos. On échange les position. Mike se retrouve au dessus, à genou au dessus de ce corps qui lui semble à l'instant si parfait et tellement désirable. Une de ses jambes est là, entre celles de l'allemand, tellement proche mais sans rien toucher pour autant. L'autre frôle extérieur de sa cuisse. Ses bras, tendus de chaque côté de son corps, au niveau de ses côtes. Mais lui ne perd pas une minute, il n'y a pas de contemplation pour un aveugle. Il plie les coudes et fond sur ses lèvres dans un baiser passionné qu'il laisse pourtant en suspend pour descendre le long de son visage. Une de ses mains passe sous l'omoplate pour aller se perdre dans les cheveux du voyant pendant que l'autre descend le long des côtes, caressant chaque parcelle de sa peau, laissant parfois ses ongles faire le travail. Il sent cependant sous ses doigts les aspérités de cette peau qui reste si parfaite. Cette peau qui a vécue. Des cicatrices ?

Les lèvres de Mike quittent le cou de l'homme en dessous pour venir s'attarder sur la poitrine alors que la main qui jouait avec les cheveux courts vient aussi caresser, masser ce torse bien plus développé que le sien et si délicieux au toucher. Il trouve finalement ce qu'il cherchait, ces boutons de chairs si sensibles. L'aveugle les laisse à sa main droite alors que ses lèvres continuent de descendre sur les côtes et le flanc. Son corps se baisse en conséquence, bientôt, il se retrouve assis sur la cuisse de Max alors que sa bouche trouve ce qu'elle cherchait. Cette cicatrice trop tendre pour être ancienne.

Avec une extrême délicatesse, il y passe la langue et l'embrasse, doucement, tendrement.

Il laisse ses mains échanger de places alors qu'il continu de cajoler cette cicatrice. Sa main gauche vient s'attaquer au bouton délaissé alors que l'autre main trace une ligne légère et aérienne sur le torse de son amant pour attraper aussi la boucle froide qu'il avait déjà manipulé plus tôt. Il l'ouvre et tire, doucement, dans l'idée de se débarrasser de l'accessoire qui l'empêchait d'aller plus loin, il espère que Max lèvera un tout petit peu les hanches pour libérer la sangle de cuire.

_________________
Medium cherche
esprit frappeur
pour coup de pieds occulte
Mickael
aurait bien aimé mettre une belle
citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
mettre quelque chose qui lui
correspond vraiment : une connerie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t2293-you-can-call-me-batman-o http://dmthbegins.forumactif.org/t2334-ou-est-ce-sac-encore#52087 http://dmthbegins.forumactif.org/t3423-the-smallest-one-could-be-your-favorit-ael-o-neil http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
En ligne
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 359

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Ven 21 Sep 2018 - 11:26

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Obsédant. C’était le seul mot qui dansait en moi pendant cette joute intense de nos corps. Ils s’entremêlaient, se confondaient, disparaissaient dans une seule et même ombre. Plus rien ne retenait notre déchaînement de caresses, de souffles qui sifflaient et finissaient par se marier dans une respiration rythmique. Cadence rauque, elle se faisait coordonnée et synchrone alors que sous mes doigts, sous mes lèvres, chacun de ses gémissements d’aise m’incitait à cambrer les hanches sous l’emprise d’un désir brûlant qui ne faisait que croître d’instant en instant… J’avais presque oublié qu’il était encore plus plaisant de ressentir l’ivresse de l’autre que de se contenter de la sienne. Lui, cet étranger qui soupirait dans mes draps, ne me rappelait pas des souvenirs perdus. C’était pourtant ce que j’étais allé trouver dans ce club décadent de la capitale. Bien au-delà d’une saveur surannée, l’offrande de sa chair se faisait renouveau, créatrice. Le goût d’une seconde naissance dans une vie que j’avais choisie et dont je comprenais à présent qu’elle pouvait être ce que je voulais qu’elle soit. Aussi délicieuse que cet instant passé à savourer son être.

