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 The open skies is yearning for you — Lysander

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→ ORDRE CLANIQUE : L'Essaim, fidèle à la Mascarade depuis qu'elle existe, et bourreau de l'ombre du Prince.
→ NUISANCE DEPUIS : 702 années
→ SOUS L'EMPRISE DE : Aliénation (niveau 4) et les conséquences sur son esprit
→ ERRANCE : Elle se trouve généralement chez elle, sauf lorsqu'il lui faut être à l'Elysium, qu'elle a d'ordinaire l'habitude d'éviter.
→ TROMPE L'ENNUI : Directrice de l'Orchestre Symphonique de Bâton-Rouge, elle partage son temps entre les galas de donations et les cours aux jeunes prodiges.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Passionnée. Talentueuse. Inapprochable. Elégante. Droite. Fière. Excessive. Généreuse. Parfois cruelle. Emotionnellement inaccessible. Effrayée par la solitude. Mentalement instable. Bienveillante envers ses protégés. Obsessionnelle. Loyale. Romantique. S’attache facilement. N’a plus qu’un seul grand amour dans sa vie, la musique « classique ».


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MessageSujet: The open skies is yearning for you — Lysander   Ven 3 Aoû 2018 - 10:03

Lysander
&
Silje
The open sky is calling to you china bird. My heart is yearning for you.
Elle ne peut retenir un soupir. Ces soirées de gala sont fatigantes, surtout lorsqu’elle n’est là que pour la musique. Que l’on vienne lui graisser la patte est bien inutile, elle n’est pas prête de retirer ses donations annuelles à l’Orchestre de Bâton-Rouge, pas lorsqu’il y a tant de musiciens prometteurs à l’intérieur. Pourtant, elle se doit de sourire, que ce soit aux autres donateurs ou au directeur musical de l’Orchestre. C’est bien la seule personne qui l’intéresse, dans toute cette foule. Le seul qu’elle peut influencer pour qu’il se décide à faire enfin une saison qui lui plaît — une saison où il n’y a pas un seul morceau de Vivaldi. Elle ne comprend pas bien l’attrait qu’ils ont tous pour son grand amour — ou plutôt, elle ne le comprend que trop bien — mais elle ne supporte pas d’écouter ses chefs d’œuvres joués sur des instruments modernes, et avec des interprétations souvent douloureuses. C’est bien là ses meilleurs souvenirs, les plus précis et les plus précieux. Elle n’oubliera jamais ce concert donné à l’Ambassade, où elle a vu le virtuose pour la première fois. Elle n’oubliera pas non plus ces heures qu’ils ont passé à jouer ensemble, communiant d’une façon plus intime qu’ils n’auraient pu le faire entre des draps.

Alors elle est presque allergique à ces nouvelles interprétations, à ces concerts donnés en honneur de l’amour de sa vie. Ils sont bien pâles face à ce qu’elle a connu, bien peu suffisants face à la grandeur de Vivaldi. Mais le sentiment est touchant, et elle est indulgente. Bien sûr, cela ne signifie pas qu’elle restera pour entendre les Quatre Saisons se faire massacrer une nouvelle fois. La seule chose qui lui plait, pour le moment, est bien le lieu qui a été choisi par le département de communication de l’Orchestre. L’Eglise est magnifique, et elle ne peut se retenir de regarder plusieurs fois l’Orgue qui y trône avec envie. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a plus pu s’essayer à l’instrument, et elle se dit distraitement qu’elle y reviendra plus tard, avec l’autorisation du prêtre — tant pis pour les voisins. Mais elle fixe les vitraux avec intérêt, une coupe de champagne à la main, à laquelle elle ne touche guère. Les siècles aidant, elle sait faire semblant de boire — tout pour se mêler à ces humains sans trop d’intérêt. Elle les observe avec attention, humant leur odeur et leur manque de talent avec une grimace à peine retenue. Il n’y a que les musiciens qui retiennent son attention dans cette foule, mais elle fait de son mieux pour ne pas graviter autour d’eux. Elle peut sentir ses gencives pulser, et elle sait qu’il lui faudra chasser sous peu — ou visiter Lucian.

