AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue sur DMTH Invité envoi coeur
Adopte un scenario et gagne des amis pour la vie ! :caddy:
Trouve un partenaire de jeu rapidement ! :bouya:
Découvrez l' intrigue en cours ! :olala:
Inscrivez-vous à l' event Halloween ! :dieu:

Partagez | .
 

 We already met. / Valentin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
→ SOUS L'EMPRISE DE : 138 ans
→ ERRANCE : Vampirique(s)
→ TROMPE L'ENNUI : Centre ville
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Artiste du spectacle vivant

→ AVATAR : Naomi Watts
→ CREDITS : Pinterest et moi
→ MENSONGES : 150

†


MessageSujet: We already met. / Valentin    Ven 14 Sep 2018 - 2:31

AMBIANCE MUSICALE.
— We already met.  —


De touts les Arts des mortels, il y en avait un qui fascinait énormément Caroline. C'était le théâtre. En tant qu'humaine, elle avait adoré se faufiler dans les théâtres, pour aller voir jouer les troupes. Le plaisir était devenu encore plus fort en tant que Vampire. Observer ces êtres de chairs, de sang, incarner la passion... cela avec quelque-chose s’hypnotisant. Elle les trouvait beaux dans toute leur vulnérabilité. Alors, même si elle n'avait toujours pas l'argent pour s'acheter une place la belle continuait d'aller voir des pièces.

Ce serait sa première représentation ici à Bâton-Rouge. Elle avait repéré les lieux et surtout la sortie arrière. Pendant que le public allait s'installer en salle, Caro s'était incrustée, comme une ombre dans le bâtiment. Elle sentait et elle entendait la foule entre les murs, sans se faire repérer. Son agilité vampirique l'y avait aidée. Elle avait été, de la plus grande des discrétions, espérant ne croiser aucun de son espèce. Il aurait été ennuyeux d'avoir à s'expliquer de sa fraude à un membre de l'Essaim. Elle ne voulait pas avoir d'ennuis.

Avec les années, la Balatta s'était familiarisée avec l'agencement des théâtres. Elle pouvait s'y déplacer sans trop se perdre. D'autant qu'à présent l'internet fournissait même des plans. La belle y voyait une véritable mine d'or. Même si elle avait encore beaucoup d'affection pour les enquêtes sur le terrain. Caroline savait donc à peu près comment se déplacer, évitant les zones occupées, comme si elle faisait une partie de cache-cache avec le personnel.

Une fois sur les coursives, il ne lui restait plus qu'à choisir sa place. Ses talons dorés déposés prés d'elle, elle s'installait en faisant attention à ne pas abîmer sa robe de soirée. La seule qui lui restait qui soit encore à peu prés en bonne état. Elle avait perdu une grande partie de sa garde-robe avant d'arriver en Louisiane. Mais, bientôt s'était-elle jurée, elle trouverait un travail respectable. Elle gagnerait de l'argent comme une honnête Vampire. Ce qui ne l'empêcherait pas de profiter d'une belle soirée en catimini.

C'était une pièce du répertoire classique. Un Vaudeville Américain que Caro avait déjà vu au moins trois fois. Ce qui ne voulait pas dire grand chose au théâtre. Cet art vivant était une source infinie des possibles. C'était d'ailleurs, sûrement l'une de ses caractéristiques qui plaisaient tellement à la belle. L'éternité était un concept étrange à appréhender. Il fallait rapidement trouver  des repères. Caroline en avait trouvé dans la créativité des Hommes et des Femmes. Ce soir-là l'adaptation était plutôt désopilante avec un vrai travail sur les costumes et en particulier les perruques. Le rire de la Balatta avait été difficile à étouffer.

