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 Take a bite of my heart tonight | Isobel & Odhrán

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We start with stars in our eyes. We start believing that we belong. But every sun doesn't rise. And no one tells you where you went wrong. Step out, step out of the sun. If you keep getting burned
→ ORDRE CLANIQUE : Les Lochlainn possèdent désormais sa loyauté.
→ NUISANCE DEPUIS : 36 ans.
→ SOUS L'EMPRISE DE : Vision des auras, Résistance au charme et à l'hypnose des vampires, Communication avec les esprits, Manipulation de la douleur
→ TROMPE L'ENNUI : Traducteur et interprète, exorciste sur son temps libre
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Vulgaire. Contestataire. Irrévérencieux. Pudique. Dévoué. Fier. Débrouillard. Fataliste. Engagé. Suicidaire.


→ AVATAR : James McAvoy
→ CREDITS : Swan (a) + Ðvæling (s)
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MessageSujet: Take a bite of my heart tonight | Isobel & Odhrán   Jeu 16 Aoû 2018 - 17:31




Take a bite of my heart tonight
Isobel & Odhrán



« Je te déteste, toi et tes putains d’illusions de merde. » Pourtant, ce n’est pas de la haine qu’il ressent sur le moment. Enfin… Pas plus que d’habitude. Non, ce sont des sensations bien moins familières qui l’agitent, coulent dans ses veines et font battre un cœur en manque. Adrénaline, ô doux nectar, tu lui as tant manqué. Enivrante et exaltante comme à ton habitude. Stimulante. Mais fausse. Factice. Faite sur-mesure pour un vaisseau inapte à son accueil. Elle n’est qu’un effet secondaire, une création de toute pièce, une illusion. Cette douleur qui arrache des grincements de dents et des râles étouffés. Salvatrice soulageant, l’espace d’un instant, l’esprit malade d’un homme torturé et désespéré. Car, en tant normal, elle ne le visite pas. Oh non, jamais. Pas une seule fois. Odhrán ne fait pas partie de sa clientèle. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté d’accéder à ce paradis perdu, de croquer ce fruit défendu. Maintes et maintes fois sans que jamais cela ne fonctionne. Condamné à la solitude, condamné au néant, relégué au rang d’insensible. D’inhumain. Il a imploré, supplié, offert de renoncer à ses dons ne serait-ce que pour goûter à la normalité, mais voyant que rien ne fonctionnait, que rien n’attirait son attention, il s’est résigné à cette existence vaine et insipide.

La douleur augmente d’un cran. Les poumons de l’Irlandais se remplissent et se vident plus rapidement. Sa langue, plaquée contre ses dents, fait siffler l’air entre ses lèvres étirées. L’exorciste grimace, mais n’en a pas encore eu suffisamment à son goût. Ce n’est pas assez. Plus, toujours plus jusqu’à l’excès. Cela apaise ses pulsions, ses envies, ses débordements. Les marques qui strient sa peau, formant monts et vallées, et tatouent un paysage délabré, désolé, ne sont pas toutes accidentelles. Honnêtement, très peu le sont. Les plus évidentes, les plus en vues le sont. Bien sûr qu’elles le sont ! Pourquoi cacher ce qu’il est facile d’expliquer ? Il faut voir plus loin, plus profond, sous ses nombreuses couches de vêtements. L’âme pudique ne se dévoile pas si facilement. Elle se cache et se protège, esquive les questions, montre les crocs sous l’insistance des questions intrusives. Au fur et à mesure qu’on s’aventure, on y découvre les démons tapis dans l’ombre. Ils ne sont pas revêches. Ils ne sont que des plaies béantes, sanguinolentes et quasiment impossibles à refermer.

Une coupure, puis deux et trois. Une brûlure, puis deux et trois. Un os brisé, puis deux et trois. Une cicatrice invisible, puis deux. Et trois. Et quatre. Trop.

