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 I hunger for the cooling flame — PV Camille

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→ ORDRE CLANIQUE : L'Essaim, fidèle à la Mascarade depuis qu'elle existe, et bourreau de l'ombre du Prince.
→ NUISANCE DEPUIS : 702 années
→ SOUS L'EMPRISE DE : Aliénation (niveau 4) et les conséquences sur son esprit
→ ERRANCE : Elle se trouve généralement chez elle, sauf lorsqu'il lui faut être à l'Elysium, qu'elle a d'ordinaire l'habitude d'éviter.
→ TROMPE L'ENNUI : Directrice de l'Orchestre Symphonique de Bâton-Rouge, elle partage son temps entre les galas de donations et les cours aux jeunes prodiges.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Passionnée. Talentueuse. Inapprochable. Elégante. Droite. Fière. Excessive. Généreuse. Parfois cruelle. Emotionnellement inaccessible. Effrayée par la solitude. Mentalement instable. Bienveillante envers ses protégés. Obsessionnelle. Loyale. Romantique. S’attache facilement. N’a plus qu’un seul grand amour dans sa vie, la musique « classique ».


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MessageSujet: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Mar 7 Aoû 2018 - 19:40

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

Pas d’obligations, ce soir-là. Pas de visite imposée à l’Elysium, pas d’âme à traquer pour le salut de son Prince. Même pas de cours à donner, malgré l’été et la soudaine liberté de ses élèves. Qu’importe, c’est une pause qui lui fait grand bien. Elle ne pensait pas avoir la patience d’enseigner la musique, et pourtant, chaque semaine qui passe lui démontre le contraire. C’est étrange de voir des humains tâtonner ainsi avec ce qui est devenu une seconde nature pour elle, et ça lui rappelle ses jeunes années passées à apprendre la vièle avec son père. Ce sont des souvenirs flous mais qui remplissent encore son cœur de chaleur. Elle ne se souvient plus du visage de l’homme mais elle ne peut oublier son odeur, et la douceur de son étreinte. C’était lui qui lui avait enseigné le maniement de la hache et de l’épée, bien persuadé que chaque être avait l’obligation de savoir se défendre face à la violence d’un autre. Ses enseignements, elle les a toujours honorés. Pour autant, elle serait bien incapable de se souvenir de la mort de son géniteur, ou même de son prénom. Il n’y a plus que son sourire et la texture de ses cheveux.  

Il lui est difficile de s’imaginer donner de son temps par la simple bonté de son cœur. Il y a quelque chose d’autre derrière, un certain égoïsme sûrement, la volonté de retrouver la perle rare. De tous les musiciens qu’elle croise, elle ne peut s’empêcher de les comparer — injustement d’ailleurs — au souvenir des plus grands qu’elle a rencontrés, et avec qui elle a travaillé. Dans chacun d’entre eux, elle ne peut que chercher des bouts de son Antonio, et elle s’en retrouve déçue à chaque fois. Il y a aussi le besoin de répandre la magie classique à ceux qui ne la connaissent pas ; celle qui a changé sa vie et qu’elle n’hésite pas à partager avec d’autres. La musique est bien un langage que peu maîtrisent mais que tous comprennent. Pourtant ce n’est pas la musique qui l’attire dans le quartier cajun de Bâton-Rouge, ce soir-là. La ville est agitée par une atmosphère électrique, peut-être excitée par les orages qui tournent, et Silje se complaît dans les odeurs d’épice et d’humidité qui remplissent les rues du vieux quartier. Elle observe d’un œil curieux les humains en terrasse, qui dévorent encore des plats entre deux verres d’alcool, et à les voir, elle se souvient presque du goût de la nature. Bien sûr, elle n’aura jamais rien goûté d’aussi haut en couleur, mais elle sentirait presque le poisson sous sa dent, l’occasionnel porc.

Ces humains sont plein de vie et l’odeur l’enivre, lui met l’eau à la bouche. Pourtant, il n’y a personne d’exception assis à ces tables. Leur sang est rempli d’alcool et pour certains de drogues, et s’ils sont bien enthousiastes, ils ne sont pas talentueux. Depuis les siècles, elle sait reconnaître leur odeur, celle qu’elle prend plaisir à traquer, et à goûter. Alors elle se glisse plus loin, contemplant les murs de brique recouverts de graffitis en tout genre. Il y a du vandalisme et puis celui qui arrête son œil, une fresque de street-art qui s’étend sur quelques mètres et qui représente une version moderne de la Venus de Milo. Elle se fige devant le mur, les yeux fixés sur l’étendue de peinture. Elle capte l’odeur relativement désagréable du matériau industriel, mais elle ne bouge pas pour autant. Des groupes passent devant elle sans qu’elle ne les regarde, quoi qu’elle puisse sentir le poids de certains yeux sur son corps. Les minutes passent, les heures peut-être, et c’est une autre odeur qui la sort de sa transe. Elle s’était adossée à un mur, camouflée dans l’ombre pour mieux observer les courbes délicates, lorsqu’une silhouette la passe.

C’est un garou, note-elle distraitement, mais ce n’est pas ça qui a retenu son attention. C’est l’odeur du fusain qu’elle peut sentir sur elle, et qui lui fait tendre le nez. Elle n’y croyait plus, mais voilà bien quelqu’un de prometteur. Ses vêtements sentent une odeur discrète de papier et de crayon, et il n’y a rien de plus séduisant qu’un artiste pour Silje. Alors presque soudainement elle se rend compte qu’elle s’est décollée de son mur, et qu’elle a commencé à suivre le garou. Il serait bien difficile de surprendre le changeur de forme, mais la Scandinave est particulièrement légère sur ses pieds. Quelques dizaines de mètres plus tard et la blonde pénètre dans une ruelle plus sombre, le vampire à sa suite. Elle prend son temps mais elle l’a presque rattrapée. Concentrée sur l’odeur de la jeune femme, elle ne peut qu’en noter les différentes subtilités qui la rendent curieuse. Si seulement l’inconnue n’était pas aussi animale qu’humaine, elle y aurait peut-être tenté ses crocs — quoi que n’ayant jamais rencontré un garou talentueux auparavant, elle ne sait pas s’ils sont tout aussi infectes qu’on lui a toujours appris. Peut-être s’y risquera-t-elle. « You're an artist, aren't you ? » Dit-elle finalement, brisant le silence de cathédrale. Ses yeux brillent presque dans la pénombre et ses mains sont derrière son dos, la posture détendue.  

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Mer 8 Aoû 2018 - 21:23

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

La voix du Prince raisonne dans ce petit atelier qui n’est pas le sien, au fin fond de Louisiana State University, là où Camille vient se perdre de temps en temps pour se confronter à d’autres élèves d’art, à d’autres talents que le sien. Et des talents, justement, il y en a un paquet. Si bien que parfois la jeune femme à la sensation de se planter complètement malgré ce don inné au bout de ses doigts.
Cette passion pour le dessin s’est révélée un peu tard, par un pur hasard alors qu’elle n’avait jusque-là, montrer aucun intérêt pour le dessin ou même la peinture. Jusqu’à ce que sa nature de raccoon flash sur ces crayons flambants neufs et qui donnait atrocement envie de tartiner une feuille blanche de toutes ces couleurs qu’elle a honteusement volée durant cette période de Noël. Elle se souvient parfaitement avoir attendu deux jours avant de prendre le temps de saisir un brouillon chopé dans les affaires de Jeanne pour ensuite se poser sur son bureau bleu pastel, bien installée dans cette petite bulle qu’était sa chambre. Elle a d’abord testé chacune des couleurs, s’est émerveillée de sentir le contact doux et agréable du crayon sur la feuille, de voir ces traits colorés prendre vie, prendre forme avant de les mélanger. Puis de le tester de manière plus concrète, sous la forme d’un objet à proximité. Camille a jeté son dévolu sur quelque chose de simple qu’était cette petite cocotte en papier qu’Esther lui avait fabriqué. Puis sur la couverture d’une BD. Pour ensuite laisser son imagination parler pour elle.

L’aisance était là, comme déjà ancré dans ses doigts, dans ce regard si pointilleux, précis, retranscrivant ce que son esprit se plaisait à imaginer : Animaux, arbre, nature sous toutes ces formes mais aussi êtres aimés, côtoyés. Et si les traits n’étaient pas parfaits, il était clair que la plus jeune des Couvillier détenait visiblement une fibre artistique insoupçonnée et inattendue.
De là est né son amour pour le dessin. Que ça soit des paysages, de simples personnages qu’elle se plait à imaginer parfois, en passant par des portraits, du nus – car il n’y a rien de plus beau que la beauté d’un corps sculpté par mère nature – et de tout ce qui pourrait être représenter sur une feuille blanche.

- The class is over. The next will be held here next week at 8 pm

Camille relève son regard vers le prof des cours du soir avant de se reporter sur son œuvre. Un nu parfaitement exécuté. Que ça soit dans les formes, les perspectives ou les ombres, le dessin donnait la sensation que le corps prenait vie sous ses yeux, qu’à tout moment ce dernier allait se détacher de cette feuille épaisse pour venir se mouvoir dans cette salle.

- I don’t know why you come here.  
- I like it. It’s peacefull.
- You could doing this in a parc.  
- No, I missed my chance to competing with you.

Claire lève les yeux au ciel, faussement offusquer. Elle aussi, est douée. Pas de la même façon, pas au même niveau mais il est évident que cette jeune femme possède quelque chose elle aussi. Et quand bien même son amie a raison, que Camille n’a rien à foutre ici, la botaniste n’y prête pas tellement attention. Elle trouve une sorte de paix à pouvoir dessiner dans cet atelier, avec généralement de bonne musique et même si elle préfèrerait faire tout cela seule, dans son coin, elle y prend malgré tout un plaisir de se confronter à des personnes aussi talentueuses qu’elle. Ou presque, à en croire Claire.
Les deux jeunes femmes se quittent sur la pelouse de l’établissement, Camille prenant la direction opposée avec soudainement le besoin de faire le vide, de se perdre un peu dans les ruelles du coin.
Sa dispute avec Lysander et Jeanne est encore fraiche pour la jeune femme, tout comme le deuil qui imprègne ses cauchemars, ses esprits incessamment tournés vers Esther. Plus particulièrement sur le mensonge dans lequel elle a vécue durant 8 ans. Elle ne le digère pas, n’arrive pas à comprendre comment ses propres parents ont pu lui cacher quelque chose d’aussi horrible que la mort d’une sœur qu’elle chérissait. Elle ne comprend pas ce qui a tant poussé Jeanne à l’éviter, durant toutes ces années, culpabilité ou non. Camille se sent … humilité, manipulé. Encore une fois, ils ont voulu la surprotéger come si elle n’était qu’une putain de poupée de porcelaine prête à se briser au moindre choc.
Ca la rend furieuse, malade de voir que sa propre famille est capable du pire mensonge qui soit.

La jeune femme se perd dans les ruelles, l’esprit complètement ailleurs. Si ça n’avait pas été le cas, peut-être qu’elle aurait pu s’arrêter sur ce fort parfum – en tout cas, trop fort pour son odorat aiguisé – qui embaume l’air non loin d’elle. Peut-être qu’elle aurait pu sentir une présence, avoir l’impression étrange que quelqu’un l’observe. Mais son esprit est paumé au cœur d’une blessure qu’elle peine à refermer. Car en plus de devoir digérer cette foutue trahison, elle devait aussi faire le deuil d’une sœur qu’elle n’avait pas même pu voir une dernière fois.

- You're an artist, aren't you ?
- HOLY SHIT !

Le coup part aussitôt, droit dans la face de cette femme qui la surprend au détour d’une ruelle sombre, sans prévenir, sans se manifester autrement qu’en s’imposant à sa vue. Son poing est parti sèchement, à une vitesse inouïe, sans que Camille n’ait eu le temps de le retenir sous le coup de la surprise mais aussi de la peur bleue que cette nana lui a fichue. Bordel.

- God ! What’s wrong with you ?! You scared me !

Elle l’a toujours dit, il ne faut jamais s’amuser à la surprendre de cette façon. Pas depuis que ce type a débarqué de nulle part lors d’une soirée étudiante alors qu’elle partait simplement aux toilettes se rafraichir un peu. Lui aussi a surgit de l’ombre de cette façon, lui aussi s’est imposé à sa vue mais pas pour lui tenir la conversation, pour mieux lui voler une partie d’elle et pour briser en miette l’autre moitié.

Camille se reprend, consciente qu’elle venait de frapper gratuitement une inconnue, son esprit encore en alerte face à la frousse qu’elle lui a collée. Suffisamment pour ne pas capter tout de suite du détail qui aurait dû lui sauter à museau tout de suite. Son cœur tambourine comme un fou entre ses côtes, ayant toutes les peines du monde à se calmer.

- I’m so sorry. Are you… La jeune femme s’approche de l’inconnue, prend une inspiration et au milieu de cette odeur de parfum, autre chose la frappe et ralenti ses gestes… okay ?

Elle n’est pas humaine, loin de là. Ce regard et cette stature viendraient presque à eux seuls confirmer la nature de cette femme.


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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Jeu 9 Aoû 2018 - 9:35

Camille
&
Silje
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Rétrospectivement, elle peut avouer que surprendre un garou n’a pas été la meilleure de ses idées. Elle a dans l’idée qu’elle sentira encore le poing de cette femme contre sa mâchoire pendant quelques heures, au moins. Peut-être a-t-elle sous-estimé la vitesse de l’animal. Impossible d’éviter le coup, même en se déplaçant. La force du garou avait été à peine contrôlée, si bien qu’elle doute que fût-elle humaine, elle soit repartie avec sa mâchoire intacte. Sa nature lui permet cependant d’accuser le choc, bougeant à peine alors que les phalanges s’écrasent contre sa peau. Cela fait bien longtemps qu’on l’a frappée sans son consentement, et une certaine curiosité morbide la pousserait presque à entamer un combat avec le changeur-de-forme, simplement pour voir qui gagnerait le dessus sur l’autre. Elle n’a nul doute que l’inconnue à l’odeur alléchante a eu une formation au combat à une main, et elle serait intriguée de voir si cela serait suffisant face à ses siècles d’expérience — et ses réflexes de bataille encore humains. Ce n’est pas le moment, conclue-t-elle. Elle n’est pas là pour verser le sang mais pour quelque chose de bien plus important. Elle ne peut se retenir de rire alors qu’elle constate que l’inquiétude de l’animal se tarit lorsqu’elle s’aperçoit enfin de la nature de Silje.  

Elle remet sa mâchoire un instant, et crache par terre un mélange de sang et de salive. Le goût enfin passé, elle fait craquer son articulation une fois, et grimace un peu alors qu’elle peut déjà sentir son corps soigner la plaie dans sa bouche, cette joue qui saigne et qui la trahit. « Calm your heart, shapeshifter. » Dit-elle finalement, un sourire éclairant ses lèvres encore tachées de sang. C’est presque à contre-cœur qu’elle lui fait remarquer son état, parce que les battements de l’organe sonnent comme une symphonie à ses oreilles. Toujours est-il que, si la jeune femme est aussi talentueuse qu’elle en a l’odeur, il serait dommage de lui provoquer une mort prématurée. « Here I thought you would have smelled me before. » Elle incline légèrement la tête alors qu’elle contemple d’un œil intéressé la silhouette de la blonde. Elle ne bouge pas de sa place, peu incline à l’idée d’effrayer l’animal. Pourtant, elle n’a qu’une envie, c’est de plonger son nez dans le cou de cette femme pour humer son odeur au plus près de sa peau. Elle en saliverait presque — ou peut-être est-ce seulement dû au goût de son propre sang dans sa bouche.  