Pour être sûre de ne pas se faire prendre, cette dernière s'était levé au début de la dernière scène. Comme durant l'allée elle s'était glissée dans les coins et les recoins pour demeurer invisible. Sa célérité la protégeait un peu plus du regard des techniciens. Elle s'amusait même de jouer avec eux à leurs dépends. Elle cherchait sans doute à se faire peur aussi. Cela ne pouvait que la distraire, elle qui adorait jouer. A hauteur de la porte de sortie Caroline avait suspendu sa main un court instant et s'était retournée. Une étrange sensation de picotement à la nuque réveillait ses instincts primaux. L'obscurité tait pourtant vide.

Elle se dépêchait d'enfiler ses chaussures, et sortait l'air de rien, alors que les applaudissements se mettaient à tonner de l'autre côté. Elle écoutait d'une oreille l'ovation, tout en enfilant un gilet blanc sur ses épaules. Bien sûr, l'air du froid ne lui faisait aucun effet. C'était par habitude que Caro singeait ainsi les mortels. Une façon de se fondre dans la masse, ou en tous les cas, de ne pas trop attirer les regards sur sa silhouette de marbre doré. Elle allait passer l'angle de la rue, mais son regard panoramique identifiait un troublant élément dans le décorum.

- « Valentin ? » Le prénom appartenait à une très vieille rencontre. Pourtant Caroline avait un souvenir assez précis d'un séjour à Paris, où se trouvait aussi ce dandy. Nouveau-né alors, elle avait beaucoup aimé le côtoyer, pour tout ce jeu de charme, auquel il avait si bien joué avec elle. « Ça par exemple ! » Le rire de la Gitane était frais et léger. L'heureux hasard que lui apportait la nuit Un ravissement, pour cette créature mutine et toujours prête à se distraire. Bălan était inchangé physiquement du moins, beau et torturé. « Te souviens-tu ? Paris... juste après la grande guerre... »  Déjà, en 1920, la Balatta avait été déçue que son Sire leur fasse si vite quitter la Capitale. A présent, le pauvre Germain ne pouvait plus arrêter sa pupille.


_________________
Sur les rives du Mississpipi...
Les feux de la fête étaient devenus son soleil. Et les étoiles les lanternes de cette nuit infinie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/f29-welcome-to-hell http://dmthbegins.forumactif.org/f133-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/f34-fiche-de-liens http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar

CAUCHEMAR AMBULANT

→ ORDRE CLANIQUE : Coven même s'il lorgne sur le clan de la vaudou queen autant que sur les gitans, ses premières origines.
→ NUISANCE DEPUIS : 137 maudites années
→ SOUS L'EMPRISE DE : l'art délicat et vénéneux de la nécromancie ; naviguer parmi les morts durant son sommeil ; un certain savoir en rituels interdits ; une soif incommensurable de magie et de vie
→ ERRANCE : cimetière, caves sinistres, bibliothèque, salons cosy, théâtre, opéra, catacombes (ah non, y'en a pas).
→ TROMPE L'ENNUI : restaure les grimoires du Songe-Malice
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Orgueilleux, dandy, esthète, cultivé, intelligent, immoral, efféminé, survivant, sans limite, opportuniste, manipulateur, égocentré, torturé, lâche, paniqué, phobique, cauchemar ambulant.


→ AVATAR : Matthew Goode
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 850

†


MessageSujet: Re: We already met. / Valentin    Mer 24 Oct 2018 - 22:31

Cette pièce n’était pas du Shakespeare ni du Molière, Valentin avait un goût prononcé pour les pièces de théâtre classique et plus de mal avec celles modernes et souvent absurdes, mais cela avait la saveur rafraichissante des attractions populaires. Il se souvenait des vaudevilles à Paris, des pièces sanglantes des boulevards, et des effets spéciaux bricolés sur scène propulsant des acteurs dans les airs au dessus du public. Il arrivait qu’il y ai un accident, parfois mortel, et aussitôt, Vassily se précipitait faisant mine de vouloir aider le pauvre acteur alors qu’il raccourcissait son existence, abrégeant disait-il ses souffrances. La liche se souvenait parfaitement de ce que c’était, ces années là, de l’effervescence du public, de la créativité d’alors, de la passion qui l’animait alors que le sang chaud coulait dans ses veines, un sang chaud que Vassily aimait boire directement à la source. Valentin se perdait dans les souvenirs du passé, dans les émotions qu’il ressentait encore, comme des échos lointains, à la saveur si fade en comparaison de ce qu’il avait pu ressentir à l’époque, fade et pourtant, si forts pour une liche. Ressentir encore des émotions, il lui fallait se battre désormais pour cela. Son humanité perdue, il courait après. Souvent, il n’en conservait qu’un vague souvenir. Comme de son amour perdu, de Vassily, de la Russie, et de tout ce qu’il avait laissé derrière lui.

