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 Retrouver les liens du sang... [Tennessee & Maximilian]

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→ ORDRE CLANIQUE : La Guilde
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Regard pénitent, maîtrise des armes blanches, occlumancie, lecture des auras et, plus rarement, conversations avec les esprits et compétences restantes de voleur.
→ TROMPE L'ENNUI : Détective privé
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Solitaire ▫ Malin, certains le disent calculateur ▫ Méthodique, voire maniaque ▫ Discret ▫ Courageux ▫ Droit ▫ Impulsif ▫ Méfiant ▫ Sans pitié


→ AVATAR : Max Riemelt
→ MENSONGES : 147

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MessageSujet: Retrouver les liens du sang... [Tennessee & Maximilian]   Jeu 12 Juil 2018 - 12:59

Retrouver les liens du sang…
Tennessee & Maximilian


Le séjour au pays de l’oncle Sam devait être court, une simple étape dans une enquête qui m’avait conduit sur les miettes ensanglantées que semait derrière lui un vampire nouveau-né. Toutes mes hypothèses m’avaient amené dans cette ville de Louisiane. Bâton-Rouge… Avec un nom pareil, impossible de ne pas soupçonner que les deux mondes s’y croisaient, s’y entrechoquaient même. J’y avais voyagé plusieurs fois lorsque je n’’étais encore qu’un gosse dans les pattes de son paternel : je me souvenais encore des multiples créatures qui y grouillaient et des nuances tantôt lumineuses tantôt obscures de leurs auras. Bref, le parfait endroit où se planquer quand on savait que la cavalerie pouvait se jeter à nos trousses à tout moment. Je n’avais pas envie d’y croire. Pourtant, plus les jours passaient, filaient même, plus mes hypothèses prenaient de la consistance. Pas de preuve, aucune pour l’instant. Si cela m’aurait rassuré dans n’importe quel autre contexte, cette absence d’éléments concrets, d’erreurs même de la part du coupable, ne faisait que renforcer mes doutes : mes craintes aussi.

Ma main caressa une sacoche expédiée par mon père, il avait accepté de me la faire parvenir ici quand il avait compris que je ne démordrai pas de cette quête, en bon Schimmel qui se respecte. Cette affaire n’était pas comme les autres, trop personnelle, et c’est peut-être bien pour cette foutue raison que je ne la maîtrisais pas. J’avais beau être un Chasseur de la Guilde, je n’étais pas estampillé Traqueur… Moi je ne courais pas derrière les créatures récalcitrantes, le parchemin m’indiquait l’adresse et je me chargeais d'éradiquer le danger de l’équation : la protection du Secret avant tout. Bon sang, comment en était-on arrivé à ce bordel ?

Le son vibrant de la gâche de la porte de l’office au déclenchement automatique me tira de mes pensées. Je levai la tête dans un réflexe. La pendule d’une sobriété écrasante, cerise sur le gâteau du placard que ce confrère que je connaissais de longue date avait bien voulu m’accorder en échange d’une rétrocession pas si modique - les affaires étaient les affaires... -, indiquait le milieu d’après-midi. Le journal de coin avait diffusé mon annonce depuis seulement quelques jours mais déjà les appels affluaient : à croire que j’avais dû débarquer pour que les natifs découvrent que les privés existaient, réalisant soudain à quel point leur vie avait été minable et vide de sens sans en avoir jamais engagé. A moins qu’il ne s’agisse que de curiosité locale envers un étranger… J’optai pour la seconde option.

Je lâchai un soupir, fermai le dossier au papier kraft élimé à force d’être plongé sèchement dans mon sac de voyage. Mes mains passèrent sur mon visage et ma mine s’y perdit un instant. J’aurais aimé que tout soit plus simple. Si seulement on avait mis la main sur son cadavre… Putain non, je ne devais pas penser à cela.

Dans un réflexe, je me redressai tandis que ma main passa dans mes cheveux, rabattant quelques mèches châtain clair qui retombèrent sur mon front quelques secondes plus tard, définitivement indomptables. Il allait falloir que je me ressaisisse et vite. A nouveau, la pochette brune trouva refuge entre mes vêtements de rechange et la sacoche venue tout droit d’Allemagne dans laquelle quelques couteaux et autres armes de prédilection de ma famille sommeillaient tranquillement. La fermeture éclair émit son bruit de glissement caractéristique avant que je ne repousse l’ensemble dans un coin de la pièce à l’arrière de cette table de fortune que j’allai devoir nommer « bureau » pour quelques semaines encore, le temps de savoir ce qu’il adviendrait de ma virée sur le continent américain.  

Le couloir était court et étroit. Il courait le long des trois pièces qui composaient l’agence pour atteindre le hall si bien qu’à peine sorti de la pièce j’aperçus la demoiselle. De taille moyenne, plutôt fine et d’une blondeur innocente, elle patientait sagement dans l’entrée. A peu de choses près, je me l’étais imaginée ainsi lors de son appel téléphonique. Quoiqu’elle était plus mignonne en vrai, plus perdue aussi. Et cette aura pêche… A croire que je les attirais comme le miel les abeilles ! Est-ce qu’elle avait compris elle aussi en me voyant arriver ?

