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 ghost song lodged in the throat of a mermaid ♤ amadeo

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→ ORDRE CLANIQUE : Coven
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→ SOUS L'EMPRISE DE : Tisserande — Voie de l'esprit ; illusions, cartomancie; invocations daïmoniques
→ ERRANCE : Dans les clubs de Bâton Rouge et au Coven
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→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Capricieuse ; Emportée ; Méfiante ; Manipulatrice ; Narcissique ; Inflexible ; Rancunière ; Curieuse ; Hédoniste ; Désarmante ; Sensuelle ; Bornée ; Indolente ; Sournoise ; Maligne ; Calculatrice et stratège ; Théâtrale ; Sans scrupules ; Tendances cleptomanes ; Sans limites ; Indépendante ; Insolente, refus d'autorité


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MessageSujet: ghost song lodged in the throat of a mermaid ♤ amadeo   Dim 12 Aoû 2018 - 12:39



Ghost song lodged
in the throat of a mermaid

with my voice, i am calling you
let us sit together in the dark until the moment comes

►♬


Trouver deux abrutis pour attraper un type et le dépouiller a été simple mais Isobel ne s’en étonne même plus. Le moins pathétique être humain serait capable de n’importe quoi pour renifler l’odeur d’une petite liasse de billet. Ce n’est pas ce dont la brune manque à vrai dire, et son petit plaisir découvert au détour d’une rue de Brightside sera bientôt dans sa poche. Il a les cheveux noirs et les yeux bleus, profonds. Quelque chose chez lui a attiré son attention toujours en recherche de la perle rare qui saura égayer ses jours. La créature garde un secret, elle le sait. Et rien ne l’excite plus qu’une énigme à résoudre, un savoir caché, dissimulé à son regard vert de serpent. Isobel est curieuse, prête à tout pour en savoir le plus possible, pour élever son âme noircie, elle l’a fait suivre par un de ses habitués. Derrière ses lunettes de soleil gigantesques, son regard s’est laissé porter sur les contours du visage fatigué, tiré. Il est expressif et quelque part, il est beau. C’est un plaisir pour Isobel de constater que sa lubie du moment, son futur petit rat de laboratoire recèle d’un charme terrible. Des yeux clairs et des traits fins.

L’hérésie l’intéresse. Elle l’a senti, au détour d’une rue, quittant elle ne sait quelle boutique d’un quartier qui d’ordinaire n’est pas son terrain de jeu. Il était juste là à quelques mètres et derrière ses verres teintés elle l’a observé.

Avra n’a jamais rien voulu lui dire de très concret concernant cette espèce toute particulière. La magie très blanche de sa mère ne l’autorise à considérer ces êtres que comme des erreurs, des tâches dans le paysage sorcier dont il ne faut pas parler au risque de les voir apparaître. Si Isobel est superstitieuse de par sa nature de sorcière, sa mère égrène ses peurs comme un chapelet. Effrayée par le moindre signe dit de mauvaise augure, malgré pourtant sa nature de tisserande. La curiosité est un trait qu’Isobel a hérité de son père plus que d’Avra elle-même.

Enfin, peu lui importe. Alors que le ciel est teinté de rouge et de rose en ce début de soirée, la sorcière attend l’arrivée des deux voyous, Elle ne les a pas vu d’elle-même, ne désire pas traiter avec la racaille. Elle est campée dans des talons noirs assortis à la robe noire, tirée à quatre épingles, de la simplicité de la coupe émane le luxe discret d’une maison de couture célèbre. Le grand manteau qu’elle a passé sur ses épaules la couvre et elle fouille dans ses grandes poches pour récupérer son téléphone portable. Peut-être devrait-elle envoyer un message à Allegra en attendant, car ça y’est, son amie rousse lui manque. Ça n’arrive pas souvent, de par leur nature les deux femmes ne doivent pas se fréquenter trop longtemps. Mais une petite séance à ses côtés lui ferait le plus grand bien alors qu’Isobel fait enfin une pause dans ses travaux de la semaine.