Elle hausse finalement une épaule, l’air désintéressé malgré son regard bien appuyé. Il y a quelque chose d’affamé dans ses pupilles, mais ce n’est pas forcément pour du vitae. Elle a beau espérer, elle peut presque deviner le goût détestable qu’aurait le sang de cette petite blonde. « I suppose I had it coming. Although you should be careful, had I been human, a hit like that would have broken my jaw. » Et peut-être inconsciemment, elle sait aussi qu’elle a eu de la chance de n’avoir que la joue entaillée. Elle a également le luxe de sa nature qui devrait soigner le bleu avant qu’il ne devienne trop douloureux. Un petit sourire en coin aux lèvres, elle ne peut s’empêcher de rajouter. « How is your hand ? » Le choc a dû être tout aussi important pour le garou, après tout. Un peu comme la rencontre de deux titans. Mais aussi amusant que cela puisse être, elle n’est pas là pour ça. Ce qui l’intéresse, c’est ce qu’elle peut sentir sur sa propre peau, à présent — l’odeur du fusain qui s’est transférée, et celle du papier frais qu’elle discerne plus facilement, grâce à leur proximité. « No matter any of that. » Dit-elle alors avec un air de finalité, et enfin elle fait un pas vers le garou, déterminée.  

Elle reste sur ses gardes, bien consciente de ne pas se faire surprendre à nouveau si le garou la décidait être hostile. Son avancée est lente, et elle s’arrête à deux pas de la blonde. « You are an artist. I can smell it. » Elle sait que son affirmation est étrange, peut-être même inquiétante. Ca lui importe peu — les années l’ont rendue particulière. « You were drawing something. Show it to me. » Et ses yeux se font plus intenses, alors qu’elle s’essaie à la séduction sur cette demoiselle. Elle pivote et son visage se retrouve éclairé par les rayons de la Lune, ainsi que par la lumière distante d’un lampadaire, juste assez pour dévoiler son expression à l’animal. Son visage est lisse du passage du temps, séduisant, et souriant juste ce qu’il faut. Elle ne sait pas si ses charmes surnaturels fonctionneront sur le garou — elle a bien remarqué ce collier, autour de son cou, dont la magie lui picote un peu le nez. « Please. » Rajoute-elle mielleusement, ses yeux hypnotiques.  

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Ven 10 Aoû 2018 - 12:12

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Autant cogner dans un mur de béton, la sensation aurait été la même. Maintenant qu’elle a sentie la nature de cette femme, Camille regretterait presque d’avoir laisser ses réflexes partir si vite, sans chercher à les retenir. Et pour cause… une douleur envahit déjà ses phalanges et son poignet droit.
La vampire remet sa mâchoire alors que la Garou secoue légèrement la main, une grimace sur le visage. Rien de casser… ou presque. Quoi qu’il en soit, sa nature se chargera elle-même de remettre tout ça correctement et en place s’il le faut et heureusement. Hors de question qu’elle se retrouve handicapé de la main et qu’elle ne puisse plus esquisser le moindre trait ou s’occuper de la moindre plante durant un laps de temps qui lui semblera bien trop long.

- Calm your heart, shapeshifter.

Camille redresse son regard vers cette femme.
Facile à dire lorsque l’on vient vous surprendre dans une ruelle sombre, un début de nuit, comme une putain de creepy.

- Here I thought you would have smelled me before.
- To be honest… it’s difficul to detect your natur with all that perfume.

Demi-mensonge…

- And I was distracted.

Entière vérité.
Et elle n’ajoute rien de plus parce que son intention est surtout fixée sur cette femme qui la détaille comme si… comme si quoi ? Elle ne sait pas réellement mais une chose saute aux yeux de Camille : Cette classe naturelle qu’elle possède.
Les vampires n’ont jamais vraiment rassurée les Couvilliers… Elle a souvenir que Jeanne n’était jamais vraiment rassurée de cette nature étrange. Après tout, la mort les tenait debout et pour des personnes comme les sœurs Couvilliers, c’était clairement contre nature. Camille en ressentait à la fois une crainte et une fascination quasi morbide pour ces êtres étranges.
Est-ce qu’ils rêvent ? Est-ce qu’ils ressentent encore la douleur ? Est-ce qu’un cœur bat sous cette peau laiteuse ? Autant de questions dont elle n’a et n’aura certainement aucune réponse.

- I suppose I had it coming. Although you should be careful, had I been human, a hit like that would have broken my jaw.
- If you had been human, I will have heard you in the absence to smell you. And, seriously… you have a way very creepy to approach people.

Sans se manifester au préalable, sans se présenter, sans rien d’autre que de venir comme ça, comme un cheveu sur la soupe et s’interposer sur son chemin. Et naturellement, spontanément, Camille reste sur ses gardes. Encore une fois, elle n’a jamais eu à faire à un vampire et la venue de cette dernière est particulièrement étrange. Elle n’a pas totalement confiance, reste à l’affut du moindre geste qu’elle sait rapide. Quel âge à cette femme ? Ca ne se pose pas comme question, oui, mais ça lui permettra surtout de savoir si elle est en mesure de lui faire face si cette femme s’avère être hostile ou non. La Garou reste attentive à cette façon qu’elle a de la regarder, de bouger lorsqu’elle le fait. Bien qu’elle ne présente aucun signe hostile pour le moment, Camille ne peut s’empêcher de conserver une certaine réserve.

- How is your hand ?

Elle la désarçonne une seconde, sourcils froncés.

- I’m fine… thanks.

En réalité, elle souffre. Pas de quoi se tordre de douleur mais suffisamment pour retenir une grimace. Pourtant, elle sent déjà son corps entrer en légère ébullition alors que sa nature s’évertue à comater ce qui doit l’être.
Le sourire qu’affiche cette inconnue pousse Camille à la réflexion suivante : Est-elle entrain de se foutre de sa gueule ou se soucie-t-elle réellement de la « blessure » ?

- No matter any of that.

Et c’est peut-être la première option qui prime.
La vampire s’approche, Camille ne recule pas. Ses pupilles clairs s’ancrent dans le regard de cette femme dont elle peut prendre le temps de détailler les traits. Visage carré, comme si ce dernier avait été taillé dans du marbre, elle ne peut s’empêcher de se dire que cette peau si lisse doit aussi être incroyablement douce. Elle arbore une prestance qui force le respect, le genre de personne qui vous fait sentir qu’elle a vécue un paquet d’année mais surtout, un paquet de chose. Suffisamment pour vous faire sentir complètement stupide et enfantin à ses côtés.
Il n’y a pas à dire : Elle l’impressionne. Mais sa fierté et son caractère fort l’oblige à garder la tête haute, de lui faire face sans pour autant se montrer effronté. Mais plutôt curieuse.

- You are an artist. I can smell it.
- … How…

Comment ? Comment est-ce qu’elle sait ça ? Comment est-ce qu’elle peut même le sentir ? Ça n’est pas comme si Camille venait de se rouler dans le fusain et une tonne de papier telle Picsou et ses billets verts.

- You were drawing something. Show it to me.
- I beg your pardon ?

Quelque chose se mue dans l’air, s’intensifie. Se fait peut-être même plus lourd.
Les yeux déjà intenses du vampire montent d’un cran, se plissent avant qu’elle ne pivote pour afficher son visage sous les rayons de Lune. Comme si l’astre souhaitait montrer à Camille à quel point cette femme pouvait s’avérer… fascinante, presque attirante. Séduisante.
Mais pourtant, elle ne ressent rien de plus qu’il y a deux minutes. Et elle ne sait pas à quoi joue cette nana mais question attitude creepy, elle gagne dix points supplémentaires dès lors que, d’une voix mielleuse, elle lui demande avec un « Please » qui se veut envoutant et charmant.
Camille ne sait pas ce qu’elle essaie de faire à la regarder comme si elle était un bonbon alléchant paumé dans la rue mais la garou se charge rapidement d’en savoir plus.

- Okay… what’s your game ?  

Et si elle était tombée sur une vampire un peu dérangée de l’esprit ? Rien ne lui garanti qu’elle n’a pas à faire à un éternel serial killeuse qui, au plus grand dam de l’humanité, se verra couler le sang pour l’éternité. Et pas seulement pour manger.
Pourtant, il y a quelque chose chez cette femme qui ne l’inquiète presque pas. Presque. Qui la fascine d’autant plus lorsqu’elle la voit s’évertuer à plonger ce regard certes intense mais tout aussi étrange que son comportement.

- Useless playing to snaker charmer. You’ve suddenly become freaky.

Cash, un peu direct. Peut-être est-ce simplement dû à son impulsivité habituelle ou parce qu’elle est dans un état d’esprit quasi chaotique depuis quelques jours.
Toujours droite et face à cette étrange créature qui attise une vive curiosité, Camille ne baisse pas le regard. Ca n’est ni une provocation, ni une perche pour amener cette femme à lui rentrer dedans. Il ne lui est simplement pas donnée tous les jours de faire face à quelqu’un d’aussi charismatique. Même pour une morte.

- I show you only if you told me your name and why you care so much.

Elle se surprend elle-même de ses mots, elle qui se fait toujours prudente et qui aurait certainement déjà tournée les talons en levant les yeux au ciel pour fuir cette ruelle et ce vampire intriguant. Et c’est ce qu’elle aurait pu faire si le cœur de Camille n’était pas si lourd, si meurtri. L’amertume du garou la pousse considérablement vers l’avant, avec un je m’en foutisme des conséquences qu’elle ne se connait que trop rarement.
Sourcils froncés, elle patiente. Ne manquant pas de respirer à nouveau ce parfum qui agresse malgré elle son odorat si affuté.  


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→ ERRANCE : Elle se trouve généralement chez elle, sauf lorsqu'il lui faut être à l'Elysium, qu'elle a d'ordinaire l'habitude d'éviter.
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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Ven 10 Aoû 2018 - 19:33

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

Le garou a un certain esprit, un sens de la répartie intéressant et elle ne peut retenir le sourire qui s’impose sur ses lèvres. Sans non plus dire que Silje est entourée d’abrutis — ce serait on ne peut plus faux — il lui manque parfois un certain côté bélier dans ses amitiés. Quelqu’un qui puisse lui tenir tête. Impossible de trouver cette personne à l’Essaim ; il y a soit le Prince qu’elle respecte trop pour agacer, ou bien les autres, qui sont effrayés — et à raison — de ce dont elle est capable. Alors, l’animal face à elle serait presque inconscient du danger, mais ça lui plaît. Et ce petit côté irrespectueux ne devrait pas la charmer mais c’est bien l’inverse qu’il se passe. Elle pourrait presque deviner la chaleur de ce sang qui caractérise bien ce garou. Et même en sachant qu’il lui brûlera les lèvres, qu’il sera probablement aussi bon que le sang d’un mort, elle a envie d’en avaler une gorgée ou deux, au diable l’empoisonnement. L’animal ne se recule pas alors qu’elle approche, et elle en ronronnerait presque de satisfaction. La défiance qu’elle peut lire dans ce regard, l’absence de peur, est absolument enivrante.  

Et si elle déçue que l’hypnose ne fonctionne pas, elle ne le montre pas. L’intérêt grandit simplement et elle incline la tête, observant le garou avec des yeux plus brillants. « Fascinating. » Murmure-t-elle alors qu’elle rompt le charme, se redressant juste un peu. Elle enfonce ses mains dans les poches de son pantalon après avoir ajusté sa cravate, et elle contemple le garou avec un certain amusement. « I have never met a shapeshifter I couldn’t charm before. » Le challenge n’en est que plus grand, et ça fait bouillir son sang. Pourtant l’animal a l’air bien jeune, peut-être est-ce dû à ce collier magique. Et le garou l’insulte presque, elle ne peut s’empêcher de rire en réponse. Bien sûr, elle ne pourrait avoir une approche plus étrange. Peut-être aurait-elle dû lui expliquer ses intentions dès le début, mais c’est bien moins amusant. Les siècles aidant, elle trouve son divertissement où elle le peut. D’autant qu’elle ne manque pas le regard qui lui est rendu, celui rempli d’autant de curiosité que le sien, et ça ne fait qu’agrandir son sourire. « Aren’t you a strange specimen. » Lui dit-elle, la tête inclinée sur le côté à nouveau. Bien loin des rares loups-garou qu’elle a fréquenté, pour sûr.  

Et la requête de la jeune femme n’est même pas difficile à accepter. Elle acquiesce en silence, et contemple le garou un peu plus longtemps. « I intrigue you. » Remarque-t-elle avec un sourire rempli d’auto-satisfaction, et elle se redresse juste assez pour paraître plus grande qu’elle ne l’est. « Ah, don’t pout, it’s all right. I’d intrigue myself. » Accompagne-t-elle d’un clin d’œil, et d’un haussement d’épaules faussement humble. Elle peut presque sentir l’exaspération dans le sang de l’animal et elle lisse alors son expression, redevenant plus sérieuse. « My name is Silje Ødegård. » Elle agite la main avec un froncement de sourcil. « Don’t bother trying to say it right, you american tongues are not able to. » Elle retient à peine un roulement d’œil, alors, et incline la tête, les mains toujours enfoncés dans son pantalon de costume. « I collect talent. Or, I suppose you could call me a sponsor. » Dit-elle alors avec un nouveau sourire, ses yeux brillants dans l’obscurité. « Now, as I have said. Show me your drawing. I want to see if I am right about you. » Et le regard rivé sur le visage de l’animal, elle ne peut que voir les narines s’écarquiller à nouveau. Elle sort une boite à cigarettes de sa poche, en plaçant une entre ses lèvres ; et elle l’allume d’un coup de briquet, glissant les objets dans ses poches à nouveau. Elle prend une inspiration distraite, le goût presque éphémère sur sa langue. « It’s Chanel, my perfume. I have no doubt you’ve never smelled it before, it was made for me. » Elle recrache la fumée de sa cigarette en un filet vers le corps de l’animal, sans pour autant viser son visage. « Do you like it ? »  

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Sam 11 Aoû 2018 - 10:57

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Elle ne sait pas qui est la plus fascinante entre elle et cette inconnue qui conserve une classe impeccable, réajuste sa cravate et enfonce les mains dans les poches de son pantalon parfaitement taillé, propre, qu’elle épouse comme une seconde peau. Camille a la sensation que quoi que fasse cette femme, elle saura le faire avec une grâce inhumaine. Et elle pourrait tirer une certaine fierté d’apprendre que c’est la première fois que l’inconnue se retrouve confronter à quelqu’un qui ne pliera pas sous son charme hypnotique vampirique. Sans un mot, Camille imagine donc tous les possibles avec un pouvoir pareil… Combien d’être humain cette femme à charmer à ses fins ? Et pourquoi devrait-elle voir uniquement le mauvais côté de la situation, elle qui est d’ordinaire si positive ?
Une étincelle prend naissance au fond de son regard aux derniers mots de cette femme. Cette fascination qu’elle semble vouer à Camille est presque satisfaisante, finalement. Honteusement satisfaisante. Elle ne sait plus très bien sur quel tableau jouer, comment elle-même ressent la situation alors la garou se laisse porter. En silence. Maintenant qu’elle a déposé ses conditions.

- I intrigue you.