Elle prête à peine attention au porte parole, qui rassemble les invités, et qui les encourage à se rassoir pour la deuxième partie de la soirée — l’hommage à Vivaldi. Cette fois-ci, Silje ne retient pas sa grimace. Elle évite les yeux de l’organisateur, qui semblent la chercher à travers la salle, et elle s’éclipse discrètement, se camouflant derrière une colonne, abandonnant sa coupe de champagne sur une table. Elle jette un dernier regard au Christ, et se promet de jouer, ce soir-là. Elle a son violon dans le coffre de sa voiture, garée à quelques pas de là. Elle lance un sourire au jeune qui y est adossé, et elle glisse sa pochette sous son bras après avoir récupéré ses clefs. « Thank you, Raymone. And don’t forget to work on that vibrato, alright ? I’ll see you Tuesday. » Il lui sourit en réponse et se décolle du véhicule, partant vers le coin de la rue en enfonçant ses mains dans ses poches. Elle déverrouille alors le véhicule et récupère l’étui du violon dans son coffre, le serrant délicatement entre ses bras pendant un instant. Un murmure lui échappe, puis un soupir. Elle a déjà la portière ouverte quand elle entend des pas derrière elle, puis une odeur, qui pénètre son nez et qui l’intrigue. C’est familier, quelque chose qu’elle n’a pas senti depuis des siècles, au moins. Tranquillement, elle se tourne vers la silhouette féminine qui s’approche. « Can I help you ? » Demande-t-elle, étui tenu légèrement entre ses doigts. Elle contemple la courbe élégante de la nouvelle-venue, l’étoffe élaborée qui la recouvre. Elle était au concert, elle n’en doute pas. « Do you not like Vivaldi ? » Questionne-t-elle, s’adossant à la portière qu’elle vient de refermer. Sorcière, note-elle distraitement, le genre qui lui dit quelque chose — le genre qui la rend moins suspicieuse qu’à l’accoutumée.  

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MessageSujet: Re: The open skies is yearning for you — Lysander   Mer 8 Aoû 2018 - 12:41

The open skies is yearning for you
Silje & Lysander

the witch & the vampire
Amatrice de musique classique, Lysander n’aurait raté pour rien au monde cette soirée de Gala en l’honneur de l’Orchestre de Bâton-Rouge. Ce qu’elle aurait préféré, en revanche, c’est que son fils puisse venir, apprécier tout comme elle les nuances des instruments, la texture de la musique et la rondeur de ses notes. L’heure tardive n’aura pas aidé, mais elle s’est promis de revenir un jour, avec son bambin dans les pattes pour le pousser, peut-être, à se mettre à la pratique d’un instrument de musique. Elle craint d’ailleurs que du haut de ses six ans, il soit déjà trop tard pour en faire un génie… Il faut dire que la musique, sa pratique et surtout la pratique du violon est une tradition, presque une obligation, quand on fait partie de la famille Steers-Carter. D’aussi loin qu’elle se souvienne, Lysander a toujours connu son père — et son grand-père avant lui — caresser les courbes accueillantes et envoutantes des instruments à cordes. Et, si elle ne s’est jamais essayée à autre chose qu’au violon, ses ainés auraient peut-être voulu la voir emmancher un violoncelle, ou même un arpeggione — instrument que seul son père trouvait tout à fait charmant, sûrement.

Durant la première partie du concert, la blonde s’est sentie dans son élément, appréciant les sonorités tout en regrettant de n’avoir jamais pu faire partie d’un orchestre. Qu’elle soit douée n’a jamais été un secret, mais elle s’est toujours trouvée trop scolaire, hermétique aux émotions qu’elle aurait dû savoir transmettre à travers les vibrations de ses cordes. Apprendre seul n’aide pas, certes, et elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle aurait pu être plus douée encore, si elle s’était frottée à d’autres musiciens ; l’esprit de compétition coule dans ses veines, c’est un fait. L’entracte arrivant, Lysander s’est permis de faire un don tout en félicitant le travail du Directeur musical et celui de l’organisateur avant de se glisser vers la sortie ; un coup de fil à Camille pour vérifier que son fils dort déjà, et elle pourra revenir pour la seconde partie du concert. Elle revient quelques minutes plus tard, rassurée et juste à temps pour la reprise. Pourtant, alors qu’elle tente de se glisser à nouveau dans le cœur de l’Église, elle aperçoit une silhouette, un visage qu’elle jure avoir déjà vu des centaines de fois… C’est absurde, elle n’a jamais mis les pieds à Bâton-Rouge avant, et il y a peu, si peu de chances qu’elle puisse croiser ici quelqu’un qu’elle aurait pu connaitre lors d’un de ses voyages. Cette impression ne la quitte plus, et alors que l’inconnue glisse au dehors, Lysander regarde un instant les musiciens reprendre place. Ah, tant pis pour le concert, elle doit en avoir le cœur net.

