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 Home is where the heart is - Irène de Sainte-Hermine

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→ ORDRE CLANIQUE : Essaim
→ NUISANCE DEPUIS : 679 ans
→ SOUS L'EMPRISE DE : Présence niveau 4
→ TROMPE L'ENNUI : Sénéchal, propriétaire de la Royal Bank
→ PROFIL PSYCHOLOGIQUE : Froide. Calculatrice. Joueuse. Machiavélique. Oeil pour oeil, dent pour dent. Susceptible. Maternelle. Famille. Sentimentale. Coeur d'artichaut.
(in)sensitive queen

→ AVATAR : Kirsten Dunst
→ MENSONGES : 39

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MessageSujet: Home is where the heart is - Irène de Sainte-Hermine    Jeu 8 Nov 2018 - 10:02

C’est sous la pluie qu’Ana se leva, une petite pluie fine persistant à frapper doucement mais régulièrement à la fenêtre de sa chambre. La vampire ouvrit prudemment un oeil, puis l’autre, refusant de se lever brutalement sans raison valable, son réveil n’ayant pas encore sonné. Elle avait beau se savoir dotée d’une horloge bien plus perfectionnée qu’aucun portable ne le serait jamais, elle ne pouvait s’empêcher de programmer nuit après nuit le petit appareil portatif. Juste au-cas-où. S’il y avait bien une chose qu’Ana détestait, c’était les imprévus. Elle refusait de rater un jour de travail à cause d’une quelconque défaillance de son système interne. Même s’il n’y avait techniquement aucune chance pour que cela se produise une jour. Façon de parler. Elle s’étira lentement, reprenant le plein contrôle d’un corps avec lequel elle coexistait depuis presque sept siècles. Elle lui en avait fait faire, de ces choses… Elle l’avait malmené, brisé, sali, fait recouvrir de baisers et de boue, de soie, de coton, de lin, ou bien exposé nu telle une oeuvre d’art, tatoué, percé, roué de coups, et elle avait couru jusqu’à en perdre le souffle, sans jamais qu’il s’en plaigne. Alors, depuis quelques décennies, elle avait décidé d’en prendre soin. Elle n’en avait pas réellement besoin, sa peau éternellement figée dans la beauté virginale de ses vingt ans, tout comme le reste de sa personne, mais elle n’hésitait plus à immoler gaiement un mois de salaire en crèmes, onguents, savons doux et autres joyeusetés promettant monts et merveilles pour un derme plus éclatant et soyeux que jamais. Ce n’était plus dix petites minutes dont elle avait besoin pour se préparer mais bien de trois heures complètes, deux dans les urgences, et d’une minimum seulement si l'ordre provenait du Prince en personne.
Elle prenait tout d’abord un bain parfumé avec des huiles essentielles, ses cheveux soigneusement imprégnés d’un masque garantissant des reflets de miel en plus d’une régénération intense de son cuir chevelu en profondeur, puis une douche d’eau froide afin de se réveiller complètement en plus de raffermir les pores de sa peau. Venait ensuite un peeling facial avec une crème bio, nue devant son lavabo, puis une hydratation complète de son corps avec de l’huile vierge de noix de coco qu’elle appliquait en doses généreuses sur ses genoux et ses coudes. Elle démêlait après ses cheveux avec un peigne spécial, les rinçant sous de l’eau froide, et se faisait un léger brushing, n’ayant pas encore le don de son coiffeur pour des réalisations plus spectaculaires. Enfin arrivait le délicat choix de l’habillage, après avoir fixé sa coiffure sous un voile de laque. Ses vêtements étaient ce qui prenait le plus de place dans ses appartements, tant de place qu’elle avait sacrifié une pièce entière pour pouvoir tous les accueillir. Son dressing était tout en nuances de crèmes, or et blancs cassés, les barres luisant gentiment sous la lumière tamisée des leds. De grands miroirs en pied occupaient la totalité du mur du fond, agrandissant artificiellement la surface en plus d’offrir plus de luminosité. L’effet était saisissant et donnait l’impression d’être dans un magasin très chic du faubourg Saint-Honoré, ce que Suzanne recherchait sans doute lorsqu’elle avait aménagé la pièce sur la demande de la blonde. Ania avait de suite adoré, surtout qu’elle était remplie de vêtements faits mains par sa très chère soeur. Depuis les récents évènements survenus à l’Essaim, Ania avait récupéré la totalité des stocks du magasin que tenait Suzanne, refusant de laisser ces oeuvres d’art être détruites en même temps que la boutique, vendue à des étrangers. C’est ainsi qu’elle transforma un choix vestimentaire d’un quart d’heure en un véritable casse-tête de plus d’une heure, allant jusqu’à réitéré la bataille plusieurs fois par jour, dîners d’affaire obligent.