Camille se redresse, piquée au vif.
Connerie. C’est tout ce qu’elle a envie de lui dire. Elle veut simplement savoir pourquoi cette femme l’a suivi comme une ombre, comme si cette dernière n’était qu’une fichue psychopathe prête à lui arracher la jugulaire à coup de dents acérées. Et si la jeune femme est aussi piquée, c’est pour la simple et bonne raison que la vampire a raison : Camille est intriguée.
Pire, elle est un peu plus fascinée à chaque geste, chaque mot mais jamais elle ne l’admettra.

- Ah, don’t pout, it’s all right. I’d intrigue myself.

L’agacement de Camille grandit un peu plus. Paie ton narcissisme. En espérant qu’elle ait de la place dans ses chaussures si bien cirées pour ses chevilles gonflées d’orgueil et de fierté. Camille est un peu plus agacée qu’elle ne l’était et elle a bien du mal à ne pas l’envoyer se faire foutre. La prudence est certainement ce qui lui dicte cette conduite pour le moment silencieuse. Elle ne sait pas de quel bois est fait cette femme et quand bien même Couvillier est à maturité, la mort n’est pas exclue si combat il devait y avoir.

- My name is Silje Ødegård.

Camille capte enfin la provenance de cet accent qu’elle pourrait qualifier d’attendrissant et de sensuel. Au choix. Un nom du nord qu’elle a bien du mal à mentalement répétée…

- Don’t bother trying to say it right, you american tongues are not able to.

Le regard du garou se fait assassin, un peu plus vif à chaque démonstration d’égocentrisme. Elle déteste ce genre de personne se pensant au-dessus de tout et de tous, où l’humilité semble être une chimère pour leur existence si dorée. Et si cette fascination ne s’était pas accrue, elle serait déjà partie en lui lançant une réplique acide en pleine gueule, pour tourner les talons. Au risque de se prendre une belle branlée, au passage. Son impulsivité n’a pas toujours été une qualité…

- I collect talent. Or, I suppose you could call me a sponsor. Now, as I have said. Show me your drawing. I want to see if I am right about you.

Sans s’en rendre compte, Camille s’est faite plus attentive. Certes, la jeune femme a toujours eu un talent inné pour le dessin, peu importe les matériaux, mais Silje pouvait-elle vraiment sentir ce genre de truc avec son simple odorat ? Après tout, que connaissait-elle des vampires ? Pas grand-chose, pas suffisamment pour se permettre d’agir et de foncer tête baisser. Pas suffisamment pour ne pas ressentir cette soif de curiosité face à ce spécimen aussi flippant qu’intriguant. Et elle est étonnée de voir que les vampires ressentaient visiblement l’envie de fumer malgré leur état d’immortalité.

- It’s Chanel, my perfume. I have no doubt you’ve never smelled it before, it was made for me. Do you like it ?

Camille fixe les volutes de fumées qu’elle crache en sa direction, vers le sol.

- The smoke of your cigarette, no. Elle déteste cette invention nocive qui vous crame les poumons. Your perfume, maybe. If you wasn’t putting so much.

Le pire étant peut-être qu’elle ne ment même pas. Les effluves de ce parfum se tarisse et si il n’y en avait pas tant, l’odorat de Camille pourrait réussir à correctement discerner la douceur odeur qui, effectivement, pourrait très bien correspondre à l’image de cette femme.
La botaniste ouvre son sac et en tire sa pochette en carton d’où elle sort délicatement l’œuvre exécutée un peu plus tôt dans la soirée. Ca n’est pas le meilleur dessin qu’elle ait pu faire et elle ne saurait de toute façon pas dire le meilleur qu’elle a pu exécuter, laissant son instinct et ses envies prendre le devant sans réellement réfléchir à l’exécution. Comme une seconde nature. Elle le lui tend, à contre-cœur.
Ou plutôt, fait mine d’être de mauvaise foi puisque seule sa fierté a été piquée au vif.

- It’s the nude I have made tonight. Charcoal.

Elle apporte les précisions, quand bien même son instinct lui souffle que cette femme le saura avant même qu’elle n’ait pu prononcer ces quelques mots. Silje observe les courbes du dessin, Camille observe celles de Silje. Il est incroyable de constater à quel point le temps n’a eu AUCUN ravage sur la peau de cette femme. Pas une ride, rien qui pourrait défaire cet aspect lisse et parfait de ses pommettes, de ses sourires et de ce regard perçant. Silje est taillée dans le marbre pour une éternité que Camille trouve, quelque part, angoissante.

- I suppose your narcissisme don't stop you to tell me, how you can smell the talent on somebody ?

La garou prend des risques, s’osent à la provocation sans sourciller. Son cœur, pourtant, s’emballe sous le coup de l’adrénaline qu’elle surprend à en apprécier les saveurs. Ce soir, elle s’en fout. S’ose à flirter avec le danger quand bien même Silje n’a pas l’air d’être dans l’optique d’une confrontation. Le naturelle pousse Camille à lui tenir tête, peut-être parce qu’elle déteste cette assurance qu’elle lui étale en pleine tronche, comme si elle pouvait avoir la maitrise de tout, sur tout. Mais pas sur elle, elle ne le permettrait pas.
Son cœur se crispe à l’idée de savoir ce que penserait sa sœur aînée de ce comportement effrontée. Quelle importance ? Esther est morte, Jeanne est partie. Et quoi qu’elle lui ait dit, Camille reste persuadée qu’elle ne reviendra pas, après l’avoir abandonnée une deuxième fois.


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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Sam 11 Aoû 2018 - 21:51

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

Elle sent le goût sur sa langue, et une vague sensation de chaleur dans sa bouche — sans plus. La cigarette est une curieuse invention humaine qui la répugnerait si elle en ressentait les effets. Par chance, sa nature la rend immune à ses dégâts, et c’est tant mieux. Elle a vu la laideur des fumeurs, avec leur peau jaune et leurs dents noircies. Cela convient bien à son caractère, pourtant. Ca apporte quelque chose à son image qui lui plaît, et que l’odeur agace le garou en face d’elle n’est qu’un petit plus qui la fait sourire de satisfaction. Et bien qu’elle ne veuille pas la faire fuir, elle ne peut s’empêcher de cracher la fumée en sa direction tout de même. La réflexion de l’animal lui arrache une exclamation outrée, et elle place même sa main contre sa poitrine, son visage déformé par une vexation enfantine. « Why, you wound me. » Lui dit-elle alors, la cigarette se consumant entre ses doigts, les braises une source lumineuse supplémentaire dans la ruelle. Elle ne reste pas vexée bien longtemps, pourtant, et elle lance même un sourire amusé au garou, glissant la cigarette entre ses lèvres à nouveau. « You are fearless. How charming. » Elle hausse alors une épaule, et enchaîne avec un rire léger. « How else do you suggest I keep the smell of death off me ? »

Car l’odeur est subtile, mais impossible à manquer pour Silje. Elle ne sent pas le cadavre à proprement parlé, mais elle ne sent rien de vivant, et c’est bien trop problématique dans leur société. Que les surnaturels s’en rendent compte, ça lui importe guère ; ce qu’elle ne souhaite pas, c’est que les humains qu’elle a fréquemment en sa compagnie ne remarquent que quelque chose cloche. Alors, le parfum est l’un des attributs qu’elle ne manque pas de porter, ainsi qu’un maquillage juste assez présent pour masquer le teint cadavérique de ses joues. Sa peau blanche, il est facile de l’attribuer à ses origines Scandinaves, mais il serait impossible d’expliquer la pâleur de ses lèvres. Par chance, les vampires ne sont pas des créatures très tactiles, et ça lui épargne bien des mésaventures, avec la froideur de ses mains, difficilement naturelle. Le tout est dans l’apparence, bien sûr ; elle ne manque pas d’effleurer des peaux recouvertes, ou de serrer des mains gantées. « It’s not a problem you have, of course. You reek of life. » Et elle fait semblant de grimacer, le nez plissé ; l’odeur animale est presque déplaisante, c’est vrai, mais il y a ce délicat sous-entendu de talent, de sang qu’elle traque, et c’est presque assez pour la satisfaire.    

Son attention est bienheureusement distraite par la pochette qui lui est présentée, et sans s’en rendre compte, elle fait un pas vers le garou. Elle garde la cigarette entre les lèvres et elle attrape le précieux cargo avec des mains délicates, les yeux braqués sur l’objet. C’est presque comme si elle a oublié la présence de l’animal, tant elle est concentrée sur ce que peut contenir le carton. Elle l’ouvre, hochant distraitement la tête à ces détails qui lui sont apportés — manquant de lui répondre qu’elle le verrait bien elle-même, qu’elle n’est pas idiote — mais elle est prise par ce dessin qu’elle peut à présent contempler de tout son soûl. Elle s’écarte de l’animal, orientant la pièce sous la lumière pour l’observer plus attentivement, et elle regarde. Quelques secondes passent, des minutes peut-être, sans qu’elle ne s’en rende compte. C’est la voix du garou qui la sort de sa transe et elle relève les yeux vers elle, refermant la pochette avec lenteur. Elle ne retient pas un sourire à la provocation, et elle se redresse à nouveau, lui tendant le dessin sans commenter. « Careful, beast. You do not want that boldness to turn into disrespect. » Lâche-t-elle avec un sourire menaçant, qui affiche une bonne partie de ses dents. Prenant une dernière bouffée de sa cigarette, elle la laisse tomber au sol et l’écrase sous la pointe de son talon. « But all right, I suppose it’s only fair. » Elle fait mine de réfléchir un instant. « Well, it’s quite easy. It’s the only blood I hunt. » Dit-elle alors, faussement calme. Elle réajuste même le bouton de sa veste, la tête baisse.  

Elle peut presque sentir l’hésitation retrouver l’esprit de l’animal, et ça la fait sourire. Lorsqu’elle relève la tête, ses yeux pétillent d’amusement. « And you my dear, smell particulary talented. » Elle ne bouge pas, le regard fixé sur le visage de l’artiste, sur ces yeux bleus, avec une intensité qui porterait à croire qu’elle cherche à lire ses pensées. « And indeed you are. » Reprend-elle, baissant son attention sur cette pochette, à nouveau entre les mains du garou. « I have seen many drawings, in my years. You have an interesting eye. » Son ton se fait plus sérieux, et elle enfonce une nouvelle fois ses mains dans ses poches. « Tell me, would you consider drawing me ? Naked ? I’ll pay you, of course. » Lui demande-t-elle, l’air faussement détaché. C’est son narcissisme qui parle, bien sûr, mais elle aimerait se voir sous l’œil de cette femme. C’est aussi un moyen de comparer son talent à celui d’une centaine d’autres dessinateurs, rencontrés au fil des siècles, dont elle a gardé tous les croquis. Elle veut découvrir quelqu’un de nouveau, quelqu’un d’étonnant ; et le dessin qu’elle a vu est prometteur, mais elle sait que le garou peut probablement mieux faire. « How knows, if it’s good enough, I could even decide to expose your work. » Rajoute-elle, comme un argument final. C’est généralement suffisant.

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Dim 12 Aoû 2018 - 9:26

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Bordel ce qu’elle peut l’agacer avec ses airs faussement offensés, avec cette façon qu’elle a de la titiller, de la provoquer tout en se disant que finalement, tout ça était de bonne guerre. Camille n’a fait preuve d’aucune prudence en lui rentrant dedans de cette façon et en réalité, elle devrait la boucler. Purement et simplement. Parce que cette femme renferme bien trop de mystère pour se permettre de jouer l’effrontée et de se risquer à l’envoyer se faire foutre avec classe. Et pourtant… l’envie se fait grandissante lorsque Silje grimace en lui notifiant d’un air quasi dégoûter qu’à contrario de la vampire, Camille respire la vie.
Elle ne va pas non plus s’excuser d’être une normalité de la nature.

La botaniste laisse cette femme étudier qu’elle lui donne, tournant ce dernier à la lumière pour certainement y voir plus clair et ainsi, pouvoir jouir des moindres détails. L’occasion pour Camille de se laisser glisser vers la provocation, là où elle aurait mieux fait de simplement se taire.

- Careful, beast. You do not want that boldness to turn into disrespect.


Un grognement sourd s’échappe de sa poitrine, piquée au vif et blessée dans sa fierté.
Elle n’est pas qu’une Bête, comme si cela était vulgaire et repoussant. Et cette femme n’a aucun droit de cracher sur ce que la nature fait de mieux, alors qu’elle n’est même plus en accord avec cette dernière, prisonnière éternelle de la mort. Et malgré toute l’amertume et l’agacement que Silje lui provoque, Camille se surprend à se taire cette fois. Son instinct prend le dessus et jouer avec le feu, là, tout de suite, n’est pas la meilleure idée qu’elle puisse avoir. Quand bien même l’envie de lui manque pas.

La vampire continue de s’exprimer, après avoir écraser sa cigarette du bout du talon. Et ces derniers mots sont loin de laisser la garou indifférente. Silje sait choisir ses mots, sait lesquels il faut employer pour semer le doute chez l’autre et c’est exactement ce qu’il se produit lorsqu’elle choisit précisément l’expression « chasser ».
Chasser, dans quel sens ? Pour tuer ? Espérer lui voler son talent en aspirant son sang jusqu’à la dernière goutte ? Bordel, c’est quoi cette façon de se comporter, paraissant bienveillante pour ensuite se transformer en possible Serial Killer nocturne. Camille déglutit en silence, reste toujours sur ses gardes sans quitter du regard Silje dont les yeux brillent d’une lueur étrange. S’ensuit l’éloge, s’ensuit les compliments. La garou l’écoute encore une fois sans broncher, les lèvres résolument closes malgré son talent ainsi souligné. L’écouter lui dire qu’elle est particulièrement douée et qu’elle détonne parmi tous les artistes qu’elle a pu rencontrer durant sa longue et éternelle vie, est aussi déstabilisant que grisant. Camille n’est pas forcément de celle qui se complaise à entendre à quel point elle peut être talentueuse, douée, à part. La jeune femme est beaucoup trop humble pour cela. Mais elle doit admettre qu’il est toujours plaisant d’entendre ce genre de critique, surtout venant d’une femme si … proche de son image.

- Tell me, would you consider drawing me ? Naked ? I’ll pay you, of course.
- Excuse me ?

Cette fois la garou réagit, se redresse vivement. Ses yeux bleus s’arrondissent de surprise, hallucinant complètement la légèreté avec laquelle Silje lui demande ça, comme si elle venait lui commander quelques pâtisseries.

- How knows, if it’s good enough, I could even decide to expose your work.
- Wait, stop. It’s kindful but I don’t care for money or glory. If I draw, it’s for my pleasure

Elle n’exagère pas. Camille ne court ni après l’argent, ni après la reconnaissance. Elle ne nie pas avoir possiblement devant elle une chance inouïe de pouvoir s’épanouir dans son art et en d’autres circonstances, elle aurait pu se laisser plus facilement tenter. Mais merde, la façon d’aborder de ce vampire lui foutait clairement des bâtons dans les roues, ne la poussant pas tellement à apprécier ce qu’elle lui offre si gracieusement. Pas pour l’instant. Au contraire, Camille jongle entre la méfiance et la tentation de se laisser aller à cette situation qui n’a rien de normale. Mais ce monde l’était-il lui-même après tout ? Dans un univers où elle se métamorphosait en raccoon une fois par mois et dont le mets favori de cette femme était le sang humaine ?

Et c’est peut-être parce que tout cela est justement trop facile qu’elle peine vraiment à y croire. Disons qu’elle n’a encore jamais vu qui que ce soit aller aussi droit au but, sans passer par de détour. S’en est sincèrement déconcertant.

- God. I don’t know if all vampires are like you, but you have a real problem with socials conventions. Elle accompagne ses mots d’un geste de la tête, légèrement ahurit. This said, thank for your compliments.