Replaçant son téléphone dans son sac, elle part à la poursuite de la femme qui l’intrigue au delà du raisonnable. Elle l’observe de loin, d’abord et attend qu’elle soit seule et que l’autre individu auquel elle parle s’échappe dans la nuit, la laissant, elle, avec ce qui ressemble à n’en pas douter à un étui à violon. Et la voix qui s’élève alors qu’elle se rapproche la fait s’arrêter à quelques pas de l’inconnue. Que dire, maintenant ? Lysander n’a pas pris le temps de penser à ce qu’elle pourrait bien lui servir, comme discours, mais qu’importe, elle se lance. « Do I know you ? » L’approche est directe et la quadragénaire franchit les derniers pas pour se poster devant son interlocutrice, observant plus librement et sans aucune gêne des traits qu’elle connaît déjà. Elle ignore sa question, pour l’instant, penchant sa tête sur le côté alors qu’elle fouille dans sa mémoire ; ce visage, elle l’a déjà vu, elle le connaît par cœur, elle pourrait le redessiner les yeux bandés, mais d’où, d’où peut-il provenir ? Elle ferme alors les yeux, fronçant ses sourcils dans un effort intense de concentration. « I-I’m sorry it’s just… » - elle rouvre finalement les yeux, victorieuse. « Oh… I get it. » - elle sourit enfin, plus sereine. – « I’m sorry you must think I’m a fool. I’m Lysander Steers-Carter and I thought I knew you from somewhere but… » - elle rit nerveusement, réajustant son sac sur son épaule. – « You look like a painting that had been in my family for generations. Who knows, you may be a relative of that woman ? » Elle s’imagine que c’est peu probable, mais après tout, elle-même a traversé le monde pour refaire sa vie ailleurs, il pourrait en être de même pour cette inconnue à l’accent d’Europe de l’Est. Et, maintenant que les présentations sont plus ou moins faites, elle regarde toujours cette femme avec une attention particulière, comme si elle sentait qu’il y avait plus, derrière le mystère qui l’entoure. C’est sûrement cette aura qu’elle sent, sans pour autant pouvoir la définir. Après tout, elle ne devrait plus être étonnée de rencontrer des êtres surnaturels, dans le coin. Puis, se souvenant enfin de la question, elle s'empresse alors de répondre, le plus naturellement du monde. « Oh, I love Vivaldi. I just find it hard to find a good interpretation nowadays. »


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MessageSujet: Re: The open skies is yearning for you — Lysander   Jeu 9 Aoû 2018 - 9:04

Lysander
&
Silje
The open sky is calling to you china bird. My heart is yearning for you.
Elle ne peut retenir un sourire face à cette question posée sans tact, sans d’autres prétentions que la recherche de la vérité. C’est assez pour lui faire incliner légèrement la tête sur le côté, alors qu’elle-aussi étudie les traits à présent rapprochés de la jeune femme. Il y a quelque chose de familier sur ce visage, comme si elle en avait déjà contemplé les nuances. Pourtant, elle est absolument certaine de n’avoir jamais rencontré cette femme. Elle n’a pas l’habitude d’oublier un visage, encore moins une odeur — d’autant que la sorcière n’a pas l’air particulièrement âgée. Elle ne sait pas à quoi attribuer cet air de déjà-vu, finalement. « I do not believe you do. » Répond-elle finalement, le ton distrait, presque distant. Il y a ce souvenir, qui lui effleure l’esprit. La pièce était sombre et remplie de sons, les surfaces couvertes de papier. C’était il y a des siècles, peut-être, mais elle revoit la scène comme si c’était hier ; elle ne comprend pas pourquoi elle s’en souvient à cet instant particulier. Et puis, elle voit les sourcils de l’inconnue se froncer et elle réalise soudainement qu’elle a déjà vu cette expression peut-être un millier de fois. C’est tellement familier que son cœur se serre. Pourtant, elle ne dit rien.  

Le visage de la sorcière s’éclaire, et Silje reste silencieuse, l’expression prudemment gardé — nul doute que le verdict va tomber, et qu’elle mettra enfin un nom sur cette jeune femme. C’est bien des siècles passés dans diverses cours, vampiriques ou autres, qui lui permettent de ne pas laisser le choc s’affirmer sur son visage. Elle reste aussi impassible que possible, ses pupilles s’écarquillant légèrement dans la pénombre. Steers-Carter, bien sûr. Ca la frappe comme une évidence, et comme un coup de poignard alors qu’elle regarde ces pommettes qu’elle ne connaît que trop bien. Bien sûr, pense-t-elle à nouveau, parce que la chance voudrait qu’elle rencontre des descendants de son Marqué, des siècles plus tard, même en ayant tout fait pour éviter cette famille. Elle considère nier, tourner les talons et abandonner cette femme dans la rue, pour retrouver sa solitude et son violon — pourtant, lorsqu’elle la regarde, elle ne peut voir que Baptiste, et c’est la culpabilité qui lui fait ravaler ses excuses. Le vide dans son cœur ne fait que s’agrandir. Et si elle est choquée d’entendre que le tableau peint par le jumeau de Baptiste est toujours dans leur famille, elle ne le montre pas. A la place, elle affiche un léger sourire, qui n’éclaire pas ses yeux. La coïncidence ne l’amuse pas.

Elle ne sait pas comment agir. La posture de la sorcière ne semble pas indiquer qu’elle ait deviné sa nature — qu’elle ait compris que la personne sur le tableau n’est pas un ancêtre mais bien elle, un vampire — et c’est en soi-même assez surprenant. L’odeur magique ne pourrait échapper au nez de Silje, et de ce qu’elle a connu des sorciers, ils sont généralement susceptibles aux auras. Ca lui donne une chance de s’échapper dignement, prétextant un ancêtre, peut-être, une charmante coïncidence, et s’en aller avec un sourire. Face à cette femme, il lui est impossible d’ignorer les ressemblances avec celui qu’elle considérait comme son frère, celui qui devait devenir l’un des leurs. Le violoncelliste le pus talentueux qu’elle n’ait jamais rencontré. La vue en est douloureuse. Elle s’apprête à répondre, enfin, les lèvres entrouvertes, mais Lysander la devance. Et la blonde ne saura pas, bien sûr, mais sa réflexion — si juste, aux yeux de Silje — fait toute la différence. Elle ne retient pas un nouveau sourire, plus naturel cette fois-ci. « Quite so, I agree with you. » Et c’est peut-être cruel pour l’Orchestre qu’elle finance chaque année, mais c’est on ne peut plus vrai, à son goût. Elle prend une décision, alors, et elle fixe Lysander avec un regard sérieux.