▬ Mlle Jones ? dis-je en m’avançant pour aller à sa rencontre. Après qu’une réaction réflexe m’ait confirmé son identité, je m’approchai d’elle encore de quelques pas et lui tendis une poigne forte : M. Schimmel, détective privé. Si vous voulez bien me suivre.

Nous remontâmes à contre-sens, entourés des murs d’un blanc devenus beige sans doute à cause des années écoulées depuis leur dernier rafraîchissement et de la fumée de cigarette qui émanait si fréquemment des lèvres de Milton que c’en devenait répugnant, même pour un fumeur. Pas besoin d’avoir un don de précognition pour être certain que ça finirait par le tuer…

Ouvrant la porte qui donnait sur ma cage à lapins, je me poussai sur le côté pour laisser la jeune femme pénétrer dans le bureau. L’accumulation était telle qu’on ne savait où poser les yeux dans ce fourbis, ce n’était pas faute d’avoir tenté d’y mettre un semblant d’ordre mais il fallait parfois se rendre à l’évidence : la situation était désespérée et ne pas parvenir à ranger cette pièce utilisée avant mon arrivée, officiellement comme salle d’archives officieusement comme fourre-tout, en faisait une succursale de l’enfer…

▬ Je vous en prie prenez place.

D’un geste de la main, je désignai une des deux chaises qui faisait face à ce qui me servait de bureau tout en fermant la porte afin de garantir la confidentialité de notre entretien.

▬ Sincèrement désolé de vous recevoir ici, annonçai-je en passant derrière la pauvre planche fixée sur deux trépieds instables censée faire office de bureau. Autour d’elle, un mur était tapissé de vieilles caisses d’archives qui vomissaient les documents superflus. Où que se pose le regard, la surcharge crevait les yeux tant s’y empilaient des dossiers en papier kraft d’un brun délavé qui prouvait leur qualité d’archives. Et dire que je payais pour « ça »… Bureau temporaire en attendant de trouver un local pour ma propre affaire, expliquai-je en m’installant sur une chaise qui grinça lorsque mon poids s’abattit sur l’assise, un peu surpris de m’entendre suggérer à voix haute que je risquais de m’installer dans le secteur plus...durablement.

Attrapant une feuille dans un porte-revue, un stylo d’encre noir déjà prêt à gratter le papier, je me mettais dans l’ambiance des premiers rendez-vous. J’avais toujours aimé la jouer à l’ancienne, tout consigner dans des dossiers en dur, même si je numérisais régulièrement l’ensemble pour être certain qu’un malheureux accident ne vienne pas anéantir toutes mes archives. Cependant, je devais bien reconnaître qu’entre méticulosité exacerbée et maniaquerie bordélique, il n’y avait qu’un pas… Milton avait cramé la frontière il y a trop longtemps si j’en croyais les dates griffonnées çà et là sur tout le foutoir qui nous entourait.

▬ Je vous écoute, fis-je en plantant mon regard dans le sien tandis que mon stylo tapotait sans bruit la blancheur relative de la feuille sous mes doigts. J’ai cru comprendre que vous recherchiez à retrouver quelqu’un, votre famille…

Impossible de compter combien de fois j’avais déjà prononcé cette phrase. La prévisibilité des clients était parfois affligeante et pourtant je ne leur en voulais pas. Leurs préoccupations toujours si semblables avaient au moins le mérite de prouver une chose : l’attachement aux liens du sang était une donnée avec laquelle nous devions tous composer…






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MessageSujet: Re: Retrouver les liens du sang... [Tennessee & Maximilian]   Lun 16 Juil 2018 - 14:31

Retrouver les liens du sang...
@Maximilian L. Schimmel & @Tennessee Jones Balatta


Qu’est-ce que je fous là ? Enfin, je veux dire à part dépenser mon salaire si péniblement gagner. En plus, je sais très bien que me stresser n’amène jamais rien de bon, si ce n’est de me péter un peu plus les rétines. Parce que oui mon délire hallucinatoire de halos coloré sera encore pire avec un peu de stress dans l’équation. Ce n’est pas pour rien que je travaille avec des animaux. Avec eux, pas ce problème de couleur scintillante autour de leur corps. Puis ils ne me prennent pas pour la tarée du coin, dont on se moque tout en l’évitant. On ne sait jamais la folie ça peut être contagieux ! Cela dit, si ma rencontre avec Udeh va peut-être m’aider, elle ne m’offre pas toutes les réponses. C’est qu’il est méfiant le Gitan. Et je peux le comprendre. Qui suis-je pour eux après tout ? Une étrangère débarquée d’un autre état, qui se prétend être une Balatta et une Gitane… Tu parles d’une information de confiance. Même moi à leur place, je serais hyper méfiante. Mais si je ne peux pas les rejoindre, les rencontrer, je veux au moins en savoir plus sur ma mère. Et surtout savoir pourquoi elle m’a abandonnée.

