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 A l'orée des bois

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→ NUISANCE DEPUIS : 10 octobre 1988. (28 ans.)
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MessageSujet: A l'orée des bois   Sam 4 Aoû 2018 - 23:46

White
Victorine

Dragović
Aleksandar

「 A l'orée des bois 」


Chaud, voilà bien le premier mot qui venait en tête du mercenaire. Un soupir, puis un deuxième avant de se retourner, il était allongé sur son lit, en caleçon, fixant le plafond alors que la nuit battait son plein, cherchant le sommeil mais quelque chose perturbait ses plans. La chaleur. Lui qui venait de Croatie, il avait l'habitude des climats de montagne, de la douceur de l'hiver à l'été reposant. Pas à cette chaleur suffocante, cela lui rappelait la Syrie et ce n'était pas vraiment un compliment au vu de l'état actuel du pays.
Un grognement à présent quitta ses lippes. Non, il ne pouvait pas rester là, c'était trop, déjà deux douches froides n'avaient pas suffit alors autant trouver refuge dehors, certes la chaleur était la même, mais au moins dehors il y avait du vent et puis ce n'était pas comme il y avait une grande activité dans son appartement, n'ayant ni télé, ni téléphone américain, c'était un peu compliqué de passer le temps sans dormir.
C'est donc avec cette nouvelle résolution que le jeune homme quitta son lit pour enfiler un bête jean, un t-shirt gris maussade, une veste rouge discrète mais qui laissait assez de place pour y cacher son holster et son glock 21 à l'intérieur, car oui, Dragović ne sortait jamais sans protection. Certes ce n'était pas la même que beaucoup de gens de son âge, mais c'était tout aussi protecteur.
Une fois ses lunettes de soleil enfilée, il se dirigea vers la sorti, refermant derrière lui les deux verrous de sa porte -on n'est jamais trop prudent- et fini par quitter l'immeuble, marchant à nouveau comme un automate, se fondant dans la foule avec brio, déambulant dans les rues de la ville sans trop savoir où il allait, car sortir, c'était une chose, mais pour aller où ? Cela en était une autre, qu'il aurait peut-être du réfléchir avant de quitter son appartement. Un énième soupir quitta ses lèvres, exaspéré par sa stupidité sur le coup, subissant la chaleur de plein fouet malgré la nuit, il se laissa aller à quelques insultes croates dans sa barbe avant de s'arrêter brutalement, jetant un bref regard à sa droite où s'étendait un parc, un énorme parc visiblement, mais plus que cela, il pouvait entendre l'eau d'une rivière couler dans celui-ci, signe d'une fraicheur perdu, son objectif fut alors tout trouvé.

Après quelques minutes de marche sur le chemin en pavé qui circulait à l'intérieur du parc, il fit une pause au snack du coin pour prendre de quoi se désaltéré. Une bouteille d'eau ainsi qu'une petite bouteille de rhum pour agrémenter son insolation, reprenant par la suite sa route, passant alors non loin d'un banc, ralentissant pour évaluer son possible quais mais cette décision fut très vite annulé de par l'occupation de ce dernier. Effectivement, une fausse blonde -ce n'est que spéculation-, écouteur aux oreilles, occupé déjà les lieux et malgré l'excentricité apparente de la jeune femme qui l'intriguée, il préféra s'éloigner pour s'échouer en face, à seulement quelques mètres, sous l'ombre d'un Saule pleureur, soupirant alors lourdement en s'allongeant contre son écorce, ses iris rivés sur la punk en dégoupillant sa bouteille.
Aleksandar savait très bien que cela ne se faisait pas de fixer une personne, mais il n'était toujours pas habitué à ça. Ça ? Oui, ça. Ces tenues là, ce genre de liberté, il n'avait vu ça qu'aux États-Unis. Il faut dire qu'il avait vécu dans une Croatie ruinée et en guerre dans les années 90 puis dans une Russie profonde perdu encore dans les vestiges de l'URSS. Et ses voyages en Géorgie ainsi qu'en Ukraine n'avaient pas vraiment embelli le tableau. C'était presque comme découvrir un monument. Voir que finalement, à l'autre bout du monde, des gens avaient le choix de se vêtir et avaient une imagination sans borne. Ce n'était pas pour lui déplaire, même si pour le coup, il n'avait pas vraiment d'avis sur la mode, gardant ses vêtements militaires ou alors la bonne vielle logique de "Tant que c'est utile, ça se met."
Et c'est ainsi que l'on trouvait un croate, perdu dans ses pensées, buvant au goulot d'une bouteille de rhum, un glock 21 caché sous sa veste, fixant une nana qui avait une bonne tête de junkie... cela faisait presque le départ d'une mauvaise blague.  