Alors que son pouce manucuré appuie sur l’écran tactile pour envoyer le message à la Formaglio, Isobel est attirée par un bruit tout particulier : celui du choc peau contre peau. Comme un coup de fouet dans l’air, les menaces font vibrer l’air alors que des poings s’abattent sur la frêle carrure de l’hérésie. Isobel observe ce cinéma, le feu au ventre, une flamme de plaisir au creux des yeux. Il lui plait de voir ce pauvre corps malmené, il lui plaira encore plus de nager aux milieu des noirceurs qui se cachent sous sa peau. Elle veut tout découvrir, tout savoir de lui. Elle a l’espoir qu’il soit bien assez intéressant pour capter son attention, garder son intérêt sur long terme. La sorcière serait bien trop déçue de le savoir sans plus de relief et de profondeurs.  

Lorsqu’il en est assez et que l’impatience prend le dessus, Isobel, réajuste son manteau et ses cheveux lisses puis fait mine de débarquer dans la rue et sort de l’angle derrière lequel elle était cachée. Elle fait des premiers pas en ignorant parfaitement les bruits, semble absorbée par la musique qui s’échappe des écouteurs blancs logés dans ses oreilles. C’est une maitresse de la comédie, à ce stade là, le visage plongé dans la concentration derrière les montures massives de ses lunettes de soleil. Ses talons claquent et lorsqu’elle arrive au niveau de l’attaque, c’est l’heure de braquer des projecteurs sur la menteuse née.

Isobel relève la tête et les traits de son visage semblent se tirer dans l’effroi et la stupeur. Une seconde d’arrêt pour supporter le choc, son corps fait un geste en arrière. Et puis elle réagit, puisqu’elle est courageuse, téméraire et qu’elle n’est qu’une âme prête à aider son prochain. « Hey ! HEY ! Non mais ça va pas mais qu’est-ce que vous faites ! »
La cadence de ses talons s’accélère sur le bitume alors que la jeune femme se précipite aux côtés de sa pauvre victime, elle attire l’attention des agresseurs et en bouscule un premier. Les deux types s’arrêtent pris sur le fait, interloqués et Isobel plonge sa main dans son sac, ressort le spray poivré qu’elle asperge sur le visage du deuxième type sans réfléchir plus avant. Le réflexe est rapide et le type hurle.

« Barrez-vous ou j’appelle la police !! »

Les mots qui sortent de sa bouche sont désarmants, la violence qui passe ses lèvres rouges est motivée par la haine de cette injustice qui se déroule sous ses yeux et qu’elle a orchestrée d’une main de maître. Le deuxième agresseur et premier bousculé, bien décidé à se pas se plaindre du poivre dans les yeux est le premier à s’éloigner.

« Connasse !
— Allez vous-en ! »

Elle appuie encore sur la bouteille noire dans leur direction, sans toucher pourtant ses proies qui se tirent quasiment sans demander leur reste, les possessions de la victime dans leurs poches. Ils n’ont plus rien à tirer de l’hérésie et leur mission est finie alors ils courent le plus vite possible alors que la jeune femme, la main toujours tendue dans l’air, le souffle court, finit par baisser son arme et se précipiter aux côtés du brun, nouvellement amoché. Les abrutis ont frappé son visage, alors qu’elle l’avait interdit.

« Est-ce que va monsieur ? Isobel s’accroupit, dépose son sac à main à sa gauche sur le sol et relève ses lunettes de soleil. J’appelle la police ? Ils vous ont volé quelque chose ? » L’actrice est en place, les mots fusent rapidement par l’inquiétude et le regard en est lui aussi teinté. Elle dissimule avec une adresse toute particulière le plaisir qu’elle a de s’approcher de la créature, l’envie de toucher son visage meurtri et l’impatience caractéristique de l’enfant capricieuse. Comme ça, là, l’homme est beau. Isobel a toujours aimé les couleurs des hématomes teintant les chaires, alors peut-être finalement que les initiatives des agresseurs ne seront pas punies.

© TITANIA

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BELLADONNA ♤ la liaison dangereuse
and he said ;

“she was a catch, we were a match
I was the match,
that would fire up her snatch, but there was a catch,
I was no match
I was fired from her crotch
now I sit around and watch
the mermaids sun themselves,
out on the rocks
they are beyond our touch,
I watch and watch
them wave at me, they wave and slip
back into the sea“
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→ SOUS L'EMPRISE DE : Circé, son œil se transforme en œil de félin lui offrant les capacités visuelles d'un chat et celles de l'homme par son œil gauche, ce phénomène lui donne un visage tout à fait effrayant.
→ ERRANCE : Partout et nulle part
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MessageSujet: Re: ghost song lodged in the throat of a mermaid ♤ amadeo   Jeu 16 Aoû 2018 - 3:36