Alors pour avoir des réponses, je dois changer de tactique. Enfin, l’idée m’est venue en écoutant la radio. La publicité de ton bureau de détective privé est passée. Et je me suis dite : pourquoi pas ? Un détective s’en sortira mieux que moi. Ou tu vas profiter de l’aubaine et me plumer, bien que j’ai rien de bien important comme argent, juste mon salaire. Alors, j’ai pris rendez-vous. Voilà pourquoi je suis dans cette salle d’attente, avec un classeur renfermant le peu que j’ai comme informations. Et comme toujours quand je me sens anxieuse, je joue avec mon tube de médicaments. Je n’en prends plus depuis quatre ans, mais j’ai gardé ce tube. Ce n’est pas une réserve, c’est juste un souvenir de ce par quoi je suis passée. Et surtout ce que je ne veux pas revivre, même si je vais chez une psy. Mais j’ai été claire : je ne vais là que pour parler parce que je n’ai personne. Ma vie est totalement vide pour le moment.

J’entends des pas dans le couloir et je redresse la tête pour t’observer approcher. Et voilà, c’est reparti pour un tour ! Un halo coloré t’entoure de couleur rosâtre ou pêche, peut-être saumon. Je n’ai jamais été douée avec le choix des couleurs que je vois. Je cligne des yeux, perturbée. Finalement, mes doigts se serrent autour du tube de médicaments. Et je décide de regarder le sol. Si je ne te fixe pas des yeux, je ne verrais pas de couleur, ni de halo coloré, ni de scintillement. Ce sera plus simple. J’acquiesce de la tête, parce que oui c’est mon nom. Enfin c’est le nom que l’assistance sociale pour l’enfance m’a donné à ma naissance. Un nom de famille bateau, tellement courant dans ce pays et le prénom homonyme d’un état. Comme si quelque chose dans mon nom devait être original. Ta main entre dans mon champ de vision. Je la sers par politesse rapidement. Et je recule d’un pas. Je dois vraiment éviter de te regarder. « Enchantée. », je réponds malgré tout.

Et je te suis. Je ne risque pas trop de me perdre vu la longueur restreinte du couloir et le peu de porte, qu’il y a. Mais je ne fais aucun commentaire. Entre mes doigts, le tube tourne toujours lentement, ancrage qui me rappelle ce que je suis. Et franchement, j’en viens à me dire que ma mère devait avoir la même maladie mentale que moi. C’est peut-être pour cela qu’elle m’a abandonnée. Ou alors, elle ne voulait vraiment pas d’enfant. Et je n’étais pas désirée, juste un poids. J’ignore ce qui serait le moins douloureux, ni même si au fond ça ferait mal. Le rejet, c’est une constante dans ma vie, que j’ai apprise à accepter et à presque trouver rassurant. Parce que je m’y attends toujours, parce que ce n’est jamais une surprise. Je veux juste savoir pourquoi et d’où je viens. Et je passe devant toi pour entrer dans le bureau… Qui ressemble plus à une salle d’archive en fait. Je fronce des sourcils, mes yeux faisant le tour de la pièce. Il ne faut pas être allergique aux poussières pour entrer ici !

« Merci. », je réponds automatiquement avant de m’installer sur une chaise face à ce qui doit être un bureau provisoire. Je regarde à nouveau autour de moi, tout en t’évitant du regard. « Bah tant qu’on n’est ni claustrophobe, ni allergique aux poussières ça peut aller… Je veux dire, y a pire. », je réplique et je fixe la table. Tu vas finir par me croire autiste. Mes doigts reprennent leur jeu avec le tube à médicaments. J’entends le bruit du papier et je devine que notre entretient va commencer. Je me demande si tu as un forfait ou si on te paye à l’heure. J’aurais dû me renseigner avant, j’avoue. Mais vu ton bureau, je suppose que tes honoraires sont corrects. Je relève à peine les yeux pour croiser ton regard. Et de nouveau le halo coloré me brûle les rétines. Alors, je décide de regarder la planche, qui te sert de table pour le moment.

« Pas vraiment non. Je sais qu’ils vivent pas loin de Bâton-Rouge et où. », je réponds en haussant des épaules. « Ce que je veux savoir c’est pourquoi ma mère m’a abandonné à la naissance. Et peut-être savoir si… », j’hésite un moment. Oui, parce que bon se déclarer folle d’entrée de jeu ce n’est pas méga productif. Mais au moins, si tu ne me crois pas, je serais vite fixée. « Savoir si c’est parce qu’elle souffrait de la même maladie mentale que moi. Je ne suis pas née sous X. Elle n’a pas pris le temps de remplir les documents, donc j’ai quelques informations sur elle. », j’ajoute rapidement. Cela te facilitera le travail. Je sors alors un classeur de mon sac et je te le présente. « Il y a les documents officiels de ma naissance, ceux du juge qui a décidé de mon placement en orphelinat et les quelques recherches qui m’ont menée ici. Je ne crois pas que plus j’arriverais à faire… Du coup, si vous pouviez trouver les dernières réponses… » Je pense que j’ai plutôt bien expliqué l’histoire, et le tout sans te regarder ! Mais bon on pardonne aux fous de ne pas savoir soutenir un échange visuel en général.
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