Elle ne peut pas lui refuser ça. C’est bien beau de vouloir jouer les indomptés mais pas au point de se faire passer pour la connasse qu’elle n’est pas. Camille réajuste son sac en bandoulière sur l’épaule, poussant un soupire. Après tout, pourquoi pas ? Elle n’avait jamais dessiné de vampire jusqu’ici, n’avait jamais eu à faire à une personne si… caractéristique et spéciale que Silje. Certes cette femme lui faisait quelque part froid dans le dos mais la fascination qui l’habite et l’enveloppe doucement est impossible à ignorer.

- Look, I see no reason to refused to dra… Camille se fige brutalement, une bulle de souvenir venant d’éclater dans un coin de sa tête. Ses yeux s’agrandissent de surprise… Putain, comment n’avait-elle pas pu la reconnaitre plus tôt ?! Holy shit ! That’s you !

A n’en pas douter. Maintenant qu’elle la voit plus clairement depuis tout à l’heure sous ce rayon de lune, maintenant qu’elle fait face à cette stature imposante et naturellement classe, il n’y a pas le moindre doute. Un visage comme ça reste gravé, surtout pour un œil aussi expert que le sien.

- In Lysander’s living room. This paint, that’s you.


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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Lun 13 Aoû 2018 - 18:58

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

La surprise dont l’animal fait preuve est en elle-même surprenante, et Silje contemple la jeune femme avec des yeux intéressés. Le rejet de sa proposition est tout aussi choquante et elle ne sait pas bien quelle attitude adopter en retour. Personne n’a jamais rejeté son argent avant, ou pire encore, ses offres d’exposition. C’est bien ce que recherche chaque artiste, d’ordinaire : de se faire connaître. Et l’animal ne l’est pas, sinon Silje aurait été au courant de son art plus tôt — c’est bien l’un des seuls avantages de la technologie, pense-t-elle ; il devient beaucoup plus simple de se tenir informé des derniers talents. Alors cette absence d’acceptation est bien étrange ; peut-être due à la nature de garou: tout autant qu’il est difficile à Silje d’être véritablement connue — bien la seule chose qui l’a empêchée de faire une carrière en tant que soliste — le vampire se rend bien compte que l’espérance de vie élevée des garous rend l’affaire tout aussi délicate. Il n’est pas simple d’expliquer pourquoi le passage du temps n’a pas ou peu d’effet sur son corps. Ce doit bien être la seule circonstance qui fait regretter à Silje la décision de la Mascarade, et la pensée est assez forte en elle pour qu’elle en rougisse presque de honte. Evidemment, par chance, le rouge ne peut pas lui monter aux joues.

Il lui faut finalement peu de temps pour mettre un nom sur l’émotion qu’elle ressent : de la déception. Si elle se laisse y réfléchir plus longuement, il y a de la colère aussi. Ce n’est pas forcément car elle n’apprécie pas ne pas avoir ce qu’elle désire — même si c’est en partie la cause — c’est aussi et surtout parce qu’elle trouve inconcevable que l’on refuse de partager son art lorsqu’on est talentueux. C’est bien un langage que tout le monde comprend, des émotions qui n’ont pas besoin d’être nommées et qui font réfléchir toute personne qui les regarde. C’est pour cela qu’elle refuse que l’argent soit une entrave à la création de quelqu’un, ou à la diffusion de ses œuvres. Pour autant, il n’y a aucun intérêt à fonder quelqu’un que ça n’intéresse pas ; elle n’obtiendra jamais le meilleur d’eux-mêmes. Alors, elle s’apprête presque à repartir, aussi brutalement qu’elle est arrivée. Elle commence même à tourner quand la voix de l’animal l’interrompt et elle fixe sur regard sur elle avec des sourcils froncés au commentaire. Elle sait bien qu’elle a des étrangetés, et certes, peut-être que leur environnement n’aide pas à la bizarrerie de leur conversation, mais ce sont bien des arguments qui n’ont que peu de poids face à la réalité de ce qu’elle lui offre. « What, stuck in another century ? » Lui répond-elle, peut-être un peu amèrement. Son expression se fait plus sombre, alors, plus dangereuse. « Are all shapeshifters as conventional as you are ? Here I thought artists were known for the freedom of their mind. How disappointing. »    

Elle n’a pas vraiment envie de rester plus longtemps. L’excitation a été remplacée par la déception. Pourtant, elle sait qu’elle ne retrouvera pas quelqu’un avec autant de talent demain, ou même dans une semaine. Les rues de Bâton-Rouge sont nombreuses mais elles ne sont pas propices à la création — c’est bien dans les moments comme celui-ci que l’Europe, malgré toute sa décadence, lui manque profondément. Elle n’a nul doute qu’elle pourrait trouver une dizaine d’artistes prêts à sortir de leur confort personnel en entrant aux Beaux-Arts de Paris. C’est bien cela qui la fait hésiter, et qui lui permet de capter les mots de l’animal. C’est ce qu’elle veut entendre ; ou presque. L’exclamation la surprend et elle braque un regard étonné sur la blonde, bien curieuse de ce qui l’a causée. Elle ne peut qu’être un peu appréhensive, bien incapable de savoir ce qu’elle aurait pu faire pour être connue de cette femme. Son odeur lui est décidément étrangère, et elle n’a nul doute qu’elle n’a croisé ni cet animal ni l’un de ses aïeuls dans sa longue vie. Alors, le corps tendu, elle attend, sans rien dire. Peut-être aurait-elle déjà dû partir. Mais c’est bien de l’hésitation qu’elle a senti chez le garou, et elle ne veut pas rater sa chance.  

Et finalement, la réponse lui est donnée peu de temps après. Elle se détend presque instantanément, et elle se surprend même à sourire. Elle imagine difficilement que plusieurs tableaux d’elle se baladent à Bâton-Rouge, et elle conclut rapidement qu’il s’agit de la Steers-Carter. Malgré tout, elle ne peut s’empêcher de le confirmer. « Lysander Steers-Carter ? » Demande-t-elle distraitement, les yeux un peu dans le vague. Le nom lui ramène d’autres souvenirs, qui restent douloureux malgré les années. Bien sûr, elle est bien ravie de voir que la lignée a subsisté, mais elle est presque déçue de voir que la capacité de créer s’est perdue au fil du temps — quoiqu’il y a toujours cet enfant prometteur, qu’elle pourrait former à la musique ; au violon. « Yes, I knew her ancestor rather well. » C’est une histoire pour un autre jour et elle se mord presque la langue pour s’empêcher de prononcer le nom de celui qui importait vraiment, celui qui lui avait été violemment arraché. « A great painter. He did not hesitate to take what I offered him. » Elle ne perd pas le Nord, bien sûr, et elle braque alors un regard passionné sur la forme du garou. « It is not about money, or recognition, shapeshifter. It is about sharing your art with the world. Making it richer with it. Can you imagine if Picasso decided it was meant for his eyes only ? » Elle s’approche du garou, les yeux intenses, et elle s’aventure à effleurer sa pommette d’une main glacée, captant son attention. « That you do not want to makes you special. But don’t throw this away. Educate others with your gift. Make them open their minds. » Elle baisse les yeux, alors, et sépare ses doigts de la chair qui en brûlerait presque la pulpe, pour attraper la pochette qu’elle tient entre ses mains. « You have an eye. Share it with the world. Inspire others to do the same. It’ll only make it more beautiful. »  

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Mar 14 Aoû 2018 - 11:08

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Silje lui confirme le nom et prénom de sa patronne mais aussi amie… même si ces derniers jours ont été plutôt bercés de silence, voir de gêne de la part de Lysander suite aux derniers évènements. Camille ne s’est pas montrée compréhensive et encore moins patiente pour cette histoire d’âme sœur qui règne entre cette femme et sa propre sœur. Elle n’en avait pas le cœur, ni l’envie. Pas lorsqu’elle venait d’apprendre la mort d’Esther et que son cœur se trouvait brisé par cette trahison familiale.

La métamorphe n’interrompt pas la vampire lorsqu’elle lui affirme qu’elle connaissait l’ancêtre de Lysander et ce n’est plus la surprise qui marque les traits de la blonde, mais de la fascination. L’immortalité attise sa curiosité autant qu’elle l’effraie, trouvant ce non-choix angoissant au possible, à l’idée de devoir assister à la mort de tous ses proches, sans n’avoir aucun pouvoir sur ça. A moins de les transformer peut-être ? Mais là encore, c’est une idée qui lui semble abjecte. Personne n’est en droit de jouer avec la mort et encore moins la vie.
Ca ne change rien ce soir, l’esprit de Camille est capté par le récit – malheureusement bien court – de cette histoire d’ancêtre. Combien d’année avait vécu cette femme ? Elle avait dû voir passer des siècles, des générations entières, bien plus que Camille elle-même. Sa nature curieuse ne fait que s’accroitre à mesure qu’elle écoute ce timbre de voix, qu’elle scrute cette façon si droite de se tenir. Quels nombreux secrets se dissimulent derrière ces traits imperméables au temps ?

- A great painter. He did not hesitate to take what I offered him.

Elle n’est pas conne, cette petite précision lui est directement adressée suite à son refus précédent. Grand bien fasse à ce peintre d’avoir acceptée la proposition de Silje, elle n’en jugera certainement pas la décision, au contraire. La métamorphe ne doute pas une seconde de l’opportunité qu’une proposition comme celle-ci pouvait être pour beaucoup. Mais pour elle ?
Camille se redresse légèrement lorsqu’elle croise de nouveau ce regard si passionné du vampire. C’est indéniable, l’art lui inspire un tas de chose qu’elle se trouve incapable de traduire et elle doute un peu moins de ses chasses aux talents. Quant bien même la tentative d’approche reste sérieusement à revoir…
Avec les années, Silje a certainement dû revoir, moduler et améliorer son discours puisque les mots qui franchissent ses lèvres fines réussissent à toucher Camille, suffisamment pour capter son intérêt et son attention. Elle a bien compris que la vampire n’avait pas non plus une patience d’or a essayer de convaincre une jeune femme qu’elle ne connaissait même pas à accepter de lui offrir son art, au moins pour se rendre réellement compte de son talent. Pour preuve, la vampire a faillit lui échapper et ça aurait peut-être été le cas si Couvillier n’avait pas manifester un semblant d’acceptation. Impossible de savoir si elle passerait réellement à côté d’une quelconque chance lorsque l’art n’était pour vous qu’un hobbie. Sa vraie passion se tournait vers les plantes dont elle prenait grand soin, de la nature au sens large du terme… Le dessin était son expression à elle, presque intime. Son moment, sa bulle… Alors l’idée de l’exposer au reste du monde était presque bien trop flippante pour faire avancer Camille dans le même sens que Silje.
Mais elle a, quelque part, raison.

Et si Picasso avait décidé tout comme elle de garder ça pour lui ? Et Michel-Ange ? Aurait-on eu l’occasion de pouvoir un jour scruter ces détails si parfaits que représentait ces immenses fresques au plafond d’une église italienne ?
Elle n’a aucunement la prétention de se penser aussi bon qu’eux… Bordel, non. Elle était à des années lumières de leur talent.
Le contact du vampire sur sa joue la fait brusquement frissonnée. Sa main est glacée… comme la mort, contrastant brusquement avec la peau naturellement un peu plus chaude que la moyenne de Camille. Cette dernière ne recule pourtant pas, reste bien à sa place sans baisser les yeux. Elle ne doute pas une seconde qu’avec ce regard intense, perçant et cet accent séduisant, Silje doit attraper à peu près qui elle veut dans sa toile.
Rien à voir avec ce que lui avait éveiller Allegra en effleurant simplement ses tempes… Et la métamorphe se fustige aussitôt de penser à la rousse qui lui crevait un peu plus le cœur de jour en jour.

-  That you do not want to makes you special. But don’t throw this away. Educate others with your gift. Make them open their minds. You have an eye. Share it with the world. Inspire others to do the same. It’ll only make it more beautiful.

Habituellement, ce contact aurait pu être repoussant à ses yeux… mais ce soir, Camille s’ouvre à tous les possibles. Visiblement. Parce que sa vie est à chier, un véritable trou noir d’emmerde entre une sœur morte, une autre partie et une âme sœur qui refuse en bloc de reconnaitre votre existence. Mais au-delà de tout ce qui pourrait aujourd’hui mettre Camille a mal, il y a ces mots que la vampire prononce et qu’elle trouve étrangement incroyablement juste.
La métamorphe se surprend à imaginer ouvrir le cœur de ceux qui se pensent si inutiles, qui se pensent sans aucun talent. Elle s’imagine ouvrir les yeux de ceux qui ne voient rien de leur talent, qui ne le soupçonne même pas, à les pousser à se donner envie d’essayer d’esquisser un trait, de mélanger des couleurs, de tester des matières jusqu’à faire éclore un nouveau talent. Un bien être. Un moyen de s’exprimer qui, peut-être, pourrait sauver quelques âmes comme le dessin avait pu sauver la sienne parfois.
Vision si poétique pour une réalité bien plus dure.

- I'm not sure I have the talent for that, Silje.  

Elle n’a aucune prétention dans la voix, elle ne cherche pas non plus les mérites ou les mots rassurants qui la pousserait à croire le contraire. Non, Camille pense sincèrement qu’elle ne mérite pas AUTANT de considération de la part d’une chasseuse de talent – une chasseuse tout court, ouais – et que quelqu’un, à Bâtons-Rouge mériterait certainement bien plus qu’elle tous les efforts que Silje entreprend pour lui faire entendre raison.

- Not to inspire someone or even to make them want to draw.

Elle sait dessiner, elle le sait. Elle sait exprimer des choses que d’autres ne réussissent pas, par des traits. Des couleurs. Des formes. De façon parfois moderne, parfois ancienne, s’essayant à plusieurs techniques pour trouver sa propre touche, sa propre pate comme on dit.
Mais son talent n’est certainement pas suffisant pour enchanter les yeux et les cœurs. L’artiste a toujours bien du mal à percevoir ses propres facultés. C’est bien ce qui le pousse à se remettre constamment en question et à faire toujours mieux que la veille, non ?
Camille pousse un soupire presque silencieux, signe de consentement. Après tout, pourquoi pas ? Cette femme l’intrigue outre mesure et elle a sincèrement besoin de se changer les idées.

- But the best way to make you understand is to show you, i guess.

Un bref sourire étire ses lèvres. Au moins, ça lui changera de ses dessins aux tons de braises, d’une chevelure rousse en cascade.

- The only « studio » I have for drawing nude, is in the school. Or in my house, eventually.  You want to do this…
Au fur et à mesure de ses mots, Camille capte le regard déterminé de Silje, ralenti la cadence, avant d’achever dans un soupire résigner. … Now. Of course. I should have known…  

Bien évidemment. Vu la détermination qu’elle manifeste depuis le début de la conversation, le contraire aurait été surprenant.

- You’re really impatient for someone who has eternity in front of them.

Et cette fois ça n’est pas de la provocation.
Bon ok, juste un peu mais ça reste malgré tout une taquinerie que Camille ose, sans crainte.

- Alright. At this point, I have nothing to lose. Where do you want to do this ?  