Ses doigts tracent distraitement le bois de son étui, et rassurée par le contact habituel sous la pulpe de ses doigts, elle prend une inspiration bien inutile. « I may well be that woman. » Lui annonce-t-elle finalement, l’air pensif. Elle en est bien persuadée, aussi surprenant soit le fait qu’ils aient encore le tableau. Pourtant, elle n’est pas prête à raconter cette partie de son histoire à une inconnue — même une Steers-Carter. « My name is Silje Ødegård. » Informe-t-elle avec un instant d’hésitation, curieuse de voir si le nom allait dire quelque chose à cette descendante, si lui-aussi avait été transmis. « I am a vampire. » Rajoute-elle à voix basse, peut-être un peu inutilement — sûrement la sorcière serait venue à cette conclusion elle-même. Elle se décolle de son véhicule, alors, et fait un pas vers Lysander, les rapprochant juste assez pour qu’elle puisse humer son odeur confortablement. « I would very much like to see that painting, if you’d allow me. I must confess that my memory isn’t what it once was. » Souffle-t-elle avec un air faussement gêné, le mensonge léger sur sa langue. Mais c’est qu’elle a bien envie de revoir cette toile, et d’en contempler les traits. Il serait parfaitement justifié d’accuser Silje de narcissisme.  

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MessageSujet: Re: The open skies is yearning for you — Lysander   Jeu 9 Aoû 2018 - 18:49

The open skies is yearning for you
Silje & Lysander

the witch & the vampire
Dix ans. Dix longues et malheureuses années à vouloir cacher sa nature de sorcière à qui que ce soit — enfin, surtout à son mari — et voilà que Lysander n’a plus son sens affiné de l’observation ou de la déduction. Il faut attendre que l’étrangère se rapproche elle aussi pour qu’elle sente quelque chose de différent, une aura étrangement douce mais puissante. La blonde ne saurait d’ailleurs la définir mais il n’y a aucun doute ; cette femme fait partie du surnaturel. Elle a croisé tant de créatures depuis son arrivée que tout se brouille dans sa tête, alors qu’elle ne fait pas l’effort de chercher vraiment si elle a déjà croisé une aura comme celle qui se trouve près d’elle. Décidément, elle pourrait dire beaucoup de chose sur sa vie à Bâton-Rouge, mais pas qu’elle ait pu s’ennuyer d’une quelconque façon, ou qu’elle n’ait pas découvert de nouvelles choses, toutes plus fascinantes les unes que les autres. La réponse de son interlocutrice ne l’étonne guère, même si Lysander s’en voit légèrement déçue, mais elle passe déjà à autre chose : son regard se pose sur l’étui et surtout, sur la façon dont cette femme le porte. Il y a dans sa posture et dans son geste quelque chose de presque maternel, un besoin de protéger ce qu’il contient, comme si se cachait en son sein quelque chose d’extraordinaire. Et Lysander n’est pas étrangère à ça, évidemment, elle-même étant très attachée à ses instruments, il n’est pas difficile de voir que sa vis-à-vis soit très, très attachée à son violon.

Quand l’inconnue se range à son avis, la blonde ne cache pas sa joie. Et c’est étrange, c’est comme si sans le savoir, sans le comprendre, elle cherchait à avoir l’approbation de cette femme. Devant son air tout à fait matriarcal, devant son assurance et ses airs presque nobles, Lysander redevient enfant, contente qu’on puisse trouver ses remarques pertinentes. Un nouveau sourire est alors adressé au petit brin de femme qui semble s’éloigner de leur conversation ; si son corps est encore là, ses yeux sont ailleurs, quelque part que la curiosité de Lysander aimerait voir, aussi. Et alors que son sourire n’a toujours pas quitté ses lippes, le voilà qu’il glisse lentement, pour complétement disparaître, laissant derrière son passage des lèvres entrouvertes dans un choc flagrant. Lysander ne dit rien, préférant la regarder sans détour, fronçant légèrement ses sourcils. Peut-être aurait-elle mal entendu ? Elle a envie de rire, envie de regarder autour d’elle parce que c’est trop gros, bien trop gros pour être vrai. Mais s’il y a bien une chose que Bâton-Rouge lui a apprise, c’est que les apparences son souvent trompeuses et qu’il faut se fier à ses tripes, ou en l’occurrence à son sixième sens — s’il veut bien fonctionner, that is. Alors elle secoue la tête, têtue comme une mule, avant de rire en regardant le ciel. C’est qu’il doit bien se foutre de sa gueule, celui-là. Et c’est en entendant ce nom, un nom lui aussi transmis de génération en génération qu’elle la fixe à nouveau, ses yeux brillant d’un nouvel éclat. Et le sourire qui avait pris lui fuite revient, tout aussi lentement qu’il était parti. « Silje Ødegård » Lysander n’a pas la même façon de le prononcer, mais c’est un patronyme qu’elle a prononcé bien souvent, ne serait-ce que pour raconter de vieilles histoires de famille à son fils. « I’m sorry I didn’t learn Novergian, my accent is a bit Swedish I guess. » - murmure-t-elle, alors qu’elle la regarde toujours avec autant d’awe dans les yeux et avant qu’elle ne rit dans un éclat presque enfantin. « Yes, obvioulsy. Otherwise I would ask for your anti-aging cream. »