Peut-être avais-je été distrait par mes pensées tourbillonnantes ou anesthésié par l’hypnose des sons légers qui émanaient de sa gorge comme autant d’appels à l’extase, car je vis venir au dernier moment son mouvement pour me désarçonner.  Un bref geste à peine esquissé dans mon champ de vision, mes réflexes acquis grâce à la Guilde m’en auraient sauvé. C’était évident : j’aurais pu l’éviter, m’arquer en arrière, me redresser, m’asseoir sur ses hanches pour lui montrer qui menait la partie. Au lieu de cela, son bras m’atteignit si facilement que je me laissai chuter dans les draps comme une poupée de chiffon. Quelques poussières, fibres irréelles, voltigèrent autour de mon visage lorsque mon dos s’enfonça dans la couette. Je contemplai sans la voir cette neige duveteuse, si fine qu’on n'aurait su la saisir… Un peu comme ce bonheur brut que trahissaient les traits de Mike.

A sa merci. Désormais, je lui cédais tout et en premier lieu ce baiser capricieux et égoïste qu’il dégaina si vite que je n’eus pas le temps d’en savourer l’approche. Aucune possibilité de lui en vouloir, l’impatience me caractérisait autant qu’elle suintait de ses pores quand nos bouches s’épousèrent dans une impulsion puissante. A croire que l’intensité appelait la fugacité, il m’échappait déjà la seconde d’après en laissant mes lèvres malheureuses et orphelines. Cette sauvagerie qu’il affichait, ses instincts primaires qui rejaillissaient pour faire place à cette force à l’état pur ne pouvait que me plaire encore davantage. Sa fragilité avait vu se briser son cocon d’argile et ne restait plus que la nécessité crue, celle qui vous pousse à abdiquer. Vous renoncez à vos principes, à votre raison et vos putains d’idéaux et vous plongez à corps perdu dans un océan où seule comptera la sensation de plénitude. Obsession grandissante. Eldorado à atteindre.

L’ensemble de mes membres se raidit. Mon squelette tout entier émit un craquement lorsque ma colonne oscilla dans un frémissement de tous les diables et que ma tête bascula en arrière sous l’effet de ses doigts. Comme un cartographe imprime tous les reliefs de sa terre et s’en sert pour en tirer le meilleur, Mike dessinait mes atouts et mes défauts pour les transcender de sa tendresse encore trop apprivoisée. Le froissement des draps dans mes paumes ne fut qu’un murmure comparé au souffle rauque qui m’échappait. Le ronronnement s’accentua au fur et à mesure que ses doigts exploraient, localisaient mes faiblesses et les exploitaient avec gourmandise. La douceur qu’il y mettait, pattes de velours qui dévoilaient parfois de fines griffes agressives, était si grisante que j’en devenais fou. Je me serais relevé, l’aurais plaqué contre moi et dévoré sans plus de manières si bientôt ses mains n’avaient pas trouvé un des derniers verrous à ce fantasme qui enflait dans les tréfonds…

La température devenait insoutenable. Chaque lambeau de tissu était en excès. Serait-il capable de se faire si indomptable qu’il enverrait valser ce qui restait dans un sursaut ? Mais il prenait son temps. Ses lèvres gagnèrent mon flanc et l’embrassèrent avec une telle retenue que c’en était douloureux. S’il avait su de quoi provenait cette blessure… Aurait-il été horrifié ? Aurait-il eu peur de ce que j’étais ? S’il savait peut-être que j’étais comme lui, il ignorait les différences fondamentales qui nous séparaient. La gravité, elle, s’en foutait quand elle accentuait ma perception de sa langue sur cette peau encore cicatricielle, celle de ses jambes enserrant ma cuisse… Il n’en fallut pas plus pour que la mystérieuse attraction reprenne le dessus sur mes pensées. Elles s’envolèrent comme autant de papillons de nuit dans une soirée d’été.

Le jeu n’avait duré que trop longtemps ! Quittant la candeur des draps, mes paumes trouvèrent sans problème le poignet qui titillait encore le relief saillant sur mon pectoral, chatouillis indécent mais taquin. J’attrapai son avant-bras, un gémissement terrible plus tard mes mains remontaient jusqu’à son épaule tandis que je me redressai légèrement sur un coude, n’y tenant plus d’être privé de la vision de son visage. J’avais besoin de lui : de le voir, de l’entendre, de le sentir, de le goûter… Mes doigts se plantaient dans ses clavicules, s’y agrippaient comme on s’accroche à l’unique radeau en mer. Nouvel écho, l’activation de ses gestes autour de ma ceinture fut la dernière goutte d’eau avant que ne déborde la passion. Telle la vague d’une mer d’avant tempête, mes hanches se cambrèrent pour se libérer de l’étau qui saillait ma taille. L’ondulation fut brève mais légère, si bien que je sentis à peine sa main se presser contre mon pantalon qui ne tarderait pas à céder : du moins, s’il le désirait autant que moi je désirais goûter à l’extase dans la communion de nos chairs…