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Mar 14 Aoû 2018 - 13:26

Camille
&
Silje
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Elle sent le combat presque remporté. Elle peut le voir sur le visage du garou, elle peut le lire dans ses yeux. La graine de la tentation est plantée, malgré les vagues tentatives de rejet qu’elle essaie encore de proférer. C’est bien inutile, et Silje ne l’écoute d’ailleurs qu’à moitié. Elle n’a pas de temps à perdre sur les insécurités de l’artiste, pas encore. Elle a ferré le poisson, il ne manque plus qu’elle parvienne à le ramener à bord. Une fois que la jeune femme sera définitivement entre ses griffes, alors elle s’arrangera pour lui faire comprendre qu’elle a le talent suffisant pour avoir ces ambitions-là. Parfois, il suffit tout simplement d’essayer pour faire avancer la cause humaine. Le plus difficile sera d’éviter d’effrayer l’animal. Elle peut déjà deviner que la présenter à trop de monde trop vite ne fera que lui faire prendre ses jambes à son cou. C’est bien la dernière chose qu’elle souhaite. Tant pis, elle la gardera dans l’ombre aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à réussir à la rendre assez à l’aise avec leur monde bien rempli. Et il y a bien autre chose qui l’attire comme un papillon à une étoile, ces émotions chaotiques qu’elle peut presque sentir, qu’elle peut lire dans ses yeux. C’est bien trop tôt pour retourner dans ses travers — d’autant qu’elle ne sait si l’esprit du garou sera particulièrement influençable — mais elle ne peut s’empêcher d’espérer pouvoir jouer juste un peu avec ses émotions, pour voir ce qu’elle est capable de créer.

Elle voudrait balayer ses inquiétudes d’une main, mais c’est un peu insensible, et ce n’est pas l’image qu’elle veut projeter. Elle est bien persuadée que le garou se sous-estime, mais il est inutile de chercher à la convaincre du contraire — il faut lui montrer, plutôt, qu’elle a tort. Ca viendra, bien sûr. La guerre n’est pas remportée, pas tant que l’animal n’est pas capable de détacher son envie personnelle du besoin (du devoir, d’après Silje) de créer et de partager ses créations. Alors, elle sourit simplement, et hoche la tête sagement à l’observation de la blonde. « I suppose I’ll have to show you how wrong you are, then. » Le challenge est accepté et ses yeux pétilles d’excitation. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de faire admettre à un artiste tout le potentiel qu’il a vraiment. Silje ne bouge pas, cependant, et reste plantée devant l’animal, comme une statue. Bien rapidement, le garou réalise la raison de son intensité encore présente, et elle ne peut retenir un sourire en entendant le train de pensée prononcé à voix haute. Elle hoche la tête, alors, et enfonce ses mains dans ses poches, prenant une pause faussement détendue.  

Elle est pressée sans l’être, à vrai dire. Et si la réflexion de l’animal est véridique, elle lui arrache un rire et un haussement d’épaules. « Ah, yes. That may be true. However, you are not immortal. » Il est vrai qu’une heure passe aussi vite qu’une décennie, pour Silje, mais elle est bien consciente que ce n’est pas le cas des autres êtres peuplant leur terre. Elle sait bien que dans deux siècles, il ne lui restera du garou plus que les esquisses de ses dessins, et ses souvenirs. Ca l’attriste juste un peu, bien sûr, et elle cache ces sentiments sous une couche de glace, camouflée d’un sourire ; elle se persuade que c’est l’art, qui l’intéresse, l’art lui éternel, contrairement à l’éphémère métamorphe. Le côté presque insolent de sa vis-à-vis est un bonus plaisant, mais ce n’est pas ce qui l’intéresse — elle s’en convainc toujours sans trop de difficulté. « Perfect. You won’t regret it. » Elle est parfaitement certaine de ses mots, et ils ont un ton de finalité clair. Elle s’écarte d’un pas, vers l’ombre de la ruelle. « My house, if you will ? » Ce n’est pas vraiment une question. L’aube est encore lointaine mais elle sait combien de temps peut durer un portrait — elle n’a pas envie de se faire interrompre, encore moins surprendre par le lever du jour.  

Elle s’efface un peu plus dans l’ombre, tournant les talons, sens concentrés sur le garou. Il lui semble percevoir un moment d’hésitation, mais bien vite l’animal s’élance à sa suite. Silje ralentit juste assez le pas pour que la blonde puisse revenir à sa hauteur, et elle lie alors son bras au sien, accrochant ses doigts au coude de l’animal. « You never told me your name. » Réalise-t-elle soudainement, et elle tourne la tête pour offrir un sourire à la jeune femme, les guidant sans difficulté à travers les rues encore bien remplies du vieux quartier. A nouveau, les odeurs lui remplissent le nez et elle ferme les yeux un instant pour les savourer. « Have you ever tasted this ? » Lui demande-t-elle curieusement, rouvrant les yeux pour lui indiquer une étale du doigt. Le mélange d’épices donne une couleur rosée au plat, et fut-elle humaine, elle aurait sûrement aimé goûter. « I can barely remember the taste of food. » Les souvenirs sont lointains, bien sûr. Elle se souvient de la texture du poisson contre sa langue, mais serait aujourd’hui bien incapable d’en décrire les saveurs. Elle ne le regrette pas forcément. C’est bien la curiosité qui lui fait regarder la nourriture humaine, et non pas l’envie. « Oh, this is us. »  

Elle désigne son cabriolet rouge, proprement garé au coin de la rue. Elle libère alors le bras de l’animal, et l’invite à monter dans la voiture, alors qu’elle se glisse elle-même derrière le volant. « Buckle-up. » Lui dit-elle, à moitié sérieusement. Extirpant les clefs de sa poche, elle met le contact, et triture un instant sa radio. Elle jette un sourire à Camille, et insère le véhicule dans le trafic de Bâton-Rouge, alors que la Traviata retentit juste assez fort pour se faire entendre par-dessus le moteur. Les rues sont assez vides pour qu’elle puisse traverser la ville sans trop de difficultés. Elle fredonne l’air distraitement, d’ailleurs bien incapable de chanter comme ces gens, et observe les alentours parfois plus qu’elle ne regarde la route. Finalement, elles débouchent dans une grande allée, aux limites de la ville, et le nombre de maisons diminue alors qu’elles s’éloignent de Bâton-Rouge. Peut-être cinq minutes plus tard, elle s’arrête devant de grandes grilles en fer forgé, et elle présente son pouce au lecteur placé côté conducteur. Les grilles s’ouvrent après un instant et elle remonte alors la grande allée menant à une maison coloniale parfaitement entretenue. Elle gare l’Alpha sous le porche et éteint la radio lorsque le morceau se termine. « All right. Oh, beware of the dogs. »

Elle n’a pas plus vite dit ces mots que les chiens surgissent au coin de la maison et elle s’extirpe de la voiture plus rapidement qu’un humain serait capable de le faire. Elle accueille les deux chiens de garde avec un froncement de sourcils. « Circée. Minerva. » Dit-elle d’une voix sévère, et les aboiements cessent immédiatement. Elle caresse chaque doberman un instant, et place un baiser sur chacun de leur museau, avant de se tourner vers le garou avec un léger sourire. « They’re more bark than bite, don’t worry. Well, if you’re with me. Don’t come on your own. » Elle garde les chiens près d’elle un instant avant de les relâcher, et elle les observe d’un œil attentif alors que les deux viennent renifler Camille. Elles semblent satisfaites de l’odeur du garou puisqu’elles s’écartent après quelques instants et repartent à leur poste sans attendre. « Come on. » Elle pivote alors et se dirige vers la maison, s’arrêtant devant la porte. Elle place son pouce sur la serrure biométrique, attendant un instant que l’analyse veineuse se face, puis elle présente son œil gauche à la même serrure. La sécurité pourrait paraître un peu exagérée, mais elle a bien des trésors inestimables dans la bâtisse. Après quelques secondes, la porte se déverrouille, et elle invite alors Camille à l’intérieur, se glissant à sa suite dans la maison. Les lumières s’allument d’un claquement de doigt, et elle s’adosse à la porte pour la refermer, rouvant le bouton de sa veste. « Can I get you something to drink ? And please, feel free to look around. » Il y a une sculpture dans l’entrée, un buste d’elle-même taillé dans le marbre, portant la griffe de Michel-Ange. Un peu plus loin se trouve un mélange de Renaissance et d’art moderne, des pièces semblant recouvrir tous les murs, sans pour autant étouffer les pièces. Les plus vieilles pièces sont sous verre, jusqu’au violon qui trône au milieu du salon sous une cloche.

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Ven 17 Aoû 2018 - 18:22

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Serait-ce une sorte de compétition qui démarre sous leurs yeux ? La quête pour savoir qui aura raison dans ce début d’histoire plus qu’étrange et inattendu aux yeux de Camille. L’interaction qu’elle manifeste avec Silje lui est surprenant et surtout inhabituelle. Si elle avait dû s’imaginer tenir un brin de discussion avec un vampire, elle ne se serait jamais imaginé cette chasse au talent. Et ce qui pousse ainsi la garou a abdiquée sont aussi bien les mots de Silje que ce creux béant au fond de sa poitrine. Ce besoin de provoquer un quelque chose qui pourrait peut-être la combler, ne serait-ce qu’une heure, presque avide de ne plus se sentir si vivante qu’elle ne l’était, quelques jours plus tôt.

Camille n’est pas certaine qu’elle ne le regrettera pas malgré la certitude du vampire.
Son visage marque la surprise, son corps, un temps d’arrêt. Sa maison ? Son instinct lui souffle de ne surtout pas faire cette connerie pour la simple et bonne raison qu’elle ne la connait pas, que ses intentions ne sont pas vérifiées et que cette proposition d’exposer son art n’est peut-être qu’une foutue entourloupe pour mieux lui éclater la nuque et lui arracher les membres.
En somme, le danger est présent, rôde autour de cette femme qu’elle ne connait pas. Camille jette un œil sur le côté, hésite une seconde. Et pourquoi pas ? Flirter avec le danger, l’indécis, l’imprévu. Flirter avec autre chose que cette masse sombre qui lui écrase les épaules sous la forme d’un spectre dont elle ne verra plus jamais le sourire, avec autre chose que l’absence de ce brasier qu’elle ne reverra probablement plus jamais et qui lui crève le cœur.
Une seconde d’hésitation, donc. Avant de tendre la main vers un possible danger.

Camille n’a aucun mal à la rattraper pour revenir à sa hauteur sans avoir prononcer le moindre mot, lèvres scellées. Un frisson glacée la traverse lorsque son bras s’empare du sien, doigts tenant son coude. Elle capte ce regard légèrement tombant qui n’en reste pas moins pétillant d’une lueur satisfaite.

- Camille.

Effectivement, avec tout cela elle en a oublié d’elle-même se présenter. L’odeur des rues enivres à présent ses sens, bien loin de la ruelle où elles étaient, mélange de nourriture et de café, de cigarette – bien moins agréables – et de de bière, d’alcool.

- Have you ever tasted this ?
- Yes. Many times.
- I can barely remember the taste of food.

Beaucoup lorgne sur l’immortalité, sur cette possibilité de voir le monde au travers les âges. Mais à quel prix ? Celui de ne plus connaitre les plaisirs simples d’une vie ? Camille préfèrerait accueillir la mort lorsque le temps sera venu plutôt que de vendre son âme pour l’éternité. Elle préfèrerait avoir le goût de la vie plutôt que celui de l’éternel mort. De se dire que Silje ne pourra plus jamais sentir la saveur d’un plat, d’une boisson… elle trouve ça d’une incroyable tristesse. Qu’en est-il du reste de leur vie ? Elle se dit tout cela en montant dans la cabriolet rouge – brillante à souhaite, comme neuve et la métaphore ne doute pas un instant avec quel grand soin Silje traite cette bagnole -.

- Buckle-up.
- God I know, i’m not a child Silje.

Quoi qu’à ses yeux, ça doit être le cas. Tout dépend de l’âge qu’a la vampire.
La radio s’élance et les violons s’élèvent pour un prélude des plus magnifiques, doux, avant d’entamer un rythme un peu plus dansant. C’est en silence que Camille fait le trajet, le cœur battant mais surtout l’esprit focalisé sur cet être si particulier à ses côtés. Au-delà de sa nature, Silje détonne avec cet environnement qui les entoure. Femme hors du temps, comportement décalé, elle a quelque chose de touchant à la regarder siffloter distraitement cet air qu’elle connait visiblement par cœur.
La Traviata, si Camille ne se trompe pas.

La voiture file, fluide, aux travers les rues qui se vident un peu plus au fur et à mesure qu’elles s’éloignent du cœur de Dowtown. L’allée s’élargit, les habitations disparaissent, comme si le monde s’éloignait. L’instant est aussi étrange qu’apaisant. Hors du temps, la coupant de tout ce qui avait pu chambouler son existence, Camille trouverait presque une paix en voyant le paysage défilé sous ses yeux, avec des airs, cette fois, de Carmen. L’odeur de l’habitacle imprègne ses sens, légère et douce, et cette fois elle prend note de toute la délicatesse du parfum de Silje. Il n’est ni fruité, ni sucré. Quelque chose de plus musqué, d’agréable. Presque entêtant.
Il ne faut que quelques minutes à Silje pour arriver devant une énorme porte en métal qui s’ouvre d’une pression sur un bouton et Camille ne manque pas l’immense bâtisse qui se trouve à quelques mètres de là. Véritable manoir aux colonnes blanches, sortie d’une toute autre époque, l’habitat impressionne par cette stature droite, caractérielle et à bien y réfléchir, la garou aurait difficilement pu imaginer Silje ailleurs que dans ce genre de demeure.
Elle ne loupe pas la prévention concernant les deux chiens mais à peine eut-elle finit sa phrase que les dobermans sont déjà là, à l’affut. Camille reste figé, ne ressent pas l’ombre d’une peur. Les animaux, elle les connait et si elle ne les craint pas de part sa nature et sa connexion à tout ce monde, elle n’en sous-estime pas pour autant les réactions. Circée et Minerva – puisque c’est ainsi qu’elles s’appellent – accueillent docilement cette affection de la part de Silje. Là encore, le geste semble ne pas lui appartenir tant il détonne de cette personne tantôt froide, tantôt chaleureuse.

L’avertissement de Silje la fait sourire. Que ces chiens soient les siens ne changent rien au fait qu’il serait étonnant qu’ils ne la sentent pas, ne l’apprécient pas. Son Auspice parle de lui-même et c’est avec un large sourire qu’elle accueille les quelques reniflements avant que Circée et Minerva ne se détournent, satisfaites de n’y sentir aucun danger. Elle finit par suivre la vampire jusque devant la porte où là encore, Camille est sidérée.
Tout d’abord le pouce passe sous le rayon analytique des empreintes digitales. S’ensuit son œil, devant le même scanner et ce n’est seulement qu’après cela que la porte daigne se déverrouiller. C’est à se demander si toutes ces manières ne sont pas exagérées…

- Holy shit…

Un soupire d’extase franchit ses lèvres face à la beauté du lieu. Et ça n’est pas pour son esthétique que ses yeux bleus s’ouvrent ainsi en grand, laissant place à une étincelle de merveille.
Le buste d’une femme est placé là, dans l’entrée. Un buste d’une grâce et d’une beauté qui lui coupe le souffle. Sa sensibilité s’exacerbe subitement devant quelque chose d’aussi pur et son regard n’a pas terminé d’être abreuvé de sublime. Elle n’entend pas les paroles de Silje qui lui sont adressées, son attention focalisée sur ce qu’elle voit devant elle, par dizaine. Vingtaine. Œuvre d’art en tout genre, tableaux, sculptures, objets qu’elle devine ainsi authentique. Certaines pièces sont sous verre, précieusement posées sur des écrins noirs de velours et Camille avance d’un pas délicat vers cette cloche transparente où réside un violon intact.