« Stop. » L’exorciste arrive au bout de son endurance. Les affres qui surchargent son système nerveux s’amoncellent et s’étendent. Odhrán n’est plus en mesure d’en supporter autant, du moins plus maintenant qu’il est épuisé par cette séance qui semble avoir duré plus longtemps qu’à l’accoutumée. « Isobel ? J’ai dit qu’on arrêtait pour aujourd’hui. » Mais rien ne vient. Pas de retour à la réalité, ni de remarque ou moquerie cinglante de la part de la sorcière. Maintenant qu’il y pense, la morue est restée étrangement silencieuse durant toute la durée du processus. Le traducteur n’y avait pas vraiment prêté attention, et même s’il l’avait fait, il se serait simplement estimé heureux d’avoir le droit à un peu de silence et de calme. Une échappatoire à un quotidien chaotique en constant mouvement. Les sens en permanence assaillis de stimuli, il chérit ainsi chaque occasion de mettre en pause le monde extérieur, même pour une minute ou deux.

Le peu de patience du médium s’épuise à toute vitesse alors que ses muscles se tendent et se tordent « Bordel de merde ! Fais pas comme si tu ne m’avais pas entendu ! T’as intérêt à arrêter tout de suite ton petit jeu ou je te jure qu’à la seconde où je sors d’ici, je vais noyer ta jolie belle gueule de bâtarde dans le Mississippi ! » Odhrán gronde une flopée de nouvelles insultes, autant pour soulager la douleur grandissante qui irradie dans tout son corps que pour motiver la jeune femme à cesser immédiatement ses expériences.
Fiche codée par Koschtiel

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MessageSujet: Re: Take a bite of my heart tonight | Isobel & Odhrán   Jeu 16 Aoû 2018 - 20:15



take a bite of your heart, tonight

ft. Odhrán

As I whisper in your ear
I want to fucking tear you apart




« Je te déteste, toi et tes putains d’illusions de merde. » Pas un sourire, pas une seule expression sur son visage, le regard perdu, la main posée sur l’épaule de l’homme qui jure, un corps immobile et l’autre secoué ; l’une par la transe, l’autre torturé. Isobel a une imagination débordante et avec lui, elle se laisse complètement aller, n’a aucune limite aux images terribles qu’elle lui implique. Ce qu’il lui demande est compliqué, lui fait du mal, repousse ses limites. Elle sent ses entrailles se contracter, son pouvoir affluer, toute l’énergie qu’elle met à créer les illusions, à manipuler les mécanismes humains. Isobel, petit génie illusionniste, donne tout ce qu’elle a, tout ce qu’elle cache, les saloperies qui lui grouillent au creux du crâne ; elle n’a aucune pitié pour l’exorciste, s’exerce sans écouter les plaintes et les insultes. D’habitude, ça la fait sourire, voir carrément rire lorsqu’il lui en demande davantage par la suite. Elle adore ce jeu là, se sent supérieure (pas nouveau) mais surtout maitresse d’une partie de sa personnalité. A travers elle, il peut expériencer la douleur et elle ne s’arrêtera pas à quelques petites plaintes.

Si la sorcière maitrise parfaitement ses illusions, elle s’interdit de manipuler les émotions du type, ce qui est une autre paire de manche. Le travail de la sensation est déjà assez prenant, assez compliqué. C’est de la gymnastique, se figurer l’empreinte du fer rouge collé sur son torse, de l’acier qui découpe la peau, la sensation du sang qui coule, la chaleur des flammes qu’elle fait naitre, de la griffe qui travaille les muscles de son dos. Isobel, tour à tour, le soumet à des tortures illusoires et pourtant si réelles. Le travail de la tisserande se doit d’être impeccable, après tout, elle ne s’est pas acharnée toute sa vie sur cette partie d’elle-même pour faillir à cette tâche essentielle. C’est de l’art, une poésie toute particulière que de créer de toute pièce les milles et unes impressions qui s’impriment sur la rétine de l’exorciste, sur sa peau, la douleur gravée au creux de son esprit.

En temps normal, Isobel se joue, se moque, théâtrale. Ce soir, cette séance est somme toute particulière, la sorcière a faim de vengeance. La douleur qu’elle devine dans les muscles tendus du corps de l’exorciste n’est pas suffisante pour apaiser sa colère, sa propre souffrance. Rien ne calme l’appétit terrible de la gorgone, les griffes plantées dans la chaire, les dents serrées, le silence dans lequel elle s’est terrée est inhabituel mais nécessaire à sa concentration. Il lui faut plus, encore, insatiable, elle veut l’entendre grogner, gémir ; le sentir bouger, serrer les poings, contracter chaque muscle de son corps, ses mâchoires. Elle veut le voir pleurer. Isobel ne recule devant rien pour faire taire les grondements de son chagrin, de cette haine contre tout et rien, contre une situation sur laquelle elle n’a aucune emprise.