Tous mes sens devaient en profiter. Faire machine-arrière n’était désormais plus une possibilité, elle ne l’avait jamais été d’ailleurs dès lors qu’il avait accepté de rentrer dans ce jeu où chacun de nos coups était calculé, millimétré. Alors, dans un élan du bassin, je me redressai jusqu’à ce que le haut de mon corps se verticalise et vienne à la rencontre de celui de Mike. Mes paumes quittèrent à regret ses épaules, elles se soulevèrent ne laissant ainsi plus que le majeur suivre les courbes de ses épines dorsales. Et dire que durant ma carrière, j’en briserai plus d’une… Sous ce toucher léger qui pianotait des notes invisibles sur sa peau, impossible de résister plus longtemps. La mélopée de douceur laissa place à l’ardeur : cette passion qui fait en toute chose basculer la situation.

Bientôt, l’ensemble de nos épidermes fut en contact. Posté comme il l’était, il me dominait d’un peu moins d’une tête, mais ça m’était égal. Tout m’était égal tant que la pression que je mettais dans mes caresses pouvaient encore le rapprocher. L’étreinte fut terrible, je dévorai sa mâchoire de mes lèvres impétueuses qui n’y tenaient plus d’être privées de cet échange. Mon souffle se faisait de plus en plus audible, dérouté par ces sensations délicieuses. Une question d’abeille et de miel ou d’étoiles incandescentes… Il n’était plus l’heure de réfléchir. Mes doigts plongèrent jusqu’au creux de ses reins, glissèrent sous le pantalon, l’une d’elle s’aventura sous son sous-vêtement, dont il ne m’avait pas accordé le temps de le débarrasser. Putain, voulait-il vraiment que je perde toute raison ? Se faire désirer était une chose, me pousser au bord de l’abîme des sens en était une autre.

Le relief charnu d’une fesse rencontra mon envie et la pression se fit plus vive, plus brute tandis que l’autre main contournait ses hanches pour venir courtiser son entrejambe. Le sentir brûlant de désir, de plaisir aussi, me fit voir mille galaxies. Le renflement ne pouvait guère laisser présager autre chose qu’un homme qui s’enflammait un peu plus à chacun des baisers que je déposai dans son cou avec violence dans une effusion de boulimie luxurieuse. Car oui, je lui ferais l’amour jusqu’au petit matin s’il me le permettait.

Réflexe sec à l’évocation de cette résolution pleine de fantasme, l’espace dans lequel mes mains s’étaient logées et caressaient ses atouts me parut soudain trop étroit, trop restreint pour tous les plaisirs que je comptais lui accorder. Dans un gémissement essoufflé, je rencontrai ses lèvres une nouvelle fois en me tordant le cou pour les atteindre. Mes mains s’extirpant de ses fringues que je mettrai en pièces s’il le fallait, elles firent sauter bouton et fermeture si facilement avant de se glisser le long des passants et de tirer jusqu’à l’abaisser sur ses hanches. Puis sa position bloqua toute progression et je donnai une impulsion, encore une pour l’emporter à nouveau dans les draps dans lesquels je m’effondrai avec lui. Tous les deux sur le flanc, côte à côte, il n’était plus question d’attendre quoi que ce soit. Un assaut pour le faire se cambrer suffit à tirer le tissu, mes lèvres en profitant pour tracer un chemin avide sur son torse, sur ses hanches, sur le haut de ses cuisses, au fur et à mesure de la descente : le pantalon n’était plus qu’un vague souvenir.  

Lui provoquais-je ce vertige exalté lorsque je remontai enfin ? Que mes baisers titillèrent son entrejambe. Et dire qu’il y avait encore ce détail qui gâchait tout sur ses parties intimes… Ce dernier rempart avant que le septième ciel ne soit à nous. Le sous-vêtement suivi donc et, dans un mouvement mécanique, j’appuyai tour à tour chacune de mes chaussures l’une contre l’autre et après un geste des chevilles les envoyai valdinguer quelque part dans la pièce. Comprendrait-il que je lui facilitais la tâche ? Le son mat se répercuta du plancher aux murs anciens, se mêla aux souffles bruyants de l’américain que je promettais de laisser sans répit toute la nuit durant. Toute une nuit sans plus aucune frontière…