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Dernière édition par Aleksandar Dragović le Dim 12 Aoû 2018 - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'orée des bois   Dim 5 Aoû 2018 - 15:07


 
Vic.andar
A l'orée des boise
Une soirée comme une autre dans la vie de la jeune punk mais une soirée qui intègre une nouvelle habitude pour elle : se poser un peu dans un parc histoire de reprendre l'habitude de sortir et de "vivre" au milieu des humains même si elle se coupe encore pas mal du monde avec de la musique bien forte et une grosse concentration sur ses carnets, son pc portable ou bien son téléphone. Habillée comme à son habitude dans un style punk destroy avec ses grandes dreads blondes et roses décolorées, de grandes chaussettes rayées, un short, un débardeur trop grand qui dévoile son soutient gorge en dessous et des bracelets plastiques de toutes les couleurs aux poignets, masquant à moitié toutes les cicatrices qu'elle porte sur ses veines, signe de toutes les mutilations qu'elle a pu se faire avant de devenir vampire puisqu'aujourd'hui elle ne marque plus. Elle voit bien le regard des gens sur elle quand ils passent mais elle n'y fait guère attention, Vic a pris l'habitude depuis très longtemps de se moquer totalement du regard des autres, elle est ainsi, elle assume et ce n'est pas dans son éternité qu'elle changera désormais. Ni physiquement puisqu'elle est figée ainsi, ni dans sa mentalité parce qu'elle a toujours été ainsi et il y a d'autres choses qu'elle aimerait changer à ce niveau la : son auto destruction, ses souvenirs si douloureux de sa transformation mais le temps met du temps à effacer les blessures, il ne les efface rarement d'ailleurs, il se contente de les atténuer légèrement pour essayer de les rendre plus supportables.

Son gros casque rose sur les oreilles, lié en bluetooth à son téléphone qu'elle a dans son sac, elle s'est mise en tailleur et est en train de relire les notes que ses anciens camarades d'université lui ont donné la veille et essaie de comprendre tout ce qu'il y a marqué. La reprise des études est quelque chose qu'elle privilégie depuis une année même si cela reste une source d'incompréhension entre son sire et elle mais qu'est ce qui ne l'est pas de toute façon ? Les notes sur les nouvelles techniques de restauration de l'acier sont très intéressantes pour elle qui travaille sur d'anciennes épées depuis quelques semaines et elle se plonge dedans, se disant qu'elle en parlera le lendemain au restaurateur en chef du musée car elle n'est pas sure qu'il ait choisi cette méthode là mais elle aimerait bien tester clairement. Elle est dans ses lectures depuis une bonne heure maintenant et les gens se font de plus en plus rares autour d'elle, c'est la pleine heure de sortie, les gens sont dans les bars ou et les boites et repasseront bien plus tard pour pouvoir rentrer chez eux. Ce sont quelques moments de tranquillité pour la jeune vampire qui bougera un peu après.