« Stop. » Un simple mot et la sorcière relance une décharge, augmente l’intensité de ses assauts, un maigre sourire ne parvient même pas à faire sa place sur ses lèvres rouges. C’est peut-être l’une des seules fois où elle va aussi loin, la communion entre ses capacités et la réalité sensorielle d’Odhrán grandit, s’intensifie ; Isobel peut sentir le lien croître, s’épaissir, solide. « Isobel ? J’ai dit qu’on arrêtait pour aujourd’hui. » Non, ce n’est pas assez pour elle ; elle tique, un bruit agacé s’échappe de sa bouche mais pas de libération pour lui ; au contraire, Isobel enfonce davantage ses ongles dans l’épaule de l’exorciste, elle peut sentir la pointe crochue percer la peau, peut-être saignera-t-il, ce n’est pas comme cela changeait quelque chose.

Un grondement sourd semble faire écho à l’intérieur, au fond de sa poitrine ; un déclic. La tisserande sent qu’elle passe un nouveau cap, un niveau supérieur, et délivre une nouvelle vague de douleur, plus exacte, plus réelle que les précédentes. Cette fois elle n’a même pas besoin de milles manigances, elle se contente de se caler sur la fréquence douloureuse qui lui serre le cœur depuis qu’elle a quitté le chevet de son père, depuis que l’annonce est tombée. Il lui suffit d’imiter le dégoût et la peine, l’espèce de pointe terrible qui se plante de manière répétée en plein cœur de la plaie. Au centre de son abdomen, le myocarde comprimé, l’air qui se coupe, l’enfer sous la peau, le poison brûlant. Voilà qui la calme, déplacer cette affreuse sensation. Isobel se soulage et s’enorgueillit de ce pouvoir… mais son sujet d’expérience n’a pas décidé de la laisser tranquille.

« Bordel de merde ! Fais pas comme si tu ne m’avais pas entendu ! T’as intérêt à arrêter tout de suite ton petit jeu ou je te jure qu’à la seconde où je sors d’ici, je vais noyer ta jolie belle gueule de bâtarde dans le Mississippi !
— LA FERME ! Il ne lui suffit qu’une seconde pour le relâcher, le laisser brutalement retomber dans la pièce froide et insonorisée, cette fois et contrairement à leurs habitudes, elle ne fait rien pour prévenir sa chute de son monde d’illusions au bois de la chaise sur laquelle il est assis. Elle n’en dira rien mais il encaisse mieux que la plupart des êtres humains ; certains sont tombés fous pour moins que ça, et la décompression trop brutale pour qu’ils puissent s’y retrouver. La seconde d’après, elle s’est tournée vers lui et l’autre, sa main s’abat sur la joue. Tu voulais souffrir oui ou merde ? Ça sert à quoi de geindre toutes les deux putains de minutes, si tu veux chialer retournes dans les putains de jupes de ta mère, Odhrán. Alors qu’elle parle et que sa colère grimpe, la frustration de ne plus pouvoir l’atteindre hors illusion rajoute de l’huile sur le feu. Et alors qu’elle continue à parler, les poings serrés contre ses cuisses, la sorcière ne saisit pas, que si l’exorciste ne répond pas c’est qu’elle l’oppresse, son énergie libérée, la brune lui joue encore un tour ; l’air manque et le souffle de l’homme se coupe. Si tu m’interromps encore une fois au pic d’une activité phénoménale parce que t'es pas capable d’encaisser, tu vas pouvoir aller te faire foutre, j’ai pas de temps à perdre avec un abruti pareil, bordel ! »

© TITANIA

_________________
BELLADONNA ♤ la liaison dangereuse
and he said ;

“she was a catch, we were a match
I was the match,
that would fire up her snatch, but there was a catch,
I was no match
I was fired from her crotch
now I sit around and watch
the mermaids sun themselves,
out on the rocks
they are beyond our touch,
I watch and watch
them wave at me, they wave and slip
back into the sea“
c) nick cave
code: @DRAG ME TO HELL
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