_________________
Einigkeit, Recht und Freiheit
“Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.” - Stanislaw Jerzy Lec -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t3283-maximilian-l-schimmel-bourreau-pour-la-guilde http://dmthbegins.http://dmthbegins.forumactif.org/t3300-maximilian-l-schimmel-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/t3287-maximilian-l-schimmel-le-bourreau-porte-generalement-un-masque-celui-de-la-justice http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : Solitaire et bien entouré
→ NUISANCE DEPUIS : 31 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : son sens radar, petit médium sans embition
→ ERRANCE : L'université assurement
→ TROMPE L'ENNUI : Professeur de Langues
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Doux – Rieur – Sarcastique – Blagueur – Secret – Courageux, mais pas téméraire – Essaye de ne pas prendre grand chose au sérieux – Déteste sa cécité, il fait en sorte de toujours la tourner en dérision – Physiquement bien faible, moralement bien sensible – Nerveux.


→ AVATAR : Julian Morris
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 443

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Hier à 1:33

L'ondulation de son corps sous ses injonctions, sous le jeu de ses doigts. Une onde qui offre à Mike un tel plaisir qu'il pourrait presque s'en contenter. Mais presque n'a pas ce qu'il recherche aujourd'hui, cette nuit. Les caresses de sa langue sur cette peau neuve et fine lui offre aussi merveilleuse récompense. Ce souffle qui devient si court, si pressé... C'est une mélodie qui éveille une chaleur de tout les diables dans la poitrine de l'aveugle. Il se sent étouffer dans sa propre cage thoracique. Cette passion qu'il ressent à l'instant, il veut la laisser s'échapper mais il ne veux pas être seul à le faire. Il a ce besoin de la transmettre. C'est donnant-donnant.

Les doigts agiles de Mike continuent de titiller doucement cette partie sensible qu'il adore embêter alors qu'il s'étonne de la longueur de la blessure qu'il cajole. Il s'occupe patiemment en attendant de sentir le corps de Max se soulever, ne serait-ce qu'un instant, pour virer cette foutue ceinture. Pourtant, finalement … Il n'est pas pressé de décoller ses lèvres de cette peau, rien ne presse sinon son envie de plus. Mais il aime bien laisser monter ce plaisir retenu, le retenir jusqu'au dernier moment, pour lui ou pour Max. C'est comme un tsunami, plus la mer se retire, plus la vague sera intense. Et c'est tout ce qu'il souhaite, de l'intense. Il ne veut pas de regret et ils ont toute la nuit pour assouvir leurs désirs.

Il se stoppe cependant quand il sent la main de l'Allemand remonter d'abord sur son poignet puis sur son avant-bras avant de finir sur ses épaules dénudée. Mike relève la tête, laissant enfin tranquille la cicatrice, et se demande ce que souhaite l'autre. Lui faire plaisir est aussi ce qui compte. C'est surtout ce qui compte même. Il perçoit aussi le mouvement -enfin- de son bassin qui lui permet de les débarrasser tout les deux de cette sangle. Il la jette un petit peu plus loin, peut-être près de la sienne ? Qu'importe, qu'elle aille au diable. Il s'apprête à s'occuper du bouton de métal pour avoir accès à la fermeture éclaire mais sa main n'a pas le temps d'y accéder. Max, comme propulsé par une énergie nouvelle, se relève, surprenant Mike toujours assis sur sa cuisse. Le voyant laisse ses mains quitter ses épaules alors que deux de ses doigts continuent leurs caresses, créant un nouveau frisson, une potentielle chair de poil.

Les mains de Mike, laissées vides par ce soudain changement de position, ne le restent pas longtemps. Il se cambre dans un sursaut alors que ses doigts vont se perdre dans les cheveux de Max, serrant le poing sur quelques mèches pendant que ses lèvres lui prodiguent toujours plus, le laissant se consumer de désir, ravivant toujours plus fort le feu qui embrase son corps. Il doit tout laissé échapper. Une nouvelle fois, les rôles s'inversent : de chasseur il passe à chassé, le tout sous l'injonction d'un coup de bassin. 

Ces mains baladeuses qui descendent toujours plus bas alors que les siennes remontent toujours plus haut. Il fond sur les lèvres de Max alors que celui-ci s'aventure vers ces zones qui ne sont normalement jamais mises en lumière. Il l'embrasse comme s'il était son oxygène, ce qui lui fallait pour survivre à la noyade. 