Un frisson le saisit alors qu’une ombre le frôlait. Il sentit sa présence, une présence. Il n’était plus un marqué, en mesure de comprendre immédiatement à qui il avait affaire. Mais il l’avait été suffisamment longtemps, il était un nécromancien suffisamment puissant pour savoir, ce que c’était une vampire. Que c’était une femme, c’était son parfum qui l’en avait averti. Et le puissant sentiment de familiarité qui toutefois ne s’accompagnait pas forcément d’un désir. Valentin était attiré plus par les hommes que les femmes, cela faisait de lui un véritable détecteur à beaux garçons comme aurait dit Vassily à l’époque. Quoi qu’il en soit, il senti une présence, immortelle, féminine, qui visiblement s’enfuyait avant que la pièce ne soit terminée. Qui venait ici pour ne pas assister à la fin ? C’était l’attitude d’un voleur, d’un pick pocket faisait les poches des spectateurs ! Valentin était curieux de savoir quel genre de vampire agissait ainsi. Cela ressemblait si peu aux vampires modernes. Tous étaient désormais si intangible dans leurs tours d’ivoire à n’en plus bouger, à feindre trop l’humanité pour garder encore leur part de mystère.

S’il n’était qu’une liche, il parvient néanmoins à la rattraper. La vampire ne cherchait pas réellement à s’enfuir sinon elle aurait déjà disparue. Peut-être ne s’était-elle rendu compte qu’il la suivait. Une liche n’a pas l’aura d’un mortel, encore moins un cœur battant comme un vivant. Il était quelque part plus proche d’elle que des vivants. Une sorte de vampire de magie cherchant à voler ce qu’il pouvait de la magie des autres. Il s’approcha de la jeune femme, et à mesure que les pas réduisait la distance, il comprenait le sentiment de familiarité, reconnaissant la petite vampire blonde qu’il avait croisé un siècle auparavant, dans la cité des lumières. « Je m’en souviens, ton sire n’avait pas l’air d’apprécier la ville… » murmura-t-il se souvenant combien leur rencontre avait été brève, enfin, pour des immortels. Ce qu’il était resté, changeant simplement de statut, de nature. Seul à présent, terriblement seul. Vassily lui manquait, terriblement. Survivre à son vampire devrait être impossible. « Je n’aurais pensé te retrouver ici. Tu es là en escale ou tu comptes rester cette fois-ci ? » demanda-t-il, ne jugeant nullement son précédent départ précipité. Il serait heureux simplement d’avoir une amie ici, une amie vampire qui le comprenne, une amie qu’il pourrait appeler cousine presque. La retrouver ici, maintenant, après toutes ces années, c’était un signe, il l’aurait parié.