C'est à ce moment là qu'elle remarque un jeune homme qui passe devant elle en la regardant avec insistance avant d'aller se poser un peu plus loin. L'odeur du rhum lui vient rapidement au nez alors qu'elle est en train de prendre des notes dans un de ses nombreux carnets et elle bouge légèrement le nez, appréciant l'odeur d'un alcool qu'elle ne peut plus boire. Son regard se lève donc de ses papiers pour se poser sur la bouteille de rhum avant de regarder le jeune homme aux affaires militaires. Forcément elle qui a le style punk, un style bien souvent -et a raison- considéré comme celui des anarchiques il semble y avoir un gouffre entre les deux jeunes gens. Mais cela l'amuse plutôt qu'autre chose et elle finit par descendre son casque le long de son cou, repoussant ses dreads en arrière comme ils ne sont plus maintenus. La chaleur ne la touche plus donc c'est plus pour ne pas être gêné qu'à cause d'autre chose. Elle a la furieuse intuition qu'il la regarde plus comme une "excentrique" que comme quelqu'un qu'on reconnait mais dont on se souvient plus du nom donc elle élimine tout de suite la question basique "on se connait?" et demande plutôt « Tu veux me dire quelque chose ? » Parce que vaut mieux dire ce qu'on a en tête que de rester à dévisager les gens comme ça. Enfin Vic est une adapte de la vérité absolue même si cela peut piquer donc elle préfère qu'il lui dise clairement ce qu'il pense, ça pourrait amener à discuter. Ou s'engueuler aussi mais tant qu'il l'énerve pas trop... Le jeune homme sent la transpiration, l'alcool, la fatigue et le sang bien entendu mais ça elle préfère se concentrer sur l'odeur du rhum pour ne pas y penser. Par contre elle serait prêt à parier qu'il n'est pas du coin. « T'es pas d'ici non ?" »

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MessageSujet: Re: A l'orée des bois   Dim 5 Aoû 2018 - 18:21

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Victorine

Dragović
Aleksandar

「 A l'orée des bois 」


« Tu veux me dire quelque chose ? »

Cette phrase fut prise comme un véritable coup de fouet pour l'homme qui était encore dans ses songes, clignant brièvement des yeux, se redressant un peu plus contre le tronc de l'arbre, il remarqua enfin que la jeune femme lui rendait son regard, il faut dire qu'il n'avait pas vraiment était discret mais contrairement à la majorité des gens d'ici, au lieu d'ignorer ou de partir, elle l'avait confronté et ça c'était une chose à souligner. Mais face à cette question, il du se rendre à compte de la réalité, c'est vrai ça. Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Il l'avait fixer en se faisant un propre bilan de ce qu'il avait pu voir dans sa propre vie, il n'attendait pas vraiment un retour sur ses propres réflexions mais ne rien répondre l'aurait peut-être foutu mal. Il faut dire qu'un mec qui te fixe durant une dizaine de minutes, la nuit dans un parc cela pourrait amener à confusion sur ses intentions, il ne manquerait plus qu'elle appelle le flic.
A cette pensée, il se tendit légèrement avant de grogner faiblement, refermant alors la bouteille de rhum pour la déposer entre ses jambes, il valait mieux calmer le jeu sur l'alcool durant la conversation, attirer l'attention ce n'était clairement pas le but, cela faisait tout juste un mois qu'il était en Louisiane, il n'était pas encore prêt à repartir en cavale. C'est alors dans cet esprit qu'il entre ouvra ses lippes, laissant sa voix s'échapper. Celle-ci se voulait assez forte pour qu'elle puisse l'entendre malgré la distance, en partant du postulat qu'elle était une semblable, son fort accent slave le trahissant à chaque mots anglais :

"Pas spécialement, il est juste rare de voir quelqu'un se poser dans le coin la nuit. Généralement vous êtes toujours bon à détaler pour rentrer au plus vite chez soi."


Sans s'en rendre compte, Aleksandar l'avait classé dans la catégorie qu'il avait nommé "Locaux", pour lui les américains étaient étranges. Une vie excentrique mêlée à des grandes gueules mais qui une fois face à des situations plus obscures, ils devenaient de véritable lâche. Combien de fois il avait pu voir ici même les dits locaux rire aux aboies jusqu'à devoir traverser le parc seul la nuit ? Comme si il y avait forcément un serial killer dans le coin qui voulait leurs têtes, à croire que la culture populaire entrée dans la réalité des habitants du coin.