Ombre des rues. Elle disparait d’angle en angle. Elle n’a aucun but. Elle ne vit que la nuit, dans l’obscurité. Elle ne fait pas le moindre bruit. Elle est grande et fine. Cette ombre possédait un nom qui se murmure. Hérésie. L’ironie de son existence, est que sa demi-vie semble aussi longue qu’une éternité. Quiconque serait déjà las de ne point vivre complètement. Amputé de cette lassitude, ils poursuivent leur chemin. Amadeo ne cherchait plus à y donner sens. Tout ce qu’il faisait était devenu mécanique. Manger, boire, dormir. Errer les rues, voler de l’argent, trouver de la nourriture, se trouver un coin de sécurité pour dormir. Il était en train de réaliser cette dernière tâche quotidienne quand deux hommes surgirent de nulle part. L’hérésie les connaissait bien. Pas ces deux visages spécifiquement, mais ceux qui veulent s’en prendre à lui. Ils ont toujours différentes motivations. La plupart du temps, c’était simplement pour le voler. Chose qui lui paraissait normale, un juste retour de tous les larcins qu’il commettait. La chaine alimentaire selon sa propre conception. Le voleur, volé. Et puis il y avait ceux qui parfois, ne venaient que pour le frapper. L’hérésie sentait que ces deux là, venaient pour commettre les deux. Le voler et frapper. Le battre pour un plaisir qui lui échappait. Il n’avait jamais aimé la violence, il la savait nécessaire parfois, mais bien souvent entièrement gratuite. Il était trop pur pour son espèce. Trop innocent pour être ombre des rues. Et pourtant…

Il s’immobilisa. Les options disponibles étaient toujours les même. Se battre ou fuir. Souvent, il est trop tard. Pourtant, il ne savait pas vraiment se battre. Personne ne le lui avait enseigné. Ne ressentant pas la douleur, il n’avait aucune connaissance des points douloureux où il pourrait frapper pour tenter de s’en sortir. Déjà, les deux le plaquèrent contre le mur. Il est grand, mais pas bien épais. Il sentait qu’on le comprimait, mais il n’en souffrait pas. Il ne grogna pas. Tentant seulement de se défaire. On le frappait, lui tentait de trouver une issu. Il donna un coup au hasard, puis deux et trois. Une sorte de cri le fit penser qu’il avait du faire du mal. Quelque part, peut-être avait-il une bonne étoile ? Non, ce ne fut que pour empirer les choses. D’abord, il constate le vol de son sac à dos, rempli de diverses denrée alimentaires nécessaire à son misérable bien être. Il fronça les sourcils. Le dur labeur de sa journée allait donc s’envoler aussi facilement ? Il donne plusieurs coups, ils sont puissants car les hérésies ont la force, mais il manquait de précision. Il fini par se prendre un coup au visage. Non pas qu’il eut mal, mais sa conscience se troubla quand son crâne rebondit dans le mur juste derrière lui. Ce fut la dégringolade de sa grande hauteur. Sa tête tomba sur le sol, d’une hauteur de quasiment deux mettre, la conscience fut difficile à retrouver. Mais ce ne fut que pour entendre le bruit de chaussures frappant ce qui était ses cotes. Amadeo savait que même s’il ne ressentait rien, il pouvait mourir. Ses poumons se contractent sou certains coup, il manquait furieusement d’air quand il entendit une voix féminine. Probablement l’avait-il imaginé. Mais l’air revenait peu à peu dans le circuit de ses bronches et il pu enfin sentir sa présence… Sorcière !