- I understand better all this security. All they rooms like that ?

Elle en est certaine, c’est presque une évidence.
Silje ne mentait pas sur son statut de chasseuse de talent mais Camille ne se serait pas attendue à une collection pareille. Aussi impressionnante.

- Oh my god… Camille s’approche presque émue devant l’œuvre. Là, ce tableau sur le pan de mur de droite. Ca n’est rien de ce qu’elle a connue jusqu’ici, une peinture qu’elle n’a jamais vue … mais jamais elle ne pourrait manquer cette empreinte artistique. That’s you. Make by Frida Kahlo.

Elle n’arrive pas à y croire. N’arrive pas à réaliser que Silje a eu la chance de rencontrer l’artiste. Pire encore – ou mieux -, de réussir à obtenir un portrait fait par cette femme que Camille admire. Œuvres particulières, brisant toutes les conventions d’une époque, une histoire puissante, aussi violente que magnifique, Frida est un emblème. Et le visage du vampire s’est vu peindre ses traits par cette légende.

- You have had luck to meet her…

Une chance inestimée. Mais bien moindre que celle d’avoir eu le privilège insensé de se faire peindre par ce talent merveilleux qui est celui de Frida. Camille a bien du mal à se détacher de ces couleurs vives, de ce visage caractériel qui ne perd malgré tout pas cette beauté si particulière de Silje. Elle prend seulement conscience à quel point son cœur bat vite d’assister à ça et surtout, de comprendre par extension, que la vampire possède uniquement des œuvres uniques, introuvables ailleurs sur cette planète. Ainsi, Camille reconnait la griffe de Da Vinci sur un mur, celle de Picasso sur un autre et elle ne manque pas cette œuvre miniature et ovale. Teerlinc à n’en pas doutée. Camille ne possède pas les connaissances nécessaires pour réussir à trouver chaque artiste de chaque œuvre mais ce qu’elle voit lui suffit pour être émerveiller comme une enfant de dix ans.

- Whom does that violon belong to ?

Sa curiosité est vive, ressentant un besoin avide de savoir, connaitre, voir. Absolument tout, chaque objet de cette pièce et en vue de la taille de la maison, elle ne doute pas un instant qu’elle doit regorger de trésors qu’elle ne soupçonne même pas. Son regard affuté détail l’instrument de musique. Malgré l’ancienneté de l’objet, ce dernier est intact, brillant sous la lumière des lustres de cette pièce qui recèle bien plus de trésors que nulle part ailleurs.
Camille en oublie ses doutes, ses craintes, avide d'explorer l'ensemble de cette maison.

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→ ERRANCE : Elle se trouve généralement chez elle, sauf lorsqu'il lui faut être à l'Elysium, qu'elle a d'ordinaire l'habitude d'éviter.
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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Dim 19 Aoû 2018 - 17:58

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

Sa question reste sans réponse, mais elle ne s’en offusque pas. Elle sait que ce que c’est que d’être totalement pris par ce qui nous entoure, et bien sûr, elle ne peut pas blâmer Camille. Il lui semble bien que l’animal a quand même une certaine culture artistique, et elle ne doute pas de sa capacité à reconnaître la plupart des œuvres qui sont entreposées chez elle. Bien sûr, ce serait plutôt comme découvrir que l’Atlantide existe et recèle de trésors. Toutes les toiles, toutes les sculptures, n’existent pas aux yeux du grand public. Evidemment, il lui serait difficile d’expliquer autrement comment elle les a acquises. Par chance, sa compagnie d’assurance est une entreprise dirigée par des vampires — elle n’est pas la seule immortelle possédant chez elle des œuvres inestimables. Elle traque alors l’avancée de Camille d’une oreille distraite, alors qu’elle ouvre son frigo pour attraper une bouteille en verre opaque. Elle récupère également une bière — il lui semble que le garou n’est pas forcément assez sophistiqué pour boire autre chose, et elle ne va pas ouvrir une bouteille de vin pour une seule personne. Les posant sur le comptoir, elle attrape deux verres, et verse dans chacun quelques centilitres du breuvage. Le sang remplit rapidement la moitié de son ballon de vin rouge et elle en salive d’avance.

La voix de Camille lui parvient alors qu’elle replace sa bouteille au frigo, et elle attrape alors les deux verres pour la rejoindre dans un coin du salon. « Mmh, yes, although I ran out of room. » Elle sourit et tend le verre rempli de bière à l’animal, essayant de ne pas plisser le nez lorsque l’odeur de houblon parvient à ses narines. « Here. I know it doesn’t do much for you, but I’ve been told it tastes nice ? » Elle a l’air un peu sceptique, mais elle hausse une épaule. Elle détourne son regard vers la toile qui a attiré l’attention de Camille, et elle acquiesce d’un bruit à sa question rhétorique. Elle trempe ses lèvres dans son verre, alors, et ferme les yeux un instant pour savourer la délicatesse du liquide qui glisse contre sa langue. Elle en gémirait presque. Ses canines s’allongent juste un peu, et elle en reprend rapidement une deuxième, qui semble lui réchauffer tout le corps. Finalement consciente de son propre silence, elle rouvre les yeux et les pose sur Camille, se léchant les lèvres distraitement. [color=#990033] « Yes, she was quite remarkable for a human. » Elle s’approche du garou, se plaçant juste derrière elle, à sa droite. Ses yeux glissent sur ce tableau qu’elle connaît par cœur, et elle ne peut retenir un sourire. « Her blood wasn’t like anything I had ever tasted before. Oh, I still think about it sometimes. » Ses yeux deviennent rêveurs, un instant, alors qu’elle se remémore parfaitement les nuances de ce sang mexicain.

Elle se détourne alors, reprenant une gorgée de ce sang bien agréable au demeurant. Les Corleones ont encore montré leur talent. Elle peut presque goûter le désespoir de cet artiste russe. C’est une saveur qui est restée étrangement âgée, et elle aurait pu jurer que le généreux donneur a vécu au XIXe siècle. Par chance, il est entièrement vide de drogues, ce qui a peut-être toujours été rare chez les artistes, et d’autant plus qu’elle sait par Amalia que ce charmant garçon est bipolaire. Ah, il est bien loin des meilleurs qu’elle a eu l’occasion de goûter, mais il est absolument suffisant pour la sustenter. Après le plaisir initial de la première gorgée, elle est parvenue à rétracter ses crocs. Il ne serait pas de bon ton d’effrayer son invitée alors même qu’elle lui a ouvert les portes de la caverne d’Ali-Baba. Son attention est d’ailleurs à nouveau attirée sur cette dernière, et elle se fige un instant en entendant la question. Ses yeux se placent d’eux-mêmes sur le violon entreposé dans son écrin de glace, et elle inspire, bien inutilement. « It belonged to Vivaldi. » Lui dit-elle après un court moment, le ton faussement détaché, qui jure bien avec le regard qu’elle pose encore sur l’objet. Elle refuse de se perdre dans la contemplation de la pièce de bois, comme elle a souvent l’habitude de le faire, et à la place elle se concentre sur ce cœur bien vivant qu’elle entend battre près d’elle. Il n’est en rien similaire à celui de son vieil amant, et c’est assez pour la garder hors de ses souvenirs. « Mmh. Follow me. »

Après un dernier regard qui s’attarde, elle se détourne de l’œuvre de lutherie pour fixer ses yeux sur Camille. Elle lui lance un sourire et continue alors son chemin à travers la maison, jusqu’aux grands escaliers de marbre qui mènent au premier étage. Là encore, de nombreuses pièces sont entreposées dans le plus grand soin. Elle monte les escaliers et guide Camille vers une chambre immense. Elle n’est que peu utilisée — qu’avec les vivants, dirait-elle avec humour — mais le lit est quand même recouvert de draps et a le nombre de coussins approprié. Il y a également une liseuse contre un mur, un canapé placé derrière une petite table basse et un fauteuil placé devant une toiletteuse. Le mobilier, à l’image du reste de la maison, est en style colonial. Les portes de sa penderie sont encore ouvertes et elle dépose son verre encore bien rempli sur un dessous de verre, avant de s’y glisser. « Please, sit ! » Elle se déchausse en soupirant, défait sa cravate et la replie avant de la placer sur un meuble, puis elle détache sa veste et la remet sur un cintre. C’est au tour de la chemise, qu’elle enlève et jette dans un panier, puis le pantalon qui se retrouve à son tour sur un cintre. Enfin, elle récupère ses talons et les replace sur leur étagère. Il ne lui reste plus qu’à se défaire de la culotte en dentelle qui recouvre son intimité, et elle se glisse en dehors de la penderie, un sourire aux lèvres alors qu’elle s’appuie légèrement contre le mur. Camille lui tourne encore le dos ; plus pour longtemps. « So, how do you want me ? » Le sous-entendu est sexuel mais son désir est tout autre. Elle expose sa nudité aux yeux du garou sans gêne, le corps figé dans le marbre depuis des siècles. Il garde la trace de sa vie humaine, et la peau d’albâtre serait presque parfaite si ce n’est pour les cicatrices qui sont visibles çà et là. « I’m quite flexible. » Rajoute-elle avec un sourire.

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Dim 2 Sep 2018 - 13:48

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Cette femme est aussi agaçante que passionnante. Passant de cette façon d’être condescendante à celle d’intriguer n’importe quel esprit de par son incroyable vécue. Et Camille n’a de cesse d’être émerveiller dans cette pièce qui, à elle seule, vaut une sacrée richesse. La valeur de l’argent lui importe peu, elle parle surtout de valeur culturelle, n’ose même pas imaginer le visage des plus aguerris s’ils avaient la possibilité de poser leurs yeux sur toutes ces œuvres d’arts méconnues. Celle de Frida est certainement ce qui émue le plus Camille qui a encore du mal à réaliser la chance qu’a eu Silje de la fréquenter… et de boire son sang.
Mordre et boire un humain est l’équivalent d’un orgasme chez l’Homme. C’est tout du moins ce que lui a raconté un jour Ephrem lorsque la jeune garou s’est demandé si un mort pouvait avoir un rapport sexuel. Silje a donc couchée avec Frida. Rien que ça. Bordel. En même temps, l’artiste était l’une de ces personnalités si ouvertes sur le monde que ça n’est pas si étonnant que ça mais ce qui intrigue bien plus Camille, c’est de se demander combien de personne comme elle Silje a pu rencontrer, toucher, connaitre intimement. C’est presque une fascination déplacée, perverse que de se poser la question mais elle n’en ressent pourtant aucune honte. Les vampires l’ont toujours fasciné autant qu’ils lui collent des frissons dans le dos avec cette immortalité contre nature.
Après avoir lorgné sur ce tableau plus que précieux, d’une beauté et d’une vivacité incroyable, Camille s’attarde sur le violon qui orne la pièce, sous cette cloche de verre… Vivaldi. La jeune femme se redresse, avec des yeux ronds. Comment pouvait-elle avoir LA pièce du grand musicien en sa possession ? Son cœur s’emballe à la fois de curiosité et d’excitation, Camille se retrouvant dans la peau d’une enfant de dix ans qui meurt d’envie d’accabler la vampire de mille questions. Elle tient pourtant sa langue, se contente d’ouvrir grand les yeux, oubliant presque les rancœurs et les douleurs pour se perdre dans l’art qui orne cette pièce, suivant Silje sans broncher. Elle veut tout explorer de cette bâtisse, tout. Chaque pièce, chaque tableau, se perdre dans la contemplation de ces œuvres d’arts unique, à se demander si elle aussi réussira un jour à atteindre le même niveau que tous ces talents. Et c’est finalement ce qu’elle fait alors qu’elle grimpe ces escaliers de marbre, observant les autres pièces qui ornent les murs, le sol, jusqu’à pénétrer dans une chambre immense. Bien plus grande que son propre salon.

Un lit king size est planté là, recouvert de coussin qui donnerait presque l’envie de s’y plonger tête la première, un canapé, une table basse, penderie, coiffeuse … la pièce à elle seule était impressionnante presque déstabilisante. A l’image de Silje qui l’invite à s’assoir.
Camille s’installe sur le canapé, dépose son sac sur le sol avant d’en sortir son matériel. Sa réticence s’est évaporée à la seconde où elle a pu avoir l’occasion – et certainement la chance – d’observer toutes ces œuvres autour d’elle. L’art appelle l’art et les doigts de Camille crépiteraient presque d’impatience de pouvoir s’exprimer sur le papier blanc qu’elle dispose sur la table. Un élan de motivation lui prend aux tripes, au cœur, donner par le tableau de Frida, la présence du violon de Vivaldi. Autant d’artiste inspirant, faisant naitre cette flamme au creux de la jeune femme. Elle perd la notion du temps, concentré sur ce qu’elle est entrain d’installer, tirant légèrement la table pour se donner plus de place, dos à la penderie, ne prêtant pour le moment pas une seule seconde d’attention à Silje qui, pourtant finit par se manifester.  

- So, how do you want me ?

Camille se tourne et manifeste un léger mouvement de recule avant de se figer, son regard résolument attirer vers cette peau blafarde, sculpté dans le marbre, dans une perfection étrange et intemporelle. Chaque courbe semble avoir été dessinées avec une précision d’orfèvre, enchanteresse et quand bien même il ne détrône pas pour elle le corps chaud d’Allegra, Silje n’en reste pas moins sublime. Bien suffisamment pour emballer le rythme cardiaque de Camille qui pourrait presque rougir face à cette soudaine nudité mais surtout pour les quelques mots du vampire, lancée avec naturelle, avec une consonnance sexuelle désarçonnant.

- … What do you mean ?

Sa voix se fait moins assurée, presque incertaine d’avoir vraiment compris ce qu’elle lui balance comme ça, lui précisant qu’elle reste flexible. Son esprit se détourne avant de revenir brusquement à la réalité, tandis que Silje attend toujours face à elle, dans l’attente d’instruction de la part du garou.

- Oh. The draw, yes. Hm. La jeune femme se redresse, glisse une main dans ses cheveux, sourire embarrasser sur les lèvres d’avoir pu imaginer autre chose que cette séance de nu, l’espace d’une seconde. Come here. Camille l’invite à se diriger vers la fenêtre où la lune éclaire une partie de la pièce et que l’artiste veut, ce sont ces mêmes rayons sur la peau d’albâtre du vampire. Un contraste noir et blanc, grisâtre, mettant en valeur la courbe douce et voluptueuse de sa poitrine, harmonisant celle de ses reins. Elle veut retranscrire toute la sensualité que cette femme dégage. Elle lui donne les indications pour la position à adopter et c’est comme une seconde nature chez elle. Quelques mots suffisent pour la voir s’imprégner de toute l’aura que Camille cherche, d’adopter CE regard qu’elle veut capturer en quelques coups de crayons et la jeune femme a rarement vu un instant si beau. Une véritable contemplation débute avant qu’un « Perfect » ne s’échappe d’entre ses lèvres, bien que maladroit. La nudité ne l’a jamais gênée et ce n’est pas ce qui la perturbe silencieusement, c’est plutôt le regard qui accompagne cette mise à nu.