« T'es pas d'ici non ? »

Ah.
A nouveau, elle le ramena à la réalité, cette gamine avait le don pour l'interrompre dans ses pensées. Gamine ? Oui, c'est vrai quoi. Elle devait avoir quoi ? Vingt-et-un ans ? Un peu plus ? C'était jeune pour le croate, certes pas vraiment de grand chose mais au vu de ce qu'il avait pu connaitre, il en tirait la conclusion très égocentrique qu'il pouvait la juger comme gamine face à lui.Mais plus important, c'était marqué sur ta trogne qu'il n'était pas du coin ? On pouvait lire "Etranger" sur son front ? Bon, il est vrai qu'au vu de sa dégaine et de son attitude, la culture américaine n'avait pas encore fait évangile auprès du mercenaire, mais tout de même, il avait pensé réussit à s'être intégré dans le moule de l'indifférence du peuple américain, belle désillusion que voilà; et son accent qui n'aidait en rien. Il poussa à nouveau un grognement, sa dextre s'élevant pour venir lui masser la nuque, I sranje.
D'un geste calme, il vint croiser les bras en acquiesçant brièvement pour éviter de rester trop longtemps sans réponse, s'offrant encore quelques secondes pour construire son argumentaire, à croire qu'il passait un véritable interrogatoire alors que finalement, la jeune femme face à lui était tout ce qui avait de plus naturelle :

" Pas faux, je ne suis pas du coin. Ce qui n'a pas l'air d'être ton cas.Tu es un peu comme un phare dans la nuit, avec tout ça." D'un geste de la main, il désigna ce qu'elle portait, "Et ta musique. Ca fait un peu le cliché qu'on retient de l'américain par chez moi. Quand il arrive, on l'entend."

Il gratifia ses dernières paroles d'un très mince sourire, cherchant à faire comprendre la note d'humour qu'il avait tenter de lamentablement faire passer. Il n'était pas vraiment un spécialiste du dialogue, déjà en Croatie il parlait peu, mais quand tu deviens mercenaire pour un groupe privée, tu parles d'autant moins. Ce qui avait fini par rendre l'homme quasiment asocial, ne l'aidant guère dans sa démarche. Mais ce soir, l'homme de guerre n'avait pas envie de lever les armes, profitant sans doute de l'obscurité de la nuit et la douceur de Séléné, il pouvait bien se permettre une seconde de répit dans son océan de chaos. Après une poignée de secondes, il s'aventura alors à reprendre la parole, avançant en terrain miné :

"Et donc, fille de la nuit. Ca t'arrive souvent d'aller contre la norme du coin et de t'adresser à des inconnus ?"

Sérieusement, Aleksandar avait un réel problème avec le fait de dialoguer avec autrui. Il n'était pas doué pour ça, même quand il cherchait à faire un effort, ces phrases donnaient une étrange idée.
 

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MessageSujet: Re: A l'orée des bois   Lun 13 Aoû 2018 - 19:35


 
Vic.andar
A l'orée des boise
Un sourire en coin se dessine sur les lèvres de Vic à la première phrase du jeune homme. Ah la la, les généralités sur les gens… C’est tellement beau d’en avoir autant, elle sent que ce n’est pas la dernière qu’elle va entendre mais cela la fait sourire car, a vrai dire, elle s’en moque. De plus il n’a pas tort en lui disant que les gens rentrent très très vite chez eux au milieu de la nuit mais la vie n’est pas la même à Bâton Rouge que dans les autres villes. Il y a le peuple du jour et le peuple de la nuit. Elle a toujours été un oiseau de nuit quand elle était plus jeune et plus en vie et elle savait très bien à quoi s’attendre mais elle se moquait de la mort. Et puis elle ne craignait pas grand-chose dans ce monde obscur au bras d’Alessandro. Erreur en effet mais c’est ainsi, a trop se frotter à l’autre monde on finit par y être attiré et ne plus vraiment revenir vers celui du jour. « Les gens se sentent plus en sécurité chez eux, autant leur laisser cette illusion » fait Vic avec simplicité. Elle a su rapidement l’existence du monde surnaturel mais elle ne souhaite à personne de le savoir trop vite ou bien d’y être plonger comme elle donc si les gens ont peur et se sentent mieux chez eux, autant leur laisser leur illusion. Car elle sait bien que c’est faux, on est en sécurité nulle part à partir du moment où une créature a décidé de s’en prendre à vous, une porte ne bloquera ni un garou ni un vampire, l’hypnose aidant particulièrement bien les gens à faire rentrer le loup dans la bergerie… Mais ce n’est pas à elle d’expliquer aux gens comment vivre, elle a largement assez à faire avec sa propre vie alors elle se contente, comme le jeune homme, de les regarder passer, sans avoir peur de rester la nuit dans le parc. Après tout si quelqu’un a l’idée étrange de l’attaquer, tant pis pour lui.