Cette fois, la seule option aurait été celle de fuir. Son expérience du passé avec des sorciers était plus que douloureuse. Oui, la douleur était entrée dans son vocabulaire suite à sa rencontre avec ceux-ci. A l’époque de sa naïveté, il s’était laissé éconduire dans un sanctuaire lors de son errance entre la nouvelle Orléans et Bâton-Rouge. Victime d’un cercle malfaisant, utilisant son sang et sa chair comme ingrédient démoniaque. Amadeo avait pu s’échapper uniquement car ceux-ci avaient eut les yeux plus gros que leur pouvoir…  Il n’était cependant pas immédiatement en capacité de se relever pour fuir, des muscles étaient contracté en réactions aux coups reçu, il ne se senti cependant pas invalide, ce qui était un diagnostique rassurant. Ce qui fut inquiétant, ce fut d’entendre le mot police. D’ailleurs, les deux gars prirent la fuite avec son sac à dos. Amadeo posa un coude sur le sol pour redresser son buste tant bien que mal. De nombreux hématomes se formaient déjà sous la couche de sa peau sur l’ensemble de son corps, y comprit son visage. Le jeune homme ne regarda pas directement la sorcière, son aura, il la sentait… Elle le frôlait presque, l’écrasait de souvenirs violents. Ses yeux bleus s’égaraient sur l’ensemble de cette silhouette trop proche de lui. Pourtant, il ne distinguait rien d’agressif chez elle, du moins pas pour le moment, comme si elle se préoccupait de lui. Il devait bien admettre que sans elle, probablement serait-il mort sous les coups ? Il n’en savait rien, mais une part de sa méfiance était en veille. Il ne prononça pas un mot, se contenta de tenter de se relever mais quelque chose le gênait.

Il leva sa main gauche à hauteur des yeux pour constater que celle-ci tombait de son poignet, comme morte. Pourtant, avec beaucoup de concentration, il parvint à mouvoir ses doigts. Cela aurait probablement du lui arracher un hurlement de douleur, mais il n’eut que ce pincement de lèvres caractéristique lorsqu’il se trouvait face à un problème qu’il ne pouvait résoudre. Est-ce qu’il allait bien ? Il aurait pu croire que cette question lui était adressait, jusqu’à ce qu’elle ajoute le monsieur. Quel monsieur ? Jamais personne ne l’appelait ainsi. Il constatait cependant qu’elle était plus proche, même désormais à sa hauteur. Ses yeux, d’instinct de voleur, se posent sur ce sac sans surveillance qu’elle pose négligemment au sol. Pourtant, il ne fait aucun geste pour s’en emparer. Il n’était pas assez stupide pour voler une sorcière. Pas une seconde fois. Sa rencontre avec Allegra avait été suffisamment traumatisante pour lui. La police. Encore ce mot. A croire que c’est le seul que les gens ont quand ils veulent bien le voir ! Pourtant, cette voix est si douce, elle caresse son oreille. Il ferma même les yeux, comme s’il voulait capturer un peu de cette beauté en la gravant dans sa mémoire infinie. Lui, le témoignage de ce monde.

« Pas de police. » Sa voix est profondément grave, à tel point qu’à la puberté le pauvre gamin s’était mis à hurler qu’il était possédé par cette voix sortie de nulle part. La joie du passage à l’âge adulte. Epoque où les émotions ne lui étaient pas si étrangères. Période si douce de sa vie. Pourtant, après toutes ces années, il ne s’était toujours pas habitué à cette voix qui parle depuis sa gorge. Il n’a jamais compris pourquoi son corps avait changé en si peu de temps, la puberté fut terrible pour lui qui avait déjà bien des troubles à reconnaitre sa propre image. Voila que désormais cette voix rauque vibrait dans sa gorge, pour toujours. Ses yeux bleus se relevaient péniblement vers elle, sans pouvoir pour autant affronter son regard. Ce n’était pas de la lâcheté, il n’avait pas peur. Mais il savait qu’une sensation désagréable le gagnerait dès lorsqu’il se perdrait dans la noirceur de ses pupilles, qu’il y verra des abysses et puis son propre reflet. Une question devrait être posée : pourquoi ? Mais la réponse ne lui parait que peu reluisante, il préférait l’éloigner de lui. Il n’avait aucune connaissance de l’application des règles de politesse, il ne les comprenait pas bien qu’il en connaissait les grandes lignes. Merci semblait de rigueur, mais à force de ne point l’utiliser c’était loin d’être un reflexe. « Il doit partir. » Mais étant gaucher, c’est à nouveau cette main qu’il pose au sol, cette même main qui n’avait plus l’élasticité de le propulser. Il se rattrapa accidentellement de la main droite, en attrapant le bras de la sorcière, le faisant ouvrir les yeux plus largement et surtout, déposer son regard dans celui de sa sauveuse ce qui le plongea dans la stupéfaction.

