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 "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."

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→ ORDRE CLANIQUE : Gitans
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“I get this ache… And I, I thought it was for sex, but it’s to tear everything to fucking pieces.” - Ginger Snaps

→ AVATAR : Maria Grazia Cucinotta
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MessageSujet: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Mer 10 Oct 2018 - 20:44


Elle avait marché depuis des jours. Équipée seulement d’une longue robe noire de dentelle, d’un foulard qu’elle avait enroulé sur sa tête et autour de son visage et d’une gourde d’eau de cuir qui ne semblait jamais se vider. Elle avait vu passé 5 nuits déjà. Ce monde était noir et blancs. Il n’y avait que les étoiles et la voie lactée qui était colorées. D’un bleu et d’un turquoise profond, moucheté par des milliards d’étoiles blanches. Le soleil rouge allait se coucher pour une sixième fois derrière cette gigantesque dune qui surplombait le désert qu’elle venait de franchir. Elle savait qu’elle devait l’escalader avant qu’elle ne puisse plus voir l’astre. Le rythme lent de ses pieds nus sur le sable se transforme en une course contre la montre. Malgré tous ces kilomètres parcourus, elle ne sent pas la chaleur du sable gris sur ses pieds qui ne présentent aucune blessure. Les cristaux se percutent sur son visage sans y laisser aucune trace. Le sol mou la fait trébucher, tomber, mais elle reste sans la moindre marque.

Le monde métaphysique ne montre pas les plaies de la peau, c’est l’esprit qui devra encaisser chaque coup. Son corps en transe au repos dans sa caravane, abandonné n’a pas encore vécu 5 minutes de vie que son esprit s’est déjà débattu contre un monde hostile depuis presque une semaine. Le temps se comportait de manière étrange. Les minutes ne se traduisaient pas d’un monde à l’autre. On pouvait y vivre une vie entière sans que notre corps réel n’ait vieilli d’un an. La respiration de la Isabella de la caravane était d’une lenteur presque alarmante. Son rythme cardiaque s’était aussi ralentit, comme plongée dans un profond sommeil comateux. La noirceur sur le camp pourrait être presque totale si ce n’était de la fête foraine qui battait à son plein rythme un peu plus loin. La fête pourrait avoir lieu juste au côté de sa caravane que la sorcière ne sortirait pas de sa transe. Elle était trop loin dans l’autre monde pour avoir conscience de ce qu’il se passait dans le monde vivant.

Qui d’autre qu’Isabella pour escalade une montagne de sable dans un univers parapsychique pour un simple rendez-vous ? Pourtant elle y était bien arrivée. Son regard surplombait une grandiose forêt de grands feuillus vert profond. Le monde en noir et blanc se terminait enfin, signe qu’elle y était presque, ce fameux point de rencontre. Elle pénétra dans la forêt dense, marchant toujours en ligne droite. Elle devait parfois contourner des arbres gigantesques comme elle n’en avait jamais vu avant. Leurs feuilles bloquaient le soleil rendant le sous-bois sombre. Autour d’elle, des milliards de lucioles, presque autant qu’il y avait d’étoiles dans le ciel éclairaient par alternance, lui illuminant le chemin vers ce fameux point de rencontre. Il y avait une odeur fraiche d’eucalyptus et de mousse humide. Des champignons aux formes défiant la géométrie du monde vivant poussaient allègrement dans des couleurs intenses.

Elle arriva enfin devant la rivière. La finalité de son voyage. C’est ici qu’elle devait y attendre son allié, son ami oserait-elle dire, qu’elle n’avait pas vu depuis déjà trop longtemps. Elle était arrivée un peu d’avance. Le lieu était magnifique, il n’aurait pas pu mieux choisir comme endroit. La rive était bordée de buissons de roses sauvages. Le rouge de celles-ci contrastait violemment avec le vert riche de la forêt. Elle s’approcha de l’eau et y regarda son reflet. Elle enleva son foulard libérant enfin ses longues vagues noires tomber sur ses épaules. Même dans l’autre monde, Isabella restait coquette. Sa robe épousait gracieusement les courbes de son corps. Les dentelles frôlaient le gazon gras et verdoyant comme pour le chatouiller. Elle s’installa sur une souche d’un arbre qui devait bien être millénaire à voir son état. Le silence de la forêt était assourdissant et Isabella n’avait vu aucun signe de vie hormis les lucioles qui démarquaient le chemin vers la rivière. Elle en profita en fermant les yeux, elle qui avait si rarement droit au silence, ces moments de vagabondages étaient toujours une dose de relaxation pour elle.