Reprenant un air plus sérieux, elle ne peut s’empêcher de demander, par curiosité : « Do you still play ? There’s an old book my family kept and there’re stories about my ancestors and you… I don’t know if everything is true but I’ve always wondered if the Steers-Carters kept to play the violin as some kind of tribute to you and to… » Elle ne prononce pas le prénom de cet aïeul : l’histoire qu’on lui a contée de lui n’a rien d’heureuse. Elle se contente alors de sourire, réfléchissant pour la suite et observant cette femme à qui elle brûle de poser tant de questions. Elle n’hésite pas bien longtemps avant de lui répondre, pourtant, opinant de la tête avec légèreté. « I live a few blocs away, do you want to see it now ? » Elle lui sourit, plongeant une main dans sa poche. Devant elle se tient un pan de l’histoire de sa famille, une rescapée vieille de plusieurs siècles et Lysander a l’impression de la connaître depuis toujours. « Oh, ahem… I walked. » – ajoute-t-elle, gênée. C’est une nouvelle habitude qu’elle a prise, depuis que son écolo’ de paysagiste lui a fait la morale sur les trajets courts et son usage parfois excessif de la voiture. Elle soupire alors, pensive, un soupçon de trac lui montant à la gorge : elle espère que Silje ne jugera ni l’état de la peinture — qui a traversé des siècles, mind you — ni le décor dans laquelle elle trône.


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Dernière édition par Lysander A. Steers-Carter le Dim 2 Sep 2018 - 13:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The open skies is yearning for you — Lysander   Ven 10 Aoû 2018 - 18:31

Lysander
&
Silje
The open sky is calling to you china bird. My heart is yearning for you.
C’est étrange d’entendre son nom dans la bouche de quelqu’un de familier avec les langues scandinaves. Depuis qu’elle est aux Etats-Unis, ça ne lui arrive plus. Il y a parfois l’occasionnel Russe, mais même eux ne savent reproduire exactement les sonorités du Norvégien. Cela n’aide pas, bien sûr, que son nom soit vieux de plus de sept siècles, et encore moins que l’accent de Silje soit aujourd’hui complètement disparu. Elle n’est pas retournée en Norvège depuis le XVIIIe siècle, mais elle doute que même là-bas, on puisse la comprendre parfaitement si elle décidait de parler sa langue natale. Certainement, tout comme le Français qu’elle a initialement appris a évolué, le Norvégien qu’elle parle sera bien rustre dans les bouches actuelles. Toujours est-il que la prononciation se rapproche suffisamment de l’originelle pour que Silje sourit en réponse, les yeux brillant dans la pénombre. Elle est d’autant plus surprise d’apprendre que sa nationalité est connue de la Steers-Carter, et elle ne peut s’empêcher de lever les sourcils. Décidément, cette descendante a tout pour retenir son attention. « How did you guess ? » Demande-t-elle, curieuse. « How are you so well-versed in Scandinavian accents ? »

A son souvenir, les Steers-Carter avaient quitté l’Europe pour l’Australie, pas pour le Nord. C’est d’ailleurs particulièrement étonnant que ce tableau dont elle devine peut-être les traits ne fut pas perdu lors d’autant de voyages. Elle est flattée malgré elle d’avoir été jugée assez précieuse pour se faire transmettre de descendant en descendant. Elle-aussi, ne peut que sourire à nouveau en entendant la réponse de Lysander. « Are you calling me old ? » Répond-elle en riant un peu, se détendant un petit plus face à la jeune femme. La curiosité de Lysander la prend par surprise, et cette fois-ci, elle ne parvient pas à le cacher. Ses yeux s’écarquillent légèrement, et elle resserre sa prise sur son étui par réflexe, le corps tendu à nouveau. Cela répond à ses interrogations, alors. Si elle connaît ses origines, c’est bien parce qu’elle connaît son nom. Plus besoin de paraître être quelqu’un d’autre, le tableau n’est pas la seule chose que les Steers-Carter ont transmis. « Baptiste. » Complète-elle pour Lysander, dans un murmure, et avec un regard distant. Il y a un sourire qui flotte sur ses lèvres, rempli de mélancolie. « He played the cello. The very best player I had ever met. Still is. »  

