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 Do not go gentle into that good night — Camille

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→ ORDRE CLANIQUE : La Horde ; Apache
→ NUISANCE DEPUIS : 80 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Raccoon-Garou — Un optimisme à toute épreuve.
→ ERRANCE : Au volant de son pick-up, à faire des allers-retours entre les jardins de ses clients et la pépinière.
→ TROMPE L'ENNUI : Architecte-paysagiste
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Optimiste. Intense. Passionnée. Généreuse. Gourmande. Malicieuse. Sarcastique. Séductrice. Ecolo. Impulsive. Protectrice. Sincère. Candide. Romantique. Honnête.


→ AVATAR : Caity Lotz
→ CREDITS : (Avatars : Gentlemeart, Wasteland, Lux Aeterna, Angie, blue walrus, EXORDIUM, cosmic light) (Gif : Tumblr)
→ MENSONGES : 113

†


MessageSujet: Do not go gentle into that good night — Camille   Sam 1 Sep 2018 - 22:13

Camille  
&
Jeanne
Do not go gentle into that good night.

La forêt n’est pas silencieuse, autour d’elle, mais ce sont des bruits qu’elle connaît bien, qu’elle préfère même à ceux de la ville. Elle entend les arbres grincer sous le vent, et les branches plisser sous les écureuils. Ca fait plus d’une semaine qu’elle est là — elle a perdu le compte des jours — et elle ne se lasse pas d’entendre la vie autour d’elle. C’est reposant, et ça la calme juste assez pour ne pas céder à la tentation de fuir à nouveau. Si elle le pouvait, elle continuerait sa perpétuelle course en avant. Pourtant, elle sait qu’elle n’a plus ce luxe. Une partie d’elle n’a plus envie. Elle est fatiguée, à vrai dire, et il y a cette part qui grandit de jour en jour qui n’a qu’un désir, celui de retrouver sa famille. Camille, d’abord, dont l’absence avait été une autre empreinte sur son âme dont elle ne s’était même pas aperçu, puis ses parents, son clan, plus tard. Mais elle ne s’est toujours pas pardonnée ; elle en est bien incapable, et elle doute pouvoir un jour les affronter. Rien que d’y penser, elle a la nausée. Ils méritent tellement mieux qu’elle, tous autant qu’ils sont. Ce n’est pas que sa famille, c’est Lysander aussi, et si elle a fait de son mieux pour ne pas penser à elle, la sorcière n’est jamais loin de ses pensées. Elle ne ressent plus la nécessité biologique de penser à elle mais elle en a toujours le besoin. C’est assez pour qu’elle se fasse un peu à l’idée de l’avoir à ses côtés pour le reste de sa vie.

Elle a les yeux grands ouverts, et elle fixe le ciel à travers les branches. Le soleil s’est couché depuis peu, mais ce sont les étoiles qui l’intéressent, et elle contemple avec satisfaction la voie lactée, d’ordinaire bien invisible, même pour ses sens plus développés. Elle a à moitié envie de rester ici, ou tout du moins de venir dans une zone moins peuplée. Ca lui a manqué, se rend-elle compte, ce contact direct avec la nature. Elle aime la sensation de la terre contre sa peau, elle aime l’odeur de la végétation, et le bruit de la forêt. C’est là qu’elle appartient, et son garou le lui fait bien comprendre. Mais elle a l’impression qu’il est fâché, et elle ne sait que trop bien pourquoi, même si elle ne veut pas y penser. Endormir son lien lui facilite la tâche mais ce n’est pas sans conséquence, et elle ressent cette absence comme un vide qui la déséquilibre. Ca lui rappelle ses premières années, alors que l’animal lui était encore peu familier, et qu’elle s’était demandé s’il n’était pas plus mal d’être humain. Esther avait été là, cette fois-ci, mais aujourd’hui elle est seule avec ses pensées. Seule à se demander s’il est bien juste de se faire manipuler ainsi par le destin. Et elle se sent égoïste, parce qu’elle pense à tous ces garous qui ne rencontrent jamais leur âme-sœur — elle se demande si sa famille aurait honte de voir qu’elle refuse la sienne, et elle sait que ce serait probablement le cas.