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MessageSujet: Re: ghost song lodged in the throat of a mermaid ♤ amadeo   Jeu 16 Aoû 2018 - 12:58



Ghost song lodged
in the throat of a mermaid

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►♬


« Pas de police. » La voix est grave, le visage tiraillé par la douleur et pourtant il ne pipe pas un mot de plus. Isobel l’observe, les basses profondes qui roulent hors de ses lèvres réveillent son appétit. Elle le sait, elle le sent : la sorcière a trouvé la proie qu'il lui faut. Elle est attirée par ce trésor comme une pie par le brillant d’un collier de diamants. Il fuit son regard, ça l’ennuie, elle veut voir les billes claires sous les paupières, veut sentir son regard se déposer sur sa silhouette. L’instant est presque trop plaisant, Isobel adore jouer la comédie. Son visage est tordu d’inquiétude, attitude prudente presque fébrile pour ne pas trop lui imposer sa présence. Elle ne veut pas lui faire peur mais être la main tendue qui l’aidera à se redresser, lui apporter une épaule pour pleurer, elle veut voir les tourments derrière ses prunelles et la flamme de celui qui veut survivre malgré tout. Les cas désespérés, voilà ce qu’elle aime ; la souffrance et le chagrin, les larmes teintées du désespoir tout particulier qui n’existe pas dans son monde superficiel, entre le marbre et l’ébène.

Et sa voix se grave dans son cerveau, la fréquence grave trouve un écho au milieu des entrailles de la sorcière. Elle veut en entendre davantage, tout savoir, tout comprendre.

La brune l’observe, semble être tiraillé par une multitude de sentiments contradictoires, son attitude est indécise, souffre-t-il ? Elle ne saurait le dire, il ne bronche pas, semble davantage hésiter sur la marche à suivre que pour comprendre d’où viendrait l’éventuelle douleur. Elle ne souffle mot, ne désire pas briser ce moment tout particulier. Isobel n’attend pas de merci, enfin, l’actrice là n’en attend pas, Isobel voudrait que tout le monde la remercie rien que pour être là, présente sur le territoire, vivante, parfaite. Ils devraient tous l’admirer, un tel gain pour l’humanité magique.

« Il doit partir. » Ses yeux s’ouvrent, son sourcil se redresse. Parle-t-il de lui-même à la troisième personne ? Ego trip plus puissant encore que celui qu’Isobel se traine depuis sa plus tendre enfance ? La sorcière a envie de laisser échapper un rire à cette réflexion. Peut-être ne sait-il pas parler autrement, le sauvage. Car c’en est un, un garçon seul, isolé, semble vivre dans un exil permanent, le regard bas, les lèvres pincées. La brune se contente de garder une expression intéressée, inquiète, dans l’attente de son prochain mouvement. Et elle n’est pas déçue, le solitaire essaie de se redresser par lui-même, fuir très certainement cette rencontre « impromptue » mais Isobel ne compte pas laisser sa proie s’échapper de si tôt. D’ores et déjà elle réfléchit à tisser la toile qui se refermera sur lui, son attitude serpent, le regard constricteur. Il doit se perdre dans ses yeux verts et dans ses bras, elle le veut pour sa collection.

D’une main qui semble ne plus réagir aux ordres de son propriétaire, l’hérésie essaie de se relever. Il la pose au sol qui se dérobe sous l’effort. Isobel voit l’homme basculer et par réflexe se rattraper à son bras. Elle-même tend son autre main pour l’empêcher de tomber, la pose sur son épaule pour lui éviter de s’éclater le visage déjà meurtri au sol.

« Merde… est-ce que ça va ? » La sorcière continue son petit numéro mais son mouvement apparemment rapide, comme pour l’aider à se redresser, est interrompu par le visage de sa proie qui se redresse, la main droite plaquée sur le bras. Isobel découvre enfin les trésors de son âme jusque-là enterrés sous ses paupières, soudainement happée par le bleu glacé de son regard. Elle reste de longues secondes figée, observant ce visage aux traits abimés. Il est très beau, les photos ne rendent pas cette cassure toute visible là au fond de son œil, ne rend pas les ténèbres, tout ce qu’elle peut sentir en vue de leur proximité, alors que sa main s’est logée sur sa peau. Elle peut sentir son aura, délicieuse et il doit pouvoir en faire de même en tout cas, tout ce qu’elle laisse bien voir alors que les parties noires de son âme sont scellées, ensorcelées. Il manquerait plus que le stupide coven l’envoie se faire foutre pour son usage de la magie. Rien ne serait pire que de perdre ses capacités magiques. Alors Isobel est prudent et enchante.