Elle se tait, alors, baissant les yeux un instant vers l’étui de son violon. Elle le reprend contre elle, le serrant délicatement contre sa poitrine. S’il y a bien une chose qu’elle regrette, c’est de n’avoir pu sauver l’instrument de son Marqué des flammes de l’Inquisition. Qu’elle n’ait rien eu d’autre à donner à son jumeau que des excuses et de l’argent, avant de disparaître à jamais. « I would love to. » Lui dit-elle, suffisamment soulagée par le changement de sujet. La mort de Baptiste est un sujet douloureux dont elle n’a jamais vraiment parlé, pas plus que de la perte de sa Sire. Les deux disparitions restent des plaies béantes dans son cœur, et elle se souvient de la douleur comme si c’était hier. « Ah, it’s all right. I’ll drive us. Get in. » Invite-t-elle alors, rouvrant la portière passager pour la sorcière. Elle attend que la Steers-Carter se glisse dans le véhicule avant de le contourner et de s’installer au volant, hésitant un instant avec son étui dans les mains. « I trust you to keep it safe ? It’s worth more than anything you know. » Au propre et au figuré, le violon est inestimable. Après une seconde d’hésitation supplémentaire, elle dépose l’étui entre les mains de la sorcière, et se reconcentre sur son véhicule.  

L’alpha démarre souplement, comme toujours, et elle manœuvre la voiture dans les rues de Bâton-Rouge lentement. La nuit est encore jeune, elle n’est pas particulièrement pressée. « Where do you live ? » Demande-t-elle après un instant, arrêtée à un feu. Certainement pas loin, si elle est venue à pied. Suivant les directions de la descendante, elle guide le véhicule jusqu’à deux grilles imposantes, et attend sagement qu’elles s’ouvrent. La voie libre, elle gare la décapotable sur l’allée gravillonnée et coupe le moteur, se tournant vers Lysander en tendant une main. « Thank you. » Lui dit-elle, reprenant le violon avant de sortir du véhicule, contemplant distraitement le jardin qu’elle peut voir comme en plein jour. « I do play, still. » Lui répond-elle enfin alors qu’elle se tourne vers elle, affichant un sourire tout en la suivant vers le perron de la bâtisse. « I’ll stop when I’m dead. » Elle attend alors bien sagement devant la porte, bien incapable de pénétrer à l’intérieur sans l’invitation de la Steers-Carter. « Do you play the violin ? » Lui demande-elle, faisant référence à la précédente remarque de la sorcière. Il n’y a rien dans l’odeur de Lysander qui lui indique un talent particulier, un talent qui lui ferait frétiller les papilles, mais elle se trompe peut-être.

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MessageSujet: Re: The open skies is yearning for you — Lysander   Dim 2 Sep 2018 - 16:11

@Lysander A. Steers-Carter a écrit:
The open skies is yearning for you
Silje & Lysander

the witch & the vampire
Sur le chemin vers le véhicule, Lysander se sent nerveuse, fébrile d’être si près de cette femme, de cette part de sa propre histoire qu’elle pensait encore oubliée, érodée par le temps et les mémoires qui se perdent. Bien sûr, elle en connaît ce qu’on lui a transmis, ce qui est encore écrit dans les vieux recueils de famille, mais en voir l’un des témoins est une toute autre chose. Et c’est à la fois grisant et effrayant ; certains secrets sont bien mieux lorsqu’ils sont scellés dans le passé et certains évènements rouvrent parfois de vieilles blessures qu’on ne pensait même pas avoir. Mais, c’est la tête néanmoins légère qu’elle suit l’être de la nuit et qu’elle l’observe du coin de l’œil, ne pouvant s’empêcher de le faire alors qu’il lui paraît étrange, si étrange de voir un tableau prendre vie sous ses yeux. Elle rit alors, piquée au vif par la brune à ses côtés. « Guess ? Oh god, I just knew. I know everything my parents taught me from our families’ past and you were a great part in it you know… » Elle regarde le ciel, rêveuse, se rappelant encore sans mal les mots de sa mère, les histoires, l’héritage culturel qui coule dans ses veines, de bien des façons d’ailleurs. Et, c’est avec un haussement d’épaule un peu désinvolte qu’elle poursuit : « Well I like learning new things, I used to travel a lot and I chose to learn Swedish. And I went to Norwey and Finland once or twice in my early life. »