Elle n’en est pas fière, mais elle passe la moitié de ses nuits dans un état de transe. La méditation ne lui vient pas facilement, depuis peu, et elle est prête à tout pour se remettre en contact avec l’animal. Elle sait ce qui la bloque, bien sûr, mais elle se persuade assez facilement qu’une bonne dose de plantes magiques devraient lui permettre de contourner le vide qui remplit son âme ; ce n’est pas le cas. Elle a les yeux écarquillés, et après quelques longues minutes, ce n’est plus le ciel qu’elle voit. Ca a beau être la dixième fois qu’elle se retrouve dans cet état, ça reste l’expérience la plus fascinante qu’elle n’ait jamais eue. Ses sens sont de plus en plus troublés, et elle s’endort sans même s’en apercevoir. C’est le but, bien sûr. Elle veut déclencher ses rêves, et ce n’est pas forcément la meilleure idée — comme pourrait le lui affirmer son grand-père — mais ça fonctionne. Elle se perd dans ses prophéties, et elle sait bien ce qu’il lui reste à faire, elle sait ce que son cœur demande. Elle sait ce qui va arriver. Mais elle n’est pas encore prête, alors, le matin venu, elle prévoit déjà de recommencer.  

Son carnet est rempli de poésies. Elle garde les nouvelles dans ses songes, n’ayant plus la place de les mettre sur papier. Mais elle sait. C’est presque suffisant. Elle comprend ce qu’il s’est passé, huit ans auparavant, même si elle n’arrive pas encore à l’accepter. Elle sait qu’elle est à court de temps, cependant, et que la réalité finira bien par la rattraper. Elle à moitié endormie quand elle entend un moteur de voiture se rapprocher. Le bruit étranger la réveille en sursaut, et elle grince des dents, le mal de tête déjà présent. Ses sens sont toujours un peu déformés, et elle se relève lentement du sol. L’aube se lève, et elle enlève une feuille de ses cheveux alors qu’elle se cache entre les arbres, les sourcils froncés. Elle ne reconnaît pas la voiture mais son nez identifie instantanément la personne qui en sort. Elle n’est pas prête, mais il semblerait que le destin ne lui laisse pas le choix. Elle se frotte les yeux et elle titube jusqu’à la clairière où s’est garée sa sœur. Elle s’appuie sur l’un des derniers arbres, et elle fixe, le regard un peu flou, la silhouette de Camille. « How did you find me ? » Demande-elle à voix basse, les mots rauques. Elle se racle la gorge, et grimace un peu, consciente qu’elle n’a pas parlé depuis plus d’une semaine. Elle regarde sa sœur approcher, et si elle doute soudainement de sa capacité à l’affronter, elle reste vissée sur place. En silence, elle déglutit.
CODAGE PAR AMIANTE

_________________
And the dreams that you dare to dream really do come true +
Someday I'll wish upon a star and wake up where the clouds are far behind, where troubles melt like lemon drops away above the chimney tops ; that's where you'll find me. Somwhere over the rainbow, bluebirds fly ; birds fly over the rainbow, why then, oh why can't I?
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→ ERRANCE : au Jardin botanique ... mais aussi dans le salon de Lysander où elle se plait à émerveiller le petit Andrew
→ TROMPE L'ENNUI : Botaniste
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Passionnée ▬ Impulsive ▬ Caractérielle ▬ Attachante ▬ Généreuse ▬ Douce ▬ Tolérante ▬ Bienveillante ▬ Tendre ▬ Rancunière ▬ Ecologiste ▬ Féministe ▬ Curieuse ▬ Futée


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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night — Camille   Jeu 6 Sep 2018 - 23:53