Elle se met à rire en écoutant la réflexion sur elle. « Tu n’es pas ici depuis longtemps pour t’arrêter sur ma façon de m’habiller car je t’assure qu’il y a largement pire que moi même si, en effet, je suis visible. » Non elle n’est pas contrariée, elle est punk, elle aime ce qui choque, ce qui est visible, elle se moque du regard des autres et encore plus de ce qu’on peut penser d’elle donc la réflexion du jeune homme est loin de la contrarier, au contraire. Sa musique est forte aussi en effet, elle aime ça. « C’est du punk. Si ça te tente je te fais écouter. » va-t-elle faire, pas très inquiète et pas du tout sur la réserve alors qu’elle laisse sa musique emplir le parc d’un son rapide et fort. Un couple passe devant eux en lui jetant un petit regard de travers avant de presser le pas finalement en voyant Aleksandar et cela la fait plus rire qu’autre chose. « Fille de la nuit ? Ça m’va. Sinon je m’appelle Victorine, tu peux m’appeler Vic » fait le jeune punk avec simplicité avant d’hausser les épaules. « Les règles ou les normes c’est pas trop mon truc au cas où tu l’aurais pas remarqué » Elle se montre comme il la fait quelques instants plus tôt. On ne peut pas vraiment dire qu’elle a les normes du coin même s’il y a bien pire qu’elle dans le monde de la nuit et elle adore ça d’ailleurs. La punk qu’elle est ne respecte rien sauf les règles de l’Essaim parce que ce sont des règles indispensables pour la survie de sa famille de cœur, une famille qu’elle n’avait pas avant et qu’elle ne compte pas perdre maintenant qu’elle a rencontré des gens auxquels elle tient et qui tiennent à elle.

« J’aime bien vivre de nuit. C’est une autre façon de regarder le monde et d’ouvrir les yeux. Vaut mieux connaitre tout ce qui nous entoure pour mieux l’appréhender plutôt que de se mettre des œillères et la nuit me plait. Toi aussi apparemment. » Fait-elle car ça parait évident. Ou alors il a des soucis pour dormir, ce qui arrive souvent aux gens. Ou alors il a des cauchemars qu’il veut oublier car il semble avoir la bouche pâteuse, être plutôt sur la défensive et vu la bouteille de rhum qu’il était en train de boire ça fait plutôt nuit à oublier. Mais bon ils ne se connaissent pas donc elle ne se voit pas lui poser des questions trop indiscrètes. « Si tu veux t’asseoir sur le banc j’peux te faire une place. Promis ma tenue et ma musique ne sont pas contagieuses » fait elle avec malice en le regardant et en se poussant s’il désire s’installer autrement que par terre car cela semblait être sa première idée avant de voir que le banc était pris. A lui de voir.