Ce n'est pourtant plus un soupir ou un gémissement qui lui échappe quand la main brûlante se balade sur ses hanches pour venir s'aventurer sur cette partie de son corps devenue douloureuse coincée dans cette prison de tissus, c'est une exclamation, courte et explicite. Ce n'est plus du désir qui le prend, c'est plus fort, plus vrai. Il ne trouve pas les mot mais c'est douloureux, c'est affreusement intense, tellement fort. Son souffle se fait erratique et le voyant vient le lui couper en l'embrassant à son tour. Il sait que son pantalon ne sera plus qu'un souvenir d'ici quelques secondes, il se laisse faire sans rechigner alors qu'il fini une nouvelle fois allonger sur le matelas. Il sent sa poitrine se soulever alors qu'il a l'impression d'étouffer sous une pression nouvelle pendant que Max descend toujours plus bas, là où il n'est pas encore allé. L'aveugle froisse les draps dans sa main et se laisse glisser sur le dos, laissant une plus grande surface exploitable. Un autre gémissement lui échappe alors qu'il se retrouve totalement nu sous le corps de Max. Non, ce n'est pas juste. 

Il entend le bruit caractéristique des chaussures qui touchent le sol et sourit. A son tour ? 

Mike ferme les paupières et laisse son sourire en place, il relève un petit peu les jambes pour venir les croiser juste derrière les fesses de Max, il plie les genoux pour forcer l'Allemand à se rapprocher. Alors son corps totalement nu dans les draps d'un inconnu se contorsionne pour laisser ses mains venir faire sauter le bouton du jean et descendre la fermeture.

-Approches toi.

Un murmure à peine audible, perdu entre deux expirations. Il attend que l'allemand accède à sa demande et coince deux de ses orteils dans les hanses qui soutenaient quelques secondes plus tôt la ceinture de l'amant. Chaque centimètre qu'il avance, c'est un centimètre de tissu qui glisse contre sa peau. Mike n'a qu'a tendre les jambes pour les débarrasser du vêtement. Ses mains ne restent pas inactives pour autant. L'une revient dessiner le dos de Max alors que l'autre se balade doucement, délicieusement, sous l'élastique du sous-vêtement, le faisant glisser lentement du dos de la main alors que les doigts profitant de ce coin qui obnubilait Mike, lui volant toutes ses pensées. L'aveugle se relève à son tour, laissant finalement glisser le sous-vêtement le long de la cuisse de Max et vient capturer ses lèvres dans un baiser fiévreux, désirant. Il n'y a plus rien pour les distraire que leur deux corps et le reste de la nuit.

_________________
Medium cherche
esprit frappeur
pour coup de pieds occulte
Mickael
aurait bien aimé mettre une belle
citation bien pensée sur la cécité
ou le mediumisme mais ça le saoul
de chercher, alors il a choisi de
mettre quelque chose qui lui
correspond vraiment : une connerie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t2293-you-can-call-me-batman-o http://dmthbegins.forumactif.org/t2334-ou-est-ce-sac-encore#52087 http://dmthbegins.forumactif.org/t3423-the-smallest-one-could-be-your-favorit-ael-o-neil http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
En ligne
avatar
→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 359

†


MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   Aujourd'hui à 10:03

Nur für eine Nacht in Berlin
Mickael & Maximilian


Ne te dérobe pas, ne t’enfuis pas, reste encore contre moi… Cette litanie insoutenable, je me la répétai à chaque grain de sable qui s’écoulait dans cette nuit brûlante. Le sablier comptait les secondes, moi je m’en laissai transcender. Toujours plus loin se prolongeait le voyage, toujours plus belle était la destination sous l’éclat de la lune qui faisait désormais reluire nos fronts à la sueur étoilée, il était aisé d’abandonner toute notion de temps. La fin du monde pouvait bien nous rattraper que je m’en fichais s’il m’accordait encore un de ses baisers. Putain mais où avais-je la tête pour être perverti par de telles pensées. En vérité, tout m’apparaissait sous un nouveau jour, y compris cette sensation de renoncement qui se faisait plus présente tandis que ses doigts agrippaient quelques-unes de mes mèches d’un châtain rendu argenté par l’ambiance nocturne du manoir. J’oubliai tout. C’était si simple, si facile de se laisser chuter quand on sentait l’étreinte de l’autre prêt à nous rattraper, que disais-je à nous enserrer dans les caresses de ses mains aventureuses et dans le filet de ses souffles qui précédaient l’extase. Nous y arrivions peu à peu, aussi lentement et délicieusement que le papillon a besoin de sa chrysalide avant d’étendre les ailes.