Do not go gentle into that good night
Jeanne & Camille

Elle a entamée une véritable chasse à l’homme, à moins que ça ne soit une sorte d’Escape Game grandeur nature où Camille glane les indices, lieux par lieux, personnes par personnes. Il a tout d’abord fallu demander l’adresse du domicile de Jeanne, à Lysander avec qui elle a passé un long moment à discuter, à vider son sac aussi. Elle se sent soulagée d’un poids, faisant désormais face à l’évidence, même si Camille n’a toujours pas réellement fait son deuil. Mais elle ne peut décemment pas faire l’impasse sur son autre sœur, l’oublier, l’ignorer, la bouder éternellement même si la rancune reste tenace. Jeanne est son ancrage, son fil rouge dans ce monde et elle ne peut clairement pas jouer les « mauvaises têtes » en vue de leur relation.
Adresse en poche, elle s’est glissée derrière le volant de sa voiture – écologique – pour trouver le domicile de Jeanne… sans Jeanne à l’intérieur. Forcément. Elle aurait dû se douter que quitte à fuir, elle a dû aller elle ne sait où. C’est donc ce type ultra bizarre qu’elle a trouvé à la place de sa sœur et son flair n’a pas tardé de repérer la nature de l’homme qui n’en était pas vraiment un. Un hérétique. Ça lui a collé des frissons dans le dos avant de bien vite oublier cette contre-nature d’avoir créer un être qui n’est que la moitié de lui-même, comme si la nature avait échoué dans sa conception, au profit d’un agacement qu’elle voulait contrôler, qu’elle a ravalée. Parce que putain, elle en a mis du temps à obtenir la position plus ou moins exacte de son ainée.

- Where is Jeanne ?
- Not here.

Ouais, super, merci Captain Obvious.

- I know she’s not here. I’m trying to find out where is she.

Silence, observation de la tête aux pieds, à certainement se demander ce que cette blonde voulait à la propriétaire des lieux. Tandis que Camille se demande ce que fait l’hérésie chez sa sœur. Jeanne est frileuse des vampires mais pas de ceux qui n’ont qu’une moitié d’âme ?

- I’m her little sister, Camille. Please, I really need to know where is she. It’s important.

Parce que cette chasse, cette quête, aurait pu être presque excitante si l’enjeu n’était pas si sombre.
Esther est catégorique à ce sujet : Jeanne se meurt, en silence. Peut-être pas au sens propre du terme mais ça fait 8 ans qu’elle ne vit que dans cette douleur, cette culpabilité qui lui bouffe l’existence comme un insecte que l’on ne réussit pas à déloger. Huit années qu’elle prend des décisions parfois sans aucun sens, pas dangereuse pour sa vie mais peut-être plus irréfléchies. Autant d’années qu’elle fuit, en plein déni, à pleurer la mort d’Esther.
Alors c’est au volant de sa bagnole qu’elle parcoure les kilomètres, gorge nouée. La peur est là, rôde autour d’elle malgré ses multiples tentatives pour la chasser. Elle ne veut pas se mettre en tête des images qui n’ont certainement aucun sens mais elle ne peut s’empêcher de se demander si Jeanne serait capable de la plus extrême des décisions, aveuglé par la douleur d’être responsable de la mort d’une sœur.

Le regard de Camille se perd un instant dans le rétroviseur, ses cheveux blonds dégageant ses cheveux. Les deux marques sont toujours là, vestige d’une nuit – plusieurs – animée, bestiale, hors du temps. Sa rencontre atypique avec Silje lui reste encore en mémoire et quand bien même elle ne réussit à pas faire complètement disparaitre cette chevelure rousse obsédante, elle lui a permis de décrocher un instant, de penser pour elle et seulement pour elle. Elle ne sait pas ce qu’en penserait Jeanne et pour être honnête, c’est le cadet de ses soucis aujourd’hui. Si elle était honnête avec elle-même, Camille souhaiterait presque retourner chez la vampire pour de nouveau décrocher de toute réalité et fuir ce qui l’oppresse ainsi.
Mais la fuite ne peut plus durer, celle de Jeanne en particulier. Elle a des choses à lui dire et même si sa sœur aînée n’est pas prête alors tant pis. Camille a toujours su la secouer un peu et Esther n’est plus là pour les guider, pour assumer ce rôle qu’elle tenait si bien de son vivant.