C'est seulement en se concentrant de tout son être qu'elle pouvait entendre de légers pas arriver de loin, dans la même direction qu'elle avait elle-même emprunter à peine quelques minutes plus tôt.


*Titre par: Jonathan Safran Foer - Everything is illuminated
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CAUCHEMAR AMBULANT

→ ORDRE CLANIQUE : Coven même s'il lorgne sur le clan de la vaudou queen autant que sur les gitans, ses premières origines.
→ NUISANCE DEPUIS : 137 maudites années
→ SOUS L'EMPRISE DE : l'art délicat et vénéneux de la nécromancie ; naviguer parmi les morts durant son sommeil ; un certain savoir en rituels interdits ; une soif incommensurable de magie et de vie
→ ERRANCE : cimetière, caves sinistres, bibliothèque, salons cosy, théâtre, opéra, catacombes (ah non, y'en a pas).
→ TROMPE L'ENNUI : restaure les grimoires du Songe-Malice
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Orgueilleux, dandy, esthète, cultivé, intelligent, immoral, efféminé, survivant, sans limite, opportuniste, manipulateur, égocentré, torturé, lâche, paniqué, phobique, cauchemar ambulant.


→ AVATAR : Matthew Goode
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MessageSujet: Re: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Jeu 25 Oct 2018 - 10:27

Comme à chaque fois qu’il se préparait à s’endormir, le nécromancien préparait son voyage plus que son sommeil, pas vraiment réparateur. De toute façon, ce n’était plus par le sommeil qu’il parvenait à réparer, soigner son corps. C’était le vol de la magie des autres qui lui permettait de guérir, de se sentir mieux et nullement quelques heures de sommeil. En réalité, dormir lui servait à tout autre chose. Valentin avait hérité du don des Balata à s’évader dans l’autre monde durant leur sommeil, en demi-conscience. Il parvenait par le passé à entrer en transe quand il le souhaitait sans avoir besoin pour cela de s’endormir auparavant. C’était nettement plus simple à l’époque. Mais cela demandait considérablement plus d’énergie que de se laisser porter par le vagabondage naturel dont il était doté. Dormir était néanmoins un exercice exigeant quelques préparatifs ! Valentin n’aimait guère se balader là bas sans s’y être préparé à l’avance. Il sélectionnait soigneusement les images mentales de tout ce dont il aurait besoin, enfilait une tenue élégante, se paraît d’accessoire aussi utiles qu’apaisants par leur présence, et surtout, mettait de la musique digne de l’emporter plus loin. La musique comme n’importe quelle forme d’art contenait de la magie, inspirait la magie. Il n’y avait pas que les feys qui sachent cela. Valentin avait suffisamment lu, voyagé, vécu pour savoir comment extirpé de la magie de n’importe quoi ou presque ! Y compris de la passion amoureuse mais cela est une autre histoire. Pour le moment, venait le temps du sommeil, et du voyage dans le monde éthéré.

Comme toujours, le sommeil le saisit doucement, lentement, mais sûrement. Ses paupières s’alourdirent alors que la sauge diffusait son parfum amer. Il se senti transporté non dans le pays des rêves mais dans celui des esprits, ce lieu que certains appellent les limbes. Ce n’était pas tout à fait le monde magique que certains avaient pu voir par le trou béant creusé dans le voile par des gens mal intentionnés, c’était un monde de noir et de blanc, de spectre et de hantises. Les constructions élaborés dans lesquelles on pouvait se perdre, les paysages désolés et parfois dangereux étaient construits par les esprits même qui hantaient ces lieux, des esprits qui avaient ici les pleins pouvoirs. Valentin n’y était qu’un visiteur, nullement invité, ayant conscience qu’il pourrait être chassé voire malmené par un esprit s’il se faisait remarqué. Ce monde astral n’était guère accueillant pour les vivants, mais depuis qu’il était devenu une liche, Valentin était autant mort que vivant, autant dire que pour les esprits, il était devenu une aberration, une curiosité malsaine, un objet de crainte et de fascination. Sur son passage, il sentait la présence d’âmes damnées, perdues, d’esprits puissants parfois retords qui se tournaient sur son passage, qui l’observaient avec crainte, curiosité, impatience, sans toutefois qu’aucun d’eux ne viennent à lui, n’osent le toucher. Il se savait à l’abri d’eux tant qu’il ne tenterait de communiquer avec aucun d’entre eux. Ses pouvoirs de nécromancien étaient limité voire nuls ici.

