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 Au détour de la rivière... [PV LUAINE]

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→ NUISANCE DEPUIS : 25 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : la lune?
→ ERRANCE : dans son magasin et n'importe où elle peut nager
→ TROMPE L'ENNUI : Fleuriste

→ AVATAR : Shailene Woodley
→ MENSONGES : 76

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MessageSujet: Au détour de la rivière... [PV LUAINE]   Sam 22 Sep 2018 - 22:52


Une inspiration. Une expiration. Le clapotis de l'eau sur les galets du bord.  Un nuage de vapeur qui s'échappe de deux lèvres tremblantes. Il faisait froid, au bord de la rivière. Il faisait froid et la jeune femme tremblait, aussi ramenée sur elle-même qu'elle le pouvait, pour garder le peu de chaleur qu'elle avait. Quel début de journée sacrément pourri!

Tout s'était déroulé correctement, en vérité. La veille Ellie avait pris son sac, un manteau, quelques sachets de sucreries et autres gateaux et une grande bouteille d'eau pour se désaltérer. Elle avait fermé plus tôt, comme habituellement et avait pris le bus jusqu'à la périphérie de la ville. Elle avait ensuite gagné la forêt puis remonté le cours de la rivière jusqu'à un arbre creux dans lequel elle cachait son petit butin. Puis elle s'était déshabillé (il faisait frais mais c'était encore supportable  en cette arrière saison) et avait attendu, les jambes reposant dans la rivière, les pieds caressant doucement les galets.

La transformation avait commencé, et bien que la douleur fut là, elle était nécessaire. Le corps de la jeune femme s'était ratatiné sur lui-même alors que des poils et des moustaches lui poussaient. Son visage s'était agrandi, son nez devenant museau et ses yeux rétrécissant. À la place de ses pieds, quatre pattes palmées étaient apparues. En quelques minutes Ellie avait disparu et la loutre était sortie de son sommeil.

La nuit s'était également bien déroulé, la conscience de l'humaine muette avait observé sa loutre avec la même fascination qu'aux pleines lunes précédentes. Ellie aimait la loutre du plus profond d'elle même. Elle aimait ce sentiment sauvage qui l'envahissait quand une proie passait par là, cette euphorie nécessaire à la survie d'un animal, cette puissance qui courait dans ses muscles et la rapidité des pensées de l'animal qui s'amusait avec son futur repas. Elle aimait l'agilité de la loutre et cette facilité avec laquelle elle glissait sur les courants. Elle s'imaginait souvent la grâce avec laquelle l'animal se déplaçait. La conscience humaine avait fini par s'endormir, quelque part entre deux jeux d'eau de la loutre.

Et puis il y avait eu la peur. La terreur. Les efforts et le mal-être de la loutre. Tous ces éléments qui avaient affecté Ellie sans qu'elle ne puisse rien y faire. La nuit s'était terminé et la loutre s'était rendormie, épuisée et tétanisée par la peur.

Et voilà qu'Ellie se réveillait, assise dans la rivière au milieu d'un nuée de déchets, la cheville coincée dans un pack plastique – de cannettes de bières semblait-il – et le pied bleui. Elle tenta de se relever en vain, grimaça et regarda autour d'elle. La loutre avait habituellement ce drôle d'instinct qui la faisait revenir non loin de l'endroit de la transformation de son humaine. Là, elle n'avait pas eu le temps et Ellie n'avait aucune idée d'où elle était. Elle avait froid dans cette partie de la forêt protégée par l'ombre des grands arbres. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il était ni du temps qu'elle avait mis pour se réveiller.

Bon sang mais qu'est-ce qu'elle fichait là? L'odeur était atroce au milieu de cette marre de déchet et d'eau stagnante, en bas de ce qui semblait être un demi barrage, de l'eau ne tombant presque plus. Elle fouilla les eaux, tenta de sortir ce qu'elle put sur la berge, se disant qu'elle viendrait le dégager plus tard, et finit par trouver le coupable. Un poisson mort, griffé, flottait à côté de son pied meurtri. Il était fin et intact, rapide imagina Ellie. La loutre avait sûrement voulu jouer et n'avait pas vu le danger. Elle allait surement le manger, la patte arrière au milieu de ce machin plastique, quand la transformation avait de nouveau eu lieu. En retraçant son parcours, Ellie comprit qu'elle était là depuis un moment, pour avoir le pied aussi gonflé. Mauvaise nouvelle.

La jeune femme leva le bras gauche vers ses yeux et ricana de dépit.

-Quelle débile tu fais, ma vieille. T'es à poil, t'as pas de montre.

Elle tenta ensuite d'appeler à l'aide, en vain. Au bout de ce qui pourrait être dix minutes, comme deux heures, Ellie commença à prendre peur. Elle éternua, regarda partout et se rendit compte qu'il n'y avait aucun signe de vie à part la sienne (qui présentement était pourrie, si on le lui demandait).

La jeune fille passa un temps fou à ramener les déchets qui étaient autour d'elle sur la berge (ce qui consistait à brasser l'eau jusqu'à derrière son dos, et jeter à l'aveuglette lesdits déchets en espérant qu'ils attérissent bel et bien sur la berge). Elle se mit ensuite à compter les cailloux. Il eut bien un moment où elle paniqua complètement, criant à qui voulait l'entendre qu'elle allait crever là soit de froid, soit de faim, soit d'une fichue maladie vénérienne due aux déchets présents dans l'eau parce que "putain les gens sont des crados et je suis à poil au milieu de ces trucs et ça m'étonnerait même pas qu'il y ait des aiguilles!" (elle ne l'avouerait jamais mais elle avait un peu perdu son sang froid, à ce moment là).