Baptiste. L’évocation de ce prénom lui fait un pincement au cœur au même titre qu’elle pince ses lippes. Cet homme a toujours été un sujet sensible, même après des siècles passés. Sa mère lui racontait son histoire et c’était sûrement celui pour lequel elle avait le plus d’affection. Cet homme, ce passionné, cet érudit doué d’un talent qui ne souffre apparemment d’aucune comparaison possible, encore aujourd’hui… L’amour de la musique vient de lui, évidemment, et depuis sa mort, dit-on, la lignée familiale flirte encore dangereusement avec les instruments à cordes, pour honorer la mémoire de ce talent ‘tombé’ trop tôt. Et, c’est en se glissant dans l’habitacle de la voiture de Silje que Lysander pousse un soupire où se mêle soulagement et sérénité. Il lui semble que le poids d’un vieil héritage quitte ses épaules et qu’elle peut sentir les pièces d’un puzzle se remettre en place, sans même avoir su, en premier lieu, qu’il fallait remettre de l’ordre où que ce soit. L’étui glissé sur ses cuisses, Lysander le reluque, presque apeurée, comme s’il s’agissait d’une bombe prête à partir en fumée au moindre petit choc ou si elle avait l’audace de poser ses mais dessus. Elle le fait, pourtant, pour le garder contre elle et ne pas le voir glisser au sol alors qu’elle acquiesce et sourit nerveusement à Silje en lui donnant son adresse. Elle passera tout le trajet, ou presque, les yeux rivés sur cet étui, trop affolée qu’il lui arrive le moindre mal.

Un hochement de tête et Lysander retrouve son jardin, son ‘territoire’, là où elle se sent un peu plus à l’aise auprès du vampire. Devant sa porte d’entrée, elle enfouit une main fébrile dans son sac à main et y décoche ses clefs, ouvrant ensuite la porte sur un vestibule encore plongé dans une pénombre confortable. « Please, come in. » Son sac posé, les lumières allumées, la blonde se met à l’aise et invite sa convive à faire de même avant de lui proposer à boire… Les Vampires boivent-ils seulement ? « Do you want something to drink ? Do you even drink ? » — elle rit alors, nerveuse — « I’m sorry you’re the first vampire I ever met, I’ll need some time to adjust to your condition I guess. » Elle se serre tout de même un verre, laissant le vin rouge s’oxygéné, au cas ou Silje en voudra, plus tard… Ou même s’il lui en faut un autre. L’air un peu plus à l’aise et presque joueuse, la Française se détend à la remarque de sa comparse, riant sans effort. « Wow… Are you really immortal ? Are you gonna play ‘till the end of time ? You sure are a passionnate. I’m sure I could call you old by then, when I’ll be in my eighties and you’ll be as young as the moment you were bitten ! » Elle lui sourit alors, son verre lové au creux de sa paume alors qu’elle l’invite à la suivre dans un couloir, vers une salle qui n’est jamais fermée et qui n’a, d’ailleurs, pas de porte. « There it is, Silje. » Elle s’efface et la laisse entrer, restant presque en retrait pour lui laisser tout le loisir de contempler ses propres traits. N’est-ce-pas bien narcissique d’ailleurs ? Que voulait-elle revoir ? la beauté de son visage d’il y a sept siècles ou la volupté des traits et des coups de pinceaux de l’artiste ? Elle brise néanmoins le silence, d’un murmure presque religieux. « I played the violin, yes. As much as I played arpeggione. » — elle pouffe alors de rire, repensant à ses classes avec cet instrument presque barbare que son père avait insisté pour qu’elle apprenne à en jouer — « It was a mess but I was not too bad at the violin, though. » Posant son verre sur un table d’appoint, elle se dirige vers le piano qu’elle caresse distraitement. « I wonder if I’ll have Andrew to play the violin too. I dont’ know if he’s too old to learn… I guess I just didn’t want to pressure him, after his father’s death and after our move. » Elle lui sourit ensuite, avant de s’asseoir devant les touches immaculées de son Pleyel.


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MessageSujet: Re: The open skies is yearning for you — Lysander   Dim 2 Sep 2018 - 19:46

Lysander
&
Silje
The open sky is calling to you china bird. My heart is yearning for you.
Elle prend la suite de Lysander, se glissant à travers la porte ouverte une fois l’invitation offerte. Elle offre un sourire à la descendante de son ancien ami, avant de contempler l’intérieur de la maison avec un intérêt poli. Elle note les traces d’une cuisine bien vivante, dont elle peut encore sentir la nourriture, et elle jette un œil vers les escaliers ; là où elle peut entendre un autre cœur battre. Elle défait un bouton de sa veste, et enfonce ses mains dans ses poches, étui à violon coincé sous le bras. La demande de Lysander la fait sourire, et elle se tourne vers elle, observant ses gestes avec intérêt. « Only blood, I’m afraid. But thank you. » Elle incline légèrement la tête, avant de retourner à son étude de l’environnement. Elle trace les comptoirs de la cuisine d’une main distraite, et elle serait même tentée d’ouvrir un placard, si ce n’était pas considéré comme malpoli. Elle n’a pas souvent l’occasion de fréquenter les demeures des vivants — plutôt par manque d’intérêt qu’autre chose — mais c’est quelque chose qui l’intrigue. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a pas vécu cela.  