Le garou revient à sa place, s’empare de son matériel et le regard s’affute, se pose, analyse. La mine se pose et glisse sur l’espace blanc, retranscrit les courbes sans difficulté et avec une application toute particulière. Camille a sa façon bien à elle d’interprété la beauté, le sublime et elle s’y attèle avec une nouvelle passion, une nouvelle flamme peut-être. Elle revoit le tableau de Frida et se demande où cette femme piochait ce talent si particulier, si vif, si beau. Camille n’a clairement pas la prétention d’être aussi douée, elle est bien loin de cette idole. Mais peut-être qu’un jour, elle aussi y parviendra. Et c’est en esquissant les seins de Silje qu’elle comprend tout le sens des mots du vampire. Si Frida n’avait pas décidé d’exposer ses œuvres, si elle s’était jugée bien trop peu expérimenté pour peindre cette même femme que Camille dessine, en serait-elle là ? parce que ce soir, elle lui donne envie. D’esquisser, d’approfondir avec ces ombres qu’elle glisse dans le creux d’un rein, dégageant une sensualité particulière et sans s’en rendre particulièrement compte, elle lui redonne une humanité, une vie que l’on pourrait presque sentir palpité dans cette veine du cou qu’elle reflète à peine.
Le sens du détail, voilà ce qu’elle détient au creux de sa pupille. LE détail qui changera tout, aussi infime soit-il. Et son esprit s’égare sur la courbe de son ventre, se demandant la douceur de l’épiderme sous la pulpe de ses doigts, imaginant le frisson que ses amants ont pu ressentir en dessinant le creux de l’aine, parfaitement sculpté. Son cœur s’accélère, sous l’excitation du moment, de l’imagination florissante qui nourrit visiblement sans le moindre effort la puissance de son trait. Et les cicatrices qu’elle perçoit à la lueur de la lune, elle ne manque pas de les retranscrire à leur tour, lui donnant une nouvelle part d’humanité.
Camille se perd dans ses gestes, dans l’exécution de cette « œuvre », parfois déstabiliser par ce charisme que Silje transmet naturellement, désarçonnant dans cette façon qu’elle a de sourire, de vous regarder. Le temps est abstrait, incapable de dire combien de minutes ou d’heure s’est écoulé depuis qu’elle a commencé de représenter cette femme par ses traits mais lorsque Camille estime avoir terminée, elle redescend doucement sur terre, clignant plusieurs fois des paupières, scrutant « l’œuvre » et le modèle.

- I think i’m done.

La garou franchit les quelques pas qui la séparent du vampire, lui tendant le carnet.

- I added some colors for more life.

Elle en a presque oublié le but de cette venue ici, cette détermination à lui prouver qu’elle possédait, certes, un talent mais certainement pas au point d’exposer un jour quelque part. Elle patiente comme une élève attendant l’approbation de son professeur sur le dernier devoir rendu avant de se dire que c’était absolument ridicule, qu’elle n’attendait rien et n’avait rien à attendre de cette femme. Camille secoue légèrement la tête avant de revenir à la table où est disposé son matériel qu’elle rassemble et commence à ranger dans son sac.

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Dim 2 Sep 2018 - 17:12


Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

Le choc, l’hésitation de la blonde est tellement prévisible qu’elle ne retient pas un sourire, faisant les quelques pas qui la séparent de la jeune femme. Elle contemple la mine surprise du garou et vient finalement se placer devant elle, attrapant le verre de sang qui trône encore sur la table basse. Attendant patiemment que Camille sorte de sa tête, elle en boit une courte gorgée, et ne peut retenir un bruit de satisfaction. La jeune femme semble revenir à elle, et Silje cache son sourire dans le verre, alors qu’elle hoche la tête poliment après une dernière gorgée. Le verre reposé, elle suit les instructions de l’animal, et se dirige vers sa fenêtre. Elle l’écoute avec attention et adopte la pose désirée, ne lâchant pas des yeux l’artiste qui la manipule. La position est assez naturelle pour qu’elle ne soit pas désagréable, et la Norvégienne en profite un peu pour bander les muscles de ses bras. Le sourire qui nait sur ses lèvres à l’appréciation de l’animal est plus sincère que les autres, et elle s’adoucit un peu, détournant finalement le regard. Son attention est toujours portée sur l’artiste qui s’écarte, mais elle perd ses yeux par la fenêtre, contemplant le ciel étoilé sans un mot.

Petit à petit, elle se fige. Elle ne s’embarrasse plus à respirer, sa poitrine ne bougeant plus, et elle concentre tous ses sens sur Camille, assise à quelques pas de là. Le bruit du crayon sur le papier est charmant, et elle se surprendrait presque à fermer les yeux, tant l’instant est agréable. Mais son attention est portée sur autre chose ; ces émotions qu’elle sent flotter dans l’esprit de l’animal, et qu’elle peine à identifier. L’esprit de Camille est concentré, mais elle n’arrive pas bien à le cerner — les garous sont difficilement approchables, leur esprit plus bestial de ce dont elle a l’habitude. Elle ne ressent pas vraiment ses sentiments mais plutôt des images, des impressions. C’est assez troublant, mais ça l’intrigue. Ca la fatigue, aussi. Elle arrête ses indiscrétions bien plus vite qu’elle ne l’aurait aimé, et elle se concentre sur les étoiles, plutôt. Le ciel est encore sombre, l’aube toujours éloignée, et elle contemple les constellations qu’elle connaît bien. Celle qui lui est précieuse est obscurcie par des nuages, mais elle ne s’en offusque pas. Au bout de quelques longs instants, bercée par le rythme cardiaque de son artiste, elle a l’impression de s’endormir. « She never felt like a painter at first, you know. Frida. » Elle brise le silence sans gêne, les mots à peine plus hauts qu’un murmure — elle sait que le garou l’entendra. « She believed that her paintings would only ever interest her. »

Elle se retient de ne pas bouger, les yeux toujours tournés vers la fenêtre, et ces étoiles qui brillent timidement. Les grands espaces lui manquent, pense-t-elle avec mélancolie ; ou au moins les années avant l’invention de l’électricité. Ce qu’elle ne donnerait pas pour revoir une aurore boréale. « But she was wrong, obviously. They have something unique. They show the truth in all its ugliness. » Elle inspire soudainement, et ça la choque presque. L’odeur de Camille l’assiège d’un seul coup, et elle laisse échapper un son d’appréciation. « I wish I had been there to ease her passing. » Cela fait presque cent ans qu’elle ne l’a pas vue, pas depuis que l’artiste avait quitté les Etats-Unis. Elle regrette parfois de ne pas l’avoir visitée, au moins une fois, dans son Mexique natal, mais d’autres affaires la retenaient à Bâton-Rouge. Alors elle n’avait appris sa mort que plus tard, par une lettre envoyée par son mari. Mais les humains sont éphémères, et il lui reste ces tableaux, offerts par la Mexicaine, encore entreposés chez elle. C’est largement suffisant, car ils expriment encore ce que les mots ne peuvent plus. Ils sont un souvenir éternel, et elle préfère ce qu’ils lui font ressentir à une conversation.

Elle entend le crayon se lever avant que Camille ne parle, et elle s’ose enfin à bouger. Son expression se réchauffe alors que l’animal vient vers elle, et elle relâche la tension de ses muscles, attrapant le carnet qui lui est tendu avec des mains avides. « Thank you. » Lâche-t-elle dans un souffle, l’attention déjà accaparée par ce dessin. Elle trace les traits d’un doigt distrait, observant son profil bien vivant. C’est surprenant, et elle relève les yeux vers Camille, curieuse. L’artiste lui tourne le dos mais ça ne l’empêche pas de la regarder. Elle se demande un instant si c’est ainsi qu’elle la voit, et elle ne peut s’empêcher d’être flattée. Elle est bien loin de cette humanité qu’elle lui a octroyée, mais l’idée est assez touchante pour qu’elle réchauffe un peu sa peau. Alors, après un dernier regard jeté sur le dessin, elle dépose le carnet sur le meuble le plus proche d’elle. « Is this how you see me ? » Lui demande-elle, curieuse. Elle attrape un déshabillé sur le lit, l’enfile et le noue distraitement autour de ses hanches, le matériau transparent ne faisant pas grand chose pour cacher sa nudité. Ses pas la mènent vers la jeune femme et elle se glisse un instant dans son dos, attrapant son poignet pour arrêter ses gestes. « You’re not leaving yet. » Murmure-t-elle contre sa nuque, faisant pivoter Camille entre ses bras. Elle lui sourit, venant se saisir de son menton pour l’encourager à la regarder. « I suppose I could thank you. » Elle est presque pensive, alors qu’elle relâche sa peau pour venir caresser sa joue un instant.

Elle semble se décider une seconde plus tard et elle attrape délicatement les hanches de l’animal, la pressant doucement contre elle. « Come. » Soupire-t-elle contre sa joue, avant de s’écarter, se retournant vers le lit. Elle fait un pas, mais s’interrompt lorsqu’elle n’entend pas le garou derrière elle. Lui faisant face à nouveau, elle hausse un sourcil en voyant son hésitation. « Well ? I know you are part animal but even in my day we used to do this on a bed. » Elle lui attrape le poignet, alors, et l’attire contre elle, faisant les derniers pas qui les séparent du lit avec un sourire provocateur aux lèvres. Elle finit par pousser l’animal sur le matelas, et elle n’hésite pas avant de venir chevaucher ses hanches, le déshabillé s’écartant pour laisser entrevoir la partie la plus intime de son corps. Ses mains viennent se poser sur le haut de sa cage thoracique, et elle hésite un peu, le tissu entre ses doigts. « You are a fine specimen. » Lui dit-elle avec conviction, se léchant les lèvres un instant. Elle peut déjà sentir ses gencives pulser d’excitation. Elle se penche sur la jeune femme, en équilibre sur ses mains, et vient humer directement sa gorge, grognant légèrement dans le fond de sa gorge. « Do you want to know what I did to her ? » Souffle-t-elle contre sa peau, lèvres effleurant la chair qu’elle désire mordre.


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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Mar 18 Sep 2018 - 23:19

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Camille range soigneusement son matériel, complètement -ou presque- détachée de ce que pourrait penser Silje du dessin qu'elle lui a fait. Elle n'attend rien, s'est simplement exécutée avec la meme passion qu'a l'accoutumée puisque que quoi qu'elle dessine, la garou y prend toujours un plaisir quasi passionnel d'ainsi se perdre dans coups de crayons ou de peinture donnés.

Les gestes de Camille marque une légère pause avant de reprendre rapidement le rythme de rangement qu'elle finalise.

- Maybe.

Non, la vérité est qu'elle la voit de cette façon. Sensuelle, sexy, charismatique et une part d'elle se voit presque fière que Silje ait reussit à déceler la subtilité qu'elle s'est evertué à donner aux courbes du vampire. Ca n'est pas non plus étonnant, son oeil étant certainement aguerri avec toutes ces années passées à collectionner les oeuvres d'arts. Elle ne rougit pas de la remarque, assume complètement cet aspect là d'elle, l'expression claire de ce que Silje lui évoque.
Elle rabat son sac, sent la vampire approcher mais ne s'attend pas à ce geste qui arrête net le sien et la réaction surgit, comme un instinct de survie. Un grondement sourd s'échappe de la poitrine de Camille, crispée, tendue a ce qu'on la touche ainsi sans prévenir. Et si elle comptait répliquer, elle n'en a pas le temps.

Son coeur s'emballe lorsqu'elle se retrouve face à elle, dans ses bras et la situation switch presque brutalement. La proximité ne la dérange étrangement pas, son corps s'eveillant au contact de ses doigts sur son menton. La dualité s'engage tandis que son coeur lui hurle que ca n'est mas ces courbes qu'elle désire, que ca n'est pas cette bouche qu'elle souhaite avidement goûter. L'odeur capiteuse d'Allegra lui reviendrait presque en pleine poitrine... sauf que la rousse n'est pas là, qu'elle ne reviendra probablement jamais après l'avoir fui comme la peste. Tout comme Jeanne. A peu près comme tout le monde ces derniers temps, finalement.
La rancune, l'adrenaline, la lassitude. Un tout qui illumine ce regard de glace d'un brasier sans précédent.

- Thanks for what ? To have made you perfect ?


Provocation légère sous un sourire mutin sans qu'elle ne cherche à se défaire de son emprise. Encore moins lorsque cette main passe de sa joue à ses hanches pour la presser contre elle. Peut-etre un peu trop facilement d'ailleurs. Comme une proie. Mais Camille n'est pas cet animal facilement prit au piège. Elle est le prédateur et ce soir plus que jamais la bestialité galope au loin, s'approchant dangereusement. La garou ne touche pas la vampire, se demande même si tout ca n'est pas tout simplement qu'un jeu étrange lorsque l'on sait qu'ils ne sont plus capables de quelconque désirs.

Camille relâche un silencieux soupire, un frisson lui parcourant l'échine, incertaine de vraiment tout comprendre en l'instant. Pourtant les messages sont clairs, les signes également mais elle bug complètement en suivant Silje du regard. Bien plus quand elle lui lache ces quelques mots.
Abrupte, naturel, comme si elles avaient organisées à l'heure près une partie de jambe en l'air. De quoi faire flancher le désir, manifestant un geste de recul mais qui ne dure pas bien longtemps.

Silje prend les choses en main, attrape la jeune femme, la pousse sur le lit, à califourchon sur elle. Camille gronde doucement, partager entre desir et contestation de se voir ainsi manipulé si aisément.
La vampire s'extasie sur sa nature tandis que Camille se demande à quel moment elles sont passés de modèle et art, à ça. Cette femme sur elle, main sur sa cage thoracique, sur ses vêtements et la garou sent son coeur pulsé, tambouriner. Cette femme qui s'offre sans prevenir sans raison et l'espace d'un instant Camille se demande si le coup du dessin n'etait pas un simple prétexte pour mieux lui ecarter les jambes.

Mais malgré ca, elle ne se soustrait pas. Animé par cet étrange besoin de flirté avec l'improbable. Les vampires ont toujours honteuses fascinés la jeune femme et Silje est typiquement celle que Camille veut connaitre derriere cette mort figé.
Le corps du garou s'eveille un peu plus sous le poids de la vampire qui vient humer son cou qu'elle lui tend presque dans un sourire. Le grondement ne lui échappe pas, Camille perçoit là une fenêtre aussi tentante que dérangeante. Une idée, une curiosité qui lui traverse l'esprit dont elle devrait avoir honte. Mais encore une fois, ce soir, elle se fout de tout, comme le reste du monde qui a décidé brutalement de se faire égoïste. Alors qu'ils aillent tous se faire foutre.

La jeune femme frissonne sous les lèvres de Silje, sa jambe remontant légèrement entre ses cuisses.

- Let me guess.

Sa voix se fait suave, ses mains remontent le tissu qui ne couvre qu'en apparence, sous une transparence sensuelle. Ses doigts effleurant cette peau à peine tiède retrouvant la surface du vêtement, dessinant les courbes qu'elle a tracé quelques minutes plus tot sur papier blanc.

- You seduced her, you invited her in your house... and she certenly painted you to finished tasting her.

Le contraire l'etonnerait et si Camille ne s'est pas vu dire amen a tout, elle ne doit ça qu'à son statut de garou. Depuis combien de décennie Silje joue-t-elle a ce petit jeu ?


- Are you trapping them all like that?

Elle plante son regard ardent dans le sien, attrape le col de son tissu pour l'attirer à elle, jouant avec ses lèvres sans les toucher, sentant ce fameux parfum qui se fait moins insupportable. Sa jambe remonte un peu plus, son corps en ébullition, son sang pulsant dans ses veines, repandant une ardeur qui anime son regard. Elle sent Silje glisser de nouveau dans ce cou que Camille lui tend, soupirant, tentatrice.

- No. Sa main se referme sur la gorge délicate de Silje, sans douceur. Tout comme sa voix se fait tranchante. Don't you dare.