Au bout d'un moment, alors que crier n'avait pas marché, que tenter de se libérer n'avait pas fonctionné et que compter les galets n'arrangeait pas son cas non plus, Ellie lâcha l'affaire et finit par se mettre à chanter.

Au début elle chantait doucement, tentant d'oublier sa condition en essayant de ne pas perturber la nature l'entourant. Et puis, puisqu'elle avait froid, puisqu'elle avait faim, puisque ce monde ne lui tendait pas du tout la main, elle chanta à s'en décrocher la machoire.

-AU DETOUR DE LA RIVIERE, IRA-T-IL AU DETOUR DE LA RIVIEEEEEEEERE!

Ellie rit de nouveau de dépit avant de reprendre en chuchotant.

-Je voudrais tant m'évader voyageur, sur la rivière de ton coeur...

La jeune femme entendit un buisson frissonner et ricana.

-Tu chantes tellement faux que tu fais fuir les lapins.

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Vagarmor de la Meute

→ ORDRE CLANIQUE : La Meute
→ NUISANCE DEPUIS : 34 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Chamane amérindienne, Vagamor
→ ERRANCE : La forêt, Le caern , le parc... au milieu de la nature
→ TROMPE L'ENNUI : Photographe animalière
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Idéaliste. Imprévisible. Patiente. Dérangée. Fidèle. Pédagogue. Asexuelle . Protectrice . Tolérante . Rêveuse . Sure d'elle . Sereine . Apaisante . Câline . Écologiste


→ AVATAR : Mila Kunis
→ CREDITS : delusion angel, Tumblr
→ MENSONGES : 1047

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MessageSujet: Re: Au détour de la rivière... [PV LUAINE]   Ven 5 Oct 2018 - 21:10


Au détour de la rivière...
@Ellie Devilliers & @Luaine E. Bridgestone  
Les nuits de pleines lunes sont toujours épuisantes et merveilleuses. Je profite avant tout chose d’un contact unique avec la Meute, cajolant les Lycanthropes sous leur forme animale avant qu’ils ne partent chasser. Je marche au milieu d’eux sans rien risquer, parce que je suis liée à leurs âmes, parce que je suis membre de la Meute. Alors je profite de ce moment magique et chaleureux avant de les laisser filer pour la chasse. En général, je suis là quand ils reviennent et j’accepte leurs câlins envahissant pour me saluer. Et entre les deux moments de retrouvailles, j’en profite pour remettre en place et fortifier le sort de protection, qui protège le Caern. Les pleines lunes sont des nuits où je ne dors pas, que je consacre à mon lien à la Meute et au Caern. C’est une nuit de rites ancestraux que seul moi peut réaliser. Quelque part, j’ai l’impression de revenir aux bases familiales, de me ressourcer en même temps que je renouvelle ce qui doit l’être.

Pourtant alors que le soleil se lève, que je pourrais rejoindre mon lit pour un repos bien mérité, je me retrouve à errer un peu hagarde dans le bayou. Toujours plus dévêtue qu’habillé, je marche pieds nus dans le sol boueux et humide. Je savoure la caresse du vent et le chant matinal des oiseaux. Les plumes frôlent mes tempes et mes joues à chaque pas. Cela m’arrive parfois d’errer sans but dans la nature, une autre manière de me ressourcer, de me recentrer. J’avance lentement, la peau barbouillée de mes peintures rituelles vers le Mississippi. Le fleuve m’appelle. Je chantonne à voix base un vieux chant amérindien tout en suivant l’appel de Mère Nature. Elle guide mes pas avec une certaine urgence. J’ignore pourquoi, mais je sais qu’Elle me pousse vers le fleuve. Et Elle doit avoir ses raisons. Alors je suis les lignes courbes de sa magie, j’écoute ses murmures et j’obéis à son ordre silencieux.

Alors que j’approche du Mississippi, dans un lieu peu fréquenté, une voix me parvient. Elle est d’abord douce et base, chantant un chant qui m’est inconnu. Puis elle se mut en cri. Il y a une certaine détresse qui perce. Rares sont les Humains qui se perdent ici. Par contre, un Métamorphe solitaire… J’avance silencieusement, curieuse, vers l’endroit. Et je te repère dans l’eau nauséabonde, rempli de détritus qui me font grimacer. Même de loin les Humains empoissonnent notre Nature créatrice. Je soupire. Ton aura me permet de savoir que tu es un Garou, probablement de type aquatique. Finalement, je sors des buissons. « Tu ne chantes pas vrai. Mais il y a longtemps que les lapins ont déguerpi », je commente tout en avançant vers la berge. « Tu sembles avoir besoin d’aide. », je commente avec douceur et un certain sourire. Après tout une jeune femme nue dans l’eau du fleuve, prisonnière des déchets… Il est assez facile de deviner que tu ne peux sortir de là seul. « Je m’appelle Luaine. Et si les lapins ne sont pas un problème, tu as de la chance qu’il n’y a pas d’alligators dans le coin. » Je me débarrasse de mon sac et je m’agenouille sur la berge près de toi. « J’ai un couteau pour libérer ton pied. », je propose après avoir observé la situation.

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Folie douce
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