De son vivant

Ca lui creuse la poitrine de douleur, elle pourrait en crever si Jeanne n’était pas là. La garou se mord la lèvre et se concentre sur la route, bien déterminée à retrouver celle qui est à l’origine de ce fil rouge qui entoure aujourd’hui son poignet.
Il lui semble qu’elle arrive à destination, reconnaissant l’endroit que lui a décrit l’hérésie. L’aube se lève, offrant une magnifique palette de couleurs dorés sur un ciel presque parfaitement dégagé, illuminant les feuillages qui entourent la petite habitation en marge de la société, de la ville et de la pollution. La jeune femme se demande si elle aussi ne devrait pas faire une petite retraite de ce genre pour renouer avec la naturelle qu’elle chérit tant.
Elle gare sa voiture, en sort et ne peut s’empêcher d’inspirer à plein poumons l’air frais, ses sens s’ouvrant aussitôt à la communion, accueillant de plein fouet les odeurs apaisantes de l’herbe, du pin, le bruissement d’ailes d’un oiseau et les gazouillis harmonisant tout le reste.
Et parmi toutes ces odeurs, une en particulier se détache et attire son attention. Des bruits de pas l’accompagnent, presque mal assuré et lorsqu’elle détourne son regard vers sa gauche, la silhouette de sa sœur se détache pour venir s’appuyer contre un arbre.

Comme la première fois, son cœur loupe un battement mais la colère n’est plus ou en tout cas, plus si incontrôlable qu’elle ne l’a été il y a quelques jours. Les mots d’Esther l’ont aidé à accepter certaines choses, à en comprendre d’autres mais c’est surtout de revoir Jeanne qui la perturbe, qui lui agrandit le cœur de douleur et de joie mélangées. Elle a du mal à le reconnaitre pourtant … Comme abattue, vide d’énergie et si la garou peut au moins être soulagée de la voir en vie, elle s’inquiète malgré tout de l’état de sa sœur. Les quelques mots rauques lui parviennent bien que murmurés, Camille esquisse un mince sourire.

- I will always find you, remember ?

Elle désigne son poignet, là où se trouve cet éternel fil. Une croyance de Camille, comme quoi les âmes – au-delà des âmes sœurs – peuvent être reliés par ce qu’ils appellent le fil rouge. Deux âmes destinées, qu’elles soient sœurs, meilleures amies ou tout autre lien. Elle était gamine lorsqu’elle a promis à Jeanne que si un jour elle disparaissait, partirait, elle la retrouverait puisqu’il ne lui resterait plus qu’à suivre le fil pour remonter jusqu’à son cœur. Des paroles d’enfants qui, pourtant, se cristallisent avec le temps.

Camille s’approche de sa sœur qui reste plantée là, entre les arbres.
Elle lui a manquée, à en crever et maintenant que la colère s’est tassée, elle prend conscience à quel point.

- It’s your weird guest who told me where you are.
Elle marque une pause, légère, courte. You can’t run anymore.

La garou se glisse jusqu’à elle, ses pas pourtant légers faisant craquer quelques brindilles sous son poids. Face à sa sœur, Camille ne tremble pas, contient malgré elle toutes ces émotions qui ne demandent qu’à sortir, faisant palpiter son cœur. La voir dans cet état lui massacre le cœur. Cernes sous les yeux, épaules affaissées, voire peut-être un poil amaigri, la jeune femme se demande ce qu’il se serait passé si elle avait bêtement joué les fières pour la laisser crever ici sous le coup de l’amertume.

- You have to come back now. Sa voix et ses mots se font plus doux que la première fois et elle lutte pour ne pas se jeter à son cou, la garder contre elle et chialer dans ses bras. Personne ne peut imaginer à quel point Jeanne lui à manquer. You can’t continue hiding here forever, there are some people who needs you.

C’est peut-être abrupt de commencer à la raisonner tout de suite mais elle n’est pas genre à tourner autour du pot, à faire durer le suspense. Mais ça ne change rien à la difficulté de la situation. Elle a mal au ventre, mal au cœur, sent déjà les larmes pointées sans pour l’instant la trahir mais Camille est consciente qu’il ne lui faudra pas grand-chose pour pleurer. Elle est arrivée ici, persuadée de conserver toute l’assurance cumulée ces derniers jours… Mais en cette seconde, l’incertitude – bien qu’invisible – pèse sur ses épaules.

- I need you. So much. I have already lost one sister. I will not stand to loose you Jeanne.



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