HS: excuse moi d'avoir mis autant de temps à te répondre :keuquin:

_________________
Not dead yet
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.
code: @DMTH


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t706-a-cote-de-leurs-os-leur-chair-tombe-en-poussiere-valentin
avatar
→ SOUS L'EMPRISE DE : 138 ans
→ ERRANCE : Vampirique(s)
→ TROMPE L'ENNUI : Centre ville
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Artiste du spectacle vivant

→ AVATAR : Naomi Watts
→ CREDITS : Pinterest et moi
→ MENSONGES : 150

†


MessageSujet: Re: We already met. / Valentin    Mar 30 Oct 2018 - 16:24

AMBIANCE MUSICALE.
— We already met.  —


Leurs silhouettes formaient un étrange couple dans la nuit. Bâton-Rouge, qui bien entendu, ne dormait pas les laissait se retrouver dans la paix. Caroline n'en revenait pas, car depuis qu'elle avait emménagé dans cette bourgade son passé n'arrêtait pas de se manifester. Bien sûr, il y avait ses ancêtres dont elle cherchait la trace, mais que dire de Sia son ancienne amie, qui venait elle aussi d'arriver en Louisiane ?

- « Zachary a toujours trouvé la capitale orgueilleuse. Selon ses mots propres. » Le Sire Germain, Fervents et orgueilleux lui-même avait eu bien du mal avec le Prince parisien. Les deux Vampires étaient peut-être trop semblables pour pouvoir réellement s'entendre ? La jeune Balatta n'avait pas réellement cherché à comprendre à l'époque. Elle vivait son propre rêve éveillé en parcourant les rues de la ville. « Mais on ne peut pas le contredire complètement. Paris est très consciente de sa beauté. » Disait la vampire avec dérision. Elle repensait à la conversation qu'elle avait eu quelques nuits plus tôt avec le dénommé Seth. Un Glouton Garou végétarien et au demeurant très sympathique. Il avait raison les Français restaient des chauvins de premier ordre quelque soit leur âge.

- « Oui, qui l’eut cru. Je suis venue par la force des choses. »  Caroline arborait un sourire aux accents mystérieux. En cela non plus, elle n'avait pas beaucoup changé. Elle aimait encore et toujours s'amuser et jouer la comédie. Cela faisait partie de son sang. Morte ou vive elle ne pouvait aller contre ce plaisir du jeu.  « Mais puisque toi aussi tu es ici c'est que j'ai sans doute bien fait. Depuis quand vies-tu ici ?   »

A pas délicat, avec un rebond gracile de danseuse Caroline approchait du Nécromancien. Elle venait lui prendre un bras avec une infini délicatesse, allant rire doucement à son oreille. Ensemble, ils avaient observé le tout Paris avec un infini plaisir. A détailler le galbe des courtisanes et surtout des courtisans, qui venaient plier le genou devant les puissants.

- « Non cette fois je reste un peu. » Lui promettait-elle, tout en l'attirant loin du théâtre. La nuit était encore jeune pour eux. Ils avaient prés d'un siècle à se raconter. Cela ne se faisait pas sur un parvis dans le vent, mais à une bonne table avec de la musique et du sang.  « Je suis curieuse de savoir comment tu es arrivé sur ce continent. Il faut que tu me racontes. Que tu me racontes tout !   »

Depuis qu'elle avait croisé son regard Caro cherchait à se rappeler le passé. Où étaient-ils allés après Paris ? Elle n'était plus sûre. Était-ce l'Espagne ou peut-être l'Allemagne... Tout se mélangeait. Malheureusement son Sire ne pourrait plus lui confirmer ou lui infirmer les choses à présent.

- « Tout ce même ces années folles c'était quelque-chose ! Hein ! Je n'ai pas retrouvé ça ensuite. A part peut-être à Bethel. Mais ça a été si fugace. Comme un feu de paille. » Caroline avait bataillé pendant des mois mais ils étaient allés à Woodstock. Le temps d'un sulfureux été la vampire avait ressenti cette folie douce et proprement humaine. « Y étais-tu ? C'était tout simplement magique. Je regrette que les humains soient si sérieux la plupart du temps. Ils sont si beaux quand ils arrêtent de l'être. Tu ne trouves pas ? »

Ils quittaient tranquillement le quartier culturel. La Balatta les escortait vers le cœur de la ville là où l'activité battait encore tout son plein. De la musique et des rires montaient peu à peu dans les rues tout autour d'eux. Avec peut-être un peu d'imagination ils pouvaient retrouvé de ce passé commun.