Après un voyage au sein d’une frêle embarcation digne d’une attraction de Disneyland avec sa voile déchirée volant au vent, Valentin parvient à destination et descendit de l’épave flottante pour rejoindre à l’orée des bois marécageux la belle gitane qui l’attendait comme convenu. La lune gonflée et dorée planait au dessus d’eux, creusant dans les nuages un paysage digne d’un Halloween. Ce n’était guère loin d’ailleurs de cette période propice à l’ouverture entre les vivants et les morts, ce qu’était en quelque sorte cette rencontre. Il portait pour l’occasion un costume trois pièce de couleur noir à la doublure violette, une chemise noire chargée de dentelles, et un chapeau haut de forme, accompagné d’une canne, un costume digne d’un dandy du 19e voire limite du 18e. L’époque où il avait vu le jour, et ce souvenir de son vivant, quand il était encore humain, restait imprégné dans sa forme astrale. Il s’approcha de la jeune femme qui elle aussi était dignement parée, toujours aussi élégante et séduisante. S’il n’avait été attiré par les hommes, il aurait pu se laisser séduire par ses charmes évidents. Mais il venait à elle pour d’autres raisons, comme le désir de renouer avec ses racines, et la curiosité envers une gitane bannie, ce qu’il pensait qu’elle était. « Bonsoir Isabella. » murmura-t-il en la saluant d’un geste élégant, raffiné et si ancien. « Comment te portes tu ? Tu as l’air superbe ! »

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MessageSujet: Re: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Mar 30 Oct 2018 - 22:44

Isabella regarda le dandy arriver. Le monde éthéré était clément avec eux aujourd’hui, les horribles créatures qui y trainaient les observaient de loin, probablement de par la nature des deux êtres qui se rencontraient présentement. Elle se leva pour faire la bise à Valentin. Il était extrêmement élégant même si un peu anachronique. Elle lui offrit un sourire des plus charmants avant de poser sa main sur son épaule. Ils s’étaient déjà rencontrés plusieurs fois auparavant dans ce monde, jamais dans celui des vivants. Isabella se méfiait tout de même toujours de cet homme.

« Je dois te retourner le compliment mon cher Valentin, tu es en beauté aujourd’hui! »

Elle avait ses raisons bien à elle pour avoir accepté se rendez-vous mais elle ne connaissait toujours pas celles de son interlocuteur. La lune claire reflétait doucement sur leurs visages, seule lumière à des lieux à la ronde. L’herbe et les feuille des arbres semblaient changer de couleur sous cette même lumière, lentement bercés par la douce brise créée seulement pour eux. Elle se recula et retourna s’assoir sur la souche qu’elle avait élu comme domicile pendant son attente. Elle retourna son regard vers Valentin, ses mains placées sur ses genoux un peu à la manière de la Mona Lisa.

« Avant que tu me dises quoi que ce soit sur les raisons qui t’amènent ici, je dois te parler de quelque chose. Est-ce que tu as approché mon fils, Sileas? »

L’instinct maternelle d’Isabella prendra toujours le dessus sur toutes les politesses qu’importe la personne à qui elle s’adressait. Son pauvre fils avait été le sujet de plusieurs mésaventures et il était plus que temps qu’elle mette le pied à terre et montre aux gens de Bâton Rouge à qui ils se frottaient. Trop de gens avaient marché sur les gitans Balattas dans les dernières semaines et c’était à elle de remettre les choses à l’ordre.