« J’ai l’impression que vous avez cassé votre poignet… » Ses lèvres bougent, son regard reste appuyé, ses traits se veulent bienveillants et inquiets à la fois, mélange savant. Elle voudrait d’ores et déjà utiliser sa magie pour trifouiller son cerveau, trifouiller ses émotions, elle voudrait le rendre sien dès maintenant ; mais l’impatience est le lot des abrutis et Isobel ne voudrait pas tout foirer par caprice. Tout ce qu’elle fait est d’exacerber l’impression de paix autour d’elle, comme une présence divine, protectrice, arrivée de nul part comme un mirage.  « Je peux vous aider, attendez… Mais il faut consulter, ça peut être grave. » En parlant, la brune le pousse à s’adosser au mur derrière lui, ne touche pas sa peau mais seulement le tissu au risque de provoquer une réaction de recul de sa part. Elle ne voudrait pas qu’il s’échappe maintenant. « Faites-moi voir votre main monsieur, je vais regarder ça. Je ne suis pas infirmière mais je peux peut-être vous aider. » Isobel prend compte de sa méfiance et lui laisse la possibilité de garder son emprise sur son bras tatoué d’une belladone, plante qui guérit et qui empoisonne à la fois, signe d’Atropos et surnom de la sorcière tisserande. « Après je vous laisse tranquille, c’est promis, mais je ne peux pas vous laisser comme ça, ces brutes vous ont tout pris. »

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MessageSujet: Re: ghost song lodged in the throat of a mermaid ♤ amadeo   Ven 17 Aoû 2018 - 3:11

Ses doigts autour de son bras, cette main inconnue sur son épaule. L’hérésie n’était pas dans son état normal pour tolérer de telles choses. Pour les supporter. Son corps fuyait tout contact, parce qu’il lui était impossible de distinguer ce qui le détruit de ce qui lui fait du bien. Il se souvenait parfaitement du regard médisant d’un sorcier lorsqu’il travaillait pour Ashaya aux serres botaniques. Ce sorcier ne pensait pas qu’il méritait de vivre, cependant, l’hérésie n’avait rien demandé, pas même d’exister. Il ne demandait que ce simple droit, luttait pour le conserver quand le monde entier semble vouloir le l’en en priver. Lui, qui n’aura pas même de mort, pas de paradis, pas de repos. Certaines hérésies deviennent immortelles en s’acoquinant avec des sorciers, mais Amadeo était loin d’avoir de tels projets. Sa demi-vie semblait bien assez longue. Est-ce que ça allait ? Non, car el voici perdu dans le regard émeraude de l’humaine aux pouvoirs magiques. Il demeura figé, perdu dans l’éclat et les ténèbres. Une nouvelle éternité. Pénible. Sans air. Oppressante. Il est perdu dans le vide profond que reflète la noirceur des pupilles. Tel un trou noir aspirant son âme. Et puis finalement, la lumière extérieure lui renvoyait quelque chose de bien pire encore : son reflet. Il se vit, brièvement. Il vit son visage amoché, ce monstre là, que tout le monde déteste tant. Il aimerait avoir de la haine lui aussi, pour en faire de même. Mais il ne pouvait pas, il vivait avec ce qu’il était et ce qu’il n’avait pas.

Il s’arracha de son regard. Presque douloureux. C’était ce qui s’approchait le plus pour lui, de ce terme ou de l’idée qu’il s’en faisait. Il sentait son aura magique, il n’arrivait cependant pas à déterminer si celle-ci était bénéfique ou non. Jusque là, elle n’avait pas proféré de malédiction à son encontre. Serait-ce une sorcière qui s’ignorait ? Il en avait déjà rencontré certaines, mais il évitait tout de même de les fréquenter. Bien qu’en général, ce sont les gens qui évitent de le fréquenter. Le monde l’avait abandonné. Sa famille adoptive, la Mandragore, certaines rencontres heureuses auprès de garou tels que Talia ou Illaria. Amadeo songea à cette dernière rencontre en date, celle avec Jeanne. Il ne saurait dire s’ils sont amis, ou si leur relations ‘approchait de cela. La seule amie qu’il n’eut jamais eue fut Illaria et elle l’avait abandonné. Elle aussi. A quoi bon avoir des amis ? Il ne comprenait rien à ce concept, le départ de son amie lui avait prouvé qu’il n’avait véritablement rien comprit à l’amitié. Ou tout simplement, que cela n’était pas fait pour lui. Jeanne saurait quoi faire pour l’aider, pour réparer son poignet. Mais Jeanne n’est pas là. Il n’y avait que cette sorcière.