L’éclat de rire de la Française atteint son oreille et elle se tourne pour lui faire face une nouvelle fois, ne retenant pas un sourire. Son enthousiasme est touchant et elle se rapproche d’elle à nouveau, humant curieusement le parfum de ce verre de vin qu’elle tient entre ses doigts. Ca lui rappelle cette vieille connaissance, resté en France depuis longtemps, qui profite de ses sens de vampire plus aguerris pour goûter les grands crus. L’avantage est qu’il n’a pas besoin de les boire pour en déceler le goût. Si Lysander ne risquait pas d’être horrifiée à la pratique, Silje oserait peut-être à en faire de même ; mais le vin n’a qu’un attrait limité pour elle. C’est un autre type de liquide rouge qui attire ses papilles, et elle n’en a pas honte — c’est bien sa nature, après tout. A l’interrogation de la sorcière, elle hausse simplement les épaules, une main enfoncée dans la poche de son pantalon alors que l’autre a repris entre ses doigts l’étui de violon. « As in I cannot die of natural causes, yes. So unless I decide to expose myself to the sun, I’ll play until someone kills me. » Elle incline un peu la tête, riant doucement. « I’m afraid I’m not good company for very long. Seeing humans grow old troubles me. » Elle s’excuse d’un sourire, et hoche la tête lorsqu’elle l’invite à la suivre, lui emboitant le pas.  

Elle pénètre dans la pièce à sa suite, et acquiesce silencieuse à ses paroles, ses yeux rapidement attirés par le portrait qui trône là. C’est étrange de se voir à la lueur d’une ampoule et pas celle d’une bougie, et elle demanderait presque à Lysander d’éteindre la lumière pour qu’elle puisse observer le tableau comme avant. Elle s’approche un peu de la toile et laisse échapper un soupir, tendant la main pour caresser la peinture. Imperméable à la présence de la Steers-Carter, bien détachée de ce qu’elle peut penser d’elle, elle trace les traits de son visage, suivant la courbe du pinceau. L’émotion lui prend à la gorge, et elle déglutit difficilement. Ses pensées s’échappent, et elle se rappelle de ces nuits passées à jouer, à la lueur de la Lune. Elle se rappelle de leurs confessions, de l’amour que partageaient les jumeaux. Ils sont les seuls à avoir connu son amant, et eux-aussi sont morts. C’est assez pour que quelques larmes lui échappent, et elle se détourne soudainement, cachant son visage, qu’elle oriente vers la fenêtre. Elle sort un mouchoir de sa poche et vient essuyer les gouttes de sang qui tachent ses joues délicatement. Elle n’aurait pas dû demander à venir. Elle chérit les souvenirs mais elle ne veut plus se rappeler de sa propre solitude.  

Alors elle se laisse distraire par Lysander, et elle se tourne vers elle, lui offrant un sourire. Ses yeux sont juste un peu rouges, mais peut-être que la sorcière aura la décence de ne pas le faire remarquer. Elle range son mouchoir taché dans sa poche, et fait un pas vers Lysander, tournant le dos au tableau. « Really ? It doesn’t surprise me, it is difficult to grasp. » Il n’y a pas de jugement dans sa voix, une simple constatation. « No-one seems interested in playing it anymore, though. It is a shame. » Elle hausse une épaule, et l’observe un instant, avant de regarder le piano qu’elle caresse, une lueur dans le regard. « You chose the piano. » Elle hausse les sourcils, et s’approche à son tour, yeux rivés sur l’instrument. L’odeur du bois la charme, et elle glisse ses doigts sur le côté, savourant la texture sous sa pulpe. « It’s never too late to learn. » Lui dit-elle avec assurance, relevant les yeux vers la sorcière. Elle lui sourit à nouveau. « But I understand your hesitation. The death of a loved one is not easily dealt with. »

Elle vit avec son chagrin depuis près de trois cent ans, après tout, et elle doute pouvoir s’en remettre un jour. C’est différent, bien sûr. Mais elle se souvient également de son père, si ce n’est que vaguement, elle n’a oublié les sentiments qu’elle éprouvait à son égard. « But maybe it will distract him. » Elle hausse les épaules, appuyant sa hanche contre le piano, alors qu’elle fait face à la Française. « I know that music helped me cope with many losses in my life. » Elle ne sait pas pourquoi elle est aussi franche avec la jeune femme, aussi sincère. Elle n’a pas l’habitude de s’ouvrir au premier venu. Mais c’est peut-être à cause de ce tableau, auquel elle tourne toujours résolument le dos. Et elle est juste un peu flattée que son portrait se trouve dans la salle de musique de la Française. « Would you play something for me ? » Lui demande-t-elle avec un sourire, changeant le sujet avec assez peu de subtilité. Elle appuie son étui contre sa cuisse, sa main libre restant délicatement posée sur le piano. « Unless, your son is upstairs, yes ? » Elle lève les yeux vers le plafond, concentrée sur ce battement cardiaque qui semble encore endormi. « Maybe not, we shouldn’t wake him. I could play something for you, instead. Outside. » Et si ça lui permet d’échapper à ce tableau, pourquoi pas.

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