« Tu n’as aucune autorisation de t’approcher de mon fils sans m’en parler d’abords. Surtout lui parler de ta nature. Il n’est pas prêt encore. »

Ajouta-t-elle d’un ton sévère. Ils n’avaient jamais réellement discuté de termes par rapport à son fils, il semblait uniquement clair et net qu’il lui était interdit de l’approcher. Elle fronça légèrement les sourcils en signe de désapprobation. Elle était d’une nature protectrice. C’était une maman chat, prête à tout, même à tuer pour protéger son fils unique qui n’avait pas eu toute la chance du monde dans sa vie. De voir une liche nécromancienne lui demander les grimoires familiaux avait certainement tout ce qu’il fallait pour la mettre terriblement en colère et peut-être même cesser cette amitié étrange qu’elle entretenait avec Valentin.

L’herbe semblait avoir passé du vert émeraude au turquoise alors que les lucioles vinrent les encercler. Il était difficile de s’imaginer que ce monde n’était en réalité créé que d’esprits. L’endroit était idyllique avec juste la quantité de gothisme nécessaire pour plaire à Isabella. L’halloween qui arrivait à grand pas n’annonçait rien de bon pour la ville qui avait déjà vu une déchirure du voile il y avait de cela trop peu de temps. Elle ne pouvait s’imaginer les horreurs qui allaient s’abattre sur eux lors de Samhain. Elle devrait redoubler de précaution et faire attention de bien respecter tous les rites et traditions que cette fête nécessitait.

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MessageSujet: Re: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Ven 2 Nov 2018 - 16:29

La beauté qu’évoquait Isabella était faussée par ce monde onirique. Il avait l’allure qu’il avait au moment où son vampire était mort, où le sortilège s’était exécuté, avant qu’il ne devienne une liche. Dans les limbes, il avait l’air vivant presque. Si différent de l’aura qu’il avait dans le monde réel. Mais le plus troublant, c’était sa tenue, plus ancienne, plus chic, dont le tissu ondulait autour de lui. Cet effet était dû à l’absence totale de vent comme de gravité. Les limbes étaient un lieu si différent du monde terrestre et mortel, bien moins difficile à traverser, physiquement parlant, évidemment. La jeune femme aussi profitait de ce lieu exceptionnel, elle paraissait plus mystérieuse, plus belle, et sa tenue était soignée. Isabella savait que le nécromancien affectait des tenues de dandy, en sa présence, elle pouvait se faire plaisir à convoquer des toilettes plus raffinées que le monde mortel le lui permettait.

La pose qu’elle eut l’amusa, sa question le troubla. Aussi se figea-t-il dans une posture étrange, s’il y avait eu la gravité, il n’aurait pu tenir cette pose bien longtemps. Ses mains étaient jointes, il allait lui évoquer les raisons de ce rendez-vous nocturne quand elle l’avait prise de vitesse avec sa question. Son fils Sileas. Il n’aurait pu faire le lien. Peut-être s’il avait laissé parler le jeune homme au lieu de lui raconter son histoire. Valentin s’en voulait d’avoir été aussi imprudent, ce qui n’était dans ses habitudes. Il n’était pas du genre à se confier aussi facilement, ni à s’approcher autant des vivants, mais Sileas n’était pas quelqu’un d’ordinaire, comme Isabella ne l’était pas non plus. Il comprenait à présent, pourquoi il s’était senti proche d’elle, et pourquoi il s’était confié aussi facilement au jeune homme. Et la mère inquiète le disputant, cela devenait risible. Valentin se senti comme un adolescent ayant commis quelque erreur. Il avait été imprudent en effet. Terriblement imprudent.

« Isabella, au moment où je suis tombé sur lui, accidentellement, je dois le préciser, je n’avais aucun moyen de savoir que c’était ton fils. Tu ne m’a jamais dit qu’il vivait au camp, encore moins qu’il était le cousin de la jeune sorcière tzigane que j’ai rencontré… t’ais-je parlé d’elle ? peut-être ais-je oublié de le faire. » Réfléchissant à voix haute, Valentin réalisait qu’il se trouvait à présent dans l’obligation de raconter beaucoup plus de choses qu’il n’aurait voulu le faire à la sorcière. Il appréciait Isabella et aimait l’idée d’être son seul ami, mais à présent, il devenait évident qu’elle avait tout autant de pouvoir sur lui qu’il en avait sur elle, peut-être même plus. Pourquoi s’excusait-il auprès d’elle ? Parce qu’ils étaient du même sang ? Parce qu’il avait besoin d’elle, d’eux, de sa famille. Il avait besoin de retrouver ses racines. « Je n’avais pas spécialement l’intention de lui raconter quoi que ce soit, mais ton fils a un sens très particuliers… il a compris que j’étais différent. Tu aurais préféré que je lui mentes ? »