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MessageSujet: Re: A l'orée des bois   Mer 15 Aoû 2018 - 16:47

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Victorine

Dragović
Aleksandar

「 A l'orée des bois 」


« Tu n’es pas ici depuis longtemps pour t’arrêter sur ma façon de m’habiller car je t’assure qu’il y a largement pire que moi même si, en effet, je suis visible. »

Ca, pour sûr, elle ne pouvait pas se tromper. Avec sa gueule et ses façons de se comporter, il faisait plus type paumé qu'américain connaissant le coin et pourtant cela faisait tout de même un mois qu'il vivait dans cette ville, il aurait dû s'adapter. Mais après avoir passer toute une vie sous les bombes et avoir commis des actes qui vaudraient la peine de mort à tous soldats du coin, comment réussir à s'adapter à une vie civile dans un pays et une culture aussi étrangère de la sienne ? Il suffisait de voir lorsqu'il parlait sa langue natale, une grande partie des américains l'ayant entendu parlé croate pensait qu'il était russe. Sans aucun doute la grande majorité de ces habitants auraient été incapable de situer correctement la Croatie sur une carte, en espérant au moins qu'ils sachent que ce pays existe... Et à nouveau, Aleksandar s'était laissé porté dans ses pensées, se coupant une nouvelle fois à la réalité dont la demoiselle le ramena rapidement sur terre en reprenant à nouveau la parole :

« C’est du punk. Si ça te tente je te fais écouter. »

Rien que de là où il était, il pouvait déjà entendre la batterie du groupe de musique de son casque hurler. Ca ne lui déplaisait pas en vrai, il aimait ce côté vindicatif qu'il pouvait entendre d'aussi loin, cette puissance et cette adrénaline canaliser dans un chant qui brisait le silence de la nuit. Un sourire ne put être contenu avant qu'il ne débouche sa bouteille pour boire une bonne gorgée, celle-ci s'empressant de venir lui brûler le gosier. Un soulagement qui faisait étrangement du bien, une douleur agréable pour ceux qui la connaissait. Il referma la bouteille d'un geste et revint à elle, prêt à lui parler, la demoiselle avait l'air d'être quelqu'un d'ouverte et assez so...

« Fille de la nuit ? Ça m’va. Sinon je m’appelle Victorine, tu peux m’appeler Vic » ... « Les règles ou les normes c’est pas trop mon truc au cas où tu l’aurais pas remarqué »  

Voilà, sociable, donc. Cette Victorine ne manquait pas d'aplomb ni d'air, elle semblait savoir ce qu'elle voulait et faisait, c'était presque une sorte de contradiction avec le mercenaire. Elle représentait la lune espiègle, la liberté de l'obscurité loin des regards accusateurs de la lumière du soleil, celle de s'habiller comme elle l'entendait et de dire ce qu'elle voulait tandis que lui, représentait l'autre face de la nuit, celle que le monde ne veut pas voir, celle à l'odeur acre du sang. Et pourtant, voilà les deux aspects réunis, les deux facettes marginales de ce monde. Si certains des plus puristes de ce pays voient dans ce tableau deux monstres, Aleksandar y voyait une femme accrochée à la liberté de ces choix et un monstre, mais ça, elle n'était pas forcé de le savoir, enfin, pouvait elle au moins connaitre son prénom, elle ne semblait pas suspecte et il y avait peu de chance pour que les services secrets ukrainiens paient une fille du coin pour le traquer. D'une voix plus lente, sans doute légèrement réticent, il prononça alors quelques mots :

"Moi c'est Aleksandar, tu peux raccourcir à Alek' vous avez toujours du mal avec la suite."


A nouveau, un rictus prit vie sur les lèvres du croate, c'est qu'il en devenait presque mesquin avec ces préjugés, mais il fallait dire qu'avec une propriétaire raciste et l'humour américain qu'il subissait presque tout les jours, il commençait à avoir l'habitude qu'on se foute de la gueule de son accent ou des stéréotypes comme quoi il ferait parti de la mafia russe, à croire que les gens n'avaient que ça à foutre. Pour un pays aussi jeune que les états-Unis, c'était un comble de ne pas connaitre le sien, millénaire. Mais bon, il avait pris l'habitude, comme on s'habitue à la vue du sang ou au bruit des obus. Bordel ! Alek' ! Peux-tu arrêter une seconde de tout ramener à la guerre ? Comment veux-tu avoir une conversation correct avec une personne si tu passes ton temps à ruminer ton passé et à tout ramener à ça ! C'est une gamine "punk" ! Pas une espion du NKVD ! Il était temps de sortir un peu de cette mélancolie et de cette vie de chienne pour sortir la tête et rencontrer des personnes !
D'un grognement, l'homme reprit sa bouteille, venant noyer le sursaut de raison qui s'était à l'instant emparé de lui tandis que Vic' reprit la parole :