HRP: Pas de souci. Tu m'avais prévenu. ^^

_________________
Sur les rives du Mississpipi...
Les feux de la fête étaient devenus son soleil. Et les étoiles les lanternes de cette nuit infinie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/f29-welcome-to-hell http://dmthbegins.forumactif.org/f133-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/f34-fiche-de-liens http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
avatar

CAUCHEMAR AMBULANT

→ ORDRE CLANIQUE : Coven même s'il lorgne sur le clan de la vaudou queen autant que sur les gitans, ses premières origines.
→ NUISANCE DEPUIS : 137 maudites années
→ SOUS L'EMPRISE DE : l'art délicat et vénéneux de la nécromancie ; naviguer parmi les morts durant son sommeil ; un certain savoir en rituels interdits ; une soif incommensurable de magie et de vie
→ ERRANCE : cimetière, caves sinistres, bibliothèque, salons cosy, théâtre, opéra, catacombes (ah non, y'en a pas).
→ TROMPE L'ENNUI : restaure les grimoires du Songe-Malice
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Orgueilleux, dandy, esthète, cultivé, intelligent, immoral, efféminé, survivant, sans limite, opportuniste, manipulateur, égocentré, torturé, lâche, paniqué, phobique, cauchemar ambulant.


→ AVATAR : Matthew Goode
→ CREDITS : Eden Memories
→ MENSONGES : 850

†


MessageSujet: Re: We already met. / Valentin    Ven 2 Nov 2018 - 16:46

Valentin ne se souvenait que trop bien des critiques que formulait alors le vampire à l’égard de la ville des lumières, critiques qui amusaient plus qu’autre chose Vassily. La Russie était bien pire à ses yeux, au moins, Paris laissait-il la liberté à chacun d’être celui qu’il veut, de croire que tout était possible, même s’il fallait tôt ou tard en payer le prix. Valentin quand à lui adorait cette cité toute de lumière, et la trouvait infiniment plus belle que ne l’était le Londres où il avait grandit. Sans doute parce qu’il n’avait connu de Londres que les salons bourgeois et les cercles d’hommes interdits aux femmes, des clubs très sélects où les riches se retrouvaient entre eux. Un monde fade et insipide qui n’avait rien à voir en comparaison avec le lumineux et fastueux Paris. « Toutes les capitales européennes le sont, à leur manière chacune. La particularité de Paris est de n’avoir rien de royal. C’est la cité de ceux qui rêvent. » murmura-t-il, rêveur, songeant à ces années fastueuses et joyeuses qu’il avait connu. Un rêve qui avait soudainement, brutalement prit fin.

Caroline était toujours aussi gracieuse, toujours aussi jolie, et fluette. Les vampires ne perdent en grâce ni en beauté au fil des siècles, au contraire, ils gagnent en finesse, en perfection. Jusqu’à parfois ne devenir que des statues sublimes à contempler mais aux mouvements trop lents pour les vivants. Valentin se savait bloqué lui aussi dans cet état de pas tout à fait vivant, et de pas tout à fait mort. La vitalité en lui dépendait de la magie l’entourant, de celle qu’il avait réussit à absorber. « Par Lucifer, je ne sais plus, il y a quelques années. Le temps passe tellement vite. Figure toi que je viens d’acheter un vieil hôtel en ruine. Ce serait bien le diable si j’arrive à en faire quelque chose. » murmura-t-il lui confiant ainsi qu’il résidait ici, et quelques indices sur comment le retrouver. Mais Valentin avait totalement confiance en Caroline. Elle n’avait de lien avec les vampires slaves encore moins avec ceux ayant assassiné Vassily. Le seul dont il avait à s’inquiéter c’était Nika même si cette petite fouine paraissait rester cacher dans les jupes de Yuri, ce qui avait le dont d’inquiéter Valentin.