Désormais, plus rien ne pouvait stopper cette métamorphose incandescente. Ses jambes autour de mes hanches dessinèrent soudain une chaîne à laquelle j’aurais volontiers accepté de rester prisonnier des millénaires pourvu qu’elle m’attire vers mon amant. Et c’est ce qu’il fit, pressant ses talons dans mes fesses et m’entraînai vers son corps enveloppé par l’épaisseur légère des draps. Ses mouvements un peu désordonnés, paupières closes, ne purent que me décrocher un sourire de plus qu’il ne verrait pas et je fondai sur ses lèvres comme pour pallier à cette cruauté infâme qu’il subissait de ne pouvoir aussi se délecter de la contemplation des paysages grandioses de nos épidermes qui frémissaient au contact l’un de l’autre.

Bientôt, il fit sauter le dernier verrou et je lâchai un magnifique soupir d’aise qui se bloqua dans ma gorge tandis que ma tête basculait en arrière, mes yeux temporairement fermés à l’univers. C’était donc cela qu’il ressentait, isolé dans l’obscurité d’un regard qui ne sait voir ? Voilà que son parfum m’enivra, que cette brise charmeuse me toucha, ses lèvres s’agitant si doucement que je n’en aurais sans doute pas perçu les paroles si un de mes sens n’avait pas été bridé. Pourquoi fallait-il qu’il parle… Si j’aurais maudit n’importe qui de l’ouvrir dans pareil moment, le murmure étouffé de sa voix suffit à me plonger dans une transe passionnelle. Il fallait qu’il soit à moi. Rectification : que je sois à lui.

Alors oui, bien sûr que je lui donnai ce qu’il désirait ! Que je laissai nos deux corps entrer en collision au moment même où il me débarrassait enfin de ces vêtements devenus obsolètes. Ils n’avaient plus de sens entre nous. La fusion ne pouvait que s’opérer dans l’exquis partage de nos atouts dévoilés. Cependant, si j’allai le plaquer contre la couette et m’emparer de son être tout entier tandis que mes mains entreprenantes l’attiraient dans les danses du plaisir, Mike ne l’entendait pas de cette manière. Hypnose terrible, son baiser fut plus ardent que toutes les braises que Hadès lui-même aurait pu nourrir aux Enfers. Il n’était plus question d’y plonger mais de s’en consumer à chaque nouvel élan qu’il impulsait de sa langue habile et de ses lèvres jamais rassasiées. Mon étreinte imposa sa volonté en se glissant entre les draps et son dos, le soulevant avec impatience afin qu’ainsi agenouiller dans cette chambre dépourvue d’émotion jusqu’à cette nuit d’automne puisse s’opérer la transformation. Tels les feuilles des églantiers qui passent d’un vert pâle à un rouge vif, nos auras elles-mêmes semblaient s’embraser. A peine entrouverte, mes pupilles croyaient en feu d’artifice tant leurs nuances me paraissaient plus vives et belles. Peut-être n’était-ce qu’une illusion chimérique, peut-être pas… Aucune importance quand je me glissai finalement derrière lui, sans crier garde, tout en laissant courir sur sa peau mes ongles courts. Caresse bestiale.

Nous savions tous les deux comment cela allait finir ou plutôt… Commencer. Je plaquai mon sternum contre sa colonne, union des os et dans peu de temps de deux hommes qui aspiraient à goûter à l’ivresse des sens. Mes mains passèrent sur son torse : l’un de mes bras s’enroulant autour de son épaule, l’autre se déroutant contre son flanc, avant que les doigts ne se rejoignent sur ses pectoraux et que mon souffle dont le rythme aurait rendu fou les plus grands compositeurs ne vienne chatouiller sa nuque, électriser son cou. Ma lèvre inférieure se fraya un chemin entre les frissons sensuels que sa peau ne savait retenir, boutons de rosée que ma langue capturait avec avidité avant que ma bouche ne vienne s’emparer de cette peau irrésistible dans un baiser franc et violent. Le creux de sa gorge, l’angle de sa mâchoire, le contour de son lobe,… Tout y passa pendant que mes mains s’occupaient de son torse, en malmenaient les reliefs et en attisaient les frissons avant que l’une d’elles, plus taquine et luxurieuse, ne vienne à prendre le chemin de la jouissance voluptueuse que seul le cœur de la nuit permet. Elle dériva, à travers les sillons que j’avais tracés auparavant. Mes paupières closes auraient pu en dessiner l’ébauche sur du papier fin : point besoin de boussole quand les marins connaissent l’océan. Et pourtant, je rêvais de me briser sur ses rochers et frôlait bientôt les écueils du bout des doigts. La tempête approchait, le sentait-il autant que moi ?