Valentin savait ce qu’elle redoutait. Il était une liche et il avait des besoins particuliers, mais il pourrait se vexer qu’elle pense qu’il fut capable de faire des choses pareilles à son descendant, à l’un des siens. « Isabella, il est de ma famille, tu es de ma famille. Je ne vous ferais jamais de mal. Tu n’as rien à craindre de moi. » lui assura-t-il, priant pour qu’elle le croit. Il ne voulait pas la perdre, il ne voulait les perdre pour rien au monde. Il avait besoin d’eux et était assez imprudent pour le leur montrer.


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MessageSujet: Re: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Mer 7 Nov 2018 - 17:15

Leurs mouvements étranges ne semblaient pas troubler ni un ni l’autre, tous deux habitués à la légèreté de ce monde. Tous deux de fervents vagabonds, passant presque toutes leurs nuits dans cet endroit mystérieux. L’âge d’Isabella se camouflait mieux dans ce monde que dans celui des vivants. Elle n’avait jamais souhaité une vie éternelle, n’avait jamais cherché à allongé son existence. Elle avait accepté sa mortalité depuis quelques années, depuis que son fils était devenu adulte en fait. Sa nécessité dans ce monde avait grandement diminué depuis l’indépendance de Sileas même si elle n’avait jamais pu avoir une partie active dans la vie de celui-ci.

« Sileas est médium. Il m’a parlé de toi. Tu l’as troublé. Tu lui as demandé les grimoires de Sofia, sa grand-mère, ma mère. Je n’y ai même plus accès depuis plus de vingt ans, que veux-tu en faire ? Tu parles de Gemma ? »

Déchue, disgraciée. Isabella avait perdu ses privilèges de gitane depuis qu’elle avait quitté le camp. Elle ne parlait que de Sileas avec sa mère et depuis qu’il était adulte, les conversations se faisaient de plus en plus rare. Son retour au camp était seulement pour protéger son fils de son père. Elle limitait même ses contacts avec les autres gitans, étant la risée des Balattas. Elle qui pourtant était une puissante sorcière. Même dans la mort, son père et son frère refusaient de la visiter ou de répondre à ses appels. Ce n’était donc pas surprenant qu’elle ne tienne pas nécessairement à allonger sa vie. La mort est la fin de la vie, mais n’est pas la fin d’une relation, surtout pour Isabella qui se promenait librement entre les mondes.

« Je ne te crains pas, Valentin. Tu es mon ami mais je ne donne pas ma confiance facilement lorsqu’il en vient sur le sujet de mon fils. Il est tout ce qu’il me reste et je tuerais ma propre mère si elle lui faisait du mal. Je suis déjà un paria au camp, je n’ai plus rien à perdre. »

Valentin en savait beaucoup moins qu’elle l’avait d’abords cru. Il n’en savait pas autant qu’elle le croyait non plus ses pouvoirs à elle alors qu’elle mettait tranquillement les pièces du puzzle ensemble. Avec ce que Sileas lui avait dit, elle pouvait faire une approximation de la nature du nécromancien. Avec ces informations grandirent sa curiosité. Qu’avait-il comme intérêt à la rencontrer aussi souvent ? Que voulait-il réellement d’elle ? Était-ce une amitié sincère qu’ils partageaient ? Elle l’espérait. Sous ses apparences dures, Isa était extrêmement sensible. Elle appréciait, malgré ses inquiétudes, la compagnie de Valentin et la relation qu’ils avaient.

Il était charmant, elle aurait pu se laisser séduire par ses allures de dandy. Isabella était elle-même une excentrique. Elle n’arrivait pas à se détacher de ses vieilles choses, dont sa voiture. Même la musique qu’elle aimait été loin d’être actuelle, coincé dans la quintessence du punk londonien. Elle gardait avec elle de vieux bidules qui dataient de l’époque victorienne. Elle ne manquait pas d’argent, loin de là. Ses services étaient continuellement en demande. Les gitans avaient seulement cet attachement avec le passé. Lorsqu’il était plus simple de disparaitre, de s’enfuir ou simplement d’exister en marge de la société sans attirer l’attention.  