« J’aime bien vivre de nuit. C’est une autre façon de regarder le monde et d’ouvrir les yeux. Vaut mieux connaitre tout ce qui nous entoure pour mieux l’appréhender plutôt que de se mettre des œillères et la nuit me plait. Toi aussi apparemment. »


Tient, elle n'avait pas tort la demoiselle, lui aussi aimait la nuit, c'était plus calme, plus libre que la journée. Le monde s'offrait à soi au lieu d'être dirigé par les autres, la voute céleste était bien plus belle. Oui, il aimait lui aussi la nuit, ça il ne pouvait le nier. Et puis dans la journée, ils ne se seraient pas adressé la parole. Il se serait étalé comme un clochard sous son arbre, elle aurait continué à écouter sa musique et ça se serait arrêté là. La nuit avait ce pouvoir, cet effet.
Il haussa un sourcil en la voyant ce décaler pour lui céder de la place, c'était bien la première fois qu'une américaine se montrait aussi familière avec lui. Généralement, on l'évitait ou l'ignorait avec sa gueule de mec fatiguait, c'était assez troublant de voir quelqu'un passer au delà de ça. Sans un mot, il se releva en s'appuyant contre le tronc de l'arbre, les effets de l'alcool commençant à l'envahir, il prit son temps, venant tapoter sa veste et son pantalon avant de prendre le chemin pour s'approcher, jusqu'à finalement s'assoir à côté d'elle, se rassurant d'une chose, débile, certes, mais tout de même. Il était plus grand qu'elle. Une petite victoire que personne ne pouvait comprendre, en dehors de lui sans doute. Son dos venant s'affaler contre le dossier du banc, il poussa un léger soupire d'aise, alors qu'il s'écrasait légèrement de son côté, lui laissant ainsi une distance de sécurité, refermant correctement sa veste, inutile qu'elle voit son arme.
Enfin installé, il pouvait entendre la musique plus distinctement et cela ne faisait que confirmer ses pensées, oui, il aimait bien ce style. C'était pas mal du tout même :

"Je doute que ta tenue m'aille de toute façon. Pour ce qui est de la nuit, disons que c'est plus calme, tu peux profiter de la douceur des températures sans te faire emmerder par toutes les voitures ou les passants. Pour ce qui est de ta musique, c'est pas mal, ça n'existe pas chez moi. Ça envoi bien, tu composes ou t'écoutes juste ? "


Cela devait faire combien de temps ? ... Plus de trois mois qu'il n'avait pas échanger autant de mots avec une personne ? En comptant les hôtesses de l'air. Plus d'un an si on ne prend que les civiles. Un an sans avoir une conversation banale et c'était tout ce qu'il pouvait sortir, ce n'était clairement pas beau à voir. Le mercenaire se tenait là, assis sur son banc, dans un coin de celui-ci, une bouteille de rhum dans les bras, tendu et méfiant, à côté d'une demoiselle qui était tout le contraire, tranquille et sûr d'elle, non mais vraiment, c'était pas beau à voir. D'un éclair de raison, alors que le silence venait de s'installer, il fit un geste légèrement trop brusque, faisant sans doute comprendre que ça venait tout juste de lui arriver au cerveau, en lui tendant alors sa bouteille. Le partage, c'était un bon début pour débuter une conversation.
Mais malgré cette attitude introverti et cette maladresse, sans se l'avouer, cette rencontre lui avait permis au moins durant un temps, d'oublier ses démons.

 

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A l'orée des bois

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