La vampiresse d’humeur joyeuse l’invita à se promener, prenant son bras, chose que Valentin accepta aisément de faire. Il aimait les balades nocturnes et plus encore, cela lui rappelait les belles années en compagnie de la vampire et de son sire ronchon. Mais sa demande risquait bien de ternir l’humeur joyeuse qu’elle avait. S’il lui révélait les raisons de sa venue ici, n’allaient-ils pas se mettre à pleurer sur ce qu’ils avaient perdu ? Caroline connaissait peu Vassily mais elle était vampire, elle savait ce que cela voulait dire pour un marqué de perdre son vampire, de lui survivre. Il continuait à sourire, essayant de se concentrer sur les années folles, sur l’évocation des années 70 et de leur folie qu’il n’avait connu que de l’autre côté du rideau de fer. « Tu aurais dû aller à Berlin en 1999, c’était quelque chose. » murmura-t-il ne pouvant s’empêcher de penser que cet événement était lié à la mort de Vassily. L’un dans l’autre, la chute de la Russie avait entraîné celle de son vampire. Le nécromancien se rembrunit.

Ses yeux se posèrent sur la nuit lointaine et son ciel étoilé, il s’arrêta enfin, brusquement presque. Ses yeux s’étaient troublés, chargés de larmes difficilement contenues. « Je suis venu ici parce que Vassily est mort. Définitivement. Il s’est passé d’horrible choses en Russie. Il y a eu un coup d’état. Ils ont tué mon Vassily… » la voix du nécromancien s’étouffa dans un mélange de rage et de tristesse, son poing se serra jusqu’à ce que ses jointures blanchissent.

_________________
Not dead yet
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.
code: @DMTH


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/t706-a-cote-de-leurs-os-leur-chair-tombe-en-poussiere-valentin
avatar
→ SOUS L'EMPRISE DE : 138 ans
→ ERRANCE : Vampirique(s)
→ TROMPE L'ENNUI : Centre ville
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Artiste du spectacle vivant

→ AVATAR : Naomi Watts
→ CREDITS : Pinterest et moi
→ MENSONGES : 150

†


MessageSujet: Re: We already met. / Valentin    Dim 4 Nov 2018 - 15:52

AMBIANCE MUSICALE.
— We already met. —


Ceux qui rêvent... La Balatta étaient de ceux-là. Vivante puis morte, elle avait rêvé une vie et vécu un rêve. Un enchantement sans fin, sur les routes de la belle France, à amener de la magie. Une magie qui n'avait pas besoin de sang, de pacte avec des divinités infernales, mais seulement de passion de quelques saltimbanques.

Les expressions dantesques de Valentin avaient beaucoup fait rire Caroline. Elle en riait cette nuit-là à nouveau. En fait, elle avait l'impression qu'ils s'étaient séparés un mois plus tôt. C'était comme si le Temps n'avait pas de pouvoir sur eux. De fait, sans être un vampire, cet homme n'était pas un mortel comme les autres. Cela la réconfortait un peu. Il était douloureux de s'attacher à des êtres qu'on savait condamnés à la disparition.

- « Oh... Tu pourrais en faire un « salon » ! » Lui proposait-elle avec un enthousiasme plein d'innocence. « Un endroit où tout le monde pourrait venir montrer ses talents. Les peintres, les danseurs... les poètes ! » Bâton-Rouge avait des liés dédiés aux créatures. Là n'était pas le problèmes. Ils ne manquaient de rien. La Gitane en profitait elle-même avec une certaine reconnaissance. Elle songeait plutôt à un concept qui transcende les races, les conditions sociales, les règles établies. En fait, elle pensait comme l'artiste qu'elle restait avec ou sans son âme. Elle connaissait plusieurs personnes qui auraient mérité de sortir de l'ombre, au moins le temps d'une nuit, juste le temps de faire rêver les autres. « Je peux t'aider à le rénover. Si tu veux. J'adore faire ce genre de travaux. Ça me rappel la maison. » Caro était une gitane. Elle n'avait jamais eu de « maison ». Une roulotte dans laquelle s'amassaient de maigre possessions. Ce n'était pas la vie aux côtés de Germain qui avait changé cela. Le Sire n'avait jamais voulu s'arrêter quelque part, pas même dans le nord de l'Europe.