Elle se releva pour se diriger vers Valentin, ses pieds touchant à peine à l’herbe. Cette légèreté avait quelque chose de salvateur en ces temps troublés où son corps vieillissant avait de plus en plus de mal à suivre son rythme de vie. Elle passa son bras autour du sien. Ils faisaient un beau couple dans leurs différences dans ce monde éthéré.

« Tu es avertis, maintenant. Marche avec moi Valentin. Pourquoi m’as-tu demandé de te rencontrer, mon cher ? »

Dit-elle d’une voix qu’elle voulait rassurante mais qui sonnait franchement plus comme une menace. Elle avançait d’un pas lent et élégant avec son partenaire de marche.

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MessageSujet: Re: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Ven 30 Nov 2018 - 14:52

Valentin comprenait qu’Isabella ait peur pour son fils. Il avait un immense respect pour la jeune femme et pour toutes les mères protectrices. La sienne l’avait quitté trop tôt et il vivait dans le constant regret de ne l’avoir connu, pensant que si elle avait survécu, sa destinée aurait sans doute été autre. Il comprenait ses craintes mais tenait à la rassurer. Il n’était pas un danger pour son fils, et ne le serait jamais. Il voulait retrouver ses racines pas les détruire. Certes, il savait que sa présence pouvait nuire, comme elle avait nuit par le passé au jeune nécromancien qu’il avait prit sous son aile au début du siècle précédent. Mais il n’était plus le marqué de personne, membre du Coven, il pensait ainsi pouvoir les protéger, ne pas les mettre en danger. Il l’espérait profondément. « Je comprends parfaitement que tu sois inquiète, c’est parfaitement normal. Je tiens seulement à te rassurer, si crainte il y a de mon côté, elles n’ont lieu d’être. Je suis gitan, et comme toi, un paria, un exilé. Je donnerais n’importe quoi pour retrouver ce que j’ai perdu. Et tu le sais. »

La liche n’avait jamais masqué ses origines à la sorcière, il ne lui avait jamais menti sur sa nature, même s’il avait omis certains éléments peu flatteurs à son sujet. Isabella n’avait pas besoin de le savoir, personne n’avait besoin. A Sileas toutefois, il avait raconté certaines choses, parce qu’il s’était senti étonnamment à l’aise avec le jeune médium, en confiance. Aussi parce que le médium paraissait lire en lui, ses émotions, des émotions qu’il ne pensait plus avoir. « Son autre petite fille, Wilhemina m’a demandé de les restaurer. C’est mon travail, de restaurer des grimoires. Je pense qu’avec le mariage elle a dû oublier et n’a pas prévenu ni sa grand mère ni Sileas. Je comprends bien que mon apparition a dû le troubler. Mais je pensais l’avoir rassuré à ce sujet. » fit-il. Valentin avait passé du temps avec le jeune médium, lui racontant sa vie, comment il en était arrivé à devenir une liche. Il avait évité les détails trop crus, les moments de disgrâces et de ténèbres de son existence mais pour le reste, il avait tout raconté ou presque au jeune médium. Ce dernier en savait autant si ce n’est plus que sa mère à son sujet. Néanmoins, Isabella demeurait méfiante à son sujet, et il le sentait.

S’il l’avait approché, c’était parce qu’il avait senti qu’elle était comme lui, une paria, une gitane éloignée de son peuple, et qu’il pensait que s’il l’aidait, elle lui rendrait la pareille. Son objectif était simplement de retrouver le chemin perdu vers le camp, vers ses racines. A présent qu’il avait fait le premier pas, pénétrer le camp sans en avoir été renvoyé, il pensait pouvoir y retourner. Pour autant, pouvait-il se passer d’elle ? Pouvait-il oublier qu’elle avait été sa première amie ? Il la regarda s’approcher de lui, s’accrocher à son bras. Ils devaient former un couple détonnant dans l’autre monde. Leur simple présence allait attirer les esprits, et s’ils demeuraient ici trop longtemps, les psychopompes risquaient de s’intéresser également à eux. « C’est un peu lié à ma rencontre avec ton fils. Je suis allé au camp, pour la première fois depuis une éternité, j’ai retrouvé le chemin vers mes origines. Pour autant, je me suis senti étranger tout du long. Même dans cette caravane à parler avec ton fils, je me sentais différent. Je le suis, je n’ai vécu que quelques années seulement auprès de ma mère, et je ne m’en souviens même pas. Je voudrais que tu m’aides, si tu l’acceptes bien sûr. Aide moi à me reconnecter à mes origines. » La confiance, c’était à double sens. Valentin avait tardé à la lui accorder, se montrant charmant et séduisant au début, ne donnant que des brides à la sorcière, juste assez pour la troubler, à présent, il avait besoin de se confier pleinement.