Ania était toujours indécise devant une robe longue d’un bleu électrique et ceinture jaune citron parée de petites fleurs et un chemisier tout simple avec une jupe crayon rose pâle d’une sage transparente, lorsqu’elle finit par craquer et lancer à l’aveugle un bras à gauche, un bras à droite, et saisir ce qui passait à portée de main. Elle se retrouva comme par miracle devant le seul pantalon qu’elle jugeait décent, vêtement à la coupe si rigide qu’il concurrençait une pièce d’armure à lui tout seul, et un haut en soie ivoire laissant délicieusement et scandaleusement apparaître sa colonne vertébrale par un orifice en forme de coeur inversé courant le long de son épine dorsale. Un fin collier d’or et de sages perles à ses oreilles et elle était prête. Elle jeta machinalement un coup d’oeil à son intérieur, vérifiant que tout était impeccablement à sa place, bien rangé, avait de filer de chez elle. Faisant fleurir son parapluie au-dessus de sa tête sagement coiffée en chignon, elle glissa un pied chaussé de longue cuissarde, puis l’autre, sur les pavés mouillées de Bâton Rouge. Direction le garage, auquel elle ne pouvait malheureusement accéder que depuis l’extérieur de sa maison, et sa Jeep.
Un tel choix de voiture détonait quelque peu, surtout lorsqu’on connaissait le raffinement discret dont faisait preuve la troisième Infant d’Auguste, mais elle avait cédé face aux exigences de ses fonctions. Être Sénéchal signifiant parfois devoir se rendre dans toutes sortes d’endroits dont certains impropres aux petites citadines qu’elle affectionnait d’habitude, et encore moins aux luxueuses berlines qu’elle louait parfois. La Louisiane étant connue pour ses marécages et sa flore associée, elle avait fatalement dirigé son achat pour un tout-terrain, se refusant d’abandonner son véhicule sur le bas-côté et de marcher - sans parler de courir - sur des chemins n’en pourtant la plupart du temps que le nom. Sacrifier à chaque fois une paire de chaussures, même des baskets, non merci ! Six siècles de conseil beauté et vestimentaire auprès de Suzanne et d’Auguste avaient fait leur travail, et c’était toujours impeccablement vêtue qu’elle tenait à se présenter au reste du monde, humain ou surnaturel.

Ania fit vrombir la bête avant de la faire ronronner le long des rues calmes de la ville. Elle aimait particulièrement cet instant d’accalmie routière située entre dix-neuf et vingt-et-une heure trente, où la plupart des mortels dînaient, laissant le champ libre aux créatures nocturnes afin qu’elles se réapproprient sans bruit les territoires cédés le jour. Ça permettait également un trafic fluide, lui faisant avaler la distance entre sa demeure et l’aéroport en moins de temps que prévu. Presque une heure d’avance entière à son compteur attendait Ania lorsqu’elle s’extirpa de son véhicule et parcouru de sa démarche athlétique les quelques mètres la séparant du hall d’accueil. Elle vérifia que l’avion d’Irène n’était pas arrivé en avance, puis décida de prendre son mal en patience avec le nouveau cd de son groupe préféré du moment. S’asseyant bien en vue près des vitres coulissantes la séparant des voyageurs, Ania se laissa bercer par la douce musique et le petit tac-tac apaisant de la pluie sur les vitres, se relaxant pour la première fois depuis ce qui lui paraissait être une éternité. Ça faisait bien trop longtemps qu’on ne cessait de la solliciter, le rythme étant devenu infernal depuis le départ de Suzanne pour la France. Elle devait composer entre son rôle de Sénéchal, la Royal Bank, et les regards suspicieux de l’Essaim braqués en permanence sur le moindre de ses mouvements, comme si elle était une criminel en période de rédemption. Elle était donc doublement heureuse de recevoir sur ses terres celle qu’elle considérait comme sa nièce, l’Infant de Suzanne, sa chère petite chérie d’Irène, qui lui offrait non seulement le cadeau de sa compagnie mais également un prétexte tout trouvé pour couper toutes communications avec son boulot et prendre une semaine de repos. Ania comptait bien profiter de ce court laps de temps pour gâter à outrance Irène avant de la rendre à sa mère avec la promesse de revenir le plus vite possible. Ania n’aimait rien tant que les réunions de famille, même s’ils n’étaient pas au grand complet. Le vide qui la pinçait le reste du temps se comblait un petit peu; elle regagnait presque une sensation de chaleur qui se propageait délicieusement de son coeur au reste de son corps. Ses sourires se faisaient éblouissants tandis que ses gestes devenaient moins mécaniques, plus vastes, souvent prêts à s’ouvrir et se refermer sur des embrassades toutes françaises. Au diable la retenue !

Elle avait encore un petit sourire rêveur lorsqu’elle perçut les doux reflets si typiques de cheveux bien connus. Son sourire se fit plus large, contaminant ses yeux en les illuminant de plaisir alors qu’elle se dirigea vers sa petite chérie aussi rapidement qu’elle le pouvait sans éveiller les soupçons des mortels lui barrant le passage, l’agaçant un instant. Et enfin, elle eut quelques dizaines de kilos dans ses bras, un parfum de fleur fraîche, un souffle soyeux de chevelure brune, une caresse de couteux vêtements pareils aux siens, une Irène à câliner.

« Bienvenue à Bâton Rouge, ma chérie. Ça faisait bien trop longtemps. »

Elle s’éloigna un peu sans lâcher sa nièce qu’elle contempla à la recherche d’un infime changement. Enfin réunie.

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"Tuer c'est comme changer un pneu. La première fois vous êtes attentionné mais au bout de la trentième fois, vous ne savez même plus où vous avez mis le cric.".
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