Provocation pure, Camille joue avec le feu, en effleure les flammes à la seconde où sa main arrache d'un geste sec la lanière du vêtement de Silje, sans se soustraire de son regard pénétrant.
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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Ven 5 Oct 2018 - 12:43

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

Elle ne peut s’empêcher de sentir la puissance sous ses doigts, et ça lui plaît. Il y a quelque chose de particulièrement attirant à cette ardeur animale, qu’elle ne retrouve que rarement chez les siens, généralement trop stoïques. Mais la cage thoracique gronde sous elle et elle sourit, charmée par ce grognement tout à fait bestial. C’est tout ce qu’elle devrait détester mais ça lui rappelle un autre âge, lorsqu’elle pouvait encore ressentir du désir physique. Il serait bien idiot de comparer le garou à feu son mari, mais elle lui rappelle peut-être sa belle-sœur. A cette époque, bien sûr, les amours saphiques n’étaient nullement acceptées, mais elle n’est plus femme à s’embarrasser des conventions sociales depuis longtemps. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas son bassin qui s’éveille sous le regard de la blonde, ce sont ses crocs. Le désir humain n’est pas quelque chose qui lui manque, pas lorsqu’elle a une alternative tout aussi captivante. Le cœur qui bat sous mains l’enivre et elle inspire à nouveau cette peau animale, charmée malgré elle. Tout cela va à l’encontre de ce qu’on lui a toujours appris ; de cette méfiance perpétuelle à l’égard des garous, mais elle n’en fait pas cas. Elle ne fait pas confiance à Camille, mais elle est suffisamment intriguée pour l’étreindre.

Cette cuisse qui remonte la fait frissonner, et elle bascule juste un peu plus en avant, cherchant à éviter la chaleur de son membre contre sa peau. Elle ne rejette pas ses mains, pourtant, gardant son visage plongé dans son cou. Elle profite de l’ouverture de son chemisier pour effleurer sa clavicule, traçant le trait de son cou du bout des lèvres. La caresse du garou la brûle, et elle se retient de lui faire remarquer que toutes ses tentatives se solderaient par un échec ; tout du moins, pour ce qu’elle pourrait chercher à entreprendre. Il y a d’autres moyens, après tout, de partager la jouissance. Elle fait un son dans le fond de sa gorge à son observation, relevant la tête à temps pour lui sourire. Se retenant d’une main, elle glisse l’autre contre la joue de l’animal. Elle caresse la peau brûlante du bout des doigts, incapable de la lâcher des yeux. « Mmh, she seduced me in fact. » Elle rit un peu, se redressant totalement, à moitié assise sur les reins du garou, à moitié relevée sur ses genoux. « She was very sensual. » Elle se mord la lèvre inférieure, alors, et sa canine est légèrement plus étendue que la moyenne. Elle hausse doucement les épaules à l’accusation. Elle ne résiste pas à sa prise, et ferme à demi les yeux alors qu’elle sent le fantôme de ses lèvres contre les siennes. « I’m a predator, darling. Isn’t it more pleasant to have your neck bitten, or your thigh, whilst orgasming ? »  

Sa voix se fait plus rauque, alors, et elle sait que ses pupilles sont légèrement écarquillées. Cette discussion l’excite plus que les gestes de la blonde, quoique le regard de Camille la fait trembler. Elle s’écarte un peu ; vient caresser les lèvres de la blonde d’un pouce, se léchant les lèvres. « You wouldn’t know, of course. I can feel you’ve never be bitten. But it’s glorious, I assure you. » La jambe continue à remonter contre sa peau, et elle ne peut plus y échapper, sauf à se retirer complètement. Elle ne le fait pas, fronçant juste un peu les sourcils, et elle glisse son visage contre ce cou offert pour camoufler sa contrariété passagère. Cela aide, bien sûr, qu’elle puisse voir les artères de l’animal pulser de vie. Ses lèvres effleurent la peau à nouveau, jusqu’à ce que la main de Camille ne vienne l’interrompre. Le soudain retournement de situation la fait grogner, mais elle ne lutte pas, se laissant écarter de ces veines enivrantes. Elle se retrouve nue un instant plus tard, le matériau de son déshabillé arraché par la force du garou, et elle frémit malgré elle. Sa réaction reste animale pourtant, et elle montre les dents un instant, les canines aiguisées bien en vue.

Elle finit par se détendre quelques instants plus tard, et elle s’arque légèrement, gorge toujours offerte à cette main puissante. Leur jeu de domination lui plaît, elle ne saurait le nier. Rares sont celles qui ont lutté contre sa dominance naturelle, et de voir sa position ainsi questionnée l’excite énormément. Elle se défait de ce qu’il lui reste de tissu, et le jette sur le côté du lit, à l’aise avec sa nudité. Ses muscles se bandent légèrement alors qu’elle bouge, et elle vient attraper le poignet du garou, riant un peu. « You’re bold, I’ll give you that. But you’re fighting a losing battle. » Elle caresse la peau qu’elle a entre les doigts, déglutissant bien inutilement contre la main qui enserre toujours sa gorge. « Don’t worry, I won’t bite you yet. You’ll be the one to beg for it. » Lui dit-elle avec une voix rauque, un sourire aux lèvres. Elle serre alors ses doigts et lui fait lâcher prise, sa main libre se posant sur le col de son chemisier. Se sentant rancunière, elle tire d’un grand coup, et baisse les yeux pour observer la chair découverte par le tissu déchiré. La vue de l’abdomen tendu la laisse sans voix une seconde, et elle glisse sa main contre la peau musclée, frémissant en sentant la puissance sous ses doigts. « Why look at you … » Murmure-t-elle distraitement, comme pour elle-même. Elle griffe la chair un instant, perdue dans sa contemplation. « It’s you we should paint. » Lui dit-elle alors, relevant les yeux pour lui sourire. 

Elle finit par pivoter légèrement, arrêtant le chemin de cette jambe qui ne cesse de remonter avec une main. Ses ongles s’enfoncent légèrement dans sa peau, et son expression se fait plus froide. « Stop that. » Grogne-t-elle légèrement, son autre main s’affairant à défaire le bouton du jean du garou. « This is about you, after all. » Son ton se fait plus cajoleur, alors, et elle relâche la jambe, bien persuadée qu’elle sera obéie. La main libre, elle l’ajoute à l’autre, et a vite fait du bouton, puis de la braguette de Camille. Elle se soulève juste assez pour pouvoir baisser un peu le pantalon sur ses hanches, puis elle se réinstalle, frémissant avec surprise lorsque son entrecuisse vient reposer contre les muscles abdominaux de l’animal. Elle se soulève juste un peu sur ses genoux pour échapper à la sensation, et elle s’arque contre Camille, venant embrasser le haut de son pectoral du bout des lèvres.

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Lun 5 Nov 2018 - 18:27

I hunger for the cooling flame
Silje & Camille

Effectivement, elle ne sait pas ce que ça fait d’être mordu par un vampire pendant l’orgasme. Elle ne sait pas ce que ça fait d’être mordu tout court. Mais ce qu’elle sait, en revanche, c’est que cette femme déclenche plusieurs vagues de désir au creux de son ventre et que si elle se juge prédateur, elle devrait être bien placé pour savoir que Camille l’est tout autant. Quant à savoir qui dominera dans ce combat d’égo, la garou ne le sait pas et ne l’envisage pas. Au contraire, elle ne calcule rien, se laisse porter pour mieux oublier tous les souvenirs amers qui l’ont certainement poussé ici ce soir.
Et son geste est vif, surprenant peut-être, mais Camille ne tient pas à connaitre la « douce » saveur d’une morsure. Pas maintenant, pas ce soir. Ce qu’elle croit. Et Silje peut bien lui montrer les crocs que ça ne la ferait que d’autant plus sourire. Quelque chose d’étrange se manifeste, l’envie de flirter, de jouer avec le danger. Tester ses limites, peut-être aussi. Celle de Silje, plus particulièrement.
Camille se dit que ce soir, il se pourrait qu’elle n’hésite pas à user de sa puissance naturelle, de cette nature qui lui colle à la peau et qui est pourtant tant détester par les vampires. Or, les réactions de cette dernière ne lui échappent pas. La garou sent sa propre peau frémir, flamber, son corps réclamant celui qui la domine. Ses yeux bleus ne quittent pas les courbes de la femme qui se dévoile à elle, laissant tomber les pans de tissus venant rejoindre le sol et Camille peut ainsi contempler toute la perfection de cette musculature qu’elle a aimé dessiner un peu plus tôt. Elle ne loupe aucun détail, des muscles bandés aux abdos dessinés, se prend à imaginer les courbes sous ses doigts fins.
La voix caverneuse de Silje la ramène à cette réalité incroyable qu’est cette union que sa famille jugerait d’abjecte. Cette même famille hypocrite et criblée de mensonge. Poignet saisit, Camille braque son regard dans celui du vampire et sourit face à ses mots.

- As you think.

Si elle pense qu’elle se contentera de cette pseudo mise en garde, qu’elle se contentera de se dire que Silje a raison, qu’elle perdra sur ce terrain de la domination, alors c’est bien mal la connaitre. Têtue, farouche, si Camille doit être celle qui sera dominée, ça ne sera pas sans lutte. Quelle soit sexuelle ou non.

- I’m looking forward to that.

D’ainsi la supplier à la mordre, de la supplier de planter ses crocs dans sa chair si tendre. Elle lui lâche ces quelques mots avec un ton chaud, provocateur encore une fois, couplé à un regard qui en dit long, plein de défi. Et parmi toute cette insolence, Camille sent son ventre se creuser de désir à cette perspective étrange qu’est cette chose qui semble à la fois si délicieuse et effrayante au fond.
La jeune femme lâche prise, laisse la main à Silje qui agrippe le col de son chemisier et le déchire d’un geste sec, rancunier. Un gémissement plus sonore qu’elle ne l’aurait voulu lui échappe face à cette sauvagerie tentatrice. Son corps se cambre légèrement et Camille découvre une sensation toute neuve, presque grisante : Celle d’être contempler ainsi, comme une merveille, de la part d’un regard si artistiquement aiguisé que celui de Silje. Le compliment la flatte plus qu’elle ne l’aurait pensé ou imaginé, se sentant presque lamentablement existé après avoir été rejeté et ignoré plusieurs fois en l’espace de quelques jours et semaines. Ce soir, elle est sculptée sous toutes ces coutures par un regard qui en dit long sur la faim qu’elle éveille et la blonde s’en délecte, en joue en offrant presque sa poitrine un peu plus en avant.
Sa jambe est stoppée net, par un ordre froid, ongles enfoncés dans sa peau qui ne la font pourtant pas grimacer. Camille se laisse faire, de nouveau sans la lâcher des yeux, le bouton de son jean défait, braguette baissée. Elle lève légèrement son bassin pour que ses vêtements ne soient plus qu’un souvenir et ses mains se posent sur les hanches de Silje lorsque cette dernière effleure son ventre de cette intimité convoitée. Un frisson étrange la parcoure, l’anime et un soupire s’extirpe entre ses lèvres charnues lorsque celle de Silje embrasse sa peau. Embrase son corps.

Que la vampire échappe à son emprise la surprend, tout comme cette détermination en rappelant qu’il s’agissait de Camille après tout et non d’elle. Bien loin l’idée de rester ainsi, sur le dos, à être contenter sans agir, sans partager. C’est un pan de sa vie dont elle aurait bien du mal à se défaire, « le partage », quelque chose qu’elle considère comme essentiel, important. Surtout dans ce genre d’échange si intime où les deux corps se retrouvent pour l’espace de quelques minutes ou de quelques heures, en une symbiose grisante et enivrante.
Mais pour le moment, la garou se laisse bercer par les sensations procurer par Silje, ses deux mains glissant le long de sa colonne vertébrale, ses doigts se referment sur sa nuque, l’autre dans ses cheveux bruns teintés de ce parfum qu’elle trouve finalement bien délicieux. Son corps réagit, frissonne, s’embrase sous les gestes, sous la tentation qu’elle forme à elle seule et Camille glisse ses lèvres sur la tempe du vampire, puis se redresse légèrement pour atteindre son épaule qu’elle embrasse, suivit de l’orée de son cou, de sa clavicule, reposant sa tête sur le matelas. Elle s’arque, soupire, gémit parfois, se laissant découvrir par cette femme si étrange. Elle ne sait combien de temps elle se laisse ainsi découvrir, accueillant la vague de désir et de plaisir qui grimpe en douceur au creux d’elle mais l’impatience la gagne, tout comme la frustration d’être collée à ce matelas avec Silje au-dessus. Dominante.


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→ NUISANCE DEPUIS : 702 années
→ SOUS L'EMPRISE DE : Aliénation (niveau 4) et les conséquences sur son esprit
→ ERRANCE : Elle se trouve généralement chez elle, sauf lorsqu'il lui faut être à l'Elysium, qu'elle a d'ordinaire l'habitude d'éviter.
→ TROMPE L'ENNUI : Directrice de l'Orchestre Symphonique de Bâton-Rouge, elle partage son temps entre les galas de donations et les cours aux jeunes prodiges.
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Passionnée. Talentueuse. Inapprochable. Elégante. Droite. Fière. Excessive. Généreuse. Parfois cruelle. Emotionnellement inaccessible. Effrayée par la solitude. Mentalement instable. Bienveillante envers ses protégés. Obsessionnelle. Loyale. Romantique. S’attache facilement. N’a plus qu’un seul grand amour dans sa vie, la musique « classique ».


→ AVATAR : Noomi Rapace
→ CREDITS : Avatars : SWAN, baclava, abandon, avengedinchains, TAG. Gifs : tumblr
→ MENSONGES : 80

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MessageSujet: Re: I hunger for the cooling flame — PV Camille   Mer 14 Nov 2018 - 22:03

Camille
&
Silje
Last night was a rapture in the mosaic sky
Dropping shards of love, dropping shards of love

La peau qui se presse contre elle est brûlante, et elle peut imaginer non sans mal que le sang qui coule entre ses veines, si elle venait à le goûter, lui brûlerait la bouche. C’est presque assez pour lui donner envie d’arracher sa jugulaire, et c’est peut-être une certaine part de masochisme qui parle alors — elle sait que le goût ne sera pas plaisant, mais ça ne l’empêche pas de le désirer plus que tout. Elle trouve ça presque idiot qu’on leur interdise de la sorte de se nourrir des changeurs de forme, décidément injuste. Que leurs natures s’opposent à ce point est décevant. Mais cet interdit ne fait qu’attiser ses ardeurs, et qu’importe que son palais puisse lui en vouloir plus tard — tant pis si elle ne le digère pas. Mais elle goûte à sa peau d’une autre façon, pour l’instant, limitant ses morsures à de pâles imitations de celle qu’elle peut véritablement donner. Elle mord le muscle de son épaule délicatement, pas assez pour la contenter mais juste assez pour sentir Camille se tendre sous elle. Le garou a ses mains contre elle, et elle n’est pas effrayée une seconde de ce qu’elle pourrait lui faire. Elle sent sa force dans la façon qu’elle a de lui tenir la nuque, et elle lui échappe presque en plongeant son visage entre ses seins, mais la poigne reste ; plaisante.  


CODAGE PAR AMIANTE

_________________
Deep within the corners of my mind + 
I keep a memory of your face, and I only pull it out when I long for your embrace. Deep within the corners of my mind, I'm haunted by your smile as it promises me joy like a journey to a tropic isle. It's not hard to see what you do to me is like a page right out of Ernest Hemingway ; though I try to fight, all the words you write leave me standing in the starring role in some tragic lover's play.
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I hunger for the cooling flame — PV Camille

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