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MessageSujet: Re: "One day you will do things for me that you hate. That is what it means to be family."   Aujourd'hui à 21:41

Son bras doucement entrecroisé avec celui de Valentin, leurs pieds ne touchant presque pas au sol, Isabella savait qu’ils finiraient probablement pas attirer l’attention, surtout deux êtres aussi puissant qu’eux. Elle était particulièrement protectrice envers son fils, non seulement parce qu’elle était une vraie mère poule mais aussi à cause des derniers évènements dans la vie de celui-ci. Elle ne regardait pas vraiment où elle marchait, cela n’avait que très peu d’importance dans cet univers. Elle était concentrée à regarder les traits de son interlocuteur, cherchant les possibles ressemblances génétiques entre eux.

« Valentin, je ne t’en veux pas vraiment. C’est que le moment où tu es arrivé dans la vie de Sileas, ce n’était pas le bon. Il s’est fait attaquer par un vampire en frénésie. Par ailleurs, j’ai besoin de ton aide sur ce coup. Je veux trouver ce vampire et venger mon fils. »

Isabella avait déjà un plan plus ou moins précis. L’objectif final n’était en fait que de lancer une puissante malédiction sur le vampire en question, ou si elle ne le trouvait pas, au moins un sort tout aussi puissant de protection sur son fils. La lumière s’emblait se voiler de plus en plus. Il y avait moins de lucioles. Ils devraient conclure leur rencontre dans l’autre monde bientôt ou ils devraient se battre contre on ne sait quoi. Rien qu’Isabella n’avait réellement envie d’affronter. Elle se rapprocha de Valentin, non par peur mais bien par appréhension, son visage restant cependant impassible, un petit sourire perlant même le coin de ses lèvres.

« Mina n’a pas vraiment l’autorité de te demander une telle chose, mais j’aime sa témérité. On peut voir où ça la mènera. Tant que ma mère n’est pas morte tu ne pourras pas mettre les mains sur ces grimoires. »

Une odeur de soufre, encore très faible, parvint clandestinement au nez d’Isabella sans qu’elle puisse réellement déterminer sa provenance. Il n’y avait pas réellement de vent dans le monde éthéré. Rien qui ne pouvait transporter les odeurs et rien qui ne pouvait aider à en trouver l’origine. L’intensité encore faible laissait croire que ce n’était que quelque chose qui rôdait aux alentour que quelque chose qui leur voulait réellement du mal. Isabella pinça les lèvres de nouveau en entendant la raison pour laquelle il lui avait demandé de la rencontrer. Elle dégagea son visage d’une mèche rebelle d’un léger coup de tête vers l’arrière avant de retourner son attention sur Valentin.

« Tu es le bienvenu chez moi mon cher. Je suis presque en dehors du camp mais j’y suis quand même. On pourra discuter plus paisiblement qu’ici et autant que tu le voudras bien. Il est même possible de passer par la forêt pour éviter de traverser le camp. N’entre pas si j’ai l’air d’être accompagnée. Je travaille de chez moi et je ne voudrais pas que tu effraie mes clients. Par contre, j’ai besoin de trouver le jeune vampire qui a mordu Sileas et j’ai besoin de sang d’hérésie. J’arrives pas à m’approcher de ces demis-humains sans vomir mon petit déjeuner. Si tu fais ça pour moi, je te laisserai peut-être même jeter un coup d’œil dans mon grimoire. »

Dit-elle avec une lueur malsaine dans les yeux. Isabella n’était pas vraiment surveillée par les gitans parce qu’elle était mise de côté. Elle s’échappait aussi de la surveillance du Coven. Elle avait donc eu l’occasion de faire ses propres recherches occultes qu’elle gardait secrètes, précieusement écrites en code dans son grimoire. Elle avait tout de même un certain intérêt à les partager avec une liche, pouvait ainsi peut-être approfondir certaines notions.

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