« Berlin... » Soufflait timidement la Vampire tandis que des images s'imposaient devant ses iris dorées. Zach les avaient entraîné dans les Berlin divisé, celui de l'après-guerre. Elle en conservait un souvenir terrible. Elle avait beau avoir pris la voie de Lucifer, cette adolescente conservait beaucoup de ressemblance avec les humains. Sans doute car c'étaient des traits de personnalités si marqués que même l’Étreinte n'avait pas effacé. « Je n'y suis jamais retournée depuis les guerres. Mais on m'a dit que c'était devenue une jolie ville depuis la chute du mur. » Lui avouait-elle avec une étrange pudeur dans la voix. En réalité Caroline la jeune Fervente n'aimait pas la violence et la cruauté. Elle avait souvent fait pousser de gros soupir à son Sire à cause de cette douceur.

Elle s'arrêtait sur le vif dans l'entrain de Valentin. Elle faisait même un pas en arrière pour revenir bien à sa hauteur. L'expression du nécromancien l'inquiétait tout de suite. Elle ne l'avait encore jamais vu dans cet état de détresse. Sa main descendait en caresse réconfortante sur le bras. Un geste qui se stoppait brutalement à l'annonce.

- « Qu'est-ce.... » La main tremblait maintenant. Caro la portait vers son propre visage pour cacher sa bouche. L'émotion qui la transperçait éteignait la flamme de son regard maudoré. Une tempête émotionnelle qui était décuplée par une terrible association d'idée. Zachary était mort aussi. Elle aurait voulu ne jamais partager une telle peine avec Valentin. « Valti' c'est... affreux. » Il n'y avait plus d'eau dans le corps de l'acrobate. Ce furent deux larmes rouges qui montaient au coin de ses yeux. Elle ne réfléchissait pas un instant de plus et venait enlacer le bel orphelin contre son corps de marbre. C'était un geste sans le moindre calcul comme Caroline en avait si souvent. Sa main caressait le dos avec une compassion quasi humaine. « Toutes mes condoléances. »

Très lentement la belle caressait le dos de l'Anglais. Elle revoyait Vassily en sa mémoire. Elle se souvenait d'un vampire charismatique et intriguant. Lui aussi lui avait plut du peu qu'elle en avait vu de lui. Elle se figurait la blessure dans le cœur de Bãlan. « Viens. » Disait-elle en s'écartant délicatement. Elle glissait affectueusement sa main dans la sienne, et les amenaient devant un banc public, où elle prenait place. Le cœur étreint de peine, la Balatta essayait de sourire un peu. - « Raconte-moi ce qui est arrivé... » Lui demandait-elle alors, avec douceur, en allant caresser la joue humide de larmes.



_________________
Sur les rives du Mississpipi...
Les feux de la fête étaient devenus son soleil. Et les étoiles les lanternes de cette nuit infinie.
code: @DRAG ME TO HELL
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dmthbegins.forumactif.org/f29-welcome-to-hell http://dmthbegins.forumactif.org/f133-inventaire http://dmthbegins.forumactif.org/f34-fiche-de-liens http://dmthbegins.forumactif.org/f38-carnet-de-bord
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: We already met. / Valentin    

Revenir en haut Aller en bas
 

We already met. / Valentin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Ne frappe surtout pas le visage, c'est trop visible ! [Valentin]
» Pour la St Valentin...Elle l'a quitté !!!
» Un message d'amour pour la Saint Valentin...
» Je m'en fout, je m'appelle pas Valentin (PV)
» [St Valentin] Ceux-que-tout-les-élèves-veulent-tuer

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DRAG ME TO HELL | Begins. ::  :: Downtown-