Le diagnostic tombe. Poignet cassé. C’était particulièrement contraignant pour l’hérésie qui avait besoin que son corps fonctionne correctement pour espérer survivre. Quelque chose lui donnait l’impression qu’il pouvait demander de l’aide à cette sorcière. Amadeo ne comprenait pas pourquoi il se sentait ainsi, presque confiant. Levant sa méfiance ou plutôt, prêt à lui donner sa chance. Il s’adossa au mur, sa main était évidement ôté du bras de la femme depuis un moment déjà. Il se laissa manipuler, dirigé. Après tout, il ne savait pas quoi faire, autant se laisser guider. Le jeune homme tourna cependant la tête en direction de la ruelle lorsqu’elle l’appela Monsieur. Y avait-il quelqu’un d’autre ? Son œil ne se transforma pas complètement, mais sa pupille prit la forme caractéristique des félins pour distinguer toute ombre dans l’obscurité. Personne. Il reporta son regard vers elle, esquivant de peu les yeux verts de la magicienne. Son œil luisait une dernière seconde avant de reprendre une forme normale. Humain. Son bras fut conduit devant les yeux de la sorcière, sans assistance de son bras gauche. Sa main pendait toujours, gonflait à vue d’œil et prenait une couleur peu naturelle. « Tu peux regarder. » Autorisation indirecte de le toucher. Il n’était pas très à l’aise avec cette idée. Le jeune homme était directement passé au tutoiement, il faut dire qu’il n’est pas un garçon très éduqué. Outre le fait que son vocabulaire soit pauvre, il n’était pas très doué avec la politesse et les mondanités. Et puis, dans son monde à lui, au bas de l’échelle, à quoi cela pourrait-il bien servir de parler avec élégance ? Non, il évitait tout simplement de parler. Car les mots qui venaient de lui, sonnaient toujours étrangement fous aux oreilles des humains.

« Ils ont prit, mais il n’avait rien. » Rien n’est à lui. Tout ce qu’il avait, c’était son corps. Et encore… Il savait qu’il l’avait volé à la vie de sa mère. Il ne méritait rien. L’hérésie reprenait lentement ses esprits. Plus sa conscience devenait vive, plus son inconfort était pesant. Il pressa la paume de sa main valide contre sa tempe. Essayant de contenir ses idées dans sa boite crânienne. Pourquoi cette sensation étrange d’être en présence de la lumière ? «  Es-tu venu le chercher depuis le monde des esprits ? » Lumière ? C'était plutôt attirant. Il ne suivait aucune réalité, si ce n’était la sienne. L’hérésie ignorait à qui il avait à faire, à quel genre de sorcier, mais c’était là un déroulement complètement inconnu. De la bonté spontanée d’une simple passante envers un misérable tabassé, il avait beau être limité dans sa compréhension sociale, il savait que ce genre de scenario ne le concernait pas.  « Il ne peut pas payer ton aide, sorcière. » Il n’a pas peur de dire ce qu’il voit. Car la peur lui est si infime. Toutes ces sensations, ses émotions étaient bien minuscules. Seule pesait la faim. Le vide. La curiosité. Il n’avait pas de quoi payer, mais surtout, il ne voulait pas payer. Il savait que rien n’était gratuit, surtout pas pour lui. Cependant, il n’appréciait que rarement les dédommagements demandés par ceux de son espèce. N’avait-il pas enfin mérité son droit de vivre ? Seuls les divins décident, mais qui sont-ils ? Comment s’adresser à eux pour enfin comprendre ? Amadeo laissa sa main valide retomber sur ses cuisses, tout comme son regard, la main toujours dirigée vers elle. Suppliante.

_________________
Crise existentielle❞
Je rêve que je peux sourire à nouveau, je me réveille en larmes.
Tu sais, quand quelqu’un sort un truc vraiment drôle, un truc qui arrive à me fait rire, je me retourne pour voir si ça te fait rire aussi, même si tu n'es plus là, à chaque fois...
(icon sunkiss./code northern lights.)
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