J’aurais dû être égoïste. Les inspirations étaient si brutales à présent, les expirations n’étaient plus que gémissements de délectation coupable tant nos corps se confondaient dans un mariage parfait de nos silhouettes. Comme les deux parties d’un même tout, nous nous emboîtions : fusion parfaite de deux inconnus qui se donnent sans retenue. C’était violent, intense, brutal, douloureux même. Mais je m’en foutais. C’était si bon que je me serai damné pour ressentir encore et encore cette sensation d’extase. Alors oui, j’aurais dû le faire. M’offrir en priorité cette montée intense et fugace du désir qui vous emplit les veines et vous laisse agonisant de plaisir. Au lieu de cela, je renonçai. Mes mains se déroutèrent, saisirent ses poignets et dans une rotation sensuelle digne des plus prestigieux danseurs d’opéra, notre entrechat le plaqua à son tour contre mon dos. Son entrejambe s’accordait contre le bas de mes reins, il suffisait qu’il fléchisse les genoux et nous en arriverions là où plus rien ne comptait… Ou était-ce le contraire ? Son excitation se faisait dure, mon sourire se faufila dans mes traits qui ne parvenaient plus à esquisser autre chose que tout l’appétit insatiable que je ressentais. Pourtant, il fallait qu’il soit le premier à lâcher prise, à atteindre l’apothéose. Il le fallait parce que j’avais envie qu’il puisse accéder à tout ce qu’il souhaitait. L’alcool au bar, cette nana sur la piste, moi dans ce lit… Il en avait peut-être plus besoin que moi alors je lui accordai en plaquant une de ses paumes contre ma poitrine où mon cœur tambourinait à m’en péter les côtes et une autre sur la face interne de ma cuisse nue. Là, il pourrait sentir que je ne me défilai pas, que je n’étais pas moins impatient que lui. Et peut-être même comprendrait-il que ce que je lui offrais tandis que mon corps se cambra dans un éclat de voix profond pour nous laisser entrer en phase, pour le laisser pénétrer dans ma chair, le laisser accéder à mon âme.

Les gémissements, que dis-je, les cris de cette conclusion, dignes des meilleurs opéras, filtrèrent à travers toute l’aile de la bâtisse. Les vieilles pierres n’avaient plus entrevu de tels débordements depuis si longtemps qu’elles semblèrent hésiter à fissurer sous tout le poids de ce partage qui résonnait dans leurs murs et emplissait l’espace. Pas une seule partie du manoir ne fut épargnée et, si quelqu’un d’autre s’était trouvé là, il aurait sans nul doute deviné la puissance de ce que partageaient alors les deux jeunes hommes que nous étions. Il y aurait même peut-être ressenti la nécessité de leur échange sulfureux quand les soupirs suivis d’exclamation de l’un furent remplacés par l’avènement de ceux de l’autre. Ils tournoyaient tous deux comme des derviches dans une transe extatique. Expérience singulière. Expérience inoubliable.







_________________
Einigkeit, Recht und Freiheit
“Le bourreau porte généralement un masque : celui de la justice.” - Stanislaw Jerzy Lec -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t3283-maximilian-l-schimmel-bourreau-pour-la-guilde http://dmthbegins.http://dmthbegins.forumactif.org/t3300-maximilian-l-schimmel-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/t3287-maximilian-l-schimmel-le-bourreau-porte-generalement-un-masque-celui-de-la-justice http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Nur für eine Nacht in Berlin [Mickael & Maximilian]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Mickael Crichton
» Appel telephonique Victoire/Mickael
» La chute du mur de Berlin, il y a 20 ans
» Michael Jackson est mort...
» Michaëlle Jean, un Symbole de Réussite de la Diaspora Haïtienne

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DRAG ME TO HELL | Begins